Ce mardi 10 février, s’est tenu le CSA-SD sur la Dotation Horaire Globale (DHG) des collèges. Etaient présents le Dasen, la Secrétaire Générale, les membres de la DPM.
Nous avons fait la lecture de notre déclaration liminaire.
Climat scolaire :
Tout d’abord, nous avons évoqué l’horrible agression dont a été victime notre collègue de Sanary et lui souhaitons de se rétablir au plus vite. Monsieur Ballé, Dasen, s’est associé à cet hommage. Il est de plus en plus fréquemment sollicité par des collègues menacés, à qui il accorde la protection fonctionnelle.
Données globales :
L’académie perd à la rentrée prochaine 1 598 élèves (- 1,06%) dont 330 dans notre département (-1,96 %) répartis ainsi : – 271 élèves en collège et – 59 en SEGPA).
La baisse est continue depuis 2023, elle touche très fortement le Perche.
La DHG de notre département baisse de 371 heures (-338 HP et -33 HSA).
Le taux d’HSA est de 9%, ramené à 9,5% si l’on ne considère que les personnels qui peuvent en avoir.
Un tel niveau d’HSA entraîne mécaniquement une pression accrue sur les personnels pour accepter des heures supplémentaires, ainsi qu’une fragilisation de la stabilité des équipes et in fine pour les élèves. Pour l’UNSA Education, réduire le volume d’HSA, en transformant autant que possible ces heures en heures postes, permettra de garantir la stabilité pédagogique, facteur essentiel de réussite pour les élèves comme pour les personnels.
Calcul de la DHG :
Le modèle de calcul rectoral est le même que l’an passé et les « catégories » de collèges (et leur seuil respectif à 25/27/28/30 élèves par classe) sont aussi identiques. M. le Dasen nous dit être attentif pour les collèges situés dans le bas de la catégorie 4 (IPS de 94 mais seuils à 30).
La « réserve » de la DSDEN, elle, baisse de moitié, ce qui rendra encore plus difficiles les demandes de rallonge pour ajustement. (Environ 200h)
Une dotation complémentaire destinée aux « groupes de besoin » est attribuée selon un calcul complexe. Comme ceux-ci ne sont plus obligatoires, cette dotation peut servir à tout autre projet.
L’UNSA Education souscrit pleinement à la disparition des groupes de besoin. Néanmoins, l’UNSA Education demande à ce que les organisations de l’année prochaine soient décidées en impliquant les équipes pédagogiques et non subies comme c’est parfois le cas. Il ne faut pas oublier que la mise en place des groupes de besoins s’est faite au détriment d’autres disciplines, en particulier de la technologie, souvent sacrifiée dans les emplois du temps.
A cela s’ajoutent des dotations pour les dispositifs financés (car validés) par le rectorat) qui sont : LV2 rare (Italien, Chinois), bilangue, CHA, LCA, FCA, sections sportives…
L’UNSA Education regrette qu’aucune dotation spécifique ne bénéficie à l’Allemand quand on connaît les difficultés de recrutement d’élèves germanistes et les contraintes des collègues (compléments de service, réunions avec les parents des futures classes, activités de découverte dans les écoles et avec les 6e …)
Le Dasen souhaite éviter au maximum que les collègues en complément de service aient plus d’un établissement à compléter.
Technologie :
Nous avons dénoncé encore une fois dans notre déclaration préalable l’abandon de la technologie en 6e.
Sectorisation :
Les projections faites par le Conseil Départemental sur le secteur chartrain (lors de la reconstruction de Jean Moulin) et sur le Dunois (en vue de la fermeture de T. Divi et la reconstruction d’Anatole France) se révèlent inexactes : les effectifs gonflent sur Hélène Boucher, Jean Moulin et Mathurin Régnier et se stabilisent voire augmentent légèrement sur le Dunois.
Aucune sectorisation n’est pourtant envisagée par le Conseil Départemental pour le moment.
SEGPA :
La baisse des effectifs en SEGPA est inquiétante : -59 pour cette rentrée (-200 depuis 2021). On voit donc la diminution des divisions et la création de demi-divisions.
Cela va avoir pour conséquence de diminuer l’offre de proposition d’ateliers et donc de réduire l’attractivité de la SEGPA.
Depuis plusieurs mois, nous réclamons aux services de connaître les raisons de cette baisse. La seule baisse démographique ne saurait expliquer ce fait. Une réunion avec l’IEN ASH est envisagée par le Dasen.
La fermeture de la SEGPA de Pierre et Marie Curie est actée, mais l’ouverture d’une SEGPA à St Pierre à Dreux nous interroge.
Nous constatons avec amertume que leur dotation a été amoindrie par rapport à l’an dernier. Si la réussite scolaire tant souhaitée par nos dirigeants requière des moyens en nombre suffisant, cela est encore plus vrai concernant la grande difficulté scolaire à laquelle la SEGPA est censée apporter une des réponses. Comment promouvoir ce dispositif aux familles quand même la dotation fond d’année en année. La réduction des moyens est un très mauvais signal donné à ces élèves et leurs familles. Les élèves relevant de la SEGPA resteront dans les 6èmes ordinaires et ne bénéficieront pas d’un accompagnement renforcé qui leur permettrait de continuer leur scolarité dans de bonnes conditions.
Nous avons voté contre cette DHG.
Autres informations :
- Collèges 800 : il s’agit d’un projet ministériel concernant les collèges dont les élèves ont eu moins de 8/20 en Français et/ou en Mathématiques au DNB.
37 collèges de l’académie répondent à ces critères.
6 collèges du 28 sont concernés : Lucé – Les Petits Sentiers ; Toury ; Dreux – Louis Armand ; Châteaudun – Anatole France ; Chartres – Victor Hugo ; Dreux – Pierre et Marie Curie.
L’accompagnement de ces établissements se fera sur 3 ans.
Le but de ces prochaines semaines est de faire un diagnostic sans remettre en cause les équipes, puis de dégager des axes prioritaires avec mise en place à la rentrée 2026. Pour cela, quatre demi-journées de concertation sont prévues d’ici Juillet.
Les services de la DSDEN ont veillé à une stabilité des moyens dans ces établissements, tout en respectant l’évolution des effectifs.
Chaque collège a un IPR référent. De plus, une équipe d’appui avec des IPR et des conseillers techniques est mise en place au niveau académique et des personnes ressources sont également mobilisées au niveau départemental.
- AESH : des refus d’autorisation d’absence pour RDV médicaux ont été remontés. Une rencontre entre le service SEI et SAGAH aura lieu vendredi prochain pour parler de ce point litigieux.
- Chefs d’établissement : notre département est très touché par un manque de chefs d’établissement, ce qui a conduit le Dasen à nommer des adjoints sur des postes de CE et de piocher dans le vivier des « faisant fonction » pour la rentrée de septembre 2026. Diverses situations (congé maladie…) ont depuis obligé le Dasen à renouveler ce recrutement.