La campagne 2024-2025 des rendez-vous de carrière confirme ce que nous constatons depuis plusieurs années : les avis du recteur sont massivement positifs. Les mentions « Très satisfaisant » et « Excellent » dominent largement, tous corps confondus, tandis que les avis « À consolider » restent marginaux.

Cette avalanche d’avis favorables met en lumière une réalité simple : les personnels font leur travail, et le font bien. Pourtant, cette reconnaissance reste largement symbolique et parfois mal vécue par les collègues. La CAPA du 2 février sur les recours avis recteur a permis une révision de l’avis pour un peu moins de la moitié des dossiers étudiés (14 révisions sur 30 ). L’administration est restée inflexible sur certaines situations qui auraient pu être légitimement révisées.

Des “Excellents” de plus en plus nombreux… sans effet réel

Au fil des rendez-vous de carrière, la part d’avis « Excellent » augmente nettement, notamment lors du 3e rendez-vous, où l’excellence devient majoritaire pour de nombreux corps. Cette reconnaissance tardive s’inscrit dans une logique bien connue, où l’expertise professionnelle n’est reconnue qu’à un moment où les marges d’évolution sont déjà fortement réduites.

Des écarts entre corps et des effectifs à relativiser

Si la dynamique est globalement similaire selon les corps, des disparités subsistent.
Chez les PLP et en EPS, la reconnaissance progresse mais reste plus mesurée que chez les certifiés.

Pour les CPE et les PsyEN, les effectifs réduits imposent une lecture prudente, mais confirment néanmoins une domination des avis très favorables, en particulier lors du 3e rendez-vous.

Un dispositif de promotions contingenté qui le rend injuste.

Quand la quasi-totalité des collègues est jugée « Très satisfaisante » ou « Excellente », mais que les possibilités d’avancement restent strictement limitées, le problème n’est pas l’engagement des personnels, c’est le fonctionnement avec des possibilités de promotions contraintes.

Les rendez-vous de carrière servent avant tout à trier, non à reconnaître réellement le travail.

L’appréciation finale, souvent minorée par rapport aux différents items complétées, est mal comprise.

Cela pose clairement la question de la cohérence, de la transparence et de l’objectivité du dispositif.

Les exigences du SE-Unsa

  • une revalorisation salariale immédiate pour toutes et tous avec la hausse du point d’indice
  • la hausse des quotas afin d’augmenter le nombre de collègues promus en avancement accéléré et un accès élargi à la hors classe
  • Une reconnaissance du travail tout au long de la carrière, pas seulement lors de rendez-vous imposés.
  • Une meilleure prise en compte des appréciations littérales et sortir du carcan de la logique de croix qui prévaut dans la décision de l’avis posé par le recteur

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