Un groupe de travail départemental consacré à la direction d’école s’est tenu le 5 mars 2026.

Plusieurs projets portés par la DSDEN ont été présentés, notamment autour du pilotage des écoles, de la gestion des situations complexes et de l’évolution du plan de formation. Le SE-Unsa a porté plusieurs questions et points de vigilance.

Formation continue : Acte II du plan de formation

Les grandes lignes de l’Acte II du plan de formation ont été présentées

Principes annoncés :

  • trio français / mathématiques / autre,
  • maintien de l’objectif d’amélioration des résultats des élèves,
  • développement de formations de proximité (constellations, résidences pédagogiques).

 

Sur une période de quatre ans, chaque enseignant·e bénéficierait au minimum de :

  • 24 h en français
  • 24 h en mathématiques
  • 24 h sur d’autres thématiques

 

Ces volumes seront complétés par :

  • les concertations d’équipe,
  • les visites de classe,
  • les constellations (8 groupes de 10 enseignants maximum par circonscription et par an),
  • les résidences pédagogiques dans certaines écoles ciblées (2 par circonscription et par an).

 

Le plan de formation reposera sur un diagnostic partagé réalisé par les équipes, à partir des besoins identifiés dans les écoles. La formation serait organisée par une coordination des besoins par écoles, en tenant compte du principe de réalité que sont les obligations règlementaires de services et les effectifs de formateurs disponibles.

Questions du SE-Unsa

Nous avons interrogé M. Charlemein sur :

  • le niveau d’exigence attendu pour le diagnostic d’école : document libre, reprise de l’existant ou structuration à partir de l’évaluation d’école, mais centré sur les besoins pour la réussite des élèves ;
  • le suivi des plans de formation : un suivi départemental est annoncé, avec une planification par école sur quatre ans et un suivi individuel à partir de 2027, avec l’appui de l’EAFC.

Points de vigilance portés par l’Unsa

Au cours de la réunion, le SE-Unsa a rappelé plusieurs éléments d’attention :

  • la nécessité de contextualiser les données et d’éviter une lecture purement statistique du fonctionnement des écoles ;
  • l’importance de prendre en compte les nuances dans l’expression des besoins en formation pour ne pas s’obstiner dans des formations théoriques didactiques alors que les enseignant·es ont des demandes liées à l’inclusion et à l’égalité fille – garçon ;
  • en l’absence de formation dédiée à la question de l’inclusion et de l’égalité fille – garçon, nous avons réclamé que chaque formation contienne un point inclusion et un point sur les pratiques égalitaires.
  • la vigilance à avoir sur la charge de travail des équipes et des formateurs dans la mise en œuvre du nouveau plan de formation ;
  • la prise en compte des relations avec les familles, notamment pour l’accueil des élèves en situation de handicap.

Le SE-Unsa restera attentif aux suites données à ces projets, notamment lors de la présentation concrète du tableau de bord et de la mise en place des nouvelles modalités de formation, que ce soit à l’échelle des enseignant·es comme à l’échelle des conseillèr·es pédagogiques.

Pour le SE-Unsa, les évolutions présentées lors de ce groupe de travail rappellent que le développement professionnel reste aujourd’hui un angle mort de la carrière des personnels. Il demeure insuffisamment encouragé et peine à ouvrir de réelles perspectives d’évolution.

Nous défendons un véritable droit au développement professionnel tout au long de la carrière, avec :

  • une offre de formation diversifiée et accessible, permettant à la fois l’actualisation des pratiques, l’acquisition de nouvelles compétences, mais aussi l’évolution ou la reconversion professionnelle ;
  • des formations réellement adaptées aux missions exercées, notamment lorsque les personnels sont appelés à assumer de nouvelles responsabilités.

Pour le SE-Unsa, l’employeur doit former en amont les collègues amenés à exercer de nouvelles missions, à utiliser de nouveaux outils ou à mobiliser de nouveaux contenus qui impliquent un changement de posture professionnelle.

Mais nous portons également un changement de logique plus profond : passer d’une simple formation continue à un véritable parcours de développement professionnel, permettant à chacun·e de construire son projet dans la durée, avec une offre cohérente, qualitative et lisible.

Dans cette perspective, il n’est pas acceptable que la formation continue soit définie uniquement à partir des besoins des élèves. Les besoins exprimés par les enseignant·es, liés à l’évolution de leurs pratiques, de leurs missions et de leurs parcours professionnels, doivent également être pleinement pris en compte.


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