Depuis 2022, cette famille de trois enfants a fait le choix de s’installer en Bretagne suite à une mutation professionnelle du conjoint. Faute d’obtenir sa propre mutation, l’enseignante est contrainte de demander chaque année une disponibilité pour rapprochement de conjoint, multipliant les démarches administratives lourdes et anxiogènes, sans résultat.
Paradoxalement, elle continue d’exercer comme enseignante spécialisée sous contrat, dans des conditions précaires : temps de trajet excessif, instabilité des postes, absence de progression de carrière (ancienneté et points de mutation gelés).
« Maman, tu me manques le matin. » Voilà ce que dit la fille de 8 ans d’une professeure des écoles bretonne, contrainte depuis 4 ans de faire 3heures de route par jour et qu’elle part à 6h15 tous les matins pour ne rentrer pas avant 19h30 le soir!
« Une fois n’est pas coutume, je brise mon devoir de réserve. Parce que la rage et le dégoût l’emportent sur la résignation.
Ma femme, professeure des écoles, vient de recevoir son 5ᵉ refus de mutation inter-académique en 5 ans. Par SMS. Sans explication. Comme si notre vie de famille – nos enfants, notre santé, notre équilibre – n’était qu’un détail administratif.
Nous sommes deux fonctionnaires d’État, mutés à 430 km l’un de l’autre. Elle se lève à 5h pour un trajet épuisant, rentre à 20h, et voit à peine ses enfants. Pendant ce temps, l’Éducation nationale embauche des contractuels plutôt que de muter des titulaires. Résultat ? Des équipes précarisées, des élèves déstabilisés, et des familles sacrifiées sur l’autel d’un système qui ne connaît que les chiffres, pas les humains.
Combien de temps encore allons-nous accepter ça ? »
Son histoire révèle un système dépassé, bloqué :
- Des mutations notifiées par SMS, sans explication, sans recours.
- Des enseignants en disponibilité pour rapprochement de conjoint qui perdent leurs points d’ancienneté, bloquant leur carrière.
- Des directeurs d’école submergés, sans moyens pour traiter les demandes.
- Des contractuels embauchés plutôt que des titulaires mutés, précarisant les équipes et déstabilisant les élèves.
Résultat : des familles déchirées, des carrières brisées, une souffrance au travail généralisée.
Le SE-UNSA exige des solutions immédiates, ancrées dans son projet syndical 2025-2029
✅ Automatisation des rapprochements de conjoints pour les couples de fonctionnaires, comme le prévoit la loi mais non appliquée.
✅ Suppression du gel des points d’ancienneté pour les enseignants en disponibilité pour rapprochement de conjoint
✅ Délai maximal de 2 ans pour obtenir une mutation
✅ Création d’un guichet unique numérique avec référent dédié pour les demandes de mutation
✅ Notifications écrites et motivées pour toute décision de mutation
Pourquoi ces revendications ? Parce que l’École a besoin de stabilité et de justice !
Le projet syndical 2025-2029 du SE-UNSA rappelle :
« L’École publique et laïque doit avoir la capacité d’accueillir chacun dans les meilleures conditions pour former des citoyens épanouis, éclairés et acteurs de la démocratie. Cette ambition nécessite une juste considération du rôle majeur que jouent les personnels du Service public d’éducation. »
Ce témoignage n’est pas un cas isolé : des milliers d’enseignants vivent la même galère administrative.
« Un enseignant heureux est un enseignant qui transmet mieux. Et si l’Éducation nationale s’en souvenait enfin ? »
N’hésitez pas à nous contacter pour partager et décrire votre situation.
35@se-unsa.org