La santé au travail ne peut plus se satisfaire de slogans. Alors que les Orientations Stratégiques Ministérielles (OSM) 2025-2026 et le Programme Annuel de Prévention (PAP) académique affichent la santé des agents comme une priorité, le SE-UNSA 64 a analysé la réalité de notre département.
Le constat est sans appel : le thermomètre explose, et il est temps que l’administration regarde la vérité en face.

La photographie du 64 : Un département sous tension

Grâce à votre mobilisation et à l’utilisation des fiches RSST dématérialisées (sous ARENA)*, nous disposons aujourd’hui d’une photographie précise et inquiétante de nos conditions de travail dans les Pyrénées-Atlantiques. Entre la rentrée et la fin janvier :

  • 91 % des déclarations relèvent des Risques Psychosociaux (RPS). Le stress, l’épuisement et la perte de sens ne sont pas des cas isolés, c’est une pathologie systémique de notre organisation.
  • Plus grave encore : 65 % des fiches SST évoquent des faits de violences verbales et/ou physiques. Derrière ces pourcentages, il y a des collègues insultés, menacés ou agressés dans l’exercice de leurs fonctions. Cette violence, qu’elle vienne des usagers, des élèves ou parfois des dysfonctionnements institutionnels, est devenue la norme. Pour le SE-UNSA 64, c’est inacceptable.

De la validation ministérielle à l’urgence locale

Le ministère valide enfin, par ses préconisations dans les OSM, ce que le SE-UNSA porte depuis des années : la nécessité de lutter contre les RPS. Mais une validation sur papier ne protège personne sur le terrain.

Nous dénonçons le déni de l’organisation du travail : L’administration pilote, mais refuse d’assumer les conséquences de ses choix (manque de moyens, réformes à marche forcée, gestion de l’inclusion sans accompagnement). Mais aussi l’absence de coordination réelle : Les Formations Spécialisées (F3SCT) doivent cesser d’être des lieux de simple constat pour devenir des leviers d’urgence départementaux. Enfin le manque d’attention sincère : Un agent qui signale une violence doit être protégé immédiatement, pas seulement « entendu ».

Le SE-UNSA 64 en action : Nous ne lâcherons rien

Le SE-UNSA veillera à ce que le Plan Annuel de Prévention ne reste pas une coquille vide dans notre académie et nos services départementaux. Nous exigeons :

  • Une réponse systématique à chaque fiche RSST déposée.
  • Des mesures de protection immédiates pour les collègues victimes de violences (65 % des signalements !).
  • Un pilotage de l’organisation du travail qui place la santé de l’agent avant les statistiques de « performance » administratives.

Votre santé n’est pas une variable d’ajustement. Le SE-UNSA 64 est à vos côtés pour transformer ces chiffres en une prise de conscience et, surtout, en actes concrets.

*Données issues de l’extraction des registres dématérialisés RSST (ARENA) pour le département des Pyrénées-Atlantiques. Total de 177 fiches analysées sur la période de la rentrée scolaire au 28/01/2026.


Partager

Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

Veuillez saisir le code postal de votre lieu d'exercice afin que nous puissions personnaliser votre expérience.