Le ministère accentue la pression sur les Dasen pour imposer une fusion totale de tous les corps de remplaçant·es. L’objectif : que chacun·e intervienne sur l’ensemble de son département, sous la gestion d’un service unique et centralisé en DSDEN dans l’objectif de rendre le remplacement plus efficace.
Dans l’Aisne et surtout dans l’Oise, qui ont jusqu’ici réussi à maintenir un système mixte avec des remplaçant·es de proximité (Zil/TRP), les collègues s’inquiètent, légitimement, de la dégradation que cela pourrait engendrer sur la qualité du remplacement et sur la qualité de leurs conditions de travail. Nous soutenons le combat de ces collègues !
La disparition des brigades REP +, par ailleurs, nous inquiète. Y aura-t-il toujours bien les mêmes remplaçant·es lors des concertations, pour permettre d’assurer une continuité pédagogique, particulièrement importante dans ces écoles ?
Le problème du remplacement dans les départements ne relève pas d’un défaut d’organisation, mais d’un manque criant de personnels. La réponse ne peut être la fusion ou le redéploiement des missions, mais bien le recrutement et la création de postes de remplaçant·es en nombre suffisant.
Nous exigeons :
- Le maintien de la nomenclature spécifique à chaque brigade: titulaire remplaçant, titulaire départemental et référent REP+.
- Le maintien des postes de référents REP+, et de leurs missions dans leur fonctionnement actuel.
- Une garantie de la gestion humaine du remplacement et du respect des choix des collègues quant au type de remplacement effectué (que l’on soit sur un poste de titulaire remplaçant ou de titulaire départemental) ;
- L’ouverture de postes de remplaçant·es en nombre.
- Que les collègues affecté.es sur des postes de titulaire remplaçant et de titulaire départemental effectuent les remplacements correspondants à la limite du nombre de km de leur poste.