Le contexte

Sous couvert de consignes ministérielles, la DSDEN prévoit de modifier la gestion du remplacement 1er degré à la rentrée 2026.
Le cadre fixé par la circulaire de 2017 (annexe 2), qui précise qu’il « convient d’abandonner la distinction des zones de remplacement en fonction des catégories d’absence », n’avait pas encore été intégralement appliqué par le département du Rhône.

En effet, si les postes ZIL et Brigade avaient fusionné pour le poste de Titulaire remplaçant, les postes de Remplaçant REP+ (ex-ZBF) existent toujours sur notre territoire.

La commande ministérielle de mise en place d’un nouvel outil de gestion du remplacement contraint la DSDEN du Rhône à se mettre en conformité avec ladite circulaire.

Quels changements ?

Le changement le plus important découle de la programmation du logiciel de gestion des remplaçants, notamment pour le prochain mouvement intradépartemental.

Jusqu’à présent, les collègues postulant pour devenir remplaçants le faisaient sur un poste rattaché à une circonscription, puis était rattaché administrativement dans une école.

Le nouveau logiciel de gestion ne permet plus ce fonctionnement puisque le département doit être géré en zones géographiques (maximum 4) et non par circonscription.
Lors du mouvement, les collègues postulant pour devenir remplaçants devront le faire sur une de ces zones (3 ou 4 pour le Rhône), puis feront part de leurs préférences d’affectation à l’administration qui les affectera dans une circonscription au mieux des demandes, mais toujours selon les fameuses « nécessités de service ». Ils seront ensuite rattachés administrativement dans une école.

La prime REP (+) sera versée en fonction de l’école de rattachement, en incluant les vacances. Pour chaque jour de remplacement « Hors Réseau », la prime sera grevée de 1/30.

Les engagements de l'administration

L’administration s’est engagée lors du groupe de travail (GT) du 29 janvier à :

  • maintenir sur leur affectation les titulaires remplaçants en poste cette année.
  • proposer aux Remplaçants REP+, en amont du mouvement, une affectation dans une école proche de leur collège d’affection actuel.
    En cas de refus de leur part, ils bénéficieraient d’une mesure de carte scolaire (bonification) pour retrouver un poste de même nature.
  • maintenir les temps de concertation en REP+.
  • maintenir la double gestion des remplaçants (DPE et circonscription).

Pas d'appel à la grève le 5 février ?

Le SE-Unsa du Rhône n’a pas appelé à la grève le 5 février dernier car cette lutte ne peut se gagner avec des mobilisations locales. Les journées de salaire des collègues ne doivent pas servir une communication stérile.

C’est nationalement que nous agissons, auprès du Ministère, pour obtenir le maintien de la spécialisation des postes, mais aussi des postes supplémentaires, notamment pour le remplacement !

La méthode qui consiste à organiser des groupes de travail en département avant d’envisager des réunions ou des GT avec les organisation syndicales pour un cadrage national ne correspond à pas notre conception du dialogue social qui est dans ce cas mis à mal et fonctionne à l’envers. Notre syndicat a demandé la tenue de GT ministériels afin de discuter de ce sujet qui n’est pas sans conséquences pour les agents concernés tant du point de vue de la rémunération, de la QVCT que de l’impact sur les postes et la mobilité.

Bien qu’opposés à la circulaire de 2017, il n’en demeure pas moins que celle-ci cadre la gestion des remplacements. Malgré les contraintes qu’elle engendre, il existe des marges de manœuvre locales permettant de limiter ses effets délétères. C’est pourquoi nous avons participé au GT du 29 janvier dans le but de connaitre les dispositions prévues pour notre département et, dans la mesure du possible, de s’assurer d’une prise en compte des conditions de travail des agents concernés, ainsi que du respect de leur équilibre vie pro/vie perso.

Nous resterons vigilants pour que les engagements pris par M. Leclerc, IA-DASEN du Rhône, soient bien suivis d’effet.

La position du SE-Unsa

Le SE-Unsa n’est pas favorable à une déspécialisation des remplaçants. Les différents types de remplaçants (ZIL, Brigade, BREP+) ne sont pas un obstacle à l’efficacité du système. Il y a toujours eu une porosité entre les différentes missions pour pallier les besoins. De plus, cela va mettre en difficultés les spécificités comme l’ASH ou les brigades REP+.

Par ailleurs, la circulaire de 2017 ne dit pas clairement les choses puisqu’elle parle « d’abandonner la distinction des zones de remplacement en fonction des catégories d’absence. ». Ce qui, pour nous, n’est pas incompatible avec le maintien des dispositifs comme les brigades ASH ou REP+.

La déspécialisation des postes peut également entraîner le sentiment d’une déqualification, une perte de reconnaissance de l’expertise acquise (REP+, ASH) et de connaissance du terrain.

Le SE-Unsa n’est pas opposé à travailler sur l’efficience du remplacement. Seulement, celle-ci ne doit pas se faire au détriment des agents. Les mesures envisagées par le ministère vont à l’encontre de conditions de travail décentes pour nos collègues remplaçants. Nous n’y adhérons pas.

Notre syndicat demande en premier lieu que les moyens en remplacement soient abondés. C’est le premier levier à activer pour répondre aux besoins et rendre plus efficace le remplacement. Les 94 suppressions de postes annoncées dans notre département pour la rentrée 2026 ne vont malheureusement pas dans ce sens. On aura beau mettre en place de nouveaux outils, modifier les modalités de gestion, quand il n’y a plus de remplaçants, il n’y a plus de remplaçants !


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