Monsieur le Directeur Académique,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA,

L’UNSA Education 95 tient à souligner la qualité du travail des services, dans un contexte et des conditions difficiles. Merci pour le travail, pour la prise en compte de nos remarques et la transmission des informations.

Lors de ce CSA, vous allez devoir trancher, Monsieur le Directeur académique, au sujet de situations qui attendent d’être arbitrées. L’UNSA éducation 95 apprécie votre volonté de concertation et d’échanges face à certaines réalités du terrain. Malheureusement, les arbitrages sont liés à des choix gouvernementaux qui sont à déplorer. Malgré la baisse prévisionnelle des effectifs sur notre département l’an prochain, l’UNSA Education 95 dénonce la suppression de 41 ETP. Vous allez devoir faire des choix qui seront incontestablement pénalisant pour certaines écoles, même si cela devrait permettre d’abonder les moyens de remplacement qui font tant défaut actuellement.

Nous le réexprimons aujourd’hui : le CSA SD est le lieu de dialogue social traitant des moyens pour notre département. Toutefois, et malgré nos demandes depuis sa création, le CSA du 95 se cantonne à ne traiter que des ouvertures et fermetures de classes. Les postes «hors la classe» ne sont jamais présentés et encore moins discutés. Cela met en évidence une vision de l’école qui se limite à la classe comme si c’était le seul cadre pour faire réussir les élèves. Pour l’UNSA Education 95, il existe un autre cadre de travail. C’est pour cela que nous vous interrogeons régulièrement sur le nombre de postes non pourvus pour les PSYEN, les postes RASED, les médecins scolaires et les infirmières scolaires.

Concrètement, notre école est privée :

    •  

De moyens (remplacements entre autres…)

    •  

D’assistantes sociales

    •  

De médecins scolaires

    •  

De médecine de prévention

    •  

De PSY EN

    •  

De RASED

    •  

De CPE

    •  

D’AED

    •  

De personnels administratifs en suffisance

    •  

De matériel et d’applications adaptées

Les remplacements non assurés quotidiennement sont à l’origine de nombreux RPS. Les solutions trouvées par la DSDEN du Val d’Oise ne répondent pas aux attentes des collègues. La perte de sens de nos métiers est réelle.

L’école inclusive n’est pas bienveillante pour les équipes et les élèves en PPS. Elle ne répond pas non plus aux élèves à besoins éducatifs particuliers Dans le plus grand nombre de situation, l’inclusion est positive, tant pour les enfants concernés que pour leurs camarades. Mais vous le savez, nous en avons souvent échangé, dans certaines situations, de plus en plus nombreuses, les élèves, les équipes subissent les cris, les jets de projectiles, la désorganisation, les fugues intempestives, le stress de certains enfants en situation de handicap et par voie de conséquence une altération plus ou moins sensible des apprentissages. D’ailleurs, des parents, de plus en plus nombreux, le déplorent. Les équipes nous alertent notamment, dans le cadre de la Formation Spécialisée, sur des comportements d’élèves qui sont de la compétence du médico-social. Notre employeur entretient une opacité entre les missions du secteur médico-social et celles de l’école. La création des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) ne répond pas à cette problématique centrale. On peut même parler dans certains cas de maltraitance à l’égard de quelques élèves, minoritaires, pour lesquels notre institution, qui se cache derrière l’affiche de l’inclusion, est en réalité dans l’incapacité de répondre aux besoins.

Comme vous l’avez déjà exprimé Monsieur le Directeur académique, « on marche sur la tête ». Et vous avez pris dans certaines situations vos responsabilités. Mais comme vous le savez, il faudrait aller bien au-delà.

Afin de prendre en compte la difficulté d’exercer aujourd’hui dans ce climat scolaire dégradé, la carte scolaire aurait pu être un levier d’amélioration des conditions de travail. Ce n’est manifestement pas le cas.

Et par voie de conséquence, notre employeur néglige largement ses obligations de protection de ses personnels. Les AESH ne sont pas des soignants ni des éducateurs spécialisés. Ils ne sont pas formés.

De plus, les AESH exerçant en éducation prioritaire devait en toucher la prime, avec effet rétroactif depuis 2021, sur la paie de ce mois. Or, ce n’est pas le cas. La parole de notre employeur n’étant pas respectée, cela crée bien évidemment et en conséquence de la défiance. Cela dessert l’image du le service d’Education. Quel manque de considération pour une profession qui souffre au quotidien et sans laquelle faire classe est impossible.

L’alternance vie professionnelle / vie personnelle est un droit. Or, notre employeur local ne le respecte pas. Ce n’est pas aux enseignants de subir le manque criant de recrutement de nos métiers. L’UNSA Education 95 demande :

    •  

que la baisse du nombre d’élèves permette un peu de souplesse sur les temps partiels.

    •  

que toutes les demandes de temps partiels soient accordées

    •  

que toutes les demandes de disponibilité sur autorisation soient acceptées

    •  

que toutes les demandes de retraite progressive soient validées

L’alerte sociale déposée par l’UNSA Education 95 le 13 février 2026 a permis de mettre en lumière ce besoin essentiel. Or, les réponses apportées par les services ne permettront pas d’envoyer un message d’apaisement à la profession.

La contractualisation arrive à son plafond de verre. Dans un souci de transparence et afin de dissiper tout sentiment de défiance, l’UNSA Education 95 suggère que soient publiés lors de ce CSA les chiffres d’ouvertures et de fermetures de classes dans le privé sous contrat. Pour rappel, l’UNSA éducation fait partie du CNAL et demande depuis plusieurs années la publication des dotations pour le privé.

Le nombre de ruptures conventionnelles, inconnue à ce jour pour la RS 2026, doit nous alerter sur les volontés de mobilité professionnelle des collègues. Le détachement, bloqué dans notre département, ne répond pas non plus à ces besoins d’évolutions professionnelles. Celui-ci est un droit inscrit dans les LDG. L’UNSA Education 95 s’interroge sur son non-respect. Par ailleurs dans la cadre de la campagne d’avancement 2026, l’UNSA Education 95 tient à rappeler le cadre du RDV de carrière : chacun des RDV de carrière qui jalonne notre carrière doit être l’occasion, l’opportunité de faire un point d’étape avec la hiérarchie sur notre parcours afin d’en dégager :

    •  

les points forts et/ou de satisfaction,

    •  

les points d’insatisfaction et/ou de frustration,

    •  

les besoins et envies en matière de formation et d’évolution.

Cette occasion n’est pas une option, c’est une obligation.

Somme toute, et au-delà des contraintes que nous subissons à tous les étages, afin de restaurer un lien de confiance entre employeur et employés, l’UNSA Eduaction 95 propose :

    •  

de permettre aux personnels de définir leur temps de travail

    •  

de permettre aux personnels une maîtrise de leur évolution professionnelle (RC, détachement par exemple)

    •  

que soient étudiées et respectées les conditions de travail

    •  

que les moyens soient donnés afin que toute absence soit remplacée



Merci pour votre écoute,



 




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