Un groupe de travail départemental consacré à la direction d’école s’est tenu le 5 mars 2026.

Plusieurs projets portés par la DSDEN ont été présentés, notamment autour du pilotage des écoles, de la gestion des situations complexes et de l’évolution du plan de formation. Le SE-Unsa a porté plusieurs questions et points de vigilance.

Pilotage des écoles : vers un tableau de bord départemental

La DSDEN a présenté un projet de tableau de bord pour les écoles et les circonscriptions, actuellement en commande auprès de l’académie.

  • Objectif affiché : disposer d’un outil de pilotage « avec les données et pas seulement par les données ».
  • Échéance souhaitée : juin 2026 pour une utilisation à la rentrée de septembre.
  • Format à ce stade : outil consultable à l’écran, avec un premier niveau d’informations synthétiques et des possibilités d’approfondissement au besoin.

Le tableau de bord serait structuré autour de quatre domaines, issus des axes de l’évaluation d’école, dont quelques items seraient mis en évidence (liste non stabilisée à cette heure, ndlr) : 

  • Apprentissages et parcours des élèves
    1. résultats aux évaluations nationales
    2. évolution sur cinq ans
    3. parcours des élèves (maintien, orientation, etc.)
  • Vie et bien-être à l’école
    1. climat scolaire
    2. mobilisations du programme pHARe
  • Acteurs, stratégie et fonctionnement de l’école
    1. utilisation des moyens
    2. école inclusive
    3. formation des personnels
  • L’école dans son environnement
    1. relations avec les familles
    2. relations avec les collectivités
    3. relations institutionnelles

Certains indicateurs pourraient être synthétisés sous forme d’indicateurs clés de performance (ICP) ou d’un score de positionnement.

Interventions du SE-Unsa

Nous avons interrogé M. Charlemein sur plusieurs points :

  • Accompagnement des écoles au-dessus des attendus : que se passera-t-il pour les écoles dont les résultats sont supérieurs aux indicateurs choisis ?
    → Un accompagnement sera défini avec l’IEN de circonscription, notamment pour valoriser les pratiques efficaces.
  • Contextualisation des résultats : nous avons insisté sur la nécessité de prendre en compte les contextes locaux (renouvellement d’équipe, caractéristiques des cohortes, climat de classe, etc.) afin d’éviter une lecture strictement quantitative et passer à côté des besoins en formation exprimés par l’équipe.

→ Si la contextualisation des résultats est rendue possible à la fois par le tableau de bord et le pilotage de l’IEN de circonscription, M. Charlemein insiste sur le fait que les besoins en formation doivent découler des besoins des élèves en termes de réussite scolaire.

  • Relation avec les familles : nous avons proposé d’intégrer un indicateur relatif à l’accueil des parents d’élèves en situation de handicap à la rentrée, afin de mieux documenter les besoins sur ce point rendu obligatoire depuis 2019.

Le SE-Unsa restera attentif aux suites données à ces projets, notamment lors de la présentation concrète du tableau de bord et de la mise en place des nouvelles modalités de formation, que ce soit à l’échelle des enseignant·es comme à l’échelle des conseillèr·es pédagogiques.

Pour le SE-Unsa, les évolutions présentées lors de ce groupe de travail rappellent que le développement professionnel reste aujourd’hui un angle mort de la carrière des personnels. Il demeure insuffisamment encouragé et peine à ouvrir de réelles perspectives d’évolution.

Nous défendons un véritable droit au développement professionnel tout au long de la carrière, avec :

  • une offre de formation diversifiée et accessible, permettant à la fois l’actualisation des pratiques, l’acquisition de nouvelles compétences, mais aussi l’évolution ou la reconversion professionnelle ;
  • des formations réellement adaptées aux missions exercées, notamment lorsque les personnels sont appelés à assumer de nouvelles responsabilités.

Pour le SE-Unsa, l’employeur doit former en amont les collègues amenés à exercer de nouvelles missions, à utiliser de nouveaux outils ou à mobiliser de nouveaux contenus qui impliquent un changement de posture professionnelle.

Mais nous portons également un changement de logique plus profond : passer d’une simple formation continue à un véritable parcours de développement professionnel, permettant à chacun·e de construire son projet dans la durée, avec une offre cohérente, qualitative et lisible.

Dans cette perspective, il n’est pas acceptable que la formation continue soit définie uniquement à partir des besoins des élèves. Les besoins exprimés par les enseignant·es, liés à l’évolution de leurs pratiques, de leurs missions et de leurs parcours professionnels, doivent également être pleinement pris en compte.


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