Lors du CSA-SD, l’administration a confirmé un contexte budgétaire national très dégradé, avec 29 000 postes supprimés au niveau national, dont 64 ETP pour l’académie de Besançon.
Pour le Territoire de Belfort, la baisse démographique se poursuit : –917 élèves, dont –608 en collèges.
Pour autant, pour UNSA-Éducation, cette baisse ne peut justifier une réduction mécanique des moyens. Moins d’élèves ne signifie pas moins de besoins : inclusion, hétérogénéité des publics, ruralité, fragilités sociales nécessitent au contraire davantage d’encadrement.
Dotations et critères : une équité discutable
La répartition de l’APM repose sur plusieurs indicateurs (IPS, taux de boursiers, mixité sociale, éducation prioritaire, niveau scolaire, éloignement, taille d’établissement).
Si ces critères existent, leur traduction concrète ne paraît pas réellement équitable : les effets de seuil et les logiques de blocs horaires conduisent encore à des divisions surchargées ou à des services éclatés.
Nous avons rappelé la nécessité d’une répartition plus fine, corrélée aux réalités locales (IPS, H/E, E/D, effectifs par niveau) et attentive au maintien de postes complets, pour éviter la multiplication des compléments de service.
Des marges de manœuvre existent (heures de marge, options, accompagnement), mais elles ne doivent pas servir à compenser des suppressions structurelles.
Dispositifs pédagogiques : vigilance
Les groupes de besoins en français et mathématiques ne sont plus obligatoires et ne bénéficient plus d’un financement fléché. Ils relèvent désormais de l’autonomie des établissements.
Points particuliers du département
Deux établissements, Collège Signoret et Collège Châteaudun, font partie des 800 collèges ciblés nationalement par le gouvernement, ce qui appelle une vigilance particulière sur les moyens et l’accompagnement.
Nous avons également réaffirmé un besoin identifié de création de SEGPA dans le nord du territoire, afin de mieux répondre aux besoins des élèves en grande difficulté scolaire.
Position de l’UNSA-Éducation
Nous continuons de défendre :
- l’arrêt des suppressions de postes
- des effectifs par classe allégés
- une répartition plus juste et qualitative des moyens,
- la stabilité des équipes
- et des dispositifs réellement financés pour l’accompagnement des élèves.
L’École ne peut pas être une variable d’ajustement budgétaire. La baisse démographique devrait être une opportunité pour améliorer les conditions d’enseignement, pas pour organiser la pénurie.