Lundi 23 mars, une réunion d’information organisée par les services de la DSDEN de la Nièvre s’est tenue à destination des organisations syndicales. Elle avait pour objectif de présenter les évolutions à venir concernant la gestion du remplacement des enseignants dans le département. Plusieurs changements ont été annoncés.
Du vivier unique de remplaçants vers une gestion numérique
Depuis le printemps 2025, le ministère a décidé de mettre en place un vivier unique de remplaçants afin de mutualiser les ressources.
Dans ce cadre, depuis l’année dernière, les « titulaires remplaçants brigades » (TRB) ont été remplacés, dans notre département, par des « titulaires remplaçants sur zone de remplacement départementale ».
Par ailleurs, une nouvelle solution numérique de gestion du remplacement sera déployée au printemps 2026 : l’ARS, Application dédiée au remplacement et à la suppléance. Cette application devrait être opérationnelle à partir du 20 avril 2026.
Ce qui change pour les enseignants absents
Pour les enseignants dont l’absence nécessite un remplacement, certaines procédures évoluent.
En cas d’absence prévue :
Il n’y aura pas de changement. Les enseignants devront continuer à adresser leur demande d’autorisation d’absence à l’IEN de circonscription via le secrétariat de circonscription, qui se chargera ensuite de prévenir le pôle remplacement.
En cas d’absence imprévue :
La procédure évolue. Les enseignants devront contacter directement le pôle remplacement, via les numéros dédiés, le plus rapidement possible.
Pour rappel :
- le secrétariat Nevers 1 gère les remplacements pour les circonscriptions Nevers 1 et Château-Chinon ;
- le secrétariat Nevers 2 gère les circonscriptions Nevers 2, Nevers 3 et Clamecy Val de Loire.
Les pôles remplacement resteront joignables à partir de 7 h 30, avec une priorité donnée aux signalements d’absences imprévues entre 7 h 30 et 9 h.
Ce qui change pour les titulaires remplaçants
Les modalités de communication des missions évolueront également.
Désormais, les missions de remplacement et de suppléance seront transmises par SMS et par courriel. Les titulaires remplaçants ne seront donc plus contactés systématiquement par téléphone pour être informés de leurs affectations.
Dans le même temps, les directeurs et directrices des écoles ayant formulé une demande de remplacement recevront un courriel indiquant le remplaçant mobilisé.
Autre évolution : les missions de renfort, comme les ESS (équipes de suivi de la scolarisation), ne donneront plus lieu au versement de l’ISSR. Les titulaires remplaçants recevront désormais un ordre de mission, qui leur permettra de demander le remboursement de leurs frais de déplacement et les couvrira en cas d’accident de service.
De nombreuses interrogations soulevées
Ces annonces ont suscité de nombreuses questions de la part des organisations syndicales.
Nous avons exprimé notre inquiétude quant au risque d’une gestion plus déshumanisée du remplacement. Jusqu’à présent, les titulaires remplaçants pouvaient parfois faire connaître certaines préférences dans leurs affectations. Si ces préférences pourront toujours être prises en compte, les enseignants ne seront pas systématiquement interrogés à ce sujet. L’administration a toutefois indiqué que les échanges téléphoniques pourraient continuer à exister.
La question de l’utilisation des téléphones personnels a également été soulevée. Nous avons demandé si des téléphones professionnels seraient fournis. L’administration a répondu que ce n’était pas prévu.
Toutefois, un enseignant reste libre de ne pas communiquer son numéro de téléphone portable, conformément au RGPD (Règlement général sur la protection des données). Dans ce cas, les missions pourront toujours être transmises via l’adresse électronique professionnelle académique.
Autre difficulté évoquée : la présence de zones blanches, non couvertes par le réseau mobile, qui pourrait retarder la transmission des informations. L’administration indique que certaines zones sont déjà identifiées, mais que ce travail devra être affiné.
Nous avons également interrogé l’administration sur le droit à la déconnexion et l’heure à partir de laquelle les titulaires remplaçants doivent consulter leurs outils numériques.
La réponse apportée est que le fonctionnement restera identique à l’actuel : les remplaçants devront être mobilisables à partir de 7 h 30.
Cependant, nous avons indiqué que les horaires d’accueil des écoles de rattachement ne sont pas tous identiques. Lorsqu’aucun remplacement n’est prévu, les titulaires remplaçants doivent se rendre dans leur école de rattachement. Une mobilisation dès 7 h 30 pourrait donc avoir des conséquences sur leurs obligations de service. Aucune réponse précise n’a été apportée à ce sujet.
Les missions de renfort ont également suscité des interrogations. L’administration a précisé que ces missions ne seraient pas prioritaires.
Cependant, certaines situations, comme les ESS, ne peuvent pas toujours être organisées en dehors du temps scolaire. L’administration indique qu’une réflexion devra être menée, notamment pour les classes spécialisées.
Nous avons aussi demandé si les suppléances liées aux décharges de direction pour les écoles de 1 à 3 classes pourraient être planifiées à l’avance. L’administration a répondu que cela serait fait dans la mesure du possible, tout en précisant que certains remplacements pourraient nécessiter des ajustements, comme actuellement.
Enfin, la question de l’attribution de journées supplémentaires de décharge de direction en cas de demande a été évoquée. L’administration indique que ce point devra encore être étudié.
Une information demandée pour tous les enseignants
L’administration envisageait initialement d’adresser une note d’information uniquement aux titulaires remplaçants. Nous avons demandé que cette communication soit finalement envoyée à l’ensemble des enseignants. Cette information ne devrait tarder.