Une saignée qui ne vient qu’affaiblir un système déjà bien malade…

L’École publique et laïque subit, une nouvelle fois, une cure d’austérité sans précédent.

À la rentrée 2026, ce sont 160 postes de  professeurs des écoles en moins dans l’académie qui ont été annoncés. Dans les collèges et lycées, la saignée se poursuit avec 114 postes supprimés et 5 postes administratifs. C’est pour cette raison que l’UNSA Éducation et les organisations syndicales représentatives ont tenu à marquer leur opposition à ce projet en boycottant le CSA (Conseil social d’administration) qui devait se tenir au rectorat de Nancy ce mercredi 28 janvier après-midi. Cette instance est de ce fait reportée au mardi 3 février à 14 heures.

Ces chiffres ne sont pas anodins : ils traduisent une politique éducative qui privilégie la logique comptable au détriment de la qualité de l’enseignement et des conditions de travail des personnels. Le SE Unsa  dénonce avec force cette gestion purement budgétaire, qui sacrifie l’avenir de nos élèves, en particulier les plus fragiles, et la stabilité de nos écoles et établissements.

La baisse démographique ne peut justifier une telle hémorragie de moyens. Les besoins éducatifs ne se résument pas à des effectifs : ils incluent aussi la prise en charge des difficultés sociales, des fragilités culturelles, de la ruralité et l’accompagnement des élèves en difficultés. Supprimer des postes, c’est affaiblir l’Ecole.

Le Ministère choisit une nouvelle fois de ne pas profiter de cette baisse démographique réelle pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et le travail quotidien des collègues : c’est déplorable !

En effet, la multiplication des missions, les injonctions contradictoires, la réduction des marges de manœuvre et le manque de reconnaissance finissent par peser lourdement sur nos collègues. Ces choix politiques destructeurs n’auront qu’une conséquence, affaiblir l’attractivité de nos métiers et celle de la seule école qui agit pour toutes et tous, l’École Publique et Laïque.

Préparée avec un budget aussi insuffisant qu’incertain depuis des mois, la rentrée scolaire prochaine pâtit aussi d’un manque cruel de visibilité sur deux autres points. Les nouveaux concours sont toujours en attente de l’adoption de la nouvelle loi de finances, alors même que les épreuves doivent débuter d’ici quelques semaines. Les opérations de carte scolaire sont repoussées de plusieurs semaines en raison des scrutins municipaux.

Le SE-Unsa  restera combatif et déterminé pour défendre les situations des écoles et des établissements du second degré dans ce contexte plus que compliqué. 


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