Mme la DASEN rappelle que cette instance ne proposera pas de vote, c’est seulement une consultation.

Déclarations liminaires : UNSA Education, FO, FSU (retrouvez notre déclaration liminaire ci-dessous)

 

Intervention de Mme la DASEN

DHG pour information seulement, Mme la DASEN rappelle que la ventilation de la DHG relève des instances académiques :

  • pour les collèges, détermination des prévisions d’effectifs par la DOSSEP (observation des taux de passage sur 3 ans)

variation des effectifs : une réserve pour y faire face (enveloppe académique, essentiellement en HSA en juin)

  • ventilation du modèle académique : équité de traitement entre les 4 départements. Les DASEN ont en main 2% du budget alloué aux collèges, après ventilation DHG.

R25 : 53 élèves d’écart entre les prévisions et constat

R26 : prévisions -306 dans les 51 collèges publics ; choix budgétaires de répercuter la baisse démographique à 50% sur le 1er D, 100% sur les collèges et lycées

9.65% taux HSA et IMP, H/E : 1.262

Ouverture 2 ULIS, transfert Creusot

 

  • Ventilation SEGPA : aucun changement

 

  • Ventilation collège :

A partir du tableau, info aux chefs d’établissement : enveloppe déjà en grande partie ventilée, aide de niveau à 12 collèges, pour sauver des postes…

Critères :

  • tableau en fonction du H/E (les plus faibles)
  • une forte baisse du H/E entre R25 et R26
  • E/D ( nombre d’élèves par division) élevé
  • Ecart de DHG

HP accordées : 230.5 HP (issues des 2% de marge)

– Collège La Chataigneraie Autun : 23 HP

– Collège Louise Michel, Chagny : 28 HP

– Collège Camille Chevalier Chalon : 9HP, volonté du département de désectorisation, régulation du nombre d’élèves accueillis, vie sco renforcée R25

– Collège Doisneau, Chalon : 30 HP

– Collège Roger Boyer, Cuiseaux : 12 HP

– Collège Les Bruyères, La Clayette : 23 HP

– Collège Henri Vincenot, Louhans : 26 HP

– Collège Victor Hugo, Lugny : 11.5 HP

– Collège Pasteur, Mâcon : 19 HP

– Collège Anne Frank, Montchanin: 17HP

– Collège Vivant Denon, St Marcel : 12 HP

– Collège En Bagatelle, Tournus : 20 HP

 

Choix différents en Côte d’Or : les heures ne sont pas distribués en mars mais seront ventilées avant juin.

IPS pris en compte dans l’allocation progressive de moyens

Les OS demandent que l’indice d’hétérogénéité dans les collèges du départment leur soit communiqué.

7 classes défense par l’armée + classe sécurité civile avec pompiers

Plan collège en progrès : 800 collèges choisis selon le taux d’élèves qui n’atteint pas 8 aux épreuves terminales : calendrier ? pour les 6 collèges diversement concernés, 3 sur 6 déjà en ACC (Au cœur de la classe : taux de réussite au DNB). Journées banalisées : aucun CDE n’a donné d’infos sur le sujet

Notre déclaration liminaire

Madame la Dasen,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et messieurs les membres du CSA SD,

Depuis avril 2025, quatre attaques au couteau commises par des élèves ont
endeuillé notre École : deux morts, huit blessés. À Dijon encore récemment,
l’incendie du collège Champollion a profondément traumatisé élèves, familles et
personnels. Quelques jours plus tard, au collège Rameau, une agent était
violemment agressée par trois élèves.

Ces faits sont graves. Ils interrogent. Mais ils ne trouveront pas de réponse
durable dans une fuite en avant sécuritaire. Multiplier les portiques ou les
annonces ne suffira pas. Ce dont l’École a besoin, c’est d’un investissement
massif dans le climat scolaire, la prévention et la santé mentale des élèves.
Le budget 2026 prévoit 300 postes supplémentaires de psychologues de
l’Éducation nationale, d’infirmiers et d’assistants sociaux. 300 pour près de 7 000
collèges et 3 700 lycées. C’est dérisoire. C’est très loin des besoins réels des
établissements.

Et qu’en est-il des équipes de vie scolaire ? Combien de postes de CPE créés pour
la rentrée 2026 ? Aucun.
À chaque crise, on rappelle que les CPE sont des acteurs essentiels du climat
scolaire. À chaque annonce ministérielle, ils sont cités. Mais sur le terrain, ils
doivent faire face à des missions toujours plus complexes, avec des équipes d’AED
insuffisantes et des moyens constants, voire en baisse. Faudra-t-il leur fournir
des baguettes magiques pour compenser l’absence de créations de postes ?
Préparer la rentrée de millions d’élèves est un choix politique majeur. Le ministre
affirme que l’École est une priorité nationale. Pourtant, derrière l’argument de la
baisse démographique, c’est une logique d’économie budgétaire qui prime sur
l’exigence de qualité.

La réalité dans nos collèges est claire :
• davantage d’élèves à besoins éducatifs particuliers,
• davantage d’élèves en situation de handicap, souvent sans AESH notifié ou
avec un accompagnement insuffisant,
• des AESH toujours en attente d’un véritable statut,
• davantage d’élèves issus de familles en grande précarité,
• des élèves allophones en attente de place en UPE2A,
• des situations de plus en plus complexes à gérer dans les classes.

Dans ce contexte, réduire les moyens revient mécaniquement à dégrader les
conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels.
L’éducation n’est pas une dépense à contenir : c’est un investissement
stratégique. L’Institut des Politiques Publiques l’a démontré : pour un euro
économisé sur la réduction des personnels, neuf euros sont perdus pour la
société à long terme. La réduction des moyens n’est pas seulement injuste, elle
est économiquement inefficace.

Préparer une rentrée ne peut pas se limiter à un exercice comptable. Raisonner
en moyennes E/D ou en H/E n’a aucun sens dans un département rural comme la
Saône-et-Loire, où les réalités territoriales sont extrêmement contrastées.
Certains collèges auront des classes à 30 ou 31 élèves, quand d’autres seront à
16 ou 18. L’ouverture d’un dispositif ULIS fait mécaniquement évoluer les
indicateurs, sans que cela n’améliore les conditions d’enseignement des autres
élèves. Les chiffres globaux masquent des réalités locales parfois très tendues.

Pour la rentrée 2026, 36 collèges de Saône-et-Loire voient leur DHG diminuer, de
1 à 59 heures postes. 28 collèges auront au moins une classe à 29 élèves ou plus.
Dans ces conditions, comment assurer un accompagnement digne des élèves les
plus fragiles ? Comment différencier efficacement ? Ce n’est pas un dispositif
ponctuel comme « Au cœur de la classe » qui compensera des effectifs
surchargés.

Dans le même temps, les personnels enseignants subissent une surcharge de
travail croissante, une pression permanente et un déficit de reconnaissance.
Programmer des suppressions de postes dans ce contexte est incompréhensible
et irresponsable. Un signal fort serait de revenir sur ces suppressions pour
permettre aux équipes pédagogiques de fonctionner sereinement.
Le SE-Unsa le réaffirme : la fragilisation progressive de l’École publique n’est pas
une fatalité. Nous continuerons à défendre une école publique et laïque dotée de
moyens à la hauteur de ses ambitions, une école qui garantit réellement la
réussite de tous les élèves.

Nous resterons mobilisés, aux côtés des équipes et des collègues, pour préparer
la rentrée 2026 et pour porter, dans cette instance comme ailleurs, la voix de
celles et ceux qui font vivre l’École au quotidien.


Pour l’UNSA Education, Claire Madoui, Nadège Buguet et Vincent Perrot


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