Après la classe mars - avril 2026
BANDES DESSINÉES
1914, en Nouvelle-Écosse, loin des tranchées dans lesquelles les nations d’Europe vont bientôt s’enliser, le petit port côtier de Peggy’s Cove attend le retour des hommes, qui tardent à rentrer de leur dernière campagne de pêche au large de Terre-Neuve. Ne restent que les femmes, les enfants et quelques vieillards.
Une nuit sans lune, un mystérieux naufragé s’échoue sur le rivage. Couvert de tatouages de marin, il semble avoir perdu la mémoire… ou bien joue-t-il la comédie ? Bientôt, ce sont deux négociants armés, venus d’Halifax, qui arrivent à leur tour pour enquêter sur un navire disparu. Face au tourbillon de violence qui menace de s’abattre sur le village, cinq femmes réunies par un lourd secret vont tout risquer pour protéger leur communauté.
Un récit prenant et habile dans une ambiance lugubre à souhait, grâce notamment au coup de crayon élégant du dessinateur Mikaël.
Sœurs des vagues, Tristan Roulot, Mikaël,
éditions Le Lombard, 112 p. – 21,95 €
Dans un pays lointain règne une reine sur laquelle le temps n’a pas de prise. Au fond de ses geôles, croupit Billy Oldman, un vieux magicien accusé de trahison et qui, derrière ses tours de passe-passe, cache une vérité tragique. Un destin auquel semble lié le secret de l’éternelle jouvence de la reine… mais aujourd’hui, l’heure est venue de rendre des comptes. Grâce à ses talents d’illusionniste, Oldman s’évade et délivre au passage une autre âme abîmée : Rebecca, une ancienne générale amputée, qui retrouvera sa force d’antan grâce à l’art de Wilson, anatomiste excentrique et concepteur d’automates. Bientôt, ils vont former un improbable trio d’anonymes, exerçant leurs talents dans les théâtres de la ville, attendant secrètement le moment tant attendu de leur revanche…
Après Yan et Baby, le talent de Chang Sheng s’illustre dans un thriller d’époque teinté de mystères, de surréalisme et de magie. Une histoire passionnante en 2 volumes, portée par une mise en scène au cordeau.
Oldman (T. 1), Chang Sheng,
éditions Glénat manga, 360 p. – 15,95 €
Goku s’est marié et le temps a passé. Alors qu’il retourne à Kamé house pour présenter son fils Son Gohan, une nouvelle menace débarque sur Terre. Une menace qui révélera à tous l’origine des capacités extraordinaires de Son Goku…
Poursuivez l’expérience de Dragon Ball Full Color, avec ce nouvel arc consacré aux Saiyans, le peuple stellaire dont est originaire Son Goku. Qu’il s’agisse de la rencontre avec Raditz, son frère, ou de la confrontation d’exception avec Nappa et Vegeta, cette édition vous transportera dans des combats toujours plus hauts en couleur !
Dragon Ball – Full Color – Les Saiyans (T. 1), Akira Toriyama, trad. Fédoua Lamodière,
Glénat Manga, 248 p. – 14,95 €
L’histoire se passe au cœur de la Renaissance italienne ; nous y retrouvons Bianca, une jeune fille dont le mariage à venir a été arrangé par sa famille, comme c’était la coutume à l’époque. Résignée sur son sort, elle découvre cependant que sa marraine possède une peau d’homme, qui permet à son utilisatrice de se faire passer pour un homme et de déambuler incognito dans des milieux exclusivement masculins. Une aubaine pour Bianca, qui va en profiter pour approcher son futur mari et en apprendre davantage sur lui… à ses risques et périls ! Au-delà de l’histoire au rythme enlevé, plusieurs thèmes de fond sont abordés, et notamment la place des femmes dans une société très masculine, la question de leur émancipation et celle de l’homosexualité. Un récit original, bien construit, et qui donne à réfléchir !
Peau d’homme, Hubert, Zanzim,
Glénat, 160 p. – 27 €
Pandémonia est une terre où s’affrontent monstres et humains, où seule la loi du plus fort règne. Au cœur de ces affrontements, se trouve Lucciola Lunatria. Elle fait la connaissance de Bilkis Draco, membre de la guilde des marchands, et découvre alors un monde très particulier : celui du commerce avec les monstres. Elle décide de rejoindre la guilde, pour amener la paix en Pandémonia. Réussira-t-elle à lier ses aspirations avec celles de cette organisation ? Un univers fantastique, avec démons et magie, prévue en 4 tomes.
La Guilde marchande de Pandémonia (T. 1), Kachou Hashimoto, Glénat Manga, 192 p. – 7,20 €
Il était une fois une jeune fille du nom de Réko, revêtue d’une capuche rouge et équipée d’un fusil magique. Sa profession : chasseuse de cauchemars. Appelée en mission, elle découvre un lieu surprenant où les songes et les gens cohabitent dans la joie. Mais les apparences peuvent être trompeuses et Réko s’apprête à vivre la chasse la plus dangereuse de sa vie !
À partir de 9 ans.
Réko chasseuse de cauchemars, Iléana Surducan,
Albin Michel, 96 p. – 15,90 €
Skara est une jeune viking qui a reçu à la naissance un talent rare et divin : le don du Loup. Ce don fait d’elle une redoutable guerrière pouvant tenir tête à n’importe qui malgré son jeune âge ! Après la mort de sa mère – tuée par des pillards – Skara, emportée par la colère et le désespoir, incendie accidentellement un temple sacré d’Odin. Le brasier ravageur ouvre alors les portes entre les Neuf Royaumes et libère sur Midgard des monstruosités venues des mondes inférieurs. Venant visiter Skara dans ses rêves, Urd, la déesse tisseuse du Destin, lui explique que le seul moyen de réparer sa faute est de chasser elle-même ces créatures maléfiques. Alors seulement, Odin pourra lui pardonner. Accompagnée de Bojan, un jeune prêtre russe peu dégourdi, et de la sulfureuse sorcière Rùna, la jeune viking se lance alors dans une aventure digne des grandes sagas nordiques !
Skara, chasseuse de monstres – Les Portes d’Odin
(T. 1), J. Le Gris, L. Depedri, éditions Glénat, 56 p. – 12 €
Marion voit son monde vaciller quand on lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Très vite, la jeune femme est orientée vers Gustave Roussy, premier centre français et européen de lutte contre le cancer. C’est entre les murs de cet établissement d’excellence qu’elle va entamer un chemin vers la guérison.
À travers le regard de Marion, le lecteur plonge dans un parcours de soin à la fois intime et universel. Entre diagnostics éclairs, chirurgie de pointe et espoirs portés par la recherche, chaque étape et chaque rencontre vont permettre à Marion d’avancer et de porter un regard neuf sur les progrès médicaux et les idées reçues.
Ce récit inspiré de témoignages réels est une véritable ode à la vie, à la résilience et à la puissance des liens. Une BD lumineuse et atypique, qui rappelle que derrière chaque patient se cache une histoire. Avec une narration sensible et un ton à la fois pudique et informatif, La Vie en plus célèbre les avancées médicales, l’importance de la prévention et surtout, la guérison.
La Vie en plus – Ensemble, guérir le cancer, Isabo,
J. Vaast, éditions Glénat, 96 p. – 20 €
Zombie affamé cherche famille d’accueil… Et voici trois très bonnes raisons d’en adopter un !
- Offrir une seconde vie à un être abandonné.
- En compagnie de cette espèce rare, on ne passera pas inaperçu.
- Très affectueux, il essayera tout le temps de nous embrasser…
Une BD pleine d’humour, à partir de 8 ans.
Mon ami zombie, Nena, Morin,
éditions Albin Michel, 48 p. – 13,50 €
Fraîchement retraité, l’inspecteur Stanley s’apprête à passer une matinée paisible au jardin botanique de Baskerville. Mais à son arrivée, catastrophe : la fleur la plus précieuse de toute la collection a été dérobée ! Le professeur Fougère, botaniste en chef, en perd ses bouclettes… Et voilà que la police accuse Pierrick Pignon, l’ami de Stanley !
L’inspecteur parviendra-t-il à résoudre cette épineuse énigme ?
Une nouvelle série de BD trépidante et facile à lire. L’histoire est suivie d’une double page documentaire, ici sur les plantes carnivores. Dès 6 ans.
Le Voleur à la main verte, H. Tunnicliffe, E. Harrison, éditions Casterman, 64 p. – 13,95 €
Studio Danse voit arriver de nouveaux élèves pour suivre les cours de Mary et de Mademoiselle Anne. Louise, Mila et Nour vont user les parquets de la classe Modern-Jazz et les barres de la classe de Classique. Evana va pouvoir montrer ses progrès à ses nombreux abonnés, car l’avis des autres est sa raison d’être. Et Véra fera tout pour être la première, même dans le cœur d’Octave, le seul garçon du cours. Tous ces nouveaux élèves vont être confrontés aux regards des autres, à l’empreinte carbone, au sexisme, à l’anorexie…
Studio Dance Academy (tome 1), L. Macé, Beka,
Perrault, Bamboo édition, 48 p. – 11,90 €
Les auteurs de ce roman graphique se sont donnés pour mission d’éclairer le conflit israélo-palestinien sous l’angle de la sphère intime. Entamé en 2018, ce reportage retrace les témoignages d’une quinzaine de personnes sur leur vie intime et sur les difficultés qui se présentent à eux, liées pour la plupart au cadre strict imposé par la vie dans un état religieux. Salomé Parent-Rachdi, la narratrice, qui a été correspondante là-bas pendant trois ans, retrace bien comment la guerre et la religion s’immiscent insidieusement dans toutes les sphères de la vie privée. Couples mixtes, résidents de la zone occupée, habitants de Jérusalem, Tel-Aviv ou Gaza, hétérosexuels ou homosexuels… le large panel de portraits permet au lecteur d’appréhender un peu mieux la difficile réalité de ces territoires et la complexité vécue au quotidien par ses habitants.
Amour, sexe et terre promise –
Reportage en Israël et Palestine,
S. Parent-Rachdi, Deloupy,
éditions Les Arènes BD, 149 p. – 24 €
MUSIQUE
La chanteuse et multi-instrumentiste canadienne est de retour avec un album magnifique, dévoilant 11 chansons introspectives ancrées dans une americana lumineuse, entre folk, blues et country. Écrit comme un dialogue avec elle-même en temps de crise, l’album transforme les émotions brutes en chansons de résilience, portées par une écriture intime, une voix puissante et une instrumentation organique.
Cat Clyde alterne les ballades americana intimes et la fougue survoltée de titres rockabilly et blues-rock. Une œuvre intense, brute et onirique.
Mud Blood Bone, Cat Clyde,
chez Concord Records, 16,99 €
Depeche Mode, le groupe britannique culte, signe un retour puissant avec l’album live Memento Mori : Mexico City. Enregistré en septembre 2023 lors d’un concert à guichets fermés au mythique Foro Sol de Mexico, ce double CD réunit plus de deux heures de musique intense, enrichies de quatre titres inédits, et est accompagné d’un livret de 16 pages de photos live du spectacle.
Porté par des classiques comme Enjoy the Silence, Personal Jesus ou It’s No Good, l’album capture la performance du groupe avec puissance et fidélité. Rarement un live n’avait atteint une telle intensité. Retour aux machines et à la noirceur gothique teintée de mélancolie : une synthé pop intime et universelle, portée par la résilience d’un duo endeuillé et l’urgence de vivre.
Une expérience complète, un voyage dans l’obscurité intime de la nouvelle phase de DM.
Memento Mori : Mexico City, Depeche Mode,
coffret 2 CD, chez Columbia, 22,90 €
Avec On s’en rappellera pas, Disiz (de son vrai nom Serigne M’Baye Gueye) signe son quatorzième album et poursuit son chemin d’artiste inclassable. Entre rap, pop et influences rock ou électro, il livre une œuvre intime et percutante, nourrie de collaborations fortes (Theodora, Laurent Voulzy, Kid Cudi…). Dans cet album généreux de vingt titres, il plonge dans ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, mettant en avant la nostalgie et la mélancolie, tout en célébrant la tendresse et la douceur. Il y assume pleinement sa sensibilité, mais aussi sa colère face à un monde dans lequel il peine à se projeter.
Après le succès de L’Amour, certifié et acclamé, ce nouveau projet confirme son statut de figure majeure de la scène française.
On s’en rappellera pas, Disiz,
chez Carré Bleu Production, 15,99 €
Après une décennie loin de la musique, Jill Scott, icone de la soul à la fois chanteuse, actrice et poétesse, revient avec une œuvre émouvante riche de texture, de rythme et de vérité émotionnelle. On passe de la soul la plus pure à des sonorités plus funky en passant par le blues, le R&B mais aussi le rap. Une disparité qui n’égratigne pas la cohérence du projet, bien au contraire, l’éventail des styles est ici une précieuse richesse.
Jill Scott nous envoûte en mêlant poésie, berceuses, balades, messages engagés et interludes audacieux. Un album profondément chaleureux et généreux porté par une voix exceptionnelle.
To Whom This May Concern, Jill Scott,
chez Blues Babe Records/The Orchard, 14,99 €
Les amateurs de rock indépendant seront ravis de ce nouvel album des Américains de Ratboys, porté par Julia Steiner avec sa voix entre Sinead O’Connor, Alanis Morissette ou Dolores O’Riordan. Le rythme pêchu comme une vague tempétueuse et les guitares endiablées nous embarquent dans une aventure ponctuée aussi quelques agréables intermèdes folk. Malgré son titre, ce nouvel album n’est pas défini par ce qui manque. C’est plutôt le début d’un dialogue important avec un proche dont la chanteuse Julia Steiner se sent éloignée.
La musique du sixième album studio du groupe comble l’espace laissé par cette personne avec 11 chansons qui révèlent toute la puissance vibrante, pétillante et émouvante du groupe.
Singin’ to an Empty Chair, Ratboys,
chez New West Records, 16,95 €
Après ses interprétations saluées de Bach, Beethoven et Mozart, le pianiste Piotr Anderszewski nous invite à entrer dans l’univers intime des dernières œuvres pour piano de Brahms. Ce nouvel album rassemble douze pièces extraites des opus 116 à 119, écrites quatre ans avant la mort du compositeur, dans lesquelles il se montre plus intime, loin des grands élans romantiques.
Avec une grande simplicité, Piotr Anderszewski en révèle toute la beauté et la profondeur, offrant un programme d’une intensité exceptionnelle, qui nous plonge au cœur de l’univers musical intérieur d’un génie.
Brahms – Late Piano Works, Piotr Anderszewski,
chez Warner Classics, 15,99 €
Compositeur issu de la scène électronique française, Victor Le Masne, directeur musical des cérémonies des JO de Paris 2024, revisite Ravel dans un album de 12 titres mêlant orchestre, opéra, musique de chambre et piano, avec de prestigieux invités tels que Rahim Redcar (Christine and the Queens), Camille Thomas et Julius Asal. En respectant avant tout l’œuvre originale, Victor le Masne crée des ponts entre harmonie classique et rythmes modernes. Un album très personnel, comme la synthèse de toute la musique qui a nourri Victor Le Masne. Le résultat : un album lumineux et généreux, où musique classique, pop et électro dialoguent ensemble.
Un bel hommage, en cette année de 150e anniversaire de la naissance du compositeur français.
Ravel Recomposed, Victor le Masne,
chez Deutsche Grammophon, 18,99 €
L’Américaine Mitski Miyawaki n’en finit pas de surprendre son auditoire de disque en disque. Et ce n’est pas son (excellent) dernier opus, Nothing’s About to Happen to Me, qui va changer la donne. Trois ans après l’impeccable The Land is Inhospitable and So Are We, l’artiste creuse un sillon plus expérimental, dans un concept album qui ravira ses fans et séduiront les auditeurs attentifs. L’album s’apprécie comme un récit dont chaque morceau constitue un chapitre différent. La voix envoûtante de la chanteuse en constitue le fil conducteur, mais dont le confort apparent ne doit pas cacher la beauté déconcertante des paroles. Mitski fait délicieusement mentir le titre de son album car, à son écoute, il ne peut que se passer bien des choses.
Nothing’s About to Happen to Me, Mitski,
chez Dead Oceans, 14,99 €
À 72 ans, l’ex-bassiste du groupe culte Sonic Youth confirme son statut d’icône de l’alt-rock. Play Me, son troisième album sous son seul nom, est moins expérimental que le précédent The Collective (2024), mais tout de même très recommandable. Toujours inséparable du producteur Justin Raisen, qui a également œuvré, notamment, au succès de Charli XCX, Kim Gordon navigue entre trap, hip hop et krautrock pour mieux dénoncer les travers de notre société (masculinité toxique, montée du fascisme, technocratie…).
D’aucuns regretteront peut-être le côté plus accessible que l’artiste a voulu donner à ce disque, mais Kim Gordon garde intacts son exigence et son refus d’allégeance. Elle n’est pas près de déposer les armes, et nous de renoncer à la suivre.
Play Me, Kim Gordon, chez Matador, 11,99 €
Nous vivons dans un monde anxiogène, et recherchons le moindre refuge nous permettant d’y échapper. Ce refuge, c’est ce que se propose d’être le 23e album de Moby, l’homme qui avait rendu grand public l’électronique samplée à la fin des années 90. Son titre, Future Quiet, parle de lui-même : envisager l’avenir avec sérénité, loin des agressions quotidiennes qui rendent le présent difficile. Pour ce faire, Moby convoque, comme influence principale, le pape de l’ambient, Brian Eno, dont on se souvient des collaborations culte avec Bowie, et s’entoure d’invités prestigieux : Jacob Lusk (du groupe Gabriels), India Carney ou encore Serpentwithfeet sur On Air (Quiet Future).
Si l’écoute de ce disque ne résoudra malheureusement pas tous les problèmes du monde, elle contribuera sans aucun doute à apaiser son auditeur.
Future Quiet, Moby, chez BMG, 2 CD, 18,99 €
Avec son 7e album solo, Alexis Taylor, chanteur du groupe de synthpop Hot Chip, signe un retour réussi. Paris In The Spring fait le choix de ne prendre aucune direction musicale particulière, ce qui n’est pas forcément synonyme d’incohérence. Sous influence franco-américaine, Taylor compose une pop aérienne, qui lorgne parfois vers la house et les nappes électroniques de Vangelis, le funk et la country. Pour bien faire honneur au titre de son album, il s’entoure de légendes de ce qu’il convenait d’appeler, à la fin du siècle dernier, la french touch : Nicolas Godin, moitié de Air, et Etienne de Crécy. Et la liste des invités prestigieux est encore longue : The Avalanches, Elizabeth White, Ewan Pearson… Tous et toutes au service d’un univers musical fascinant. Le printemps à Paris s’annonce radieux.
Paris In The Spring, Alexis Taylor,
chez Night Time Stories, 13,99 €
CINÉ - DOCUMENTAIRES - SÉRIES
Une jeune fille de 12 ans, Sun, découvre que l’histoire que lui raconte son grand-père depuis toujours – L’Enfant autruche perdu dans le désert – n’est pas un conte mais bien une histoire vraie. Face à ce mystère, assoiffée de réponses, elle part dans le désert du Sahara à la recherche de la vérité : qui était véritablement son grand-père et qui était ce petit garçon ? Elle découvre alors l’incroyable histoire d’Hadara, enfant issu d’une tribu nomade, qui s’est perdu dans le désert à l’âge de deux ans lors d’une tempête de sable. Voué à une mort certaine, le petit garçon est recueilli par un groupe d’autruches ! Elles vont lui permettre de survivre pendant dix ans, avant d’être retrouvé et ramené à sa famille.
Connu pour ses récits portés par le regard de l’enfance et un lien fort à la nature (Le Dernier Jaguar), le cinéaste propose ici une histoire inspirée de faits réels, mêlant transmission, mémoire et exploration. Un film tourné en décors naturels, avec des paysages grandioses et une mise en scène immersive.
À partir de 8 ans.
L’Enfant du désert, Gilles de Maistre.
En salle le 8 avril
Années 1980. Raul, ex-prodige du tennis déchu, tente de remonter la pente lorsqu’un père autoritaire lui confie l’entraînement de son fils Felice, 13 ans, talent prometteur écrasé par la pression. De tournoi en tournoi, au fil d’un été brûlant, l’ancien champion cabossé et l’adolescent trop sage apprennent à se défier puis à se comprendre : l’un cherche la rédemption, l’autre à s’affranchir de l’ombre paternelle.
Andrea Di Stefano offre à Pierfrancesco Favino un rôle ample, entre fanfaronnade et mélancolie. Sans céder au mélodrame, le film mêle comédie et émotion dans un road-movie doublé d’un récit initiatique. Une histoire de transmission et d’émancipation, portée par l’alchimie entre le jeune Tiziano Menichelli (Felice) et un Favino (Raul) charismatique. Une comédie dramatique plaisante.
Il Maestro, Andrea Di Stefano. En salle
Dans un village du nord de l’Inde, deux amis d’enfance tentent de passer le concours de police d’État, un métier qui pourrait leur offrir la dignité qu’ils n’osent espérer. Alors qu’ils touchent du doigt leur rêve, le lien précieux qui les unit est menacé par leurs désillusions… Comment (sur)vivre dans un milieu hostile et faire face à un discours xénophobe alimenté par l’extrême droite ?
Dix ans après Masaan, Neeraj Ghaywan signe un brûlot politique contre le conservatisme et l’idéologie de Narendra Modi. Le cinéaste explore avec finesse les mécanismes d’ostracisation et de marginalisation, tout en racontant une histoire d’amitié profonde qui outrepasse les castes et la religion.
Avec tact et intelligence, ce film montre les discriminations subies par les minorités indiennes, offrant un récit bouleversant par sa justesse et son humanisme.
Une jeunesse indienne, Neeraj Ghaywan.
En salle
Sévèrement touchée par la famine qui atteint toute l’Afrique de l’Ouest, une mère se réfugie avec son fils au Soudan. L’État d’Israël propose aux milliers de juifs éthiopiens de s’installer en Israël. Chrétienne, la jeune femme ne peut pas prétendre à être accueillie, mais elle convainc son fils de 9 ans de se faire passer pour un juif afin d’échapper à la famine. Le stratagème fonctionne et le petit « Schlomo » est adopté par une famille française sépharade établie à Tel-Aviv. Malgré l’accueil chaleureux de ses parents d’adoption, il grandit avec la peur d’être démasqué. Il découvre tant bien que mal la judaïté, mais aussi le racisme et la guerre dans les territoires occupés…
Prix du meilleur scénario original aux César 2006.
Va, vis et deviens, Radu Mihaileanu.
En streaming sur France TV
En 1846, le quartier des Cinq Points, à New York, est le théâtre de luttes incessantes opposant deux gangs : les Dead Rabbits, composé d’émigrants irlandais, et les Native Americans. Au cours d’un combat, Bill Cutting, dit « le Boucher », à la tête du gang composé d’Américains « de souche », assassine Père Vallon, le chef de la bande rivale. La brute sanguinaire obtient ainsi un contrôle absolu des rues new-yorkaises. Pour renforcer son pouvoir, il s’associe à Boss Tweed, un caïd sans scrupules qui terrorise les habitants de la ville. Dix-sept ans plus tard, le Boucher règne toujours en maître. Mais Amsterdam, le fils de Vallon, veut venger la mort de son père en éliminant Cutting…
Mêlant personnages fictifs et figures inspirées de la réalité, le film reconstitue les tensions qui traversent New York au moment de la guerre de Sécession. Totalement « scorsesien », ce film confirme son statut de fresque majeure dans la filmographie du réalisateur.
Gangs of New York, Martin Scorsese.
Sur Prime video
Dans une petite ville industrielle de l’Oural, Pavel Talankin, salarié de l’éducation, a filmé durant deux ans la mise en œuvre du programme militaire et nationaliste imposé dans les écoles russes après l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Au menu : récitation de poèmes patriotiques, création d’un mouvement de jeunesse nationaliste, rédaction de lettres aux soldats, défilés militaires et entraînement au maniement des armes… Alors que tous les établissements scolaires du pays doivent témoigner de leur fidélité aux directives via des vidéos transmises à une plateforme gouvernementale, Pacha, décide de se servir de sa mission pour documenter cette propagande à marche forcée. Mais tandis que d’anciens élèves sont mobilisés et que la guerre endeuille les familles des enfants comme du personnel éducatif, le jeune homme, opposant assumé à Poutine, se voit de plus en plus isolé. À l’été 2024, il fuit la Russie, emportant clandestinement les vidéos qui constituent la matière première de ce documentaire…
Les images témoignent avec force de la militarisation des écoles et plus largement de la société, sur fond de propagande décomplexée. Un documentaire éloquent sacré meilleur documentaire aux British Academy Film Awards 2026.
Mister Nobody contre Poutine, David Borenstein, Pawel Talankin, sur Arte TV. Documentaire de 90 minutes.
Faustine, Fatou, Edgar ou Acacia ont cinq ans et déjà mille questions. Dans leur grande section de maternelle, au sein d’une école classée REP dans le 11e arrondissement de Paris, se côtoient des élèves de toutes origines sociales. Ce brassage social, réel, se traduit pour le meilleur dans des discussions animées. Entre apprentissage de la lecture, dessin, initiation à la mythologie et chamailleries de cour, ils débattent d’homoparentalité, de racisme, de guerre, d’écologie…
Sans commentaire et à hauteur d’enfant, Karelle Fitoussi et Salma Cheddadi captent l’énergie vitale qui circule, les interrogations qui fusent, entre innocence joyeuse et conscience aiguë du monde. Métissée et vibrante, cette nouvelle génération interroge déjà, avec une saisissante acuité, les défis de l’époque.
Un documentaire à la fois tendre et rugueux, vibrant plaidoyer pour l’École publique, porté par de très jeunes personnalités attachantes en plein apprentissage du vivre-ensemble.
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? sur Arte TV. Documentaire de 52 minutes
Véritable bijou d’humour noir récompensée d’une bordée de prix, la série Inside No. 9, créée en 2012 par Steve Pemberton et Reece Shearsmith, a conquis le Royaume-Uni avec ses intrigues grinçantes et ses chutes diaboliques. Elle revient sur Arte pour une neuvième et ultime saison comprenant 6 nouveaux épisodes. Chaque épisode, indépendant et resserré, réunit une poignée de personnages dans un lieu clos – du placard exigu à la loge de théâtre – avec, toujours, un twist central et l’apparition furtive du chiffre 9. Le dernier épisode, savoureuse mise en abyme, met en scène une fausse fête de fin où les créateurs règlent leurs comptes dans une satire aussi absurde que cruelle. Une mini-série addictive où l’esprit anglais est à son meilleur.
Inside No. 9, sur Arte TV. Mini-série de 6 épisodes
de 30 minutes (saison 9)
Entre comédie noire et thriller, cette série suit trois amies d’enfance réunies par la mort mystérieuse de Greta. À Belfast, Saoirse, actrice dans une série policière, Robyn, mère au foyer aisée, et Dara, revenue vivre chez sa mère après une rupture, voient leurs trajectoires opposées se croiser à nouveau. Décidées à comprendre ce qui est arrivé à leur ancienne camarade, elles entament un road trip à travers l’Irlande du Nord, traversant les magnifiques paysages sauvages du Donegal.
En huit épisodes au rythme maîtrisé, la série mêle dialogues au naturel, humour pince-sans-rire et gravité sourde. Derrière les situations loufoques affleure un passé trouble. Portée par un trio d’actrices irrésistible, cette fiction originale séduit par son ton rafraîchissant et son savoureux mélange de suspense et d’émotion.
De Belfast au paradis ? sur Netflix.
Une saison de 8 épisodes de 50 minutes
Laura, pharmacienne et mère de famille, a fondé une association d’aide aux femmes victimes de violences, Femmes Debout. Un jour, elle assiste, impuissante, au meurtre d’une de ses membres. Profondément traumatisée par ce féminicide et révoltée par l’inaction de la police et de la justice, elle décide de répondre à la violence des hommes par la violence pour protéger celles qui l’entourent.
L’Affaire Laura Stern n’est pas seulement une série judiciaire. C’est avant tout un drame social dont il faut louer la finesse d’écriture signée Frédéric Krivine et Marie Kremer, et la réalisation d’Akim Isker. Prix de la meilleure série dramatique lors du dernier Festival de la fiction, elle interroge sur l’état de la justice en France, sur notre impuissance collective face aux féminicides, avec cette interrogation en fil rouge : que faire face à la douleur d’autrui ? Une fiction qui remue et bouleverse, sans excès de pathos, notamment grâce à ses interprètes, à commencer par Valérie Bonneton, remarquable de justesse dans la peau de Laura.
L’Affaire Laura Stern, sur France TV. Minisérie
de 4 épisodes de 45 à 60 minutes
EXPOS
Cette exposition, qui rassemble 126 œuvres, est la première d’envergure en France consacrée uniquement à l’œuvre de Carrington, une artiste totale, représentant un modèle en matière d’harmonie et d’innovation. Ses créations fusionnent humain et animal, masculin et féminin, donnant forme à un monde où métamorphoses et symboles se répondent. Le parcours explore les thèmes et centres d’intérêts principaux de l’artiste : découverte de l’art classique italien à Florence durant l’adolescence, fascination pour la Renaissance, origines celtiques et post-victoriennes, ou encore participation au surréalisme pendant son séjour en France.
L’exposition met ainsi en lumière l’héritage exceptionnel de cette voyageuse perpétuelle, toujours en quête de connaissance d’elle-même, féministe et écologiste d’avant-garde, qui a quitté l’Angleterre de son enfance pour la France avant de s’installer au Mexique jusqu’à la fin de ses jours.
L’exposition est adaptée à tous les âges et un livret-jeux pour les 7-12 ans est disponible sur place ou en ligne.
Leonora Carrington, musée du Luxembourg, Paris 6e, jusqu’au 19 juillet 2026, tarif plein 14 €, tarif réduit 10 €, gratuit -16 ans
Cette exposition propose de revisiter l’œuvre du photographe britannique Martin Parr, à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui.
En quelque 180 œuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des œuvres récentes, l’exposition aborde en 5 sections nos turpitudes contemporaines à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes : le tourisme de masse, la frénésie consumériste, la dépendance aux technologies… avec toujours ce regard décalé reconnaissable entre mille.
Un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.
À ne pas manquer !
Martin Parr – Global Warning, Jeu de paume, Paris 1er, jusqu’au 24 mai 2026, tarif plein 14 €, tarif réduit 9,50 €,
tarif 19-25 ans et étudiants 7,50 €, gratuit -18 ans
Dans un monde confronté à des défis environnementaux, sociaux et sanitaires majeurs, que signifie jardiner au XXIe siècle ? Une réflexion qui cheminera tout le long de votre promenade à travers cette exposition. En six chapitres, l’exposition plante le décor ! Des installations très variées réinterprètent des jardins existants, tout en stimulant l’un de vos sens. Chaque univers est complété par une parcelle d’expériences, où enrichir votre culture.
Tout en déambulant, débroussaillez vos connaissances sur les relations inter-espèces, la biodiversité du sol, l’impact du climat sur les jardins, ainsi que les pratiques et bienfaits du jardinage… À la croisée des arts et des sciences, Jardiner offre une bouffée d’air frais pour renouer avec la nature !
Dès 9 ans.
Jardiner, Cité des sciences et de l’industrie, Paris 19e, jusqu’au 12 juillet 2026, tarif plein 15 €, tarif réduit 12 €
À travers une centaine de documents, l’exposition évoque les méthodes de travail de Barbara, dont la voix, les textes et les mélodies résonnent encore aujourd’hui, mais aussi son rapport à la scène et la relation d’amour que la chanteuse a toujours entretenue avec son public.
Au fil de ces documents, les visiteurs suivront le parcours de Barbara, depuis ses débuts modestes dans les cabarets belges jusqu’à ses dernières apparitions en 1993. Ils découvriront sa méthode singulière de travail, mais aussi son rapport au corps et à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida ou encore ce lien toujours passionné avec son public, résumé dans la fameuse formule prononcée sur la scène de Bobino en 1966 : Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous.
Dis, quand reviendras-tu ? – Barbara et son public,
BNF François Mitterrand, Paris 13e, jusqu’au 5 avril 2026, entrée libre
Les œuvres de Susanna Inglada s’ancre entre le politique et le sensible, déployant un univers où le dessin quitte le papier pour envahir l’espace. Fragmentée et expressive, l’œuvre de l’artiste catalane compose un théâtre du contemporain où chaque élément – corps, regard, geste – participe d’un tout collectif. Entre dessin, céramique et animation, elle revisite les grandes traditions picturales (de Goya à Paula Rego) pour y révéler les tensions du pouvoir et du regard, tout en y glissant un humour discret, comme un remède à la gravité du réel.
All Parts Of Us invite ainsi le spectateur à devenir acteur, à recomposer, dans un mouvement partagé, les multiples fragments de notre humanité commune.
Susanna Inglada – All Parts Of Us, Drawing Lab, Paris 1er, jusqu’au 10 mai 2026, entrée libre
Beverly Buchanan, née en Caroline du Nord, ancre son travail dans la culture populaire du sud des États-Unis et explore notamment l’histoire de l’esclavage à travers la fabrication de bribes d’espace, de structures formées par la mémoire et l’expérience, évoquant sans détour et avec affection la fragilité des conditions de vie de certaines communautés. Dans ses dessins au pastel, comme dans ses sculptures en béton ou en bois, elle recompose les volumes, révèle ou laisse dans l’ombre.
Hélène Yamba-Guimbi, par des interventions ponctuelles dans les espaces d’exposition, invite à considérer la dimension physique du travail artistique, à ressentir les tensions entre infrastructures et corps. Un dialogue avec la pratique artistique de Buchanan dont l’œuvre s’attache aussi à retranscrire le caractère transitoire de la vie, résonnant avec le sentiment d’instabilité qui imprègne notre époque.
Beverly Buchanan – Impermanences, avec Hélène Yamba-Guimbi, 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, Metz (57), jusqu’au 16 août 2026, entrée gratuite
À travers un parcours riche et varié mêlant science, histoire et création artistique, le public est invité à explorer la place des oiseaux dans nos sociétés, les regards que nous portons sur eux depuis des siècles et les liens qu’ils entretiennent avec l’évolution du vivant.
La première partie de l’exposition revient sur la parenté entre dinosaures et oiseaux, en s’appuyant sur les recherches récentes. Moulages, reconstitutions et spécimens permettent de comprendre comment certaines lignées ont développé des plumes ou des caractéristiques propres au vol. Le parcours aborde aussi les liens que les civilisations ont nouées avec les oiseaux et met en lumière les impacts des activités humaines sur les écosystèmes, invitant chacun à réfléchir à la préservation du vivant à l’échelle locale comme mondiale.
Accessible à tous, la scénographie immersive nous plonge dans un univers pédagogique et spectaculaire, où la science se mêle à l’émerveillement.
Des dinosaures aux oiseaux, Fabrique des savoirs,
Elbeuf-sur-Seine (76), du 21 mars 2026 au 21 mars 2027, entrée gratuite
Sur les rives du fleuve Niger, les fêtes nommées sogo bò – littéralement l’animal sort – ont donné naissance à une riche culture matérielle, de masques et de marionnettes. Ces objets, figuratifs et colorés, représentent des animaux, réels ou mythiques, des êtres mythologiques ou illustrent des scènes de la vie quotidienne.
À travers différents objets et par le biais d’audiovisuels laissant une large place aux chants et aux tambours, cette exposition donne à voir et ressentir ce théâtre ancestral et participatif, où chacun des membres de la communauté, des aînés aux plus jeunes enfants, a sa place.
Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, cet héritage, aussi vivant que fragile dans le contexte de tensions que connaît le Mali, est essentiel à la communauté dont il exprime l’identité culturelle.
Au sein du parcours, ce spectacle total mêlant théâtre, danse, musique et chant se découvre sur une place de village, de jour comme de nuit, mais aussi sur le fleuve.
Au Mali, quand les animaux dansent, musée des Confluences, Lyon (69), du 3 avril 2026 au 7 février 2027,
tarif plein 12 €, tarif réduit 7 €
Au cœur de nos penderies, grouille un petit monde illustré. Personnages, animaux, fleurs et formes abstraites s’y côtoient harmonieusement. Ces motifs qui recouvrent nos vêtements ont un point commun : ils sont esquissés de la main de dessinateurs dont le nom est bien souvent méconnu du grand public.
Frédéric Bonnin en est l’un des représentants et fait naître depuis 2005 des bouquets de dessins qui fleurissent chaque saison sur les étoffes des créateurs de mode. Minakani – mot d’origine perse se traduisant par femme et jardin – est le nom de son atelier, véritable fabrique poétique d’images. Maître de la composition, il explore la tension entre le trait, la couleur et l’espace à travers une œuvre dynamique et joyeuse.
L’art du motif – Invitation à Minakani, La Piscine, Roubaix (59), jusqu’au 20 septembre 2026,
tarif plein 11 €, tarif réduit 9 €, gratuit -18 ans
À l’occasion du centenaire de la mort de Jules Durand, docker havrais et syndicaliste, cette exposition retrace l’une des plus graves erreurs judiciaires du XXe siècle via des pièces remarquables, dont certaines que l’on croyait disparues : témoignages, pétitions, ou des œuvres d’art du début du XXe siècle illustrant les conditions de travail impitoyables des dockers.
Injustement accusé en 1910 d’avoir commandité le meurtre d’un contremaître lors d’une grève des dockers charbonniers et à la suite d’un procès à charge, Jules Durand est reconnu coupable et condamné à mort avant que la mobilisation de militants et d’intellectuels n’obtienne la commutation de sa peine. Libéré, réhabilité en 1918 mais brisé psychologiquement, il demeure le symbole d’une profonde injustice sociale et judiciaire.
Jules Durand, le Dreyfus ouvrier, bibliothèque Armand Salacrou, Le Havre (76), jusqu’au 6 juin 2026,
entrée libre
Pour cette exposition sur le thème de la Parade, l’artiste belge Lieven De Boeck mêle sculptures mobiles, performances et expériences interactives, invitant le public à devenir acteur de l’œuvre.
Par exemple, dans le grand espace vitré, communiquant si bien avec l’extérieur, le visiteur découvre une installation aérienne de rubans de Möbius, ces nœuds infinis, constitués de papier épais, aux couleurs pastel, pendus à des fils de pêche depuis les cintres. Le message de l’artiste ? Faire réfléchir à la notion d’identité.
Entre réflexions politiques, rencontres impromptues et moments performatifs, Breaking Free propose un parcours vivant et dynamique où chaque interaction questionne nos modèles sociaux et explore de nouvelles formes de relation à l’art. Une ode artistique sur ce qu’est un art queer et comment il peut transformer notre regard sur le monde.
Breaking Free, Centre de création contemporaine Olivier Debré (CCC OD), Tours (37), jusqu’au 31 mai 2026,
tarif plein 8,50 €, tarif réduit 5,50 €, gratuit -18 ans
Pourquoi une invention ne trouve-t-elle pas son chemin ? Quelles formes peut revêtir l’échec ? Quelles leçons peut-on en tirer ?
En s’appuyant sur une large sélection d’objets et technologies plus ou moins anciennes, dans un parcours ludique et amusant, l’exposition s’intéresse aux causes du ratage, dans différents secteurs (transport, télécommunication, mécanique, jeux et jouets…). Elle interroge l’ingénieur, le designer, le commercial, le publicitaire mais aussi l’utilisateur pour décortiquer les mécanismes de l’échec et mieux comprendre ce qui a cloché !
Et parce que certains flops se révèlent finalement des tops, l’exposition explore des trajectoires de réussite inattendues !
Une exposition qui nous amène à découvrir une autre version de l’histoire des sciences, avec rigueur, et sans moquerie, mais au contraire avec beaucoup d’admiration, et qui nous rappelle que rater, souvent, fait avancer.
Flops ?! Oser, rater, innover, musée des Arts et Métiers, Paris 3e, jusqu’au 17 mai 2026, tarif plein 12 €, tarif réduit 9 €, gratuit -26 ans, personne en situation de handicap,
détenteur du Pass éducation
LITTÉRATURE ADOS
Daniella Daisy Maria, que tout le monde surnomme Daisy, rêve du grand amour. Celui d’un garçon qui lui offrirait ses fleurs préférées et lui écrirait des poèmes.
Mais surtout, elle rêverait que ce garçon soit Levi Coldwell. Son meilleur ami d’enfance, celui dont elle est amoureuse et qui ne partage pas ses sentiments… Alors elle préfère s’éloigner pour soigner son cœur brisé. Quatre ans plus tard, Daisy et Levi se recroisent par hasard dans un bar bondé. À mesure qu’ils passent du temps ensemble, Daisy sent que les coups d’œil à la volée, les gestes attentionnés, tous ces petits riens font à nouveau battre son cœur fort, très fort. À partir de 15 ans.
Picking Daisies on Sundays, L. Cincotti, B. Hébert,
Livre de poche jeunesse, 368 p. – 15,90 €
L’entreprise ALGO est toute puissante et règne sur le monde. Sa collecte organisée et légale des données personnelles des citoyens lui permet de les assigner aux lieux ou aux métiers nécessaires au bon fonctionnement de la société. Mais ALGO forme également les couples.
Alan, 18 ans, lors de sa soirée d’anniversaire tombe fou amoureux d’Alice. Il a une intelligence hors du commun, mais un léger handicap. Pour la subsistance de l’espèce humaine, les gens « différents » ne doivent pas avoir de descendance. Alors ALGO acceptera-t-elle leur relation….
Une romance déchirante et une réflexion sur le libre arbitre face à la technologie.
14 ans et plus.
Un amour unique, Vimala Vallée,
éditions Nathan, 64 p. – 8 €
Comme chaque printemps, la fête foraine s’est installée en ville. Malone et ses amis y découvrent une attraction inattendue : un chapiteau où sont exposés les humains les plus extraordinaires qui soient. Mais cette troupe est menée par un clown ressurgi du passé de Malone : Pierrot le Pitre. L’incarnation d’un pantin de son enfance, prêt à tout pour se venger.
Pour les amateurs de frissons (12-15 ans), niveau de peur de ce roman : 2/3.
La Morsure du clown, Chrysostome Gourio,
Casterman, 128 p. – 7,50 €
Direction Oaxaca, le sud du Mexique pour Diego et Élisa qui partent en vacances avec leur mère rencontrer leur famille maternelle. Un retour aux sources pour prendre de la distance avec leur vie parisienne. Les deux adolescents ont été très affectés par le divorce de leurs parents. De son côté, Diego, dyslexique, appréhende sa rentrée en 6e. Au fil de l’été et des rencontres, le frère et la sœur vont reprendre espoir. Et si ce voyage leur apportait une nouvelle famille, des amis, des projets et des rêves inespérés jusque-là ? Pour les 10-12 ans.
Le Voyage de Diego, V. Roz, L.R. Katims,
éditions Tom pousse, 176 p. – 14 €
Comment le jeune Alex, alors que son père sort d’un long coma et n’a plus que trois mois à vivre, va-t-il réussir à lui cacher que leur famille unie a volé en éclats ? Que sa femme l’a quitté, que son fils Tony est devenu Tanya, que sa fille aînée est en prison et sa mère morte… L’histoire d’une supercherie délirante qui permettra, peut-être, d’offrir à ce père aimant un ultime beau moment. À partir de 14 ans.
Good bye Papa ! Taï-Marc Le Thanh,
Actes Sud Jeunesse
336 p. – 16,90 €
Margot descend d’une longue lignée de sorcières. Son ambition est de révolutionner l’histoire de la médecine grâce à un sortilège inédit ! Pour cela, il lui faut atteindre le grand congrès de sorcellerie de Woodstick. Mais en 1563, la peste fait des ravages, la chasse aux sorcières s’intensifie et les tensions religieuses menacent d’empirer. Sans compter qu’elle doit veiller sur le petit Woodie, un enfant mystérieux qui lui colle aux souliers, et son ex, Nostradamus, qui brûle de la reconquérir.
Plus de cent aventures l’attendent et vingt-trois dénouements sont possibles, du plus splendide au plus infamant. Par chance, elle peut ressusciter pour explorer tout ce que lui réserve cette époque insensée ! À partir de 13 ans.
Margot la sorcière, 100 façons d’échapper au bûcher,
Pauline Éluere, F.-X. Pavion, Syros, 288 p. – 14 €
Axel vit dans une petite ville de province, dans un quartier où l’avenir ne veut pas dire grand-chose. Pour clore son année de seconde, il doit trouver un stage. Il atterrit à Campus X10, une radio locale sur le déclin. Encouragé par Guy, l’animateur, Axel prend ses marques et trouve une idée qui pourrait booster et rajeunir l’audience : lancer une émission où les ados auraient enfin la parole et qui s’appellerait Les Périphériques !
Une lecture sur les déserts économiques, les ados marginalisés, qui offre un éclairage essentiel pour comprendre l’inégalité des chances.
À partir de 13 ans.
Les Périphériques, Jean-Philippe Blondel,
Gallimard jeunesse, 208 p. – 12,50 €
Les vacances sur l’île ultra-exclusive de Mokani ont toujours été le point culminant de l’année d’Avery. L’occasion pour l’étudiante de passer du temps avec d’autres familles aussi aisées que la sienne, et de profiter du luxe des lieux. Mais cet été, rien ne se passe comme prévu. L’ex d’Avery n’arrive pas à se remettre de leur séparation, sa meilleure amie agit bizarrement et Leo, autrefois vacancier comme eux, porte maintenant un uniforme d’employé. Et Nora, la colocataire d’université d’Avery qui ne cesse de mettre son nez là où il ne faut pas, attise les tensions.
Sur l’île de Mokani, tout le monde cache quelque chose. Et certains secrets valent la peine de tuer. À partir de 15 ans.
Une saison pour mourir, P.C. Roscoe,
Livre de poche jeunesse, 352 p. – 19 €
Antara et Lyra sont sous le choc quand leur mère, Violetta Belcanto, leur annonce qu’elle a un nouvel amoureux et qu’elles vont emménager toutes les trois chez ce Alibert Song… La rencontre entre Antara, Lyra et les deux filles d’Alibert, Clarinette et Mandoline, fait tout de suite des étincelles. Et voilà qu’elles vont devoir vivre ensemble dans une petite maison toute biscornue au-dessus d’un magasin de musique. C’est en effet la musique qui a rapproché Alibert, vendeur d’instruments, de partition et de disques, et Violetta, chanteuse d’opéra. Et contre toute attente, c’est la musique qui va permettre aux filles de mieux se connaître et s’accorder dans un quotidien (presque) sans fausses notes ! De 9 à 12 ans.
Sœurs de chœur – Antara (tome 1), Anne Loyer,
Casterman, 144 p. – 9,90 €
Léa, Tim et son cousin Quentin passent leurs vacances d’été en Corse chez Ange, un berger de leur connaissance. Comme les trois adolescents s’ennuient, ils s’aventurent sur le sentier de randonnée du Mare a Mare. Alors qu’un épais brouillard les enveloppe, Quentin chute et se blesse. Complètement désorientés, ils sont contraints de passer la nuit à la belle étoile. Tim part seul chercher de l’aide. Dans cet environnement qu’ils ne connaissent pas, le moindre bruit devient suspect et les angoisses de Quentin, très superstitieux, se réveillent.
Une intrigue pleine de suspense, avec le maquis corse comme décor.
Le 10e titre d’une série à grand succès, très prisée par les pré-ados. Dès 10 ans.
Dix minutes en mode survie, Jean-Christophe Tixier,
Syros, 160 p. – 7,95 €
Qu’ont en commun les Stetson, les fauteuils Adirondack, la ville de Pasadena et la 1re guerre mondiale ? Tous ont pour origine la tuberculose.
Pour nous raconter comment la tuberculose a façonné le monde et comment, en retour, nos choix présents façonnent le devenir de cette maladie, l’auteur John green (Nos étoiles contraires) entrelace la petite et la grande histoire, le local et l’universel, en partant du parcours d’Henry, jeune patient sierra-léonais.
Une mise en lumière du lien entre pauvreté et maladie. À partir de 15 ans.
Tout est tuberculose, John Green,
Gallimard jeunesse, 240 p. – 18,90 €
Une vie dont personne ne se souviendra… Une histoire que vous ne pourrez plus jamais oublier… Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.
Nous découvrons ici l’histoire, sur plus de trois siècles, d’une femme dos au mur et pourtant indomptable, et de son affrontement avec les forces obscures qui cherchent à la réduire au silence.
Pour les jeunes adultes.
La Vie invisible d’Addie Larue, V.E. Schwab,
éditions Lumen, 696 p. – 17 €
LITTÉRATURE JEUNESSE
Monsieur Lapin vit seul et s’en accommode plutôt bien. Au potager, il bêche, il sème, arrose et surveille. Mais quand arrive le moment de la récolte, il fait une rencontre très spéciale : une carotte qui danse et qui chante, une carotte un poil envahissante !
Monsieur Lapin n’est pas très fan de cette carotte, il tient beaucoup à sa solitude.
Grâce à leurs différences, les deux héros vont apprendre mutuellement à grandir et comprendre qu’il est bon d’être attentif aux autres.
Une histoire riche en fibres, qui sème la graine de l’amitié et qui rend aimable, c’est prouvé ! À partir de 4 ans.
Fan de Carotte, Mariajo Ilustrajo,
Glénat jeunesse, 40 p. – 14,50 €
Le détective Prout est un héros au flair unique, qui résout toutes les énigmes grâce à son esprit de déduction sans pareil et son talent unique pour démasquer les mensonges. Ce captivant détective Prout, à la face de fesses, est aussi insolite que mignon. Il est épaulé dans ces enquêtes par son apprenti rigolo Brownie.
Dans chaque livre illustré façon manga et kawaÏ, on trouve 2 enquêtes avec des jeux à résoudre. À découvrir sans tarder ! À partir de 6 ans.
Détective Prout – L’énigme de la dame en violet (T. 1), Troll, Nathan, 96 p. – 11,95 €
L’énigme du géant dans la nuit (T. 2)
L’énigme des voleurs insaisissables (T. 3)
L’énigme du gentilhomme cambrioleur (T. 4)
L’énigme des ruines mystérieuses (T. 5)
Voici les caractéristiques du Dipoilocus :
- poils aux fesses
- peau rose
- rigolo
- ponctuel
- gourmand
Depuis que Mireille Farfelousse, la célèbre paléontologue, a révélé au grand public l’existence de ce fascinant dinosaure, elle ne cesse de recueillir de nouvelles informations à son sujet. Tout est réuni dans cette encyclopédie, aussi drôle que documentée, pour tout savoir et connaître tous les secrets de ce dinosaure farfelu. Dès 4 ans.
La folle encyclopédie du Dipoilocus, L. Benincà,
C. Lallemand, éditions Hélium, 56 p. – 14,90 €
La nuit est tombée sur la forêt, il est l’heure d’aller au lit ! Chez Petit lapin, les dents sont brossées, chez Petit écureuil, tout le monde est en pyjama, dans la famille Petit Marcassin, c’est l’heure du dernier pipi… Mais voilà, depuis quelques jours, il y a un souci, les petits ne trouvent pas le sommeil. D’un commun accord, les parents épuisés décident de consulter le docteur Hibou.
Une histoire tendre et amusante, dans une belle ambiance nocturne. À partir de 4 ans.
Le Marchand de sable, R. Glaux, F. Guittard,
Deux Coqs d’or, 24 p. – 12 €
On peut être beaucoup de choses à la fois : timide ou exubérant, impatient ou paresseux, espiègle ou sérieux, impulsif ou prévoyant…
Grâce aux saynètes animalières de cet album, le jeune lecteur pourra reconnaître son tempérament du moment. Elles mettent en regard, non pas les versions positive et négative de ces traits de caractère, mais les formidables nuances de la nature humaine. Des associations ludiques permettant de comprendre que chaque personne est unique, semblable et différent à la fois. Un livre amusant pour les enfants à partir de 4 ans.
C’est dans ma nature ! Angelo Salerno,
La Martinière jeunesse, 40 p. – 10,90 €
À la neige ou en forêt, l’on peut suivre les aventures de Ours et son (très envahissant) ami canard, réunies dans 4 albums très mignons destinés aux tout-petits :
- Dis Ours, tu rentres bientôt ?
- Dis Ours, tu sors ?
- Dis Ours, tu dors ?
- Dis Ours, tu m’aimes ?
Éditions Deux Coqs d’or, 30 p. – 10,90 € l’unité
Dans le village de la forêt, chez Hibou et Ours, les photographes, tous les animaux défilent pour poser en famille.
Mais Panda, lui, est tout seul : avec qui va-t-il poser ?
Un album superbe aux illustrations chaleureuses et au ton bienveillant, qui encourage l’acceptation et la tolérance. Un message fort sur la valeur des liens affectifs. À partir de 3 ans.
Les belles photos de famille, Lee Si Won,
éditions Gautier-Languereau, 32 p. – 12,99 €
Castille n’est pas une princesse ordinaire. Le rose l’embête, les licornes et les chatons ne lui font aucun effet. Elle déteste les barrettes à fleurs ou broder des petits cœurs. Elle, ce qu’elle aime, c’est s’occuper des cochons du fermier Mathurin, salir sa robe et ses jolies bottines dans le crottin. Et alors, est-ce que ça fait d’elle une princesse moins bien ?
Une histoire avec de la dentelle, quelques petites prouts… et une bonne dose de liberté. Dès 3 ans.
La Princesse qui pue qui pète, M. Tibi, Thierry Manes,
éditions Casterman, 32 p. – 12,90 €
5 autres titres parus
Le soleil s’est couché au village du Haricot-Magique et le prince Théo est invité chez Sarah à sa toute première soirée pyjama.
Mais Théo est inquiet… Et s’il oubliait sa brosse à dents ? Son pyjama ? Ou pire, sa veilleuse ? Heureusement, pour préparer cette super soirée, il est accompagné de sa petite teckel, Teckelinou, la petite toutou-licorne aux pouvoirs magiques et rassurants.
Une histoire rassurante pour s’endormir sans crainte et faire de beaux rêves !
Teckelinou, M. Rose, T. Budgen,
Hachette enfants, 32 p. – 8,95 €
Autres titres parus :
Carlinou, Flamichou, Éléfou
Il y a la ville pleine de monstres qui ne font pas peur, la ville abandonnée où règnent les animaux sauvages, celle sous-marine où dansent les sirènes, ou encore la ville que l’on cherche et que l’on n’atteint jamais. Chacune mérite le détour et chacune a des tas d’histoires à raconter.
À travers une écriture poétique et accessible, l’auteur aborde avec délicatesse le temps qui passe, la transformation, l’altérité ou encore l’espoir.
Les illustrations sont pleines de surprises et de détails. Dès 5 ans.
Je suis une ville, X. Molia, E. Peyrache,
La Martinière Jeunesse, 321 p. – 16 €
Ben a fait une découverte incroyable : un petit mot plié en 4 sur lequel est écrit Je t’aime Martichou. Il n’en revient pas ! Qui aime Martin ? Parce que soyons francs, personne ne peut aimer Martin, il est trop différent des autres garçons. Martin parle mal français, Martin est nul en foot, Martin n’aime pas les trucs de garçon et il s’habille bizarrement…
Ben est donc persuadé que quelqu’un a écrit ce mot pour embêter Martin et veut trouver celui qui se moque de lui. Mais Ben va peut-être faire une autre découverte, bien plus importante que de trouver l’auteur du mot… Dès 9 ans.
Qui aime Martin ? Sophie Grenaud,
éditions Rouergue, 112 p. 9,90 €
Un beau matin, Merle et son petit Merlie partent découvrir le parc d’Ooz, où évoluent d’étonnants animaux. Merlie questionne son papa sur cette étrange espèce que sont les humains et qui ont finalement bien des points communs avec les oiseaux.
À travers le regard de ces deux oiseaux, Ooz nous invite avec douceur à nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls êtres uniques dans ce monde, que chaque animal compte et qu’il ne fait pas bon vivre en cage. Un album tout joli, d’une grande poésie. Dès 4 ans.
Ooz, Milja Praagman,
éditions Hélium, 32 p. – 15,90 €
LIVRES
Et si, à l’heure du streaming instantané, on prenait enfin le temps d’écouter un album ?
Ce livre est une déclaration d’amour à un format en voie d’effacement : l’album. Singulier et multiple à la fois, intime et immersif, il raconte des histoires que les singles ne pourront jamais résumer. Il remet en lumière des artistes que le temps a parfois relégués dans l’oubli.
Thomas Pawlowski, homme de musique et de médias, nous invite à redécouvrir la richesse foisonnante de la musique, à travers 1 000 albums. Tous les styles sont à l’honneur : rock, rap, R&B, pop, électro, variété… Barbra Streisand côtoie Mylène Farmer, Diam’s dialogue avec Françoise Hardy, quand Aznavour croise Queen et partage l’affiche avec les Daft Punk et le groupe Abba.
Ce guide s’adresse aux mélomanes, aux curieux, aux collectionneurs comme aux amateurs en quête de repères dans la masse des catalogues numériques. Un ouvrage pour redonner du sens à l’écoute, raviver les souvenirs… ou provoquer de nouveaux chocs musicaux.
Les 1 000 albums incontournables, Thomas Pawlowski,
Elles sont huit. Huit boxeuses adolescentes réunies à Reno, Nevada, dans le Tournoi des filles d’Amérique, prêtes à en découdre pour arracher le titre de meilleure boxeuse de moins de 18 ans. Pendant deux jours, Andi, Rachel, Kate et les autres virevoltent sur le ring. Entre les coups et les cordes, dans la tension des combats, leurs vies passées, présentes et futures surgissent en un courant électrique de confessions, d’espoirs et de craintes. Car ces jeunes filles affrontent leur adversaire, mais aussi l’existence qui ne leur fait pas de cadeaux. Sur le ring comme ailleurs, il faudra s’imposer.
Avec une prose énergique au plus près des corps, Rita Bullwinkel nous offre les portraits fulgurants de jeunes filles consumées par le désir, la rage et l’abandon. Entre Million Dollar Baby et Virgin Suicides, cet étincelant premier roman sonde le cœur battant d’une jeunesse dans l’arène de la vie.
À partir de 16 ans.
Combats de filles, Rita Bullwinkel, trad. Hélène Cohen,
éditions La Croisée, 224 p. – 22 €
Marianne, vive et franche, styliste renommée, ancrée dans sa famille, rencontre Cyril, secret, caustique, célibataire et séduisant, chroniqueur de la vie artistique. À la faveur d’une interview, leur complicité est immédiate. Bientôt, ils se parlent tous les jours. Leur conversation devient libre et intime. Dans le « tourbillon de la vie », chacun tour à tour écoute, réconforte, propose son aide, mais quand viennent les grandes décisions, chacun n’a-t-il pas aussi son domaine réservé ?
Dans ce récit construit en courts chapitres, presque entièrement dialogués, l’autrice renoue avec ce qu’elle sait faire de mieux : disséquer ce qui constitue nos émotions, explorer les liens qui unissent les êtres, mettre à nu les rouages psychologiques qui sous-tendent nos comportements et interactions. Un roman ciselé, servi par une plume fluide et précise, qui rend visible l’invisible des sentiments, entre séduction et complicité.
Comme en amour, Alice Ferney,
Actes sud, 304 p. – 22 €
Nous avons tous dans nos placards des produits qui n’ont servi qu’une fois pour une recette bien précise et qui, depuis, sont de plus en plus loin vers le fond des étagères. Voici l’occasion de les sortir de l’oubli ! Vous voyagerez du Japon au Moyen-Orient, en passant par l’Amérique du Sud, grâce à ces 50 produits dont vous découvrirez les pays d’origine, les usages traditionnels, ainsi que des recettes dont vous ne pourrez plus vous passer : l’ail noir sur des poireaux grillés, une glace vanille à la sauce soja… Rien que des plats simples et efficaces qui vous donneront les clés pour créer votre propre petite épicerie !
Un voyage en 50 saveurs et plus de 150 recettes.
Ma petite épicerie du monde (50 produits pour réinventer le quotidien), Céline Brisset, Glénat,
224 p. – 34 €
Souvent présenté comme « l’enfant terrible de la mode », Jean Paul Gaultier a insufflé une énergie nouvelle dans le prêt-à-porter avant de repousser les limites de la haute couture, brouillant les frontières entre masculin et féminin, raffinement et « sous-culture », sans jamais cesser de célébrer les modèles de tous âges et origines.
Réunissant plus de 40 ans de collections iconiques du créateur, Laird Borrelli-Persson retrace, en 124 défilés, l’histoire du couturier et de la maison de mode, si radicale et innovante, qui porte son nom.
Avec plus de 1 300 photographies emblématiques et soigneusement sélectionnées, ce trésor d’inspirations est une référence indispensable pour les professionnels de la mode et les admirateurs de Jean Paul Gaultier.
Jean Paul Gaultier – Défilés, Laird Borrelli-Persson,
éditions de La Martinière, 632 p. – 59 €
Régulièrement consultés ou en une seule fois dévorés, certains livres nous accompagnent tout au long de notre existence. Ils nous transportent du rire aux larmes, des rêves aux luttes, des frissons aux réflexions.
À travers une sélection nécessairement subjective, Sarah Sauquet nous propose de découvrir ou redécouvrir 1 000 livres. Chaque lecteur pourra se frayer un chemin à travers ce véritable parcours littéraire jalonné de livres de tous les genres, de tous les pays, de toutes les époques. Classiques incontournables, pépites injustement oubliées, œuvres culte, innovations artistiques… Un panorama clé des lectures d’une vie pour tous les adeptes et curieux de la littérature !
Les 1 000 livres qui donnent envie de lire,
Sarah Sauquet, éditions Glénat, 304 p. – 39,95 €
Le saviez-vous ? Il est possible de faire pousser plus d’une cinquantaine de plantes médicinales dans son jardin. Et cela ne se limite pas au carré d’aromatiques, mais concerne à la fois des arbres, des arbustes, des légumes du potager, des fleurs d’ornement et même des plantes spontanées !
Vous toussez ? Vite, du sirop de radis noir… Une digestion difficile ? Une infusion de sauge pourra vous soulager. Maux de l’hiver, problèmes digestifs, de sommeil… vous disposerez à la maison d’une armoire familiale pour soigner naturellement les petits maux de tous les jours. Les remèdes du quotidien à portée de jardin.
Elles poussent, elles soignent
(50 plantes à cultiver pour leurs bienfaits reconnus),
Gaignard, X.Mathias, Larousse, 144 p. – 14,99 €
L’auteure, Suzanne Cariant, coach et entraîneuse passionnée, s’adresse à toutes celles qui rêvent d’enfiler leurs baskets – que ce soit pour commencer en douceur ou pour battre leurs propres records. Ce guide prend en compte les particularités du corps féminin et passe en revue tout le matériel de base pour courir en toute sérénité : les bonnes chaussures, l’équipement vraiment utile et les petits accessoires qui changent tout.
Running au Féminin explore aussi des sujets essentiels : comment nos hormones chamboulent (ou boostent !) nos performances, quoi manger pour se sentir au top et comment continuer à courir pendant des périodes sensibles comme la grossesse, le post-partum, les cycles ou la ménopause.
Running au féminin, Suzanne Cariant,
Larousse, 192 p. – 16,99 €
Au cours d’une saison d’estive, les attaques répétées d’une ourse ravivent les tensions dans une région sauvage des Pyrénées ariégeoises, le Couserans. Tentant de s’abstraire des débats, Alma, une éthologue, et Gaspard, un berger, communient avec la montagne et mêlent leur existence à celle des bêtes. Sur ces terres où l’homme et l’animal sont intimement liés, l’histoire de Jules, un jeune montreur d’ours parti faire fortune à New York un siècle plus tôt, résonne tragiquement avec le présent.
Interrogeant notre rapport au sauvage, Clara Arnaud offre une plongée saisissante, minutieusement documentée, dans la vie pastorale moderne. Elle signe un roman sensuel, immersif et tellurique, célébrant la beauté de la montagne sans taire sa violence, et explore notre relation à l’altérité, à l’endroit où entrent en collision nos besoins de sécurité et de liberté.
Et vous passerez comme des vents fous, Claire Arnaud,
Actes sud, coll. Babel, 384 p. -9,50 €
À Storforsa, petite ville rurale au cœur de la Suède, les hivers sont longs et glacials. C’est là, à la lisière de la forêt de Mörkret, que vit Myra, une adolescente dont la sœur Ella a disparu un an plus tôt. C’est aussi dans cette forêt que le cadavre d’une jeune fille non identifiée est retrouvé.
L’inspectrice Pirjo est envoyée sur place pour résoudre l’affaire, aidée de la police locale. Mais au fil de ses recherches, les suspects se font de plus en plus nombreux, et Manfred, policier à Stockholm, est appelé en renfort.
Dans une course contre la montre, les destins de Myra, Pirjo et Manfred s’entrechoquent, révélant une toile de mensonges et de trahisons qui ébranleront leur vie.
Les Ténèbres de Mörkret, Camilla Grebe,
Calmann-Levy, 416 p. – 22,90 €
S'AMUSER
C’est bien connu, les super-héros sont exceptionnels, courageux et puissants. Mais comme tout le monde sur cette planète… ils pètent ! Des pets de combat, des pets de panique, des pets de propulsion… Dans ce livre sonore, découvre les plus héroïques des prouts jamais entendus.
Une histoire drôle et décalée, accompagnée de 6 prouts différents de super-héros, à lire et à écouter pour rire sans modération.
Prouts de super-héros, Christophe Lautrette,
éditions Deux Coqs d’or, 6 p. – 12 €
Autre titre : Prouts de princesse
Voici un cahier de 64 pages 100 % cosy, qui propose 30 dessins cachés en noir et blanc à découvrir en les coloriant. Pour chacun d’eux, un code couleurs qui guide les enfants dans leur activité. Un niveau de difficulté et une longueur adaptés aux enfants de 4 à 8 ans.
Mes petits amis – Coloriages mystères – Fantasy World,
Deux Coqs d’or, 7,95 €
Quels animaux s’aventurent sous les grands arbres des forêts du nord, dans la neige ? Le renard polaire, l’hermine, le loup…
Ce charmant livre en velours et en tissu brodé est enrichi d’un miroir et d’illustrations douces en trois couleurs contrastées. Rouge, noir et blanc, des nuances qui sont perçues par les tout-petits avant 7 mois. Pour partager un joli moment avec bébé.
Sous les grands arbres, Francesca Ferri,
éditions Glénat jeunesse, 8 p. – 13,90 €
Cette collection interactive et ludique permet aux tout-petits de s’initier à la cuisine. Chaque livre associe lecture, découverte et plaisir culinaire. À chaque page, un mot à prononcer à voix haute et des flaps à soulever pour réaliser sa première recette avec un adulte.
L’auteur, Jamie Oliver, est un chef mondialement connu et défenseur de l’alimentation saine.
Plusieurs titres parus : Pasta, Pancakes, Cookies, Pizza.
Collection Jamie Oliver – Je lis, je cuisine et je goûte,
éditions Hachette enfants, 12 p. – 9,95 € l’unité
Il est l’heure de dormir dans la forêt de Doux-sommeil, mais ce soir les animaux ne veulent pas se coucher. Heureusement, Madame Chouette, grâce à sa lanterne magique, va peut-être pouvoir les aider.
Une jolie petite histoire, qui une fois lue, se transforme en veilleuse grâce à un système de pop-up avec une ampoule LED. Une fois allumée, des ombres toutes douces sont projetées dans la chambre de l’enfant. Adorable ! De 2 à 7 ans.
Dors bien mon petit lapin ! – Ma lanterne magique, Carmen Saldaña, Gallimard jeunesse, 19,90 €
Les petits lapins de la pampa sont de charmants rongeurs qui vivent dans le désert d’Atacama et adorent se prélasser au soleil. Mais le désert est plein de dangers, et le plus grand des lapins donne régulièrement l’alerte : renard caché dans les cactus, aiglon volant dans le ciel ou encore chatte des Andes dormant dans une grotte de sel…
Les enfants pourront jouer avec ces adorables lapins et deviner ce qui les fait fuir.
À partir de 3 ans.
Où vont les petits lapins du désert ? Pato Mena,
Seuil jeunesse, 48 p. – 11,90 €
Dessiner, inventer des histoires, veiller parfois très tard, manger des bonbons. On fait tout ça, et bien plus encore, avec Ma maman à moi !
Ce petit livre à trou, tout joli et coloré que l’on peut emporter partout, permet une lecture pleine de surprise.
Mini – Ma maman à moi, Donata Montanari,
Glénat jeunesse, 24 p. – 4,90 €
Trois autres titres : Mini – Compte avec nous, Mini – Mon papa à moi, Mini – Sur la grosse pomme
Combien pour ces 6 saucisses sèches ?
6 sous pour ces 6 saucisses là
Et pour ces saucissons secs-ci ?
6 sous aussi
Thierry Dedieu revisite les virelangues dans cette collection Bon pour les bébés, la collection incontournable des 0-3 ans. Un grand format et toutes les illustrations en noir et blanc pour attirer l’attention de bébé.
Virelangues, Thierry Dedieu,
Seuil jeunesse, 12 p. – 14,90 €
La collection Mes livres à chanter est un concept original et malin. Dans Une souris presque verte, on retrouve la célèbre comptine revue et corrigée. La rythmique et la musicalité sont conservées, mais de nouvelles paroles viennent apporter de la fraîcheur et de l’humour à ces comptines vieilles comme le monde. Un QR Code permet d’écouter la comptine interprétée par de jeunes artistes. Des tout-cartons vitaminés et pop dès 2 ans.
Une souris presque verte, Mathis, Aurore Petit,
éditions La Doux, 26 p. – 11,95 €
Existe aussi : Dagobert à l’envers,
Un petit lapin mal caché dans le jardin
Voici un joli petit livre pour stimuler les tout-petits sur un thème essentiel autour des couleurs : c’est rouge ! En coton bio sans BPA, doux au toucher et à mâcher : 100 % sain et sûr. Adorable !
Dès 3 mois.
C’est rouge ! Emiri Hayashi,
éditions Nathan, 3 doubles pages – 9,90 €
But du jeu : être la première personne à réunir 4 cartes animal différentes autour de la carte nappe, ainsi que la carte sandwich.
Un jeu de mémoire et de stratégie pour les petits à partir de 4 ans. Pour 2 à 4 joueurs, 10 minutes par partie.
Jeu de pique-nique – Savoure ton sandwich,
Desportes, C. Chaussy, Auzou, 9,95 €
Dans cet album, Braise, un dragon drôle et malicieux, sert de guide à travers les coulisses de son château fort pour faire découvrir la vie au Moyen Âge. Le lecteur pourra s’amuser à chercher et trouver des personnages récurrents comme la messagère, ou bien encore le seigneur et sa dame… On découvrira tous les secrets de la vie à l’époque médiévale, de la construction du château aux tournois de chevaliers en passant par les procès, la chasse, les maladies, les attaques ennemies, sans oublier les grands banquets. Chaque aspect de cette époque est défini et expliqué (herse, pilori, tanneur…). Dès 7 ans.
Où se cache le dragon ?
D. Mc Phail, M. Ruiz Johnson,
Gallimard Jeunesse, 32 p. – 14 €
DROITS DES FEMMES
Si on a envie de savoir ce qu’est le féminisme, cette nouvelle collection C’est quoi déjà ? est parfaite pour découvrir l’histoire des Suffragettes ou la signification du mot patriarcat. C’est clair, synthétique et documenté sur l’histoire du féminisme. On y comprend comment différentes femmes ont fait avancer cette cause et aussi l’évolution de leurs revendications au fil du temps et dans le monde entier.
Un ton humoristique, des infographies, chiffres clés, quiz, frises, chrono, portraits… Un livre parfait à partir de 9 ans.
C’est quoi déjà ? Le féminisme, Bruno Wennagel, Mathieu Ferret, éditions Quelle histoire, 44 p. – 8,95 €
Voici le parcours incroyable et authentique de femmes qui ont vécu la conquête de l’Ouest américain. Pionnières, artistes, aventurières ou guerrières, elles ont bravé la solitude, la violence et les préjugés pour faire entendre leur voix dans un monde d’hommes. Women of the West brosse le portrait de ces femmes audacieuses, souvent oubliées de l’histoire mais essentielles à la construction de l’Ouest américain.
À travers des récits poignants et des illustrations puissantes, cet album met en lumière des destins hors du commun, marqués par le courage, la liberté et la soif de justice. Redécouvrez l’épopée de l’Ouest comme vous ne l’avez jamais lue : du point de vue de celles qui l’ont vécue.
Pour rendre aux femmes ce qui leur appartient, le scénariste Tiburce Oger a voulu confier ces destins hors du commun à des dessinateur·rices de renom : Augustin, Bertail, Boucq, Collignon, de Cock, Dethan, Ferlut, Gastine, Hersent, Miss Prickly, É. Oger, Tillier, Zuccheri.
Women of the west, Tiburce Oger,
éditions Bamboo, 112 p. – 29,90 €
Un poète anonyme écrit ou colle sur les murs du collège des messages féministes éphémères. Olympe et Assia les immortalisent en les repostant sur Instagram. Le Principal, furieux, est décidé à démasquer le coupable qu’il considère comme un vandale. Olympe, elle, veut juste découvrir son identité. Elle meurt d’envie de se sentir utile dans cette lutte féministe qui s’étend dans le collège, et est encouragée par sa professeure de français.
Au club féministe, elle se fait une nouvelle amie, Laula. Mais jusqu’où iront-elles au nom de cette noble cause ?
À partir de 14 ans.
Tes mots sur les murs, Eve Renard, Alice Dussutour, éditions Rageot, 320 p. – 16,50 €
Dans nos sociétés dites modernes, l’égalité des sexes est loin d’être acquise. Pourtant, dans certains endroits du monde, il en va autrement. Pendant dix ans, Nadia Ferrokhi est allée à la rencontre de femmes qui structurent la vie économique et sociale de leur communauté, tout en assurant la transmission de la lignée, du nom, du patrimoine et de la culture. Un voyage à la rencontre de dix communautés aux quatre coins du monde, de la Bretagne à la Chine, ou encore des Comores au Mexique. Si chacune possède ses rituels imprégnés de l’histoire de son pays, elles ont un point commun : les femmes, les mères en sont le centre.
Après le succès de ce 1er volume, Nadia Ferroukhi poursuit son voyage – de l’Inde à la Colombie, du Ghana au Cambodge ou encore du Kenya à la Mauritanie – toujours à la rencontre de sociétés dans lesquelles les femmes tiennent une place importante et centrale au sein de leur communauté. Dans ce nouvel opus, elle a voulu aller un peu plus loin en suivant plus particulièrement, dans chaque société, une femme forte et engagée choisie et qui porte l’histoire des femmes de sa communauté. Elle raconte ainsi toujours leur culture et leurs traditions mais à travers un regard plus intimiste.
Les Matriarches (volume 1), Nadia Ferrokhi,
présenté par Laure Adler
éditions Albin Michel,176 p. – 20 €
Les Nouvelles Matriarches (volume 2), Nadia Ferrokhi,
présenté par Laure Adler, éditions Albin Michel, 192 p. – 39 €
Cette BD retrace toute l’histoire de France, des hypothèses sur le rôle des femmes pendant la préhistoire aux luttes contemporaines de sororité post #metoo.
On découvre Chloé et Jules, deux jeunes ados, qui questionnent leur grand-mère vive et féministe sur la place des femmes dans l’histoire.
Des planches inédites en fin d’album racontent l’aventure unique de cet ouvrage, mais aussi les événements récents qui sont en train de bouleverser l’histoire des femmes : l’inscription de l’IVG dans la Constitution, la prise de parole de Judith Godrèche, le courage de Gisèle Pélicot, les révélations sur l’abbé Pierre…
Une BD à la portée des pré-ados comme des adultes de toutes les générations.
Histoire de France au féminin, Sandrine Mirza, Blanche Sabbah, éditions Casterman, 160 p. – 13,99 €
Julia Pietri, l’autrice, a eu envie de relire des livres qu’elle avait adoré enfant. Elle a donc relu Le Petit Prince et là, elle s’est rendu compte qu’il n’y avait aucune femme dans ce livre, aucune femme dans ce voyage intergalactique. Incroyable ! Aucune femme dans le livre le plus lu au monde… Julia décide alors de créer une version féministe du Petit Prince.
La Grande Princesse quitte sa petite planète pour en chercher une à la taille de ses rêves. Durant ce voyage, elle va atterrir sur huit planètes extraordinaires habitées par des femmes non moins extraordinaires. De Simone Veil à Rosa Parks, chacune d’elles lui offrira de belles leçons de vie pour la guider dans sa quête.
Un conte philosophique sur la puissance des femmes, qui permet de changer les imaginaires sexistes de nos livres pour enfants. À lire de 4 à 104 ans !
La Grande Princesse, Julia Pietri,
éditions Better Call Julia, 72 p. – 16,90 €
Privées d’éducation, exposées aux violences, réduites au silence… Partout dans le monde, des millions de filles et de femmes luttent pour leurs droits. Mais loin de se résigner, elles se battent.
De Lina, militante pour l’éducation des filles, à Shakina, qui lutte pour l’émancipation politique des filles, en passant par Delia, qui lutte pour briser les tabous autour des règles et Alanys et Julia, un duo de choc pour ouvrir le dialogue sur la santé des jeunes, ces voix puissantes racontent leur engagement, leurs espoirs et leurs victoires.
Ne manquez pas ces douze portraits inspirants de filles qui changent le monde !
Un ouvrage précieux de l’ONG Plan international France pour sensibiliser, comprendre et agir en faveur de l’égalité de genre.
À partir de 13 ans.
Ces filles qui se battent pour leurs droits,
Plan international France, 96 p. – 15,90 €
1832, Valparaiso, au Chili. Celle qui deviendra Eliza Sommers n’a alors que quelques jours lorsqu’elle est recueillie par une famille anglaise, et leur nourrice Mapuche. Élevée dans les préceptes de la bonne société par sa pragmatique mère adoptive, la jeune fille s’instruit, grandit et découvre les rouages de la société patriarcale blanche dans laquelle elle vit. Alors qu’à 16 ans, on essaie de la marier à un bon parti, elle tombe éperdument amoureuse de Joaquin, un jeune ouvrier. Lorsque celui-ci quitte le Chili pour chercher fortune sur la côte ouest de la Californie, Eliza embarque clandestinement sur un navire marchand afin de le retrouver. Un voyage qui la mènera de San Francisco aux abords de la Veta Madre (source de tout l’or californien), toujours travestie en homme. Car il vaut mieux ressembler à un aventurier comme les autres dans cette Californie dorée au revers sombre teinté de racisme, de sexisme et de violence… Eliza va tenter d’y trouver son chemin et de tracer sa route vers la liberté et l’émancipation.
Un récit féministe, adaptation vibrante de l’inoubliable fresque romanesque d’Isabel Allende.
Fille du destin, Paula Lomas, éditions le Lombard,
152 p. – 23,95 €
Où est Simone ? est un cherche et trouve original qui révèle les femmes cachées dans notre histoire !
À travers 11 scènes historiques, ce livre féministe propose un voyage éducatif unique, de l’Assemblée nationale de 1974 aux suffragettes de Londres en 1903.
Il nous invite à ouvrir grand les yeux pour repérer les femmes dans des lieux où elles étaient souvent invisibilisées. Un livre original qui questionne avec humour la place des femmes dans notre société, tout en développant l’observation et la connaissance historique.
Où est Simone ? G. Fraisse, A. Boutant,
Nathan, 32 p. – 15,95 €
Jeanne d’Arc, Rosa Parks, Marie Curie, Lucie Aubrac mais aussi Boadicée, Wu Zetian ou Valentina V. Terechkova : cette bande dessinée rassemble les histoires de dix femmes au parcours exceptionnel. Des destins de femmes qui se sont battues pour arriver à accomplir leurs objectifs malgré les obstacles et les regards parfois dédaigneux de ceux les entourent. Astronaute, résistante, femme politique, aviatrice ou impératrice : elles ont marqué l’histoire à travers le monde !
En 3 planches, l’histoire de chacune est résumée à l’essentiel avec un récit sérieux et détaillé mêlée à un humour et des dessins très tranchants !
À partir de 8 ans.
Les super héroïnes de l’histoire en BD,
Jeanne Fremont, Bruno Wennagel, Mathieu Ferret, Mathilde Sadoué, éditions Quelle histoire, 48 p. – 12,90 €
Lina et ses amies Isis et Nour adorent jouer au loup. Mais une question les titille : pourquoi est-ce toujours aux garçons de jouer les prédateurs, et aux filles de fuir ? Et si les règles changeaient ? Une petite révolte dans la cour de récré qui prend des allures de grande aventure quand Lina entend l’histoire inspirante d’une louve racontée par sa maman…
Avec tendresse et malice, cet album aborde la question de l’égalité filles-garçons à hauteur d’enfant. En partant d’un jeu bien connu de tous, il ouvre la discussion sur les rôles imposés et la place qu’on laisse aux filles dans l’espace collectif. Sans lourdeur, l’histoire donne aux enfants – et à leurs parents – des clés pour réfléchir ensemble à un monde plus juste, où chacun peut choisir son rôle. Un livre parfait pour nourrir les échanges. Un livre aussi beau que nécessaire.
À partir de 4 ans.
Le jour où nous sommes devenues louves,
Aliénor Debrocq, Édith Chambon,
Bayard Jeunesse, 32 p. – 12,90 €
Sur les traces de Keziah, partez à la rencontre de filles vivant aux quatre coins du monde et découvrez leur témoignage. Première escale, le Benin, puis la Tanzanie, le Soudan, l’Égypte, l’Inde, l’Indonésie, l’Australie, la Bolivie et enfin, la France…
À chaque étape de son voyage, Keziah donne la parole à une fille et découvre un droit humain à protéger en particulier : le droit d’aller à l’école, de ne pas travailler quand on est enfant, de manger à sa faim, de choisir son métier, de se marier librement et à un âge décent, de participer à la vie publique… Au terme de son voyage, Keziah pourra ériger sa déclaration des droits des filles !
Une manière de découvrir les droits des filles ainsi que les actions de l’ONG Plan international sous la manière d’un joli conte magnifiquement illustré.
Dès 7 ans.
Un futur pour elles, Plan international, Adolie Day, Larousse Jeunesse, 40 p. – 14,95 €