Vos représentants de l’Unsa Education ont siégé ce mardi 24 mars en CSASD pour examiner les créations et suppressions de postes dans les établissements du second degré.
Pour rappel, l’instance a été boycottée mardi dernier, à l’initiative de l’UNSA Education, par l’ensemble des organisations syndicales qui dénonce le mépris de l’administration envers le dialogue social et les personnels puisque les documents de travail ont été envoyés à 8h36 pour une instance à 10h – la semaine précédente, les documents avaient été envoyés jeudi matin pour une réunion vendredi matin.
Ce mardi, sont donc présentées :
- 16 suppressions de postes :
allemand : poste supprimé à Bourbon Lancy
espagnol-lettres : poste supprimé à Buxy, transformé en poste d’espagnol
lettres modernes : 6 postes supprimés : à Jacques Prévert Chalon, à Cuisery, à Digoin (classe relai), à Génelard, à Robert Schuman Mâcon, à St Marcel
lettres classiques : poste supprimé à Camille Chevalier Chalon,
mathématiques : postes supprimés à Charolles, à Cuiseaux
histoire géographie : poste supprimé à Charolles
anglais : poste supprimé à La Chapelle de Guinchay
physique-chimie : poste supprimé à La croix Menée au Creusot
technologie : poste supprimé à Jean Moulin Montceau
éducation musicale : poste supprimé à Pierre de Bresse
- 6 créations :
créations d’une ULIS TFC à Buxy et une à Verdun Ciel
espagnol : poste créé à Buxy (issu de la transformation du poste espagnol-lettres)
poste enseignant 1er degré pour la classe relais au collège de Digoin
anglais : créations à Pasteur et Bréart Mâcon
- multiplication des BMP (bloc de moyens provisoires) : 98
- multiplication des postes partagés : 177, dont 7 sur 3 établissements
L’UNSA Education a rejeté ces mesures et voté contre cette carte scolaire.
LE + ADHERENT : si tu souhaites connaître les compléments de services ou BMP qui concernent ton établissement, n’hésite pas à nous contacter : 71@se-unsa.org, ou 07.66.38.35.38.
Pour information, les berceaux stagiaires ne sont pas connus et peuvent avoir des conséquences sur ces compléments de services donnés ou reçus. Cette année, les deux concours vont complexifier leur implantation puisque certains seront affectés à temps plein, d’autres à mi-temps, et d’autres pour 12 semaines.
Déclaration liminaire UNSA Education
Madame la Directrice académique,
Mesdames et Messieurs les membres du CSASD,
Avant d’aborder l’ordre du jour, l’UNSA Éducation souhaite formuler une observation préalable relative aux conditions de convocation de cette instance la semaine dernière. Le règlement intérieur départemental prévoit un délai de transmission des documents de 7 jours. Or, ce délai n’a pas été respecté.
Ce non-respect du cadre réglementaire porte atteinte au bon fonctionnement du dialogue social. En effet, il ne permet pas aux représentants des personnels de disposer du temps nécessaire à l’analyse des documents et à la consultation des équipes, conditions pourtant indispensables à un échange éclairé et constructif.
L’UNSA Éducation rappelle son attachement au respect des règles qui encadrent les instances, garantes de la qualité du dialogue social et de la considération portée aux personnels qu’elles représentent.
Aujourd’hui, nous sommes appelés à nous prononcer sur une question essentielle, celle des moyens accordés aux collèges de Saône-et-Loire pour la rentrée 2026. Derrière les tableaux et les chiffres se trouve une réalité bien concrète : ce sont les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels qui sont en jeu. Or la carte proposée est tout simplement inacceptable. Elle ne permettra ni aux élèves d’être accueillis dans les conditions qu’ils méritent ni aux enseignants d’exercer correctement leur métier.
L’Unsa Education ne peut pas accepter les 17 suppressions de postes annoncées, qui vont encore accentuer les difficultés déjà constatées dans de nombreux établissements. Nous refusons également l’augmentation continue des compléments de service, qui atteignent désormais 177, auxquels s’ajoutent 98 BMP non pourvus. Ces chiffres traduisent une tension réelle sur les moyens humains et interrogent la capacité du système à garantir, partout et durablement, l’ensemble des heures d’enseignement.
Dans ces conditions, une question simple se pose : qui assurera les cours à la rentrée ? Le vivier de TZR se réduit comme peau de chagrin chaque année, ce qui fragilise la continuité pédagogique dans les établissements. Faute de titulaires en nombre suffisant, le recours à des contractuels devient une solution de plus en plus fréquente, sans pour autant répondre pleinement aux besoins du terrain.
Cette gestion comptable des moyens a des conséquences très concrètes. La question des effectifs par classe reste déterminante : l’UNSA Education continue de porter l’objectif de classes à 24 élèves maximum, ce qui permettrait d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves tout en offrant aux enseignants des conditions d’exercice plus soutenables.
Par ailleurs, la multiplication des services partagés pose également question : les compléments de services ne prennent pas toujours en compte la réalité de notre territoire sinon comment justifier qu’un collègue de Chauffailles se voie proposer un complément de service à Cluny, à 47km, ou qu’un collègue de Givry doive se rendre à Bourbon-Lancy, à 90km ? Ces situations deviennent malheureusement banales mais elles sont profondément déraisonnables ; elles ont un impact réel sur la qualité de vie au travail et sur l’attractivité de nos métiers.
Dans un contexte où le recrutement et la fidélisation des enseignants constituent un enjeu majeur pour l’Éducation nationale, il est essentiel de veiller à préserver des conditions d’exercice soutenables et attractives.
Les équipes pédagogiques et les chefs d’établissement sont pleinement engagés pour la réussite des élèves. Ils ont besoin, pour cela, de visibilité, de stabilité et d’un accompagnement réel de l’institution.
Pour l’UNSA Éducation, la préparation de la rentrée doit donc avant tout permettre de garantir la qualité du service public d’éducation sur l’ensemble du territoire, en tenant compte des réalités locales et des besoins des établissements.
C’est dans cet esprit que nous refuserons la carte scolaire qui nous est proposée.
Agissons maintenant pour défendre l’éducation de nos élèves et le bien-être de nos collègues !
Merci de votre attention.
Pour l’UNSA Education, Claire Madoui, Nadège Buguet