Vendredi 13 mars 2026, nous sommes rassemblés parce que l’Ecole publique de notre département est une nouvelle fois menacée.
Les chiffres annoncés pour la rentrée sont très clairs, -28 dans le second degré, mais dans les faits 30 suppressions de postes.
Ces décisions auront des conséquences très concrètes dès la rentrée, les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels vont se dégrader fortement.
13 enseignants du second degré vont être placés en mesure de carte scolaire, contraints de quitter leur établissement pour être réaffectés ailleurs, contre leur gré.
Dans plusieurs niveaux, les effectifs de classe vont se charger, l’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers, déjà difficiles aujourd’hui, sera encore plus compliquée.
Et ces suppressions de postes auront aussi des effets collatéraux : sur les vies scolaires, sur les services administratifs et sur l’ensemble du fonctionnement des établissements.
Depuis des années, le SE UNSA alerte sur la situation :
- des dotations insuffisantes
- Une dégradation des conditions de travail pour les personnels et d’apprentissage pour les élèves
- Les difficultés croissantes pour accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers,
- L’augmentation des conflits, des incivilités et des situations de violence comme en témoignent les fiches saisies sur le RSST,
- La difficulté à trouver des remplaçants
La manque de CPE, d’aed, d’infirmiers scolaires, de PSY EN, d’assistants sociaux
Aujourd’hui nous le disons clairement : STOP à la casse du service publique d’Education. Les choix opérés pour la rentrée sont en totale contradiction avec la réalité des établissements. Les suppressions de postes vont amplifier les difficultés et fragiliser encore davantage les équipes déjà sous tension sur le terrain.
La baisse démographique doit être une opportunité et non justifier les suppressions de postes.
Les dotations horaires sont sous pression, les équipes doivent absorber plus d’heures supplémentaires et voient leurs marges pédagogiques se réduire.
Pour le SE UNSA ces choix budgétaires sont incompréhensibles et inacceptables. L’Ecole ne doit plus être une variable d’ajustement des politiques publiques. Elle mérite un projet ambitieux, des moyens à la hauteur des besoins et des décisions cohérentes avec la réalité du terrain. Voilà pourquoi nous sommes mobilisés aujourd’hui. Pour continuer de défendre une Ecole publique forte, juste et ambitieuse pour tous les élèves.