Un groupe de travail départemental consacré à la direction d’école s’est tenu le 5 mars 2026.
Plusieurs projets portés par la DSDEN ont été présentés, notamment autour du pilotage des écoles, de la gestion des situations complexes et de l’évolution du plan de formation. Le SE-Unsa a porté plusieurs questions et points de vigilance.
Situations complexes : projet de cellule d’appui départementale
Une cellule d’appui départementale pour les situations particulièrement difficiles liées à certains comportements d’élèves est créée.
Cette cellule viendrait en complément de la cellule Ébep existante.
Deux niveaux d’intervention sont envisagés :
- Prévention et accompagnement via le pôle ressources pour les situations de niveaux 1 et 2.
- Traitement rapide de situations « explosives » nécessitant une réponse urgente pour les niveaux supérieurs.
La cellule analyserait régulièrement les situations remontées par :
- les IEN,
- la cellule Ébep,
- les faits établissements et fiches RSST.
Elle examinerait notamment :
- les actions déjà engagées par les équipes,
- les leviers encore mobilisables,
- les risques psychosociaux pour les personnels, avec possibilité d’intervention du conseiller technique.
Le SE-Unsa 76 prend acte positivement de la création annoncée d’une cellule d’appui départementale pour les situations particulièrement difficiles liées à certains comportements d’élèves. L’équipe départementale du syndicat sera attentive à ce que ce dispositif soit effectivement opérationnel dans les meilleurs délais, car de nombreux collègues sont aujourd’hui confrontés à des situations qui pèsent lourdement sur leur quotidien professionnel et leur santé au travail.
Pour le SE-Unsa, l’Institution doit mettre en œuvre immédiatement, pour toutes les situations de scolarisation dans lesquelles des comportements perturbent, empêchent voire rendent impossible le déroulement quotidien des situations d’apprentissage dans les classes, des réponses adaptées aux besoins des élèves concernés en garantissant un climat scolaire serein et sécurisant. Dans des situations violentes, une réponse rapide, pertinente et concrète, permettant de garantir l’intégrité physique et psychique des membres de la communauté éducative, doit être apportée par l’Institution et portée à la connaissance de toutes les personnes concernées qui doivent être protégées. Cette réponse ne doit pas culpabiliser le personnel confronté à ces difficultés mais répondre à ses besoins.
Il est important que ces élèves soient accueillis dans les écoles et les établissements à toutes les étapes de leur parcours scolaire, qu’elles se déroulent dans les classes ordinaires, les structures adaptées, les dispositifs spécialisés de l’Éducation nationale ou au sein des établissements médico-sociaux, de manière pérenne ou en alternance – Projet syndical 2025-2029.
Le SE-Unsa restera attentif aux suites données à ces projets, notamment lors de la présentation concrète du tableau de bord et de la mise en place des nouvelles modalités de formation, que ce soit à l’échelle des enseignant·es comme à l’échelle des conseillèr·es pédagogiques.
Pour le SE-Unsa, les évolutions présentées lors de ce groupe de travail rappellent que le développement professionnel reste aujourd’hui un angle mort de la carrière des personnels. Il demeure insuffisamment encouragé et peine à ouvrir de réelles perspectives d’évolution.
Nous défendons un véritable droit au développement professionnel tout au long de la carrière, avec :
- une offre de formation diversifiée et accessible, permettant à la fois l’actualisation des pratiques, l’acquisition de nouvelles compétences, mais aussi l’évolution ou la reconversion professionnelle ;
- des formations réellement adaptées aux missions exercées, notamment lorsque les personnels sont appelés à assumer de nouvelles responsabilités.
Pour le SE-Unsa, l’employeur doit former en amont les collègues amenés à exercer de nouvelles missions, à utiliser de nouveaux outils ou à mobiliser de nouveaux contenus qui impliquent un changement de posture professionnelle.
Mais nous portons également un changement de logique plus profond : passer d’une simple formation continue à un véritable parcours de développement professionnel, permettant à chacun·e de construire son projet dans la durée, avec une offre cohérente, qualitative et lisible.
Dans cette perspective, il n’est pas acceptable que la formation continue soit définie uniquement à partir des besoins des élèves. Les besoins exprimés par les enseignant·es, liés à l’évolution de leurs pratiques, de leurs missions et de leurs parcours professionnels, doivent également être pleinement pris en compte.