Après la classe janvier - février 2026
BANDES DESSINÉES
Ébouriffée, cigarette au bec et ironie en bandoulière, Eva Rojas, psychanalyste fantasque, déboule comme une tempête dans un polar catalan à la fois tendre, loufoque et hilarant. Devant la police et sous le contrôle de son psychiatre, elle entreprend de raconter – à sa façon, forcément chaotique – comment elle s’est retrouvée mêlée à la mort violente de Ricardo Mazas, sympathisant néonazi et membre d’une bande criminelle…
Récit d’une folle semaine dans le milieu mythique du foot barcelonais, ultra-rythmé et d’une cohérence implacable, judicieusement éclairé par des flash-back. Cette immersion au cœur de la vie trépidante d’Eva Rojas et de ses « voix » est renforcée par un trait semi-réaliste virevoltant, des couleurs ensoleillées et un découpage dynamique. Une série brillante entre comédie, polar, récit familial et chronique sociétale.
Je suis un ange perdu, Jordi Lafebre,
Dargaud, 112 p. – 21,50 €
Avec cet ouvrage au trait tendre et délicat, l’auteur, L’Homme étoilé, infirmier de son premier métier, poursuit son œuvre de fiction sur le thème de la mort et du deuil, qu’il avait amorcée avec Je suis au-delà de la mort.
L’intrigue, saisissante, nous emmène à la suite d’une jeune héroïne enceinte, qui sent son compagnon s’éloigner d’elle… Les émotions qu’elles traversent sont traitées avec beaucoup d’empathie et accompagnées par un jeu de couleurs sépia qui s’accorde bien avec la nostalgie du propos.
Un album bien plus profond qu’il n’y paraît, avec un petit plus qui sera apprécié des mélomanes : une bande-son très dansante à retrouver sur :
https://www.lelombard.com/actualite/actualites/tu-ne-marcheras-jamais-seule-playlist-par-lhomme-etoile !
Tu ne marcheras jamais seule, L’Homme étoilé,
Le Lombard, 176 p. – 21,95 €
Médecin radié, Alexandre ne soigne plus que la pègre : braqueurs blessés, mules en overdose… Ses patients sont violents mais paient bien. Un soir, alors qu’il soigne un jeune braqueur, un homme, Zacharie, fait irruption et se présente comme… un chasseur de vampires. Et en effet, de premiers examens révèlent des mutations troublantes dans son corps. Confronté à l’impensable, Alexandre va peu à peu découvrir que, plus que sa survie, c’est l’avenir de la médecine – et peut-être de l’espèce humaine – qui est en jeu.
Le Serment est un huis clos fantastique d’une précision chirurgicale, servi par des pages nerveuses et sombres qui installent une atmosphère menaçante et obsédante. Entre manipulations génétiques, trahisons incessantes et révélations historiques, ce thriller haletant, où la médecine devient un champ de bataille, brouille les frontières entre humanité et monstruosité.
Le Serment, M. Gabella, M. Mauriolle,
M. Bourgoin, Glénat, 136 p. – 24 €
Pour fuir la misère et la violence de son père, Alberto, gamin colombien, devient un enfant-soldat, enrôlé par les Farc à seulement onze ans ! Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer, à Cali, et il raconte…
C’est ce témoignage poignant que reprend la documentariste María Isabel Ospina, avec une narration originale relayée par la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches (Affamés). Récit véridique, qui fait écho à l’actualité politique colombienne : commémoration de l’accord de paix signé entre les Farc et le gouvernement colombien il y a dix ans.
Guérillero, María Isabel Ospina,
Jean-Emmanuel Vermot-Desroches,
Dargaud, 224 p. – 25 €
Membre de la petite noblesse française, Aymond de Terre-Noire est marié à l’ambitieuse Blanche d’Audore. Dans l’espoir de faire fortune et de plaire à sa femme, il investit ses dernières économies dans l’achat d’un traité alchimique rare mais incomplet. Alors qu’il tente de compléter la formule, il prend le risque de tester le breuvage sur lui-même… et se retrouve invisible ! Désormais rejeté et seul, Aymond devient espion, œuvrant pour l’un des premiers services secrets français, le Secret du Roy. Alors que la guerre de Sept Ans se prépare aux Indes et aux Amériques, Terre-Noire va faire équipe avec le chevalier d’Éon et une redoutable espionne russe pour tenter de sauver la position de Louis XV contre les Anglais et la Prusse. Ses aventures le confrontent alors à ce qu’il a été trop longtemps : un homme invisible pour les autres, qui aspire désormais à être vu des seuls qui comptent à ses yeux.
Une nouvelle série d’espionnage pleine de péripéties et de suspense, où s’entremêlent intrigues politiques, secrets alchimiques, mystère et sensualité. Le trait classique, plein d’entrain d’Henri Reculé, magnifie ce thriller historique mené tambour battant.
Invisible – Mémoires d’Aymond de terre-Noire (T. 1),
S. Desberg, H. Reculé, Glénat, 112 p. – 22 €
Lucas Jones, 11 ans, réapparaît un soir sur le pas de la porte de son oncle, à Medford, douze ans après avoir disparu… sans avoir vieilli d’un jour. La joie des retrouvailles cède vite à l’inquiétude : où était-il ? Où est son père, disparu en même temps ? Comme l’enfant reste muet, c’est à l’inspecteur King et à la psychologue Symonds de tenter de trouver des réponses à partir des rares affaires que Lucas a rapportées : quelques polaroïds et surtout son journal intime, dans lequel il décrit une ville, Kirby Junction, où des maisons surgissent de nulle part et où des gens attendent un train qui ne vient jamais…
L’intrigue teintée de surnaturel se développe au fil d’une narration gigogne – l’enquête au présent et le récit du carnet intime de Lucas qui s’enchevêtrent – pour tisser une réflexion poignante sur la perte d’êtres chers. Norm Konyu, fort du succès de Downlands, signe ici un nouveau roman graphique bouleversant, mêlant surnaturel, élégance visuelle et un sens de l’absurde typiquement britannique. Dès 16 ans.
The Junction, Norm Konyu, trad. P. Louinet,
Glénat, 176 p. – 22 €
Paris, de nos jours. Zayn est dévasté : Louise l’a quitté brutalement alors qu’il commençait à avoir des sentiments pour elle. Lorsqu’il la supplie de lui donner une explication, elle se résout à lui raconter son histoire. Une histoire presque incroyable… Car Louise n’est pas une humaine ordinaire, c’est une « amourante » : tant que quelqu’un l’aime, elle ne peut pas vieillir ! Elle est née il y a plus de six siècles, en pleine guerre de Cent ans. Simple paysanne ayant grandi dans une ère de violence et d’injustice, elle aurait dû finir ses jours comme la plupart de ses contemporains : emportée par la guerre, la faim ou la maladie avant d’avoir atteint la quarantaine. Mais sa rencontre avec Dame Eleanor, une mystérieuse et séduisante voyageuse vieille d’un millier d’années, va lui apporter la révélation de son pouvoir et de sa terrible contrepartie…
L’Amourante, Pierre Alexandrine,
Glénat, 232 p. – 26 €
La Terre est dévastée depuis que les hommes ont perdu la guerre contre les machines extraterrestres. Trente ans après l’invasion de la planète bleue par les Phantoms, les géants de métal, l’humanité vit sous leur joug. Réduits en esclavage, les survivants travaillent à extraire l’énergie vitale, le Mantra, pour alimenter les vaisseaux-mondes ennemis. Mais dans les ruines d’un monde brisé, l’espoir n’est pas tout à fait mort… Au milieu des décombres, Soni, un jeune récupérateur débrouillard, rêve de liberté. Avec son fidèle chien Dumpling, il écume les décharges à la recherche de pièces détachées. Un jour, il découvre un mystérieux générateur au cœur d’un ancien mécha de guerre. Et si cette trouvaille changeait tout ?
Entre combats de robots, secrets de guerre et dépassement de soi, le premier album de cette tétralogie pleine d’action et d’émotion nous emporte vers des aventures titanesques où l’acier va plier face au courage d’un garçon.
Gardiens de fer (Tome 1), Christophe Alliel,
Glénat BD jeunesse, 64 p. – 12,50 €
États-Unis, 1865. Au-dessus de l’océan Pacifique, cinq compagnons affrontent la tempête à bord d’un ballon pour fuir la guerre de Sécession : l’ingénieur Cyrus Smith, le reporter Gédéon Spilett, l’ancien esclave affranchi Nab, le marin Pencroff et le jeune orphelin Harbert (qui est en réalité, une jeune femme), sans oublier Top, le chien de Cyrus. En échouant sur une île déserte, ils vont devoir apprendre à survivre et faire société. Ingénieux et persévérants, ils semblent s’adapter sur l’îlot qu’ils baptisent du nom de Lincoln…
Les auteurs s’attaquent à une nouvelle œuvre culte de Jules Verne à travers cette adaptation en BD avec un style classique qui sied admirablement à l’histoire.
L’Île mystérieuse, F. Brémaud, C. Picaud,
Glénat BD jeunesse, 64 p. – 16 €
On ne connaît de van Gogh que ses dernières années. Quelles furent son enfance, son adolescence et qu’a-t-il vécu avant de trouver sa vocation ? Il naît en 1853, fils de pasteur, vit une jeunesse bourgeoise et trouve facilement un poste dès ses 16 ans grâce à un oncle marchand d’art. Il va ainsi occuper le même type d’emploi pendant plusieurs années, mais ce métier petit à petit le lassera. Il va dès lors penser à devenir un homme d’Église en entrant à l’université d’Amsterdam. Échec. Il tentera de devenir prédicateur en étudiant dans une école flamande. Échec, à nouveau…
À travers la jeunesse, les rencontres et les échecs de ce futur grand artiste, nous découvrons en van Gogh un être hypersensible, « bipolaire », pourrait-on dire aujourd’hui.
Vincent avant van Gogh, S. Salma, A. Navarro,
Glénat, 144 p. – 24 €
Bruno le bourricot en a assez de sa vie monotone à la ferme de Bellevue. Il sent bien qu’il n’est pas comme les autres et qu’il est né pour être une bête de scène. Il est donc prêt à tout pour le devenir, même intégrer le théâtre des merveilles en se faisant passer pour une licorne. Ou plutôt, un bourricorne : 99 % bourricot, 1 % licorne.
Mais il n’est pas le seul à avoir eu cette idée… Et si une de ses fans était prête à le démasquer ?
Cette nouvelle maison d’édition nous propose une BD pleine d’humour et de poésie qui explore avec sensibilité la quête d’identité et l’acceptation de soi. À partir de 6 ans.
Bourricorne, José Fragoso,
éditions Nöpp, 64 p. – 13,50 €
Cet ouvrage magnifique, au graphisme soigné, retrace la vie à Londres pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La vie quotidienne sous les bombes, les systèmes D mis en place pour survivre… tout est dépeint avec précision et sert de cadre à l’histoire d’un vieil homme qui recueille une petite fille séparée de ses parents lors d’une alerte. Une profonde amitié, des liens forts se créent entre les deux protagonistes, et on a même la chance de découvrir une histoire dans l’histoire, puisque le vieil homme, soucieux de préserver sa protégée des horreurs de la guerre, lui narre un conte poétique, celle de l’arbre aux mille couleurs. Finalement, chacun va, à sa manière, aider l’autre à survivre. Un bel ouvrage, oscillant souvent entre émerveillement et douleur.
Le Partage des mondes, Olivier Grenson,
Le Lombard, 240 p. – 26,45 €
MUSIQUE
Destiné aux bébés dès le premier âge, le livre-CD Berceuses & balladines jazz a tout pour plaire aux parents aussi. Une balade tendre et délicieuse à travers huit standards, de Barbara Streisand à Gene Kelly en passant par les Beatles ou The Carpenters, jusqu’à l’éternel Summertime, dans un arrangement épuré signé par le pianiste et compositeur Thierry Eliez et chanté par Ceilin Poggi, le tout illustré par la dessinatrice Ilya Green. Chaque chanson est accompagnée par un poème autour de la naissance par Murielle Szac ainsi que par une mise en contexte de chaque standard, destinée aux parents qui veulent réviser leurs classiques.
Une très belle invitation au sommeil pour les tout-petits.
Berceuses & balladines jazz, Ceilin Poggi, Thierry Eliez, chez Didier Jeunesse, 16 €
Il y a huit ans disparaissait Dolores O’Riordan, l’une des plus belles voix pop rock du vingtième siècle. Au sein des talentueux Cranberries, groupe majeur de la scène musicale des années 90, elle aura, par son chant tantôt cajoleur (Ode To My Family), tantôt rageur (Zombie), largement contribué à composer la bande son d’une décennie qui aura marqué le triomphe de la scène indépendante. Un titre encapsule à lui seul ces nineties vaporeuses : le magnifique Linger. On le retrouve, ainsi que les deux cités plus haut, sur cet enregistrement unique qu’on attendait depuis 30 ans : la session MTV Unplugged des Cranberries, enregistrée le 14 février 1995, alors passage obligé pour les artistes de la décennie.
Les versions acoustiques des tubes du groupe sont sublimes, la voix de Dolores envoûtante. Cerise rubis sur ce gâteau de fête, le titre Yesterday’s Gone, joué en live pour la première et dernière fois. À ne pas manquer.
MTV Unplugged, The Cranberries,
chez Island Records, 16,99 €
Il y a vingt ans, le duo britannique Goldfrapp signait son plus grand succès avec la bombe electroclash Supernature. Un disque en rupture avec l’opus inaugural Felt Mountain (2000), très influencé par les BO de John Barry et d’Ennio Morricone, et plus affirmé dans sa mue électronique que leur deuxième album, le déjà plus dansant Black Cherry (2003). Le monde n’était donc pas prêt pour l’explosion disco du tubesque Ooh La La, les vocalises chaloupées de You Never Know ou la chevauchée synthétique de Ride A White Horse.
Cette réédition prouve que l’album n’a pas vieilli et trouve parfaitement sa place entre le Disco de Kylie Minogue et le Róisín Machine de Róisín Murphy, publiés en 2020. On y trouvera notamment les très belles revisites du duo DFA, alors très à la mode au mitan des années 2000, et des Islandais de Múm, du temps de leur splendeur. Quelques versions liveviennent enfin démontrer tout le potentiel scénique de cet album impeccable.
Supernature (20th Anniversary Deluxe Edition), Goldfrapp, 2 CD + 1 Blu-ray audio,
chez Mute Records, 18,99 €
Elle a été la chanteuse du groupe Paramore – ce projet de novo punk qui a connu un énorme succès dans les années 2000-2010 – a collaboré avec Taylor Swift et Eminem, l’américaine Hayley Williams revient en solo avec un troisième album de 18 titres, des chansons cathartiques où elle expulse tout : ses doutes, ses histoires de cœur compliquées, la dépression qu’elle a traversée. Un disque de grande liberté artistique pour Hayley Williams, elle qui a assez supporté le sexisme de ses collègues et de l’industrie musicale pendant des années. Elle a d’ailleurs autoproduit sur un label indépendant ce dernier projet, bourré d’envies, de crédos féministes, de ballades pop et de coups de sang rock, à l’image de sa blondeur frondeuse, entre Courtney Love et Blondie.
Ego Death At A Bachelorette Party, Hayley Williams, chez Post Atlantic, 14,99 €
Grand gagnant du Concours Chopin 2025, le jeune pianiste Eric Lu signe un nouvel album consacré aux Impromptus de Schubert (Op. 90 et 142), qu’il considère comme faisant partie des plus beaux joyeux du répertoire pianistique. Avec son jeu raffiné et son sens du récit musical, le pianiste souligne la profondeur émotionnelle et la beauté intemporelle de ces pièces, qui révèlent toute la richesse du monde intérieur de Schubert. Déjà récompensé pour son précédent disque, Eric Lu se distingue par sa finesse de toucher, un art des subtiles transitions et une hypersensibilité qui parvient à ne jamais tomber dans l’artificiel ou la mièvrerie. Il confirme ici sa place parmi les grands interprètes de sa génération.
The Impromptus, opp. 90 et 142, Franz Schubert, Eric Lu, chez Warner Classics, 15,99 €
La soprano française Julie Roset, une des étoiles montantes de la jeune génération, signe ici son premier disque récital solo. Avec la pianiste Susan Manoff, elle a conçu un programme de mélodies françaises très personnel, qui met très bien en valeur ses qualités vocales de soprano colorature et sa personnalité espiègle et pétillante. On y entend des mélodistes bien connus, comme Debussy ou Poulenc, mais aussi des œuvres de compositrices et compositeurs plus rares tels que Mel Bonis, Isabelle Aboulker ou Louis Beydts.
M’a dit Amour, Julie Roset, Susan Manoff,
chez Alpha Classics, 17,99 €
Entrez dans l’univers de la chanson française à texte où se côtoient violon et samples, violoncelle et riffs de guitare électrique, mandoline et percussions, ukulélé et objets sonores non identifiés. Les Méli Mômes se permettent ainsi une vraie liberté musicale qu’ils puisent en grande partie dans les racines du rock alternatif. Entre réalisme et poésie, les Méli Mômes s’interrogent sur les problématiques quotidiennes de nos enfants : la cour de récré, l’apprentissage de l’amour, la route des vacances, les mauvaises manières, l’ivresse de la transgression…
Des textes drôles et touchants, sur des accompagnements de qualité et des rythmes endiablés. Dès 5 ans.
Sales Gosses, Méli Mômes, chez Méli Mélodie, 11 €
Avec ce nouvel album, Natacha Melkonian propose un voyage pianistique à la fois lumineux et introspectif. L’ouverture, le célèbre Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, séduit par son élégance et ses harmonies envoûtantes. Mais le cœur du programme révèle une pépite trop rare : La Maison dans les dunes de Gabriel Dupont, contemporain de Debussy. Ce cycle contemplatif datant des années 1907-1910 est composé de dix pièces qui déploient une écriture subtile, lyrique et profondément moderne, entre nostalgie et couleurs impressionnistes. Grâce à son talent remarquable, Natacha Melkonian en exalte la poésie naturelle et la force évocatrice. Enfin, pour les trois dernières pistes, elle a fait le choix de lire des extraits des correspondances écrites par le compositeur, une manière inédite de découvrir un artiste resté dans l’ombre de Debussy.
Un album sensible et audacieux, qui invite à la découverte et à l’écoute attentive.
La Maison dans les dunes, Natacha Melkonian,
chez Indesens calliope, 21 €
Avec Portal, Balu Brigada – duo néo-zélandais formé par les frères Henry et Pierre Beasley – signe un premier album riche et audacieux, plus diversifié qu’un simple disque indie rock classique grâce à l’apport très bien dosé de sonorités électro. Cette capacité à fusionner sans jamais perdre de vue une certaine cohérence donne à l’album sa force singulière : celle d’un univers à la fois dense et accessible, mêlant pop alternative et instrumentation organique, où la diversité de styles devient un terrain de jeu plutôt qu’une contrainte. Un album entièrement autoproduit, qui marque une étape importante pour le duo, capturant l’intensité de leur lien fraternel et leur volonté de repousser les frontières de la pop.
Portal, Balu Brigada, chez Atlantic Records, 15,72 €
Un, deux, trois, prêt, partez ! En route pour un fabuleux voyage dans le paysage de Jacques Prévert, surprenant, renversant, toujours drôle et impertinent ! Le rythme sautillant de ses vers vous emmènera jusqu’à la lune, autour des étoiles, sur un bateau à voile, à pied ou en wagon doré. Vous allez adorer !
Le jeu enlevé des musiciens et les orchestrations vocales jazz et latino apportées par Olivier Caillard, créateur des P’tits loups du jazz, sont un hommage et un éclairage merveilleux de Prévert. Les compositions originales associées à celles de Joseph Kosma, contribuent à faire de cet album un moyen formidable de découvrir ou redécouvrir la plume du grand poète. À déguster en famille !
Jacques Prévert – 12 chansons merveilleuses pour les enfants et toute la famille, Olivier Caillard,
chez Enfance et musique, 11 €
Rosalía a probablement signé le plus grand disque de 2025 avec Lux. Cette artiste majeure de la scène pop avant-gardiste atteint, avec ce quatrième album, des sommets d’inventivité et de qualité, qu’il sera difficile de dépasser (mais on sait la capacité de l’Espagnole surdouée à surprendre sans cesse de disque en disque).
Cet opus, construit comme une symphonie avec ces 4 mouvements distincts, exprime l’universalité de la musique comme rarement, 13 langues différentes y étant parlées, ou plutôt chantées. Les invités de qualité qui se joignent à ces agapes musicales témoignent de la diversité et de la richesse du projet : Björk, Pharell Williams, Charlotte Gainsbourg… Rosalía orchestre tout cela avec maestria et donne cohérence, par son chant puissant, à ce disque foisonnant et passionnant, auquel le public a réservé un très bon accueil. Preuve qu’exigence et succès ne sont pas incompatibles.
Lux, Rosalía, chez Columbia, 14,99 €
Noé Huchard, pianiste, s’impose comme l’un des musiciens les plus prometteurs de la nouvelle génération du jazz français. Son nouvel album Young and Fine, enregistré en trio avec Clément Daldosso (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie), dresse une fresque musicale autour des émotions et questionnements de la jeunesse. Le trio explore le minimalisme, la transe, le swing et le silence avec une forte cohésion sonore. L’album repense les codes traditionnels du jazz à travers une post-production entièrement acoustique, où Noé Huchard ajoute des chœurs, du piano préparé et des percussions, créant une matière sonore organique, singulière et contemporaine.
Cet album est une introspection autant qu’un regard sur le monde, un voyage intérieur où s’entrelacent énergie, mélancolie et espoir. Une belle découverte !
Young and Fine, Noé Huchard, chez Gaya Music Productions, 12,99 €
CINÉ - DOCUMENTAIRES - SÉRIES
Avec une infinie délicatesse, Shô Miyake raconte l’amitié naissante de deux êtres empêchés, Misa Fujisawa et Takatoshi Yamazoe, employés d’une modeste entreprise familiale de matériel scientifique pour enfants. Misa souffre d’un syndrome prémenstruel aigu, Takatoshi de crises de panique : deux troubles incurables qui les ont contraints à renoncer à leurs ambitions et à réinventer leur place dans le monde du travail.
À travers les gestes du quotidien, le film observe ces existences fragiles et interroge la « normalité » d’une société obsédée par la performance et l’utilité. Contre l’individualisme, Miyake oppose la douceur, l’écoute et le soin apporté à l’autre. Sa mise en scène épurée, attentive aux corps et aux silences, relie l’infime à l’immense, jusqu’à faire de ces solitudes une constellation sensible, où la simple présence de l’autre suffit à éclairer la nuit.
Jusqu’à l’aube, Shô Miyake.
En salle
Comment ne pas se laisser happer par la beauté de la forêt vosgienne et de ses animaux – pour certains en voie de disparition ! Ce documentaire nous offre un moment de cinéma suspendu au-dessus des cimes des sapins ou en immersion au cœur des sous-bois protecteurs. Tout le film est d’une grande poésie : les émotions affluent, l’émerveillement est constant, et s’y ajoute, comme un cadeau, un puissant message de transmission familiale entre trois générations. Vincent Munier, photographe et réalisateur, fait naviguer sa caméra entre la forêt, son père Michel (naturaliste depuis plusieurs décennies), et son fils Simon, 12 ans, en pleine initiation.
En filigrane, le film défend une approche sensible du vivant : apprendre à observer le monde, à y trouver sa place avec respect et humilité, et à le protéger. Un message clair et actuel, porté par une réalisation à la fois sobre et engagée.
Le Chant des forêts, Vincent Munier. En salle
Yoo Man-soo, employé modèle au sein d’une entreprise spécialisée dans le papier et père de famille heureux, voit sa vie basculer lorsqu’il est brutalement licencié après 25 ans de service. Endetté et menacé de perdre sa maison, il décide qu’il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents pour obtenir le poste tant convoité et pouvoir enfin assurer son avenir et celui de sa famille.
À la fois comédie noire, thriller et satire sociale, en passant par des élans macabres confinant presque au grand-guignol, souvent au sein d’une même scène, Park Chan-wook se révèle une fois de plus un virtuose de la rupture de ton. Pour autant, derrière le rire grinçant et la violence frontale, la portée sociale du récit n’est jamais perdue de vue. Avec ce film, le réalisateur déploie totalement sa capacité à faire rire jaune en charriant des problématiques universelles ; un spectacle jubilatoire et cruel, brillamment orchestré du début à la fin.
Aucun autre choix, Park Chan-wook. Sortie le 11 février
Ainara, 17 ans, brillante élève scolarisée dans un établissement catholique, annonce à sa famille qu’elle souhaite intégrer un couvent pour devenir religieuse. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond… Ce choix incompris et dérangeant, qui prend tout le monde au dépourvu, agit comme un révélateur au sein d’une famille en apparence unie, mais traversée de tensions, de non-dits et de jugements, où l’équilibre est fondé sur des certitudes plus que sur l’écoute.
La réalisatrice et scénariste Alauda Ruíz de Azúa explore ici avec finesse les failles familiales, le rapport à la foi et la difficulté des adultes à accueillir la parole adolescente. Sous ses airs sobres et implacables, le film déploie une critique feutrée mais réelle des mécanismes religieux qui captent les êtres fragiles au moment où tout vacille. La religion et la famille ne sortent pas indemnes dans ce jeu de la vérité et des préjugés et la cinéaste se fait clinique dans sa démonstration, avec un sens du récit ébouriffant et des pincées d’humour et d’ironie qui ne manquent pas de sel.
Les Dimanches, Alauda Ruíz de Azúa. Sortie le 11 février
Dans Le Gâteau du Président, Hasan Hadi choisit le regard d’une enfant pour raconter l’Irak des années 1990, asphyxié par les sanctions internationales et la violence d’un pouvoir autoritaire indifférent à la misère de sa population. Lamia, 9 ans, se voit confier la tâche absurde de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président, Saddam Hussein. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed, bouleverse son quotidien…
Sans misérabilisme, le film mêle réalisme âpre, humour discret et poésie fragile. Tourné en Irak avec des acteurs non-professionnels, il raconte l’enfance confrontée à l’absurdité de la propagande, à la brutalité du totalitarisme et d’une société fracturée. Mais loin de se laisser enfermer dans le registre de la tragédie, le film trouve sa singularité dans ses éclats de poésie, son humour tendre et sa capacité à ouvrir des échappées sensibles au cœur même de l’horreur. Une œuvre puissante où l’enfance incarne une forme silencieuse de résistance face à l’absurdité et à la peur.
Le Gâteau du Président, Hasan Hadi. Sortie le 4 février
Dans un village reculé des montagnes du Caucase, au sud de l’Azerbaïdjan, Samid, réparateur de télévision, dépoussière son vieux projecteur 35 mm de l’ère soviétique et rêve de rouvrir le cinéma du village. Les obstacles se succèdent jusqu’à ce qu’il trouve un allié inattendu, Ayaz, jeune passionné de cinéma et de ses techniques. Les deux cinéphiles vont user de tous les stratagèmes pour que la lumière jaillisse de nouveau sur l’écran.
Ce premier long documentaire du cinéaste Azerbaïdjanais O. Aghazadeh, drôle et émouvant, nous propulse dans le quotidien d’une galerie de personnages hauts en couleur, dont un merveilleux duo de protagonistes, comme une ode à l’écoute mutuelle, au respect et à la transmission intergénérationnelle. Un film touchant et sincère dans son traitement de la fascination pour la salle de cinéma et de la fragilité des liens communautaires, qui s’affaire à revivifier les liens entre les personnes et à donner du sens au collectif. Un très bel hymne à ce qui fait l’essence de l’expérience cinématographique !
Le Retour du projectionniste, Orkhan Aghazadeh.
Sortie le 21 janvier
Trente ans après la disparition de François Mitterrand, ce documentaire propose un portrait littéraire tout en archives du président, écrit et raconté par sa fille, Mazarine Pingeot. Le film explore la vie intérieure d’un homme pour qui la politique fut peut-être l’enchâssement d’une vocation plus profonde : la littérature. De l’enfant qui dévorait les livres à l’élu polygraphe, de ses discours brillants à ses amitiés littéraires, en passant par l’immense corpus des Lettres à Anne et du Journal pour Anne, la trajectoire de François Mitterrand ne peut pas être séparée du champ littéraire.
Ce portrait intime mêle archives méconnues, manuscrits, photos et lettres inédites. Philosophe et écrivaine, Mazarine Pingeot y interroge pour la première fois à l’écran l’héritage de son père, questionnant ce que devient le goût des mots et du temps long dans notre civilisation de l’instant.
François Mitterrand, une autre vie possible, sur LCP
et France TV. Documentaire de 52 minutes
Voici une série documentaire scientifique et onirique aussi ambitieuse qu’envoûtante, qui met l’astrophysique à la portée de tous. Cette fresque imaginée par le scénariste Thomas Cadène, l’astrophysicien David Elbaz et le journaliste Corentin Duval retrace l’histoire de l’Univers, du big bang à nos jours, en donnant la parole à un narrateur inattendu : la lumière.
Porté par la voix d’Audrey Stupovski, la musique de Jonathan Fitas et les images saisissantes de l’artiste plasticien Roman Hill, ce conte offre une vision sensible et hypnotique de la naissance du cosmos et de la matière. Et en prime, ne manquez pas le making-of dans lequel l’équipe raconte la genèse de la série, de la conception des images (époustouflant !) à l’écriture d’une épopée scientifique.
Alors si la lumière pouvait parler, que nous raconterait-
elle ?…
Origines, un conte de la lumière, sur Arte TV.
8 épisodes de 8 minutes
The Lowdown est une série policière aussi décalée que réjouissante, qui s’appuie sur un héros improbable. Ethan Hawke y incarne Lee Raybon, figure de loser attachante et intrépide, qui tient une boutique de livres anciens et écrit pour un journal local, principalement pour enquêter sur les affaires douteuses de sa ville. Lorsqu’il remet en cause le suicide de Dale Washberg, membre d’une richissime famille locale, l’enquête tourne rapidement au cauchemar burlesque. Très vite, son obsession pour la vérité le met en danger face à une puissante famille locale.
Mêlant humour absurde et galerie de personnages truculents, cette série rythmée, sans morale pesante et portée par un Ethan Hawke à contre-emploi, fait passer un très bon moment.
The Lowdown, sur Disney+. 8 épisodes de 50 minutes
Un an après la disparition de David Lynch, les 3 saisons de la série culte Twin Peaks sont accessibles gratuitement. Œuvre majeure du réalisateur, rencontre unique du soap opera avec le septième art, cette série, dont les deux premières saisons datent des années 90, est unique en son genre parce qu’elle mélange justement plusieurs genres ! Avec l’élément déclencheur de la mort de Laura Palmer, la série répond d’abord aux codes du polar et du sous-genre si populaire du whodunit (qui l’a fait ?). Mais, derrière l’enquête fil rouge aux multiples rebondissements, on suit surtout le quotidien des habitants de Twin Peaks, leurs excentricités et leur face cachée. Et en dépit du sujet tragique de l’œuvre, l’humour n’est jamais bien loin.
Présentée à Cannes en 2017, la troisième saison, composée de 18 épisodes d’une totale liberté artistique, fut la dernière œuvre de Lynch.
Une série d’anthologie – que dis-je ? – un chef d’œuvre, à (re)voir !
Twin Peaks, sur Arte TV. 3 saisons
EXPOS
Cette exposition nous plonge dans l’univers de Philippe Geluck et du Chat. Ou le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres.
La déambulation, teintée bien sûr d’humour et de malice, nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures : les moyens d’expression semblent sans limites.
Dans la deuxième partie de l’exposition, Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux « confrères » comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre.
Une exposition passionnante et joyeuse sur un artiste à l’imagination foisonnante !
Geluck expose Le Chat, musée Maillol, Paris 7e, jusqu’au 3 mai 2026, tarif plein 16,90 €, tarif réduit (enseignant, senior 65 ans et +) 14,90 €, tarif 6-18 ans et personne en situation de handicap 12,90 €, gratuit -6 ans
Pour cette exposition, le Centre des monuments nationaux a choisi d’illustrer la manière dont l’objet manuscrit a été le support matériel et le témoin historique de l’évolution de la langue française, de ses usages divers et de ses métamorphoses.
Parchemin ou papier, graphies élégantes ou convulsives, mises en page, illustrations, ratures, transformations, annotations… : le visiteur peut admirer une centaine de documents d’exception issus des collections de la BnF, du XIIe siècle jusqu’aux textes les plus contemporains, une traversée de Chrétien de Troyes à Marguerite Yourcenar.
Dans ce lieu qui fut jadis le théâtre d’une ordonnance consacrant le français comme langue officielle, ces manuscrits ne sont pas figés dans la vitrine du patrimoine : ils révèlent au contraire l’intimité du geste créateur, les secrets de fabrication d’une langue qui s’invente sans cesse. Passionnant !
Trésors et secrets d’écriture – Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, du Moyen Âge
à nos jours, Cité internationale de la langue française, château de Villers-Cotterêts (02), jusqu’au 1er mars 2026,
tarif plein 5 €, gratuit -26 ans, personne en situation de handicap, détenteur du Pass éducation
Pourquoi une invention ne trouve-t-elle pas son chemin ? Quelles formes peut revêtir l’échec ? Quelles leçons peut-on en tirer ?
En s’appuyant sur une large sélection d’objets et technologies plus ou moins anciennes, dans un parcours ludique et amusant, l’exposition s’intéresse aux causes du ratage, dans différents secteurs (transport, télécommunication, mécanique, jeux et jouets…). Elle interroge l’ingénieur, le designer, le commercial, le publicitaire mais aussi l’utilisateur pour décortiquer les mécanismes de l’échec et mieux comprendre ce qui a cloché ! Et parce que certains flops se révèlent finalement des tops, l’exposition explore des trajectoires de réussite inattendues !
Une exposition qui nous amène à découvrir une autre version de l’histoire des sciences, avec rigueur, et sans moquerie, mais au contraire avec beaucoup d’admiration, et qui nous rappelle que rater, souvent, fait avancer.
Flops ?! Oser, rater, innover, musée des Arts et Métiers, Paris 3e, jusqu’au 17 mai 2026, tarif plein 12 €, tarif réduit 9 €, gratuit -26 ans, personne en situation de handicap, détenteur du Pass éducation
Une vague manga déferle sur les 3 étages du musée Guimet ! À travers des planches et des revues originales, des objets et des œuvres graphiques, l’exposition lève le voile sur la naissance et l’évolution complexe de la BD japonaise. Des traditions millénaires aux premières influences occidentales, de la presse satirique aux premiers pas du dessin animé, de la créativité des maîtres mangakas des 20e et 21e siècles jusqu’à leur influence sur la mode et la haute couture, la galaxie manga n’aura plus de secret pour vous ! Point d’orgue : une salle dédiée à La Grande Vague, chef d’œuvre de Hokusai, qui met en regard l’estampe originale avec des planches de BD de David Etien, Coco ou Moebius, ainsi qu’une spectaculaire robe Dior, illustrant l’influence mondiale de cette icône de l’art japonais.
Un parcours riche et surprenant. Et pour prolonger votre expérience, une salle de lecture éphémère est installée dans la splendide bibliothèque historique de Guimet.
Manga. Tout un art ! Musée des arts asiatiques Guimet,
Paris 16e, jusqu’u 9 mars 2026, tarif plein 13 €,
tarif réduit 10 €, gratuit -25 ans
Limoges célèbre le centenaire de l’exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris, événement fondateur du style Art déco et de son succès mondial, lors duquel le Limousin a été remarquablement représenté. Faire moderne, reconnue d’intérêt national, rend hommage à la diversité des arts – émail, porcelaine, vitrail, tapisserie, mobilier – et à l’élan de modernité insufflé en 1925 par les artistes, artisans et industriels de Limoges et du Limousin.
Plus de 350 œuvres, issues de collections publiques prestigieuses et de prêts privés, témoignent de l’excellence des savoir-faire régionaux et illustrent aussi comment tradition et innovation se poursuivent aujourd’hui, à travers les métiers d’art et les manufactures qui font vivre cet héritage.
Faire moderne ! 1925, Limoges Art déco, musée
des Beaux-Arts, Limoges (87), jusqu’au 9 mars 2026, tarif plein 5 €, tarif réduit 3 €, gratuit -26 ans, personne en situation de handicap, détenteur du Pass éducation
Voici une grande exposition consacrée à la représentation, la sensibilité et l’imaginaire de la pluie, explorant ce lien intime et sensible que nous entretenons avec elle et qui a fasciné les artistes du 19e siècle aux années 1930. Sujet littéraire, objet d’études scientifiques, apprivoisée par les citadins dans des villes modernisées, la pluie devient un motif pour les peintres, les photographes, les cinéastes jusqu’aux artistes contemporains. Comment représenter cet élément translucide et incolore qui voile le paysage et obscurcit l’horizon ? Attentifs à ses multiples variations, les peintres de plein air puis les impressionnistes sortent de leurs ateliers, allant au-devant d’une expérience tant sensible que physique.
Privilégiant une approche sensorielle, l’exposition présente plus de 150 œuvres et mêle peinture, photographie, littérature, fragments sonores et extraits cinématographiques.
Sous la pluie – Peindre, vivre et rêver, Musée d’arts
de Nantes (44), jusqu’au 1er mars 2026, tarif plein 9 €,
tarif réduit (18-25 ans) 4 €, gratuit -18 ans, personne
en situation de handicap et un accompagnateur
L’exposition Ports en vues est conçue comme une promenade dans le paysage portuaire, de Raoul Dufy à Pierre et Gilles (couple d’artistes plasticiens) ou JR.
Près de cent vingt œuvres – peintures, photographies et œuvres contemporaines – d’une trentaine d’artistes majeurs composent ce parcours qui traverse un siècle de création artistique et révèle le port sous des regards multiples. Loin des images pittoresques, le port se dévoile comme un lieu de travail, rythmé par les digues, grues, conteneurs et écluses, en perpétuelle mutation pour s’adapter aux besoins du transport maritime. C’est également un paysage à la frontière du paysage industriel, où l’homme est peu présent, perdu dans un univers parfois irréel et souvent hors normes. À l’antithèse du paysage pittoresque, interrogeant la notion de beauté, le paysage portuaire est une source d’inspiration pour les artistes.
Ports en vues, MuMa – Musée d’art moderne André Malraux, Le Havre (76), jusqu’au 5 avril 2026, tarif plein 7 €,
tarif réduit 5 €, gratuit -26 ans
Artiste polonaise pionnière dans la sculpture contemporaine et dans l’art textile, Magdalena Abakanowicz (1930-2017) a réalisé des œuvres puissantes, politiques et monumentales malgré la censure du régime communiste polonais.
Le musée Bourdelle présente la première grande exposition dédiée à l’artiste en France, offrant des clés de lecture biographiques et politiques à travers un parcours chrono-thématique de 70 ensembles – 33 installations sculptées, 10 œuvres textiles, dessins et photographies. Inspirée par le monde organique, par la sérialité et la monumentalité, sa création possède une puissance et une présence indéniables, en résonance avec les problématiques contemporaines – environnementales, humanistes, féministes.
Magdalena Abakanowicz – La trame de l’existence, musée Bourdelle, Paris 15e, jusqu’au 12 avril 2026,
tarif plein 12 €, tarif réduit 10 €
Le musée de Grenoble présente une vaste exposition dédiée à la bande dessinée, réunissant plus de 400 planches majeures de 200 artistes du neuvième art, européens, américains et japonais. Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle avec Gédéon ou Bécassine en France et Little Nemo ou Krazy Kat aux États-Unis jusqu’au début du XXIe siècle avec les œuvres de Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi ou encore Art Spiegelman. Certains artistes tels que Moebius, Enki Bilal ou Philippe Druillet feront l’objet de focus. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire, d’une exceptionnelle diversité.
Épopées graphiques – Bande dessinée, comics, manga, musée de Grenoble (38), jusqu’au 19 avril 2026,
tarif plein 14 €, tarif réduit 7 €, gratuit -26 ans
L’exposition propose un aperçu des 5 000 ans d’histoire de l’iconographie du dragon à travers une sélection exceptionnelle d’objets et œuvres d’art, depuis les premiers dragons apparus sur les jades et bronzes antiques jusqu’aux formes populaires contemporaines, en passant par les arts impériaux.
Le dragon originaire de Chine n’est en rien la créature maléfique et cracheuse de feu désignée sous ce nom en Occident. Il incarne au contraire l’énergie vitale universelle et l’élément aquatique. Ambivalent et incontrôlable, il assure l’harmonie du monde : la terre dépend de sa toute-puissance pour bénéficier des bienfaits du ciel. Contrairement à son homologue occidental, démoniaque et cracheur de feu, le dragon oriental relie la terre au ciel, contrôle les pluies et joue un rôle vital. Il incarne le mouvement des éléments, la force et la fertilité. Polymorphe, il a évolué jusqu’à aujourd’hui à travers la culture populaire.
Dragons, musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris 7e, jusqu’au 1er mars 2026, tarif plein 14 €, tarif réduit 11 €, gratuit -26 ans
Les Abattoirs consacrent une exposition exceptionnelle à Jean-Charles de Castelbajac (né en 1949), créateur de mode visionnaire et artiste protéiforme. Présentant près de 300 œuvres, vêtements, objets de design, dessins, photographies, L’imagination au pouvoir est une invitation à découvrir les multiples facettes d’un artiste à l’inventivité sans limite ainsi que les différentes dimensions d’un travail commencé dès la fin des années 1960 et poursuivi jusqu’à aujourd’hui.
À travers un parcours thématique foisonnant et immersif, ponctué d’installations réalisées spécialement pour les Abattoirs, Jean-Charles de Castelbajac, créateur tout terrain, propose un voyage presque initiatique dans son univers. Vêtements, dessins, photographies, objets de design et accessoires révèlent ainsi sa capacité à transformer les matières et les idées, afin de proposer un espace de réflexion à la fois artistique, historique et sociétal – un art total, en somme.
Jean-Charles de Castelbajac – L’imagination au pouvoir, Les Abattoirs, Toulouse (31), jusqu’au 23 août 2026, tarif plein 12 €, tarif réduit 10 € à 6 €
À la fin des années 70, Raymond Pettibon émerge sur la scène punk-rock de la banlieue de Los Angeles. Autodidacte, il débute en créant des pochettes de disques, marquant son entrée dans un mouvement culturel bouillonnant à l’esprit Do It Yourself. Son approche brute se caractérise par des images simples en noir et blanc, accompagnés de textes manuscrits percutants.
L’exposition met en lumière cette période fondatrice à travers fanzines originaux et premiers dessins, des publications underground qui capturent l’énergie du mouvement punk, mêlant culture populaire et critiques acerbes et contestataires.
Doté d’une érudition surprenante, Pettibon puise dans un vaste répertoire de références littéraires, historiques et issues de la pop culture pour créer des œuvres qui reflètent l’effervescence d’une époque où l’art devient un outil de résistance et incarne une philosophie anti-autoritaire.
Cette exposition offre une immersion rare dans l’œuvre d’un artiste majeur de la scène contemporaine, qui ne s’expose que très rarement hors des frontières des États-Unis… Alors ne la manquez pas !
Raymond Pettibon – Underground, Musée Picasso, Paris 3e, Jusqu’au 1er mars 2026, tarif plein 16 €, tarif réduit 12 €
LITTÉRATURE ADOS
À un moment où le couple montre ses limites, à une époque où la famille doit se réinventer, à l’heure où les modèles traditionnels vacillent, l’amitié résiste. Elle est un socle. Une issue. Une bouffée d’air. Transgressive par essence, elle porte en elle les germes d’une révolution : celle qui pourrait bien, en y regardant de plus près, refonder le lien à l’autre, quel qu’il soit.
Ce livre nous offre un tête-à-tête avec Giulia Foïs, journaliste et autrice spécialiste des questions de genre, explore les vertus existentielles et politiques de l’amitié, et fait justice à ce lien auquel on doit tant et dont on peut attendre encore beaucoup.
Et si l’amitié pouvait tout changer ?
Giulia Foïs, La Martinière jeunesse, Coll. Alt, 32 p. – 3,50 €
Patrick, alias Patch, a 16 ans et a pris une grande décision : il aura un petit ami d’ici le bal de fin d’année du lycée. Le club de théâtre semble le lieu idéal pour faire des rencontres et justement deux nouveaux venus rejoignent la troupe. Peter, beau et irrésistible et Sam, aussi timide qu’adorable.
Grâce à sa meilleure amie, sa mère et l’oreille attentive de son institutrice de primaire, Patch n’a aucun doute sur la réussite de sa mission. Dès 12 ans.
Les Tragédies romantiques d’un drama king (tome 1), Harry Trevaldwyn, Gallimard jeunesse, 304 p. – 18,90 €
Afin d’échapper aux conséquences du dérèglement climatique qui ne cesse de s’aggraver, des millions de personnes sont dans l’obligation de fuir leur lieu de vie. Ces migrations sont souvent décrites de manière simpliste comme des phénomènes négatifs et déstabilisants pour les territoires d’accueil. Ce livre offre une perspective nuancée, loin des clichés, et invite à une meilleure compréhension de ces réalités complexes. Il s’agit de tragédies humaines, qui déracinent des millions de familles. Conçu pour être le plus accessible possible, ce livre a pour ambition de donner des clés de compréhension, de combattre des idées reçues et de décrypter les images pour mieux illustrer le propos.
À partir de 15 ans.
Où habiter demain – Comprendre les migrations climatiques, J.-M. Billioud, M. Denturck,
Casterman jeunesse, 48 p. – 10 €
Cora a 19 ans. Ses études de commerce tournent au fiasco et ses parents ne veulent plus payer le loyer de son appartement. Elle doit absolument trouver un job. Une solution s’offre à elle : devenir surveillante dans un collège. Il y a toutefois un problème : elle déteste les enfants et elle est associable. Un roman qui aborde avec humour et justesse les défis de la vie étudiante : l’orientation, l’indépendance financière, les relations familiales tendues… Une anti-héroïne attachante qui prouve qu’on peut se tromper, se relever et finalement trouver sa voie, même quand tout semble perdu !
Dès 14 ans.
Irréprochable ou presque, A. Langlois, M. Normand
Nathan, 263 p. – 14,95 €
L’amour de Robinson, c’est la plus belle chose qui arrive à Joy en cette année de première. Un amour précieux quand on vit comme elle, dans une famille où les hommes ne restent pas. De fous rires en discussions sans fin, rien ne peut compromettre ce bonheur. Jusqu’au jour où Joy tombe enceinte. Un bébé à 17 ans, c’est l’histoire de sa mère et de Mamika, pas la sienne. Joy a fait son choix : elle va avorter. Mais sans le soutien de sa famille, elle n’est pas aussi libre qu’elle le pensait…
Un roman de liberté et d’amour. À partir de 13 ans.
Le Ciel de Joy, Sophie Adriansen,
Flammarion jeunesse, 240 p. – 16,90 €
Aphrodite le sait bien, seuls les humains sont capables d’aimer véritablement. À son époux jaloux et menaçant, la déesse de l’amour raconte deux de ses chefs d’œuvre, deux histoires de passion absolue. Celle de Hazel, jeune pianiste virtuose et de James, soldat anglais pris dans l’enfer des tranchées. Et celle d’Aubrey, jazzman de Harlem et de Colette, jeune femme à la voix d’or. Dans les tourments de la Grande Guerre, leurs destins s’entrelacent et forment un bouleversant tourbillon. À partir de 13 ans.
Lovely War, Julie Berry,
Flammarion jeunesse, 528 p. – 21,90 €
À 12 ans, Mireu quitte Séoul, son père et ses amies pour s’installer avec sa mère à Champ-de-lune, un petit village de campagne. La beauté du paysage la laisse indifférente, elle est trop en colère contre sa mère, le divorce de ses parents et la vie en général ! Décidée à rester isolée, Mireu va pourtant croiser la route de la douce Sohui et de son ami Baou, jeune artiste discret. Ils vont s’apprivoiser, se confier et se lier d’une amitié sincère, qui les aidera à grandir et à avancer. Dès 13 ans
Le Lys du ciel, Lee Geum-yi, éditions Albin Michel,
288 p. – 14,90 €
Une nouvelle année de cours débute au Manoir de Castlecatz ! Kovhan rêve depuis toujours d’y entrer et de devenir Aspirant. Mais triompher des épreuves d’admission n’est pas une tâche facile. Il y a pourtant pire. Une menace plane sur Castlecatz : des incidents magiques se multiplient, certains félins rapportent même avoir aperçu une horrible créature rôder dans les couloirs. Heureusement, le jeune chat peut compter sur Bruyne, son amie gourmande et malicieuse, ainsi que sur Lexios et Serenya, toujours prêts à lui filer un coup de patte !
Entre deux cours de magie, les chats du manoir de Castlecatz ont plus d’un mystère à élucider… À partir de 12 ans.
Le Manoir de Castlecatz (tome 1), Alain T. Puyssegur,
Livre de poche Jeunesse, 416 p. – 7,90 €
Thalia, Julian, Charlotte, Ethan n’ont rien en commun, du moins en apparence. L’une s’étouffe avec sa propre colère, l’autre joue les leaders, la troisième se veut irréprochable, et le dernier s’emmure dans le silence. Réunis dans un groupe de parole imposé par la psychologue de leur lycée, ils sont contraints de poser des mots sur leurs maux. Au fil des semaines, les barrières tombent. Entre silences partagés, éclats de rire inattendus et confidences douloureuses, naissent des liens plus puissants qu’ils ne l’auraient imaginé, des amitiés sincères, et même des sentiments… Et si les quatre adolescents apprenaient que même les plus petites étoiles parviennent à briller dans l’obscurité ? Dès 13 ans.
La Parole des étoiles, Louise Langlois,
éditions Albin Michel, 448 p. – 18,90 €
Ce documentaire invite les ados à prendre des distances avec l’image, pour nourrir leur réflexion sur les photos publiées dans les médias ou qui circulent sur les réseaux sociaux. Pour aiguiser leur regard, les aider à dépasser l’indignation, la colère ou l’émotion qui les saisissent devant un cliché, voici une trentaine de questions, d’images et autant d’histoires pour réfléchir à la façon dont ils regardent. Les photos de manifestations prennent-elles parti ? Les images d’actualité correspondent-elles toutes à la réalité ? Comment détecter des images truquées ? Pourquoi les autres sont-ils toujours plus beaux sur Instagram ? Qu’est-ce que le droit à l’image ? Avec ce livre, les lecteurs ne regarderont plus les photos de la même façon ! Dès 12 ans.
La photo en questions, P. Schouler, D. Groison,
Actes Sud jeunesse, 72 p. – 17,50 €
Un professeur assassiné. Trois élèves liés par un terrible secret. Une jeune journaliste prête à tout pour découvrir la vérité.
Entre révélations choquantes et danger mortel, ce roman captivant mêle habilement mystère, suspense et tensions adolescentes. Dès 13 ans.
Silence de mort, Karen M. Mc Manus, A. Delcourt,
Nathan, 331 p. – 18,95 €
Avant même sa naissance, Hazel Trépas fut promise au dieu de la Mort. Devenant son parrain, il lui offre un don qui fera d’elle une grande guérisseuse. D’un simple toucher, elle est capable de déduire le mal dont souffre quelqu’un. En contrepartie, si elle utilise son pouvoir et qu’un crâne apparaît sur le patient, elle a pour devoir d’abréger ses souffrances… À 18 ans, Hazel est déjà hantée par les fantômes de tous ceux qu’elle a tués et aspire à fuir ses responsabilités. Mais le destin l’amène à la cour royale, où elle est confrontée à un dilemme… À partir de 13 ans.
Jusqu’à leur dernier souffle, Erin A. Craig,
Casterman jeunesse, 608 p. – 19,95 €
LITTÉRATURE JEUNESSE
Les abécédaires sont une source éternelle de jeu avec la langue, les sons et les images. Dans ce livre petit format, l’expression des sentiments trouve des chemins poétiques, invoque des images et des idées inattendues. Chaque lettre, au cœur d’une magnifique illustration, est peuplée de personnages adorables. Il devient un dictionnaire de mots qui nous rapprochent, en même temps qu’une invitation à explorer nos émotions. Un joli ouvrage à partager. Dès 4 ans.
ABC de la tendresse, Cintia Roberts, Belén Campero, Lui Mort, La Martinière jeunesse,
48 p. – 9,90 €
Oliver Wormwood est sûr que son nouveau travail à la bibliothèque sera ennuyeux. Jusqu’à ce qu’il apprenne que les livres recèlent un grand pouvoir – et un grand danger. À la fin de sa première journée, Oliver a vu une personne morte, a été hypnotisé par un livre, a rencontré un nombre inquiétant de chats et a combattu une horde de créatures terrifiantes. Avec seulement une mystérieuse fille appelée Agatha pour lui montrer les ficelles du métier, Oliver doit apprendre vite… s’il veut vivre plus longtemps que les 112 assistants bibliothécaires avant lui.
Le 113e apprenti bibliothécaire, Stuart Wilson,
Larousse jeunesse, 368 p. – 16,99 €
Petit Panda roux commence à le comprendre, que ce soit pour colorier sans dépasser ou pour faire ses lacets, il faut s’entraîner et souvent recommencer !
Peu importe si ça prend du temps, on y arrive quoi qu’il arrive ! Pour les 3-6 ans.
Tu y arriveras, quoi qu’il arrive, A. Guilloppé, M. Zinsner, éditions Gautier-Languereau, 32 p. – 14,95 €
J’aime l’automne… quand la nature change de couleur, que les feuilles dansent dans le vent, que la cuisine sent la tarte aux pommes.
Ce charmant petit livre permet aux petits à partir de 3 ans de célébrer chaque petit moment de l’automne.
J’aime l’automne, Ekaterina Trukhan,
Gallimard jeunesse, 32 p. – 9,90 €
Voici le portrait d’un génie musical, artiste caméléon aux mille facettes : David Bowie.
Né en 1947 à Brixton, David Robert Jones rêve de gloire. Convaincu de devenir célèbre, il abandonne ses études à 16 ans pour se consacrer à la musique. Il multiplie les échecs, enchaîne les groupes, change de style vestimentaire et même de nom pour devenir David Bowie.
C’est en enfilant le costume de Ziggy Stardust qu’il rencontrera le succès et deviendra la superstar que l’on connaît. Il mettra à mal les stéréotypes, incarnera des personnages fantasques et laissera derrière lui un héritage musical immense et intemporel. À partir de 8 ans.
David Bowie, M. Berthomier,
Gallimard jeunesse, 64 p. – 11,90 €
Cet album documentaire célèbre la danse sous toutes ses formes. D’un ballet à une battle de hip-hop, en passant par un spectacle de flamenco, une performance de claquettes ou une danse indigène d’Australie, les lecteurs découvriront les spectacles les plus emblématiques et les danses les plus populaires du monde entier, assortis de portraits des chorégraphes et danseurs de légende, comme Pina Bausch ou Rudolf Noureev.
Un bel album documentaire à offrir à tous les amoureux des arts vivants en général et de la danse en particulier !
Danse, A. Spalding, J. Raish,
Casterman jeunesse, 112 p. – 25 €
Entre biscuits au chocolat et cheesecakes aux fruits des bois, les pâtisseries de Léon le pâtissier ravissent les papilles de tous les gourmands de la forêt. Un jour, il reçoit une commande spéciale à livrer très loin. Il ne doit pas perdre de temps !
En bateau, en train et même en ballon dirigeable, il commence alors un long voyage.
Ensemble on peut tout faire, Chris Saunders,
éditions Gautier-Languereau, 32 p. – 14,95 €
Pourquoi les princesses s’entêtent à embrasser des grenouilles ? Comment le Petit Chaperon rouge a pu confondre sa mère-grand avec un loup ? Ces questions, des lecteurs et lectrices curieux ont osé les adresser directement par courrier aux Royaumes-Enchantés-Unis.
C. Cecily, secrétaire zélé de ces douces contrées, s’est ensuite chargé de les compiler dans ce livre, avec les réponses éhontées des héros et héroïnes concernés. Un régal d’humour british. À partir de 9 ans.
Le Fan-club des contes de fées –
Lettres légendaires compilées par C. C. Cecily,
Roberts, R. Ayoade, éditions Hélium, 136 p. – 14,90 €
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la grand-mère de Léonie. Elle l’aime tellement qu’elle aimerait lui offrir le plus beau des cadeaux au moment de manger le gâteau.
Direction le jardin pour trouver ce qui ferait plaisir à sa grand-mère. Une graine, un spectacle ou encore un oiseau… Impossible de se décider lorsqu’on veut trouver le cadeau parfait.
Les Merveilles de Léonie, R. M. Galliez, V. Costa,
éditions Gautier-Languereau, 32 p. – 12,99 €
La nuit est tombée sur la forêt. Pour tous les animaux, c’est l’heure de faire dodo ! Oui, mais voilà, depuis quelques jours, plus personne ne trouve le sommeil. Docteur Hibou parviendra-t-il à trouver un remède avant que les parents épuisés ne piquent du nez ?
L’histoire du marchand de sable revisitée, idéale pour l’heure du coucher. Dès 4 ans.
Le Marchand de sable, F. Guittard, R. Glaux,
éditions Deux Coqs d’Or, 24 p. – 12 €
Tirées des plus grands tableaux de maîtres, les plus belles robes de princesses prennent vie. Sissi l’impératrice, la marquise de Pompadour, la grande Elizabeth… toutes ont fait rêver dans leurs magnifiques atours.
À travers 27 robes, cet album retrace l’histoire de la mode, du Moyen Âge à nos jours, en révélant les dessous de leur fabrication.
Un bel album historique pour les enfants à partir de 5 ans.
À la mode des princesses, Martine Lecamus,
Coralie Vallageas, Gallimard jeunesse, 64 p. – 17,90 €
Au secours super Simone, la banquise est en train de fondre ! Peut-on empêcher cette tragédie ? Lucien le pingouin et ses amis auraient besoin d’un coup de main.
Une série écolo en mode super-héros pour aborder les sujets essentiels comme la sobriété énergétique.
D’autres titres parus : Super Simone sauve les oiseaux ! et Super Simone combat le plastique ! Pour les 4 ans et plus.
Super Simone, chaud devant ! T. Guichon, B. Davies,
éditions Little Urban, 40 p. – 14 €
LIVRES
Jonas, écrivain à succès mais malheureux, part à la recherche de son père qu’il n’a pas connu et qui se serait exilé au fin fond d’une île difficilement accessible. Cerné par un vent qui enfle, Jonas découvre une nature fascinante, se confronte à la violence des hommes et rencontre une femme étrange et sauvage qui va changer sa vie. Chaque chapitre de ce huis clos glaçant, rythmé par l’intensité du vent, creuse le suspense ; la nature se met au diapason des recherches de Jonas et un final apocalyptique se profile.
Impossible de ne pas se faire happer par l’écriture immersive et sensorielle de Charles Aubert, et par l’atmosphère qui se dégage de ce récit.
Entre aventure, quête d’identité et suspense, ce roman subtil et poétique est un voyage entre terre et mer où la beauté du monde et la profondeur des êtres finissent par se révéler.
Tala Yuna, Charles Aubert, Pocket, 384 p. – 9 €
Trois femmes en ruine, trois vies fracassées et une même certitude : quand on n’a plus rien à perdre, on peut tout oser. Aura, banquière piégée par un patron véreux est accusée à tort de fraude ; Mari Paz, ancienne militaire d’élite, survit dans sa voiture ; Sere, génie de l’informatique, sombre depuis que son mari l’a quittée pour sa sœur. Réunies par un hasard brutal, elles forment un trio improbable mais irrésistible, qui fait front pour se venger d’un système qui les a broyées.
Juan Gómez-Jurado signe ici un thriller incandescent, mené tambour battant : chapitres courts, dialogues affûtés, humour acide… Mais au-delà de l’action, c’est aussi la force de la sororité, fragile et indomptable, qui bouleverse. Un roman vif, jubilatoire, qui nous offre un moment de lecture très plaisant.
Tout brûle, Juan Gomez-Jurado, trad. de l’espagnol
par Judith Vernant, éditions Fleuve, 544 p. – 22,95 €
Le temps d’une seule journée d’été, dans une ferme du sud de la France, ce roman fait affleurer une vie entière. Marguerite, grand-mère attentive, observe son petit-fils jouer. À travers ce regard tendre, s’ouvre un autre rivage ; chaque geste de l’enfant réveille en elle des souvenirs enfouis, ceux d’une jeunesse de l’autre côté de la Méditerranée, du café-cinéma, le Bijou Bar, qu’elle tenait jadis, et d’un pays quitté à jamais.
Avec une infinie douceur, Thomas Vinau mêle l’innocence de l’enfance à la nostalgie des adultes, sans taire la violence sourde de la colonisation et de l’exil. Les odeurs, les sons, la lumière deviennent des passerelles entre les époques, tissant un texte délicat et profondément humain, qui interroge les racines et ce que l’on transmet malgré l’arrachement.
Madame Bijou, Thomas Vinau, Gallimard, 224 p. – 20 €
Depuis cinq siècles, Chambord fascine et émerveille chaque visiteur qui pénètre dans son enceinte. Ses terres giboyeuses, son architecture audacieuse, ses jardins à la française et son histoire exceptionnelle font de lui le deuxième château le plus visité en France.
Dans cet ouvrage, découvrez l’histoire et les coulisses de Chambord par une série de photographies contemporaines et inédites. Sur ce domaine égal à la superficie de Paris, venez écouter le brame du cerf, gravir les marches de l’escalier à double révolution et rencontrer l’esprit de François Ier. Trésor de la Renaissance, Chambord abrite aujourd’hui de multiples événements artistiques qui continuent à célébrer son prestige et sa lumière.
Chambord, cinq siècles de lumière, Jean-Michel Turpin,
La Martinière, 192 p. – 35 €
L’intrigue de Chimère est construite comme une enquête familiale éclatée, transmise par voix croisées, lettres, souvenirs et confidences. Cinq femmes évoquent à tour de rôle la mort suspecte d’un homme, Osmond, à Rome, dans les années 1990. Vingt-cinq ans ont passé mais chacune d’elles reste, à des degrés différents, marquée par cette affaire. À travers leurs points de vue, ce sont plusieurs générations, plusieurs époques qui se superposent et apportent un éclairage particulier sur ce qui apparaît avoir été un homicide involontaire en situation de légitime défense – c’est ainsi que la police romaine a défini la chute mortelle de ce tyran domestique. Osmond, qui est par ailleurs un artiste photographe, honorablement connu de la haute société pour sa collection d’œuvres d’art.
Cinq voix de femmes, que le confinement de 2020 isole du monde et les unes des autres. Elles expriment successivement leur part de vérité. Leurs récits, leurs souvenirs, dévoilent des versions contradictoires de la vie d’Osmond et de sa mort, mais aussi des secrets et des blessures enfouies : amours contrariées, deuils, emprise, ambitions déçues, fractures générationnelles. Un roman fascinant.
Chimère, Julie Wolkenstein, éditions P.O.L, 384 p. – 22 €
L’odeur d’un flan vanille en train de dorer, une pâte qui croustille, la douceur de la glace vanille de votre enfance, la tarte aux pommes du dimanche de mamie, des cookies fondants-géants, le saucisson brioché des grandes tablées, une focaccia parfumée pour l’apéro…
La liste des plaisirs qui disparaissent plus vite qu’ils ne se découpent est longue !
Ici, c’est 60 recettes made in Sébastien Bouillet. Ce pâtissier est un véritable gone pur sucre, qui allie gourmandise et générosité avec précision et élégance. À la tête de 14 boutiques dans la région lyonnaise, sa popularité s’étend jusqu’au japon avec deux boutiques à Tokyo et une à Osaka.
Des recettes faites pour être entièrement dévorées ! Sucrées, salées ? Craquez !
Craquage, 60 recettes de pur plaisir, S. Bouillet, P. Toinard, C. Faccioli, La Martinière, 240 p. – 37 €
Avec presque 70 ans de gaffes et d’inventions saugrenues à son actif, Gaston, le plus célèbre garçon de bureau de la bande dessinée, se dévoile au travers de la vingtaine d’albums de ses aventures. Des meilleurs gags aux personnages emblématiques de la série, le spécialiste de la bande dessinée Rodolphe Massé propose une redécouverte de l’anti-héros mythique d’André Franquin à l’aune du contexte de sa création pendant les Trente Glorieuses.
Témoin des (r)évolutions de la société, Gaston a toujours été en avance sur son temps, du slow working à la prise de conscience écologique, tout en ne cessant de pointer les contradictions de la société de consommation, l’asservissement de la vie de bureau et la tyrannie du stress. Avec sa tignasse en bataille et son sourire d’une insolente nonchalance, Gaston confirme son statut d’icône résolument moderne.
Un beau livre, indispensable pour tous les fans de Gaston Lagaffe.
Gaston, employé du siècle, Rodolphe Massé,
La Martinière, 152 p. – 26,50 €
Qu’ont en commun les avocats, les pommes, les mangues et les tomates ? La réponse est que vous pouvez tous les cultiver chez vous à partir de pépins ou de noyaux : c’est facile, ludique et à la portée de toute la famille, y compris des enfants !
Vous trouverez dans ce joli petit livre les informations pratiques pour faire pousser une vingtaine de fruits et de légumes, dans la maison ou à l’extérieur, avec un minimum de matériel et d’expérience. Chaque plantation fait l’objet d’une fiche illustrée très claire, détaillant bien toutes les étapes de culture pour savoir quoi faire pousser, où et quand.
Ne jetez pas vos noyaux, ni vos pépins !
Plantez vos noyaux, Holly Farrel,
éditions Larousse,144 p. – 13,99 €
Aujourd’hui, le changement climatique nous impose de modifier nos modes de déplacement et notre façon de voyager. Les mobilités douces deviennent de plus en plus la norme.
Ce livre propose 50 itinéraires originaux, en train, à vélo, à pied ou en bateau, pour découvrir la France et l’Europe sans jamais prendre l’avion. Rome, Copenhague, Séville, Porto, Berlin, Vienne, Budapest, Stockholm et même Marrakech…, train et vélo nous emmènent aux quatre coins de l’Europe. Le trajet devient alors un voyage en soi, riches en étapes incontournables et en découvertes.
Des expériences inoubliables se succéderont, des voyages aussi riches qu’insolites, hors des sentiers battus, pour toute la famille, en solo ou entre amis !
Où aller sans prendre l’avion – 50 itinéraires,
Paul Engel, éditions Larousse, 224 p. – 25 €
Tout commence en 1985 dans un lotissement de la banlieue parisienne, où Paul, Sarah et Alex, dix ans à peine, nouent une amitié indéfectible, bientôt marquée par un événement dramatique. Des décennies plus tard, Paul et Sarah, la cinquantaine, revisitent les lieux de leur enfance et déroulent leurs souvenirs dans un dialogue sensible, fait d’échos, de silences et de questions restées en suspens. À travers leurs trajectoires croisées se dessinent les rêves brisés, les zones d’ombre et les non-dits, mais aussi l’évolution de la société : rapports de genre, patriarcat, éducation, consentement, identité. Une ample fresque intime et sociale, profondément humaine et actuelle, qui traverse quarante ans d’existence, de 1985 à 2025.
L’un des grands atouts du récit réside dans la richesse de ses trois personnages : avec leurs blessures, leurs contradictions et leurs espoirs, ils donnent au roman une grande force émotionnelle. Et la plume d’Olivier Adam, à la fois sobre et profondément expressive, décrit avec justesse et pudeur la vulnérabilité de ses personnages.
Et toute la vie devant nous, Olivier Adam,
Flammarion, 320 p. – 22 €
S'AMUSER
Mes chers amis, sous notre chapiteau
ce soir, en exclusivité mondiale,
voici notre inimitable, fantastique,
inoubliable… Famille Acrobate !
Sous ce « chapiteau-livre », une famille d’artistes, hétéroclite et talentueuse, nous offre un spectacle.
Comme dans un jeu de construction, l’enfant-lecteur place les personnages en équilibre les uns au-dessus des autres en tournant les pages. Les voici qui forment une pyramide, toujours plus haute et spectaculaire ! Les membres de cette famille s’encastrent les uns dans les autres et tiennent compte de la personnalité de chacun pour parvenir à un résultat peut-être fragile, mais harmonieux et vivant ! À partir de 3 ans.
Famille Acrobate, A. Boisrobert, L. Rigaud,
éditions Hélium, 16 doubles-pages pop-up – 21,90 €
Pour voyager à travers le monde, voici des affiches vintage à colorier représentant des destinations iconiques ! Du Pérou au Japon, en passant par la Grèce, l’Islande et la Nouvelle-Zélande, le dépaysement sera assuré.
Aquarelle, feutres, crayons : employez la technique de votre choix et affichez ces dessins une fois que vous les aurez terminés ! Près de 35 dessins à découvrir. Révélez l’artiste qui sommeille en vous !
Affiches à colorier – Destinations fabuleuses,
Larousse, Coll. Coloriages d’artistes, 72 p. – 15,95 €
Tortue et Hérisson sont les meilleurs amis du monde. Du matin au soir et du soir au matin, ils ne manquent jamais de se faire des petits bisous.
Ce charmant petit livre animé, avec des surprises à chaque page (roues, tirettes, flaps), permet de fêter les bisous, les câlins et le bonheur d’être avec ceux qu’on aime.
Dès 18 mois.
Le plus doux des petits bisous,
McLaughlin, P. Dunbar,
Gallimard jeunesse, 10 p. – 9,90 €
Voici des pop-up malins et drôles, qui raviront les plus petits dans cette série de quatre titres où les animaux, familiers et sauvages, se croisent et nous en apprennent un peu plus sur chacun d’entre eux, tout en nous dévoilant leurs caractéristiques les plus marquantes…
Des ouvrages créés par un artiste qui les réalisa anonymement en raison du contexte politique de son pays, et qui ne fut reconnu qu’à titre posthume.
À partir de 3 ans.
Chien & Compagnie, Lion & Compagnie, Tigre & Compagnie, Tortue & Compagnie, Rudolf Lukes,
éditions Hélium, 10 p. – 9,90 € l’unité
Cet album animé avec des trous propose de jouer au paléontologue en partant à la recherche de traces de dinosaures.
Il faut deviner à quelle créature préhistorique correspond chaque fossile en étudiant les caractéristiques de chaque espèce : les griffes acérées du vélociraptor, les grosses cornes du tricératops… Le but étant de trouver le plus grand dinosaure.
À la fin de l’ouvrage, l’enfant trouvera un dépliant géant qui fera apparaître l’immense diplodocus. Dès 3 ans.
Creuse et trouve des dinosaures,
Goswami, M. Li, Gallimard jeunesse, 36 p. – 14,90 €
Le quai 9 ¾, Poudlard, Pré-au-Lard, Honeydukes, le Chemin de Traverse… Voici 20 cartes postales officielles représentant des lieux magiques et des scènes des films de la saga Harry Potter.
À colorier au crayon, au feutre, à la gouache ou à l’aquarelle, grâce à un carton épais adapté.
Pour les fans à partir de 8 ans.
Harry Potter, souvenir de Poudlard – Cartes postales
à colorier, Gallimard jeunesse, 40 p. – 9,90 €
Dans ce coffret Simplissime, on trouve un livre de 20 pas-à-pas tout en images avec 8 étapes claires et faciles à suivre pour dessiner en quelques coups de crayon les personnages de manga les plus fous. Le coffret contient 1 crayon à papier, 1 feutre fin noir, 1 gomme, un pochoir plein de bulles et 1 bloc de dessin pour s’entraîner. Pour les 6-12 ans.
Simplissime, 20 pas à pas dessins mangas,
Lise Herzog (illustratrice et professeure de dessins pour les enfants), Hachette enfants, 12,99 €
Assemblée de dragons, forêt enchantée, troupeau de licornes, monstres mythologiques, cité engloutie, congrès de sorcières : avec ce livre grand format on embarque pour un voyage à la découverte des créatures magiques.
Les enfants pourront jouer en famille car les jeux correspondent à trois niveaux de difficulté, adaptés aux 4 à 8 ans.
Un livre ludique, avec des illustrations fourmillantes de détails et pleines d’humour.
Le grand livre jeu du merveilleux, Subi,
La Martinière jeunesse, 16 p. – 12,90 €
Pour apprendre l’anglais en s’amusant, Mini-Loup et ses amis explorent le monde qui nous entoure : la famille, la nature, la maison, les sports, les vacances, les transports, les fêtes, mais aussi l’école. Ce livre propose plus 550 mots du quotidien pour que la langue anglaise n’ait plus aucun secret pour l’enfant de 3 à 6 ans.
J’apprends l’anglais avec Mini-Loup, Philippe Matter,
éditions Hachette, 96 p. – 11,95 €
Elle avait de toutes petites oreilles, dit le lièvre ; un tout petit museau, précise le sanglier ; pas l’ombre d’une moustache, indique le lynx ; et une toute petite bouche, renchérit le crapaud.
Tous les animaux de la forêt ont vu passer une étrange créature, qu’ils décrivent tour à tour, dressant ensemble un étonnant portrait, de plus en plus intrigant à mesure que les caractéristiques s’accumulent.
Par un habile système de trous au niveau des yeux, l’auteure invite le petit lecteur à adopter le regard de chaque animal et à se prendre au jeu des devinettes…
Un livre pour élargir les perspectives, avec de magnifiques illustrations à la peinture.
À partir de 4 ans.
Qui voit là ? Caroline Gamon,
éditions Hélium, 40 p. – 17,90 €
Ce cherche et trouve n’est pas comme les autres avec ses 36 questions et ses illustrations rigolotes. On y trouve 6 scènes très colorées et pleines d’humour, qui fourmillent de détails à observer, dont une souris à retrouver à chaque page.
Adorable ! À partir de 3 ans.
Où est cachée la souris ? Daniel Spacek,
éditions Tourbillon, 12 p. – 10,90 €
Écoute, petit renard, comme c’est joli cette petite balade sonore à travers les saisons. Printemps, été, automne, hiver, petit renard explore la nature. Le gazouillis des oiseaux, le bruit de la pluie, les cigales…
Une première balade sensorielle tout en douceur grâce à ce livre sonore. Adorable !
Dès 1 an.
Découvre les saisons, S. de Mullenheim, S. Kim,
éditions Deux coqs d’or, 10 p. – 14,95 €