
L’Unsa Education 53 siège aux instances décisionnaires pour la carte scolaire 1D et dans ce cadre a siégé au groupe de travail du mercredi 25 mars. Parce que pour nous, le syndicalisme, c’est agir et négocier.
S’agissant d’un groupe de travail, le DASEN a expliqué en préambule que le projet n‘était pas arrêté et nécessitait une certaine confidentialité. Parce que le dialogue social se construit sur la confiance, nous avons décidé de ne pas communiquer globalement l’état d’avancement du projet et préférons contacter chaque école concernée.
Méthodologie
Le Directeur académique a précisé ses intentions méthodologiques avant l’étude des différentes situations. Il regarde pour chaque école différents indicateurs :
- l’IPS (Indice de position social)
- une comparaison des écoles similaires,
- l’équilibre global du projet,
- l’importance du face-à-face pédagogique, avec la priorité donnée aux enseignants devant les élèves.
Le Dasen considère le nombre de 24 élèves par classe comme un indicateur. Il a précisé repartir de zéro, en supprimant tous les moyens supplémentaires accordés cette année.
Suite à une demande portée par l’UNSA Éducation l’an dernier, le DASEN a confirmé qu’aucune fermeture n’interviendrait en septembre. C’est une bonne nouvelle pour la stabilité des équipes et permettre à chacun de préparer sereinement la rentrée.
Un projet à faire évoluer
Le projet abordé lors de ce GT fait apparaître autour de 25 fermetures, pour 15 ouvertures. En l’état, ce projet n’est pas satisfaisant.
Une concurrence non négligeable: les établissements privés
L’Unsa Éducation a réitéré sa demande la communication des effectifs du privé afin d’éclairer nos débats. En vain. Comment peut-on travailler la carte scolaire sur une commune, un bassin ou un territoire sans avoir communication des données de la concurrence que représentent les écoles privées ? Nous envisageons désormais de saisir la CADA.
PAS (Pôle d’appui à la scolarité)
Il compte créer 5 PAS qui s’ajouteront aux 2 existant. Il en manquera 3 pour couvrir tout le territoire.
Chaque PAS sera doté d’un enseignant et d’un personnel de l’ARS . Si l’existence de ce genre de dispositif peut avoir un intérêt tant les besoins sont criants, il n’est pas acceptable que l’Etat n’ait pas créé une enveloppe fléchée permettant d’éviter de créer les PAS sur les moyens départementaux.
Ce groupe de travail confirme que des marges d’évolution existent encore. L’UNSA Éducation prendra toute sa place dans les prochaines instances (CSA et CDEN) pour en obtenir une évolution plus favorable aux écoles, aux personnels et aux élèves.