Mesdames et messieurs les membres du CSA SD

Le ministre annonçait un objectif de 21 élèves en moyenne par classe.

Pourtant, les données de l’OCDE rappellent une réalité bien différente : la France

demeure l’un des pays où les classes sont les plus chargées. Au primaire, seule

la Hongrie présente des effectifs supérieurs.

Les documents transmis mercredi le confirment sans ambiguïté : en LoireAtlantique, cet objectif ne sera pas atteint. Derrière les annonces nationales, la

réalité de terrain reste marquée par des écarts importants

La valse des ministres n’a pas changé la vision globale du gouvernement sur

l’Enseignement en France.

L’UNSA EDUCATION ne peut que constater depuis 2017, la dégradation des

conditions de travail du million de personnels de l’Education Nationale.

Précarité salariale, violences subies, tant institutionnelles que sociétales,

dégradation de l’environnement de travail, sentiment d’impuissance face à la

paupérisation des familles, inclusion subie plutôt qu’accompagnée, pauvreté et

obligations de formations souvent subies.

À cela s’ajoute, en Loire-Atlantique, une spécificité majeure qui impacte

directement l’accueil des élèves : le poids de l’enseignement privé, à plus de 90

% confessionnel. L’UNSA Éducation dénonce l’existence de véritables « ghettos

dorés », où l’entre-soi ne fait pas société, laissant à l’École publique les élèves

dont ils ne veulent pas, de façon totalement décomplexée.

Notre fédération ne peut pas cautionner ce schisme scolaire. Nous sommes

persuadés que la mixité est une des clés de la réussite des élèves et de l’avenir

de notre pays.

Les réalités locales doivent être pleinement prises en compte. L’École publique

doit aujourd’hui faire face à des pratiques préoccupantes, voire agressives, de la

part de certains établissements privés : pression sur les familles, captation

précoce des très jeunes élèves, communication dénigrante sur les réseaux

sociaux, ou encore exclusion d’élèves en situation de handicap ou présentant

des troubles du comportement.

Dans ce contexte, des réponses fortes s’imposent, et entre-autre : permettre un

accompagnement réel de tous les élèves en renonçant aux fermetures de classes

dans les territoires fortement concurrencés par le privé, renforcer le contrôle

pédagogique et financier des établissements privés, et sanctionner les dérives

qui portent atteinte au service public d’éducation.

Ce CSA illustre une nouvelle fois une orientation politique qui fragilise le service

public dans une logique libérale assumée. Le nombre important de fermetures

de classes va inévitablement dégrader les conditions de travail des personnels

et, par conséquent, les conditions d’apprentissage des élèves.

L’UNSA Éducation réaffirme avec force que l’École publique doit être une priorité

nationale, dotée des moyens nécessaires pour garantir l’égalité des chances sur

l’ensemble du territoire. 42 postes en moins et 19 PAS en plus, ne répondront

pas, malheureusement, aux situations explosives de plusieurs écoles de Loire

Atlantique.

Je vous remercie.


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