Table des matières
Fête sécularisée (Noël - Galette - les oeufs - Carnaval...)
Quel est le cadre juridique (la loi) ?
La loi du 9 décembre 1905 concernant la liberté de conscience et la séparation des Églises et de l’État.
Le site dédié du ministère : La laïcité à l’école
Qu’est ce qu’une fête sécularisée ?
C’est une fête qui, malgré un passée dans le domaine du religieux, est maintenant passé dans le domaine public et laïque.
(Page 95 du Vade-mecum laïcité sur les « fêtes sécularisées » )
Comment organiser ces fêtes dans mon établissement ?
En s’assurant du respect du principe de laïcité et de neutralité du service public.
L’Etat, ses agent-es, les collectivités territoriales, ses agent-es, ne peuvent faire aucun prosélytisme religieux.
Lors de l’organisation de ces fêtes, il ne faut pas de signe ou d’emblème à caractère religieux (la crèche, l’étoile etc…).
Pour célébrer ces fêtes, je peux : installer un sapin, mettre des guirlandes des boules, parler du père noël, manger la galette, mettre une fève, porter une couronne, me déguiser, manger du chocolat…
Mais je ne peux pas : mettre une crèche, chanter un chant religieux, citer et célébrer des personnages de l’évangile etc..
Ces règles s’appliquent à tous les membres de la communauté éducative à l’intérieur de l’école et dans le cadre de ses missions/fonctions.
*
A titre de (mauvais) exemple :
– Le jeudi 9 janvier 2025, les petit·es toulousain·es ont dégusté le dessert incontournable de janvier : la galette des rois.
Quelle surprise d’avoir trouvé des fèves avec des personnages d’un caractère très religieux !
– Petit rappel utile à la mairie de Toulouse sur la loi (du 9 décembre 1905) :
La galette des rois est une fête sécularisée, elle peut être fêtée. Cependant pour garantir la neutralité et la séparation des Églises et de l’État, il convient de s’assurer qu’aucun signe ou emblème à caractère religieux n’exprime la reconnaissance ou la préférence d’un culte religieux…
Les fèves a l’effigie de personnages religieux sont donc interdites, illégales.
Suite aux alertes de la communauté éducative, la mairie de Toulouse a répondu par un courrier… Nous attendions un argumentaire autour d’une erreur, des excuses, d’un malencontreux accident…
Et bien non ! La mairie a tout faux :
– Tout d’abord, nous apprenons que lors d’un appel pour un marché public sur la galette des rois, la mairie oublie (peut être malencontreusement) de rappeler le cadre républicain et séculaire dans lequel s’inscrit cette fête.
– Ensuite, « la tradition et la culture » évoquées par la mairie peuvent-elles surpasser le cadre de la loi ?
– La mairie insiste aussi pour voir une « curieuse, stérile et anecdotique polémique « . Quand on sait que l’école Publique est garante et porteuse de ses valeurs et que la mairie nous met en difficulté par cette action ?
– Et elle termine par une auto-promotion des ses actions…
De simples excuses auprès des usagers et des remerciements à la communauté éducative (qui a du géré le fâcheux événement) semblaient être le minimum…
[sep. 22] Soutane, armoiries... Saliège à coté de la plaque !
Le 1er septembre 2022, le ministre de l’Éducation Nationale a inauguré une nouvelle école, à Toulouse.
Cette nouvelle école, nommée Jules-Géraud Saliège, porte le nom d’un toulousain, évêque catholique, nommé « juste parmi les nations ».
A cette occasion, une plaque a été apposée dans l’entrée de l’école.
*
Si nous pouvons tous avoir un avis différent sur la morale et les actions de chacun ; la loi, elle, est identique pour tous. La morale se discute, la loi s’applique.
Pour que le respect de la laïcité soit réel, il faut qu’il s’applique et encore plus dans une école. C’est pour demander le respect de la loi que le SE-Unsa a écrit au Dasen de la Haute-Garonne : Il ne peut y avoir de « signes ou emblèmes religieux » qui soient apposés.
*
» Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
A cette rentrée, le ministre de l’Éducation nationale a inauguré l’école publique Jules-Géraud Saliège à Toulouse.
Après avoir soutenu Pétain, ce dernier a su jouer un rôle essentiel contre l’antisémitisme du régime de Vichy. A ce titre, sa reconnaissance en tant que juste parmi les nations est amplement justifiée.
Toutefois, la plaque installée à l’intérieur des locaux scolaire contrevient à l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, qui interdit d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics.
En effet, outre la tenue du prélat, ses emblèmes cardinaux sont présents sur le mur de l’école.
Dès lors, nous vous demandons de faire en sorte que la loi soit respectée.
Dans le cas contraire, quelle serait la crédibilité de l’institution à faire respecter le caractère laïque de l’École ?
Si la laïcité est régulièrement rappelée par tous comme un moyen de vivre ensemble, il convient d’abord que chacun veille au respect et à l’application de la loi.
Cordialement,
Franck Calmels,
Secrétaire du SE-Unsa 31 «
[Avril 22] Jeûne au collège et jeunes à la rue...
Depuis début avril, « c’est ramadan ». En cette période de jeûne cultuel pour les musulmans, les établissements scolaires proposent une remise d’ordre pour la cantine.
Cette organisation n’est pas un problème en soi, pour peu que l’établissement informe en amont et de manière précise sur les modalités…
En effet, plusieurs correspondants du SE-Unsa nous ont interpelés sur des élèves – d’ordinaire demi-pensionnaires – qui restaient – sans surveillance – aux abords de l’établissement…
Sans surveillance et parfois dans des lieux très peu sécurisés.
*
Le SE-Unsa ne peut se désintéresser de ces élèves. Nous avons sollicité – avec d’autres syndicats – la Dsden et le conseil départemental pour qu’une solution soit trouvée…
Notre courrier commun :
A M. Sieye, DASEN de Haute Garonne ; M. Fourar, Recteur de l’académie de Toulouse ; M. Gibert, vice-président du conseil départemental
Nos organisations ont été informées par leurs adhérentes et adhérents que dans certains collèges, les élèves faisant le ramadan ne sont pas acceptés au sein de leur établissement pendant la pause méridienne.
Dans la plupart des collèges du département, les familles ont eu la possibilité de désinscrire leurs enfants de la demi-pension pour ne pas payer la cantine. Jusque là, nous soutenons la démarche.
Cependant, dans certains établissements, les directions ont imposé aux élèves concernés de passer au régime externe et de quitter l’établissement pendant la pause méridienne.
Or si ces élèves sont habituellement demi-pensionnaires, c’est qu’ils n’ont pas toujours la possibilité de rentrer chez eux sur cette pause.
Par conséquent de nombreuses collégiennes et de nombreux collégiens sont privés de la sécurité, la surveillance et des activités méridiennes, livrés à eux-mêmes, dans la rue, entre midi et 14h, quand bien même les familles ou les élèves ont formulé la demande d’être accueillis dans les murs de leur collège.
Pourquoi les intendances ne donnent pas possibilité de maintenir les élèves concernés au régime de demi-pensionnaire avec remise d’ordre pour les repas non consommés, comme cela se fait dans les lycées ?
Nous demandons donc, dans les plus brefs délais, un cadrage des pratiques des établissements de Haute-Garonne concernant la pause méridienne afin que :
1) Les parents aient la possibilité de ne pas payer la cantine pendant les longues périodes où leurs enfants ne prennent pas de repas.
2) Dans ce cas ils aient le choix entre d’une part autoriser leur enfant à sortir de l’établissement pendant la pause méridienne et d’autre part, laisser leur enfant sous la responsabilité de l’établissement pendant la pause méridienne.
Nous sommes disponibles pour vous rencontrer pour en discuter.
Nous vous prions de croire en notre profond attachement au service public d’éducation.
SNES-FSU 31, CGT-Educ 31, SGEN-CFDT 31, SE-Unsa 31,
SUD-Educ 31, SNFOLC 31.
[sep. 22] La laïcité à l’affiche (mal) ...
[Article de Septembre 2022]
« Permettre à Kévin et Charles
de travailler ensemble »
C’est ça la laïcité ?
La 9ème affiche : celle que vous ne verrez jamais.
Jamais avare de diversions pour masquer les difficultés de l’École – souvent créées par lui-même – le ministère a lancé une campagne de publicité (avec huit affiches) qui sont censées illustrer ce que « permet » la laïcité.
Ces affiches montrent surtout la vision du ministère :
– Un monde dans lequel la couleur et le prénom des enfants permettraient de deviner leur origine et leur religion !
– Un monde dans lequel la « diversité » des enfants serait une difficulté à surmonter !
Bref, une vision du monde que ne renierait pas le héros d’OSS117.
Ces affiches montrent aussi ce que ne fait pas le ministre : « Permettre à Kévin et Charles de travailler ensemble ».
– Cela ne sera pas possible parce que les parents de Charles ont acheté une fausse adresse au centre ville ou une place dans le privé. Ainsi, Kévin et Charles ne seront pas dans la même classe parce qu’ils ne sont pas de la même classe sociale !
– « Ce serait ça la laïcité ». Permettre que les enfants vivent ensemble. De ne plus financer – avec de l’argent public – des établissements privés, réservés à certains et qui trient leurs élèves.
Mais pour le ministre, permettre à Kévin d’être avec Fatima et à Charles d’être avec Ombeline, ce sont surement de belles affiches.
Franck Calmels, Secrétaire du SE-Unsa 31
Le communiqué de l’Unsa-éducation Promotion de la laïcité : ça l’affiche mal !
Édito de la lettre info du 6 février 2020
[Fév. 20] La laïcité permet la liberté et doit être défendue (Au delà de "l'affaire Mila")
La laïcité est sujette à de nombreuses batailles idéologiques d’interprétations MAIS ce sont d’abord des règles juridiques qui garantissent l’égalité de tous et la liberté pour chacun.
Il nous appartient de protéger ces droits. Les athées acharnés, les prieurs du vendredi ou du samedi ou du dimanche, les agnostiques détachés… ont le DROIT de penser ce qu’ils pensent.
Ils ont aussi le droit de penser le plus grand mal des pensées des autres. Quand une lycéenne insulte une croyance, elle en a le droit !
Il est inquiétant que la première réaction de la ministre de la justice (qui fut notre rectrice, puis membre du conseil constitutionnel) ne soit pas de défendre et de protéger une personne menacée de mort.
Il est inquiétant que cette élève soit aujourd’hui exclue – de fait – de son lycée.
Pour le SE-Unsa 31, il ne doit pas y avoir d’ambiguïté. Il n’y aucune comparaison possible entre « votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul » et « t’es morte on sait où t’habites ».
Nous avons le droit d’être malpoli mais pas d’appeler au meurtre… même pour défendre les idées « d’amour et de paix » qui auraient été insultées…
Franck Calmels,
Secrétaire du SE-Unsa 31
19 juin 1960, le serment de Vincennes ( Contre la loi Debré, toujours)
Texte commun des organisations du CNAL :
Le 19 juin 1960, la proclamation du Serment de Vincennes a rassemblé 400 000 personnes et près de 11 millions de pétitionnaires contre la loi Debré.
Ce serment de Vincennes condamne le financement par l’État de la séparation scolaire des enfants et demande son abrogation pour que l’effort de la République soit exclusivement consacré à l’école de la république, l’école publique laïque….
Pour les organisations constitutives du CNAL, l’Éducation, porteuse d’humanisme universel, est un rempart naturel contre la menace identitaire, fondamentaliste et nationaliste.
Ainsi, la lutte contre les inégalités scolaires doit faire l’objet d’un combat sans répit, au risque de froisser ceux qui, de tous bords, refusent l’élargissement de la base sociale de la réussite scolaire…
– Une vidéo met en lumière les événements marquants de ce pan de l’histoire scolaire : Voir la vidéo sur la chaîne Youtube du CNAL
Serment de Vincennes
Le serment de Vincennes est un engagement pris lors d’une manifestation contre la loi Debré (voir ci-dessous) de 1959.
Lorsque, en 1959, la loi Debré institutionnalise le financement public des écoles privées dans le cadre de contrats simples ou d’associations, les laïques descendent dans la rue par centaines et se rassemblent sur la pelouse du bois de Vincennes le 19 juin 1960.
400 000 personnes représentant 10 813 697 citoyens pétitionnaires prononcent le serment de Vincennes :
» Nous faisons le serment solennel
– de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation ;
– de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ;
– et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse. «Extrait de Wikipédia
La loi Debré
La loi Debré (31 décembre 1959) est une loi française qui porte le nom de Michel Debré, Premier ministre.
Elle instaure un système de contrats entre l’État et les écoles privées qui le souhaitent.
L’État accorde une aide et en contrepartie, les programmes doivent être les mêmes que dans l’enseignement public (le catéchisme devient une option).
L’inspection devient obligatoire et les enfants ne partageant pas la même religion que l’établissement ne peuvent être refusés.
Les enseignants sont rémunérés par l’État selon les mêmes grilles indiciaires. En revanche, leurs retraites dépendent du régime général et de caisses de retraites complémentaires, ce qui induit une différence tant dans la rémunération nette (taux de cotisations plus fort) que dans les droits à retraite (retraites ordinairement nettement plus faibles).
La loi a été intégrée au Code de l’éducation (ordonnance du 22-6-2000).
Extrait de Wikipédia
