Après la classe rétrospective 2025-2026
BANDES DESSINÉES
Pour fuir la misère et la violence de son père, Alberto, gamin colombien, devient un enfant-soldat, enrôlé par les Farc à seulement onze ans ! Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer, à Cali, et il raconte…
C’est ce témoignage poignant que reprend la documentariste María Isabel Ospina, avec une narration originale relayée par la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches (Affamés). Récit véridique, qui fait écho à l’actualité politique colombienne : commémoration de l’accord de paix signé entre les Farc et le gouvernement colombien il y a dix ans.
Guérillero, María Isabel Ospina,
Jean-Emmanuel Vermot-Desroches,
Dargaud, 224 p. – 25 €
Véloce – notre héroïque (et peureux) vélociraptor – et ses amis ont réussi à tenir tête à la redoutable Tyrannie ! Sains et saufs, ils reprennent leur route vers la montagne de feu à la recherche du sage ankylosaure. Mais le chemin est semé d’embûches et les paysages deviennent secs et ravagés par les traces de lave… Encore une menace ! Heureusement que la petite bande a plus d’un tour dans son sac et qu’ensemble, ils sont les potes qui dépotent… car l’ennemi n’est pas toujours celui qu’on imagine !
Pas simple de se faire des amis quand il faut survivre, et pourtant, c’est le pari lancé par Dinodyssée : l’entraide inconditionnelle, la bienveillance et la solidarité. Difficile de ne pas s’attacher à ces petites bouilles de dinosaures qui ne cessent de nous surprendre par la puissance de leur lien et leur débrouillardise !
Un album qui ravira petits et grands !
À partir de 6 ans.
Dinodyssée – La montagne de feu (Tome 2), Gaët’s, Clotilde Goubely, Le Lombard, 56 p. – 13,45 €
Et aussi Dinodyssée – Les copains d’abord (Tome 1)
Médecin radié, Alexandre ne soigne plus que la pègre : braqueurs blessés, mules en overdose… Ses patients sont violents mais paient bien. Un soir, alors qu’il soigne un jeune braqueur, un homme, Zacharie, fait irruption et se présente comme… un chasseur de vampires. Et en effet, de premiers examens révèlent des mutations troublantes dans son corps. Confronté à l’impensable, Alexandre va peu à peu découvrir que, plus que sa survie, c’est l’avenir de la médecine – et peut-être de l’espèce humaine – qui est en jeu.
Le Serment est un huis clos fantastique d’une précision chirurgicale, servi par des pages nerveuses et sombres qui installent une atmosphère menaçante et obsédante. Entre manipulations génétiques, trahisons incessantes et révélations historiques, ce thriller haletant, où la médecine devient un champ de bataille, brouille les frontières entre humanité et monstruosité.
Le Serment, M. Gabella, M. Mauriolle,
M. Bourgoin, Glénat, 136 p. – 24 €
Lucas Jones, 11 ans, réapparaît un soir sur le pas de la porte de son oncle, à Medford, douze ans après avoir disparu… sans avoir vieilli d’un jour. La joie des retrouvailles cède vite à l’inquiétude : où était-il ? Où est son père, disparu en même temps ? Comme l’enfant reste muet, c’est à l’inspecteur King et à la psychologue Symonds de tenter de trouver des réponses à partir des rares affaires que Lucas a rapportées : quelques polaroïds et surtout son journal intime, dans lequel il décrit une ville, Kirby Junction, où des maisons surgissent de nulle part et où des gens attendent un train qui ne vient jamais…
L’intrigue teintée de surnaturel se développe au fil d’une narration gigogne – l’enquête au présent et le récit du carnet intime de Lucas qui s’enchevêtrent – pour tisser une réflexion poignante sur la perte d’êtres chers. Norm Konyu, fort du succès de Downlands, signe ici un nouveau roman graphique bouleversant, mêlant surnaturel, élégance visuelle et un sens de l’absurde typiquement britannique. Dès 16 ans.
The Junction, Norm Konyu, trad. P. Louinet,
Glénat, 176 p. – 22 €
On ne connaît de van Gogh que ses dernières années. Quelles furent son enfance, son adolescence et qu’a-t-il vécu avant de trouver sa vocation ? Il naît en 1853, fils de pasteur, vit une jeunesse bourgeoise et trouve facilement un poste dès ses 16 ans grâce à un oncle marchand d’art. Il va ainsi occuper le même type d’emploi pendant plusieurs années, mais ce métier petit à petit le lassera. Il va dès lors penser à devenir un homme d’Église en entrant à l’université d’Amsterdam. Échec. Il tentera de devenir prédicateur en étudiant dans une école flamande. Échec, à nouveau…
À travers la jeunesse, les rencontres et les échecs de ce futur grand artiste, nous découvrons en van Gogh un être hypersensible, « bipolaire », pourrait-on dire aujourd’hui.
Vincent avant van Gogh, S. Salma, A. Navarro,
Glénat, 144 p. – 24 €
1914, en Nouvelle-Écosse, loin des tranchées dans lesquelles les nations d’Europe vont bientôt s’enliser, le petit port côtier de Peggy’s Cove attend le retour des hommes, qui tardent à rentrer de leur dernière campagne de pêche au large de Terre-Neuve. Ne restent que les femmes, les enfants et quelques vieillards.
Une nuit sans lune, un mystérieux naufragé s’échoue sur le rivage. Couvert de tatouages de marin, il semble avoir perdu la mémoire… ou bien joue-t-il la comédie ? Bientôt, ce sont deux négociants armés, venus d’Halifax, qui arrivent à leur tour pour enquêter sur un navire disparu. Face au tourbillon de violence qui menace de s’abattre sur le village, cinq femmes réunies par un lourd secret vont tout risquer pour protéger leur communauté.
Un récit prenant et habile dans une ambiance lugubre à souhait, grâce notamment au coup de crayon élégant du dessinateur Mikaël.
Sœurs des vagues, Tristan Roulot, Mikaël,
éditions Le Lombard, 112 p. – 21,95 €
Goku s’est marié et le temps a passé. Alors qu’il retourne à Kamé house pour présenter son fils Son Gohan, une nouvelle menace débarque sur Terre. Une menace qui révélera à tous l’origine des capacités extraordinaires de Son Goku…
Poursuivez l’expérience de Dragon Ball Full Color, avec ce nouvel arc consacré aux Saiyans, le peuple stellaire dont est originaire Son Goku. Qu’il s’agisse de la rencontre avec Raditz, son frère, ou de la confrontation d’exception avec Nappa et Vegeta, cette édition vous transportera dans des combats toujours plus hauts en couleur !
Dragon Ball – Full Color – Les Saiyans (T. 1), Akira Toriyama, trad. Fédoua Lamodière,
Glénat Manga, 248 p. – 14,95 €
Il était une fois une jeune fille du nom de Réko, revêtue d’une capuche rouge et équipée d’un fusil magique. Sa profession : chasseuse de cauchemars. Appelée en mission, elle découvre un lieu surprenant où les songes et les gens cohabitent dans la joie. Mais les apparences peuvent être trompeuses et Réko s’apprête à vivre la chasse la plus dangereuse de sa vie !
À partir de 9 ans.
Réko chasseuse de cauchemars, Iléana Surducan,
Albin Michel, 96 p. – 15,90 €
Marion voit son monde vaciller quand on lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Très vite, la jeune femme est orientée vers Gustave Roussy, premier centre français et européen de lutte contre le cancer. C’est entre les murs de cet établissement d’excellence qu’elle va entamer un chemin vers la guérison.
À travers le regard de Marion, le lecteur plonge dans un parcours de soin à la fois intime et universel. Entre diagnostics éclairs, chirurgie de pointe et espoirs portés par la recherche, chaque étape et chaque rencontre vont permettre à Marion d’avancer et de porter un regard neuf sur les progrès médicaux et les idées reçues.
Ce récit inspiré de témoignages réels est une véritable ode à la vie, à la résilience et à la puissance des liens. Une BD lumineuse et atypique, qui rappelle que derrière chaque patient se cache une histoire. Avec une narration sensible et un ton à la fois pudique et informatif, La Vie en plus célèbre les avancées médicales, l’importance de la prévention et surtout, la guérison.
La Vie en plus – Ensemble, guérir le cancer, Isabo,
J. Vaast, éditions Glénat, 96 p. – 20 €
Écrasée par les préceptes de la bienséance qu’essaie de lui inculquer sa grand-mère, Gigi a 15 ans et une envie dévorante de rire, de danser et de s’amuser. Il n’y a guère qu’avec « tonton », Gaston Lachaille, riche héritier et ami de la famille, qu’elle peut le faire. Plus âgé, Gaston est aussi un séducteur réputé. Bientôt conquis par la spontanéité et l’espièglerie de la jeune fille, Gaston tombe amoureux de Gigi qui, au grand désarroi de Mamita, repousse ses avances…
Après La Princesse de Clèves et Indiana, Claire Bouilhac et Catel signent une formidable adaptation de Gigi, la nouvelle de Colette. Leur album, à la fois moderne et fidèle au récit, met en lumière l’écriture subtile de l’autrice dans cette réflexion sur l’éducation, le désir et l’émancipation des femmes. La présence d’un prologue et d’un épilogue, dessinés par Catel, mettant en scène Colette jeune fille, en 1891, puis vieillissante, en 1951, offre un éclairage pertinent sur la place de cette œuvre dans la vie de l’écrivaine.
Gigi, Claire Bouilhac et Catel, d’après Colette,
Dargaud, 152 p. – 26,95 €
Dans un monde imaginaire façonné par une légende ancestrale, un père et son fils vivent isolés dans les montagnes et obéissent à une règle de survie stricte : jamais plus de 3 nuits au même endroit. Ce père est un « sang noir », un humain issu du peuple des Ichoromes. Étant donné que depuis une malédiction légendaire, les Ichoromes ne peuvent engendrer que des fils, ils sont contraints d’enlever des femmes des tribus nomades (les « sang rouge ») pour se reproduire. Ce qui instaure un climat de tensions permanentes en ce bas monde. Parce que leurs origines sont aussi honteuses que terrifiantes, ils restent à l’écart des autres hommes. Mais les secrets devront être dévoilés…
Une histoire de transmission entre un père et son fils, une grande aventure initiatique et médiévale-féerique magnifiée par un maestro du dessin semi réaliste aquarellé, dessinateur de On Mars et Space Relic Hunter.
Les Hautes Herbes, Laurine Clin, Grun,
éditions Daniel Maghen, 112 p. – 21,50 €
Sukeroku est un petit hamster curieux, gourmand et maladroit. Il a plein de projets dans la vie : se faire des amis, découvrir le monde ou bien construire une maison.
Avec de jolies illustrations, simples mais efficaces, réalisées à l’aquarelle, découvrez la petite vie rondement menée (et secrète !) de Sukeroku, personnage culte au Japon. Un nouveau personnage attendrissant, qui séduira à coup sûr les enfants à partir de 4 ans.
Sukeroku – Ma vie de petit hamster (T. 1),
Sukeroku – Mon voyage autour du monde (T. 2),
Gotte & Watsumi, Seuil jeunesse, 128 p. – 12,90 € l’unité
MUSIQUE
On ne présente plus Björk, artiste surdouée qui, au début des années 1990, plaça l’Islande au centre de la carte de la pop. Au fil des albums, sa musique est devenue plus expérimentale et son propos plus radical, pour culminer sur Vulnicura (2014), magnifique album de rupture amoureuse. Sa dernière tournée, Cornucopia, est un spectacle total, tant visuel que sonore. Faisant la part belle aux derniers albums de l’Islandaise, les moins accessibles Utopia (2017) et Fossora (2022), ce concert décevra peut-être les amateurs de la pop dansante des débuts, mais ravira les fans inconditionnels, qui en prendront plein les yeux et les oreilles.
Cornucopia, Björk, 2 CD et 1 DVD,
chez One Little Independent, 21,99 €
Le Petit Pianiste est un conte musical poétique et lumineux de Morgane Raoux, raconté par la voix envoûtante de Guillaume Gallienne. Après le succès de L’Enfant de l’Orchestre, Morgane Raoux invite une nouvelle fois les enfants autour de grands airs du piano classique. Cette histoire de complicité intergénérationnelle nous parle de transmission, de la beauté de la rencontre de l’autre, de l’inconnu, mais aussi des vertus libératoires d’une ouverture à l’art. Elle nous questionne sur notre capacité à accueillir la différence et à aimer, à laisser passer la lumière dans chacune de nos fêlures.
En partenariat avec Radio classique, ce disque invite petits et grands à un voyage sonore sur des compositions de Chopin, Schubert, Mozart, Brahms, Debussy, Liszt… Interprétées au piano par la très talentueuse Olga Vassileva.
Le Petit Pianiste, M. Raoux, 15,99 €
Entourée des musiciens du BBC Scottish Symphony Orchestra, la pianiste Zlata Chochieva propose un parcours au cœur de la musique chère à son cœur : le très rare Concerto de Rimski-Korsakov et la Suite de Jazz de Tsfasman encadrent les ardeurs tragiques et fantasques du Second Concerto de Prokofiev.
Zlata Chochieva sait créer des associations inattendues – on l’a vu dans ses deux précédents albums – et c’est bien ce qu’elle fait encore en nous proposant maintenant pour son premier album avec orchestre l’une des œuvres les plus méconnues du Romantisme russe, le Concerto pour piano de Rimski-Korsakov. Son jeu intelligent, clair, absolument limpide, souligne à merveille le lyrisme très délicat que déploie Rimski-Korsakov tout au long de cette étonnante partition aux nombreux et subtils contrastes.
Works For Piano And Orchestra, Zlata Chochieva, BBC Scottish Symphony Orchestra, chez Naïve, 20 €
Il y a huit ans disparaissait Dolores O’Riordan, l’une des plus belles voix pop rock du vingtième siècle. Au sein des talentueux Cranberries, groupe majeur de la scène musicale des années 90, elle aura, par son chant tantôt cajoleur (Ode To My Family), tantôt rageur (Zombie), largement contribué à composer la bande son d’une décennie qui aura marqué le triomphe de la scène indépendante. Un titre encapsule à lui seul ces nineties vaporeuses : le magnifique Linger. On le retrouve, ainsi que les deux cités plus haut, sur cet enregistrement unique qu’on attendait depuis 30 ans : la session MTV Unplugged des Cranberries, enregistrée le 14 février 1995, alors passage obligé pour les artistes de la décennie.
Les versions acoustiques des tubes du groupe sont sublimes, la voix de Dolores envoûtante. Cerise rubis sur ce gâteau de fête, le titre Yesterday’s Gone, joué en live pour la première et dernière fois. À ne pas manquer.
MTV Unplugged, The Cranberries,
chez Island Records, 16,99 €
Destiné aux bébés dès le premier âge, le livre-CD Berceuses & balladines jazz a tout pour plaire aux parents aussi. Une balade tendre et délicieuse à travers huit standards, de Barbara Streisand à Gene Kelly en passant par les Beatles ou The Carpenters, jusqu’à l’éternel Summertime, dans un arrangement épuré signé par le pianiste et compositeur Thierry Eliez et chanté par Ceilin Poggi, le tout illustré par la dessinatrice Ilya Green. Chaque chanson est accompagnée par un poème autour de la naissance par Murielle Szac ainsi que par une mise en contexte de chaque standard, destinée aux parents qui veulent réviser leurs classiques.
Une très belle invitation au sommeil pour les tout-petits.
Berceuses & balladines jazz, Ceilin Poggi, Thierry Eliez, chez Didier Jeunesse, 16 €
Rosalía a probablement signé le plus grand disque de 2025 avec Lux. Cette artiste majeure de la scène pop avant-gardiste atteint, avec ce quatrième album, des sommets d’inventivité et de qualité, qu’il sera difficile de dépasser (mais on sait la capacité de l’Espagnole surdouée à surprendre sans cesse de disque en disque).
Cet opus, construit comme une symphonie avec ces 4 mouvements distincts, exprime l’universalité de la musique comme rarement, 13 langues différentes y étant parlées, ou plutôt chantées. Les invités de qualité qui se joignent à ces agapes musicales témoignent de la diversité et de la richesse du projet : Björk, Pharell Williams, Charlotte Gainsbourg… Rosalía orchestre tout cela avec maestria et donne cohérence, par son chant puissant, à ce disque foisonnant et passionnant, auquel le public a réservé un très bon accueil. Preuve qu’exigence et succès ne sont pas incompatibles.
Lux, Rosalía, chez Columbia, 14,99 €
Depeche Mode, le groupe britannique culte, signe un retour puissant avec l’album live Memento Mori : Mexico City. Enregistré en septembre 2023 lors d’un concert à guichets fermés au mythique Foro Sol de Mexico, ce double CD réunit plus de deux heures de musique intense, enrichies de quatre titres inédits, et est accompagné d’un livret de 16 pages de photos live du spectacle.
Porté par des classiques comme Enjoy the Silence, Personal Jesus ou It’s No Good, l’album capture la performance du groupe avec puissance et fidélité. Rarement un live n’avait atteint une telle intensité. Retour aux machines et à la noirceur gothique teintée de mélancolie : une synthé pop intime et universelle, portée par la résilience d’un duo endeuillé et l’urgence de vivre.
Une expérience complète, un voyage dans l’obscurité intime de la nouvelle phase de DM.
Memento Mori : Mexico City, Depeche Mode,
coffret 2 CD, chez Columbia, 22,90 €
Après ses interprétations saluées de Bach, Beethoven et Mozart, le pianiste Piotr Anderszewski nous invite à entrer dans l’univers intime des dernières œuvres pour piano de Brahms. Ce nouvel album rassemble douze pièces extraites des opus 116 à 119, écrites quatre ans avant la mort du compositeur, dans lesquelles il se montre plus intime, loin des grands élans romantiques.
Avec une grande simplicité, Piotr Anderszewski en révèle toute la beauté et la profondeur, offrant un programme d’une intensité exceptionnelle, qui nous plonge au cœur de l’univers musical intérieur d’un génie.
Brahms – Late Piano Works, Piotr Anderszewski,
chez Warner Classics, 15,99 €
Avec son 7e album solo, Alexis Taylor, chanteur du groupe de synthpop Hot Chip, signe un retour réussi. Paris In The Spring fait le choix de ne prendre aucune direction musicale particulière, ce qui n’est pas forcément synonyme d’incohérence. Sous influence franco-américaine, Taylor compose une pop aérienne, qui lorgne parfois vers la house et les nappes électroniques de Vangelis, le funk et la country. Pour bien faire honneur au titre de son album, il s’entoure de légendes de ce qu’il convenait d’appeler, à la fin du siècle dernier, la french touch : Nicolas Godin, moitié de Air, et Etienne de Crécy. Et la liste des invités prestigieux est encore longue : The Avalanches, Elizabeth White, Ewan Pearson… Tous et toutes au service d’un univers musical fascinant. Le printemps à Paris s’annonce radieux.
Paris In The Spring, Alexis Taylor,
chez Night Time Stories, 13,99 €
C’est la nouvelle sensation anglaise de la scène shoegaze. Après une poignée d’EP remarqués (et remarquables), le trio Deary, formé de la chanteuse et guitariste Dottie Cockram, du multi-instrumentiste Ben Easton et du batteur Harry Catchpole, publie enfin son premier album, le planant Birding. Soit onze morceaux d’une dream pop addictive sur laquelle plane l’ombre bienveillante des Cocteau Twins.
Entre compositions enivrantes (Seabird) et instrumentaux envoûtants (Gypsophilia), entre splendeur (Alma) et onirisme (Alfine), Deary nous transporte dans son univers si particulier, entre ciel et terre, rêve et réalité.
Une découverte prometteuse qui n’a pas fini de faire parler d’elle.
Birding, Deary, chez Bella Union, 13,99 €
La jeune pianiste marocaine Nour Ayadi sort un 3e album réunissant des compositeurs autour de la transformation, de Bach à Liszt. Ombres et Visions propose un voyage musical aux confins de la tonalité, depuis ses fondations les plus solides jusqu’à son effritement progressif, pour laisser émerger un langage plus libre, aux frontières de l’atonalité. Il s’articule autour d’un dialogue entre Bach, Busoni, Schubert et surtout Liszt, figure centrale de cette traversée. Un autre fil rouge traverse ce programme : celui de Faust.
Tonalité en déclin, formes en métamorphose, voix intérieures et luttes mythiques : cet album est une plongée dans une zone de passage, un seuil où l’ancien monde musical vacille et où un nouveau langage cherche à naître.
Ombres et Visions, Nour Ayadi,
chez Scala Music, 16,99 €
Flore Benguigui, l’ex-chanteuse de L’Impératrice, signe un premier album de reprises tout en délicatesse avec son groupe The Sensible Notes, où le jazz se mêle à la pop dans une écriture intime et accessible. Pensé comme une « machine à remuer le temps », i-330 traverse les époques et les influences, mêlant standards intemporels et trésors oubliés – de Nat King Cole à Barbara – révélant toute la finesse de l’univers musical de la chanteuse. Enregistré dans une spontanéité assumée et porté par la voix douce de Flore Benguigui, l’album déploie un univers rétrofuturiste, où acoustique et synthés tissent des ponts entre passé et présent. L’autrice-compositrice-interprète a donc décidé de revenir là où tout a commencé pour elle : le jazz.
Un album à la fois lumineux et audacieux, résolument tourné vers un jazz accessible, enjoué et généreux.
i-330, Flore Benguigui and The Sensible Notes,
chez Decca Records France, 15,99 €
EXPOS
À travers un parcours riche et varié mêlant science, histoire et création artistique, le public est invité à explorer la place des oiseaux dans nos sociétés, les regards que nous portons sur eux depuis des siècles et les liens qu’ils entretiennent avec l’évolution du vivant.
La première partie de l’exposition revient sur la parenté entre dinosaures et oiseaux, en s’appuyant sur les recherches récentes. Moulages, reconstitutions et spécimens permettent de comprendre comment certaines lignées ont développé des plumes ou des caractéristiques propres au vol. Le parcours aborde aussi les liens que les civilisations ont nouées avec les oiseaux et met en lumière les impacts des activités humaines sur les écosystèmes, invitant chacun à réfléchir à la préservation du vivant à l’échelle locale comme mondiale.
Accessible à tous, la scénographie immersive nous plonge dans un univers pédagogique et spectaculaire, où la science se mêle à l’émerveillement.
Des dinosaures aux oiseaux, Fabrique des savoirs,
Elbeuf-sur-Seine (76), du 21 mars 2026 au 21 mars 2027, entrée gratuite
Les Abattoirs consacrent une exposition exceptionnelle à Jean-Charles de Castelbajac (né en 1949), créateur de mode visionnaire et artiste protéiforme. Présentant près de 300 œuvres, vêtements, objets de design, dessins, photographies, L’imagination au pouvoir est une invitation à découvrir les multiples facettes d’un artiste à l’inventivité sans limite ainsi que les différentes dimensions d’un travail commencé dès la fin des années 1960 et poursuivi jusqu’à aujourd’hui.
À travers un parcours thématique foisonnant et immersif, ponctué d’installations réalisées spécialement pour les Abattoirs, Jean-Charles de Castelbajac, créateur tout terrain, propose un voyage presque initiatique dans son univers. Vêtements, dessins, photographies, objets de design et accessoires révèlent ainsi sa capacité à transformer les matières et les idées, afin de proposer un espace de réflexion à la fois artistique, historique et sociétal – un art total, en somme.
Jean-Charles de Castelbajac – L’imagination au pouvoir, Les Abattoirs, Toulouse (31), jusqu’au 23 août 2026, tarif plein 12 €, tarif réduit 10 € à 6 €
Sur les rives du fleuve Niger, les fêtes nommées sogo bò – littéralement l’animal sort – ont donné naissance à une riche culture matérielle, de masques et de marionnettes. Ces objets, figuratifs et colorés, représentent des animaux, réels ou mythiques, des êtres mythologiques ou illustrent des scènes de la vie quotidienne.
À travers différents objets et par le biais d’audiovisuels laissant une large place aux chants et aux tambours, cette exposition donne à voir et ressentir ce théâtre ancestral et participatif, où chacun des membres de la communauté, des aînés aux plus jeunes enfants, a sa place.
Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, cet héritage, aussi vivant que fragile dans le contexte de tensions que connaît le Mali, est essentiel à la communauté dont il exprime l’identité culturelle.
Au sein du parcours, ce spectacle total mêlant théâtre, danse, musique et chant se découvre sur une place de village, de jour comme de nuit, mais aussi sur le fleuve.
Au Mali, quand les animaux dansent, musée des Confluences, Lyon (69), du 3 avril 2026 au 7 février 2027,
tarif plein 12 €, tarif réduit 7 €
Au cœur de nos penderies, grouille un petit monde illustré. Personnages, animaux, fleurs et formes abstraites s’y côtoient harmonieusement. Ces motifs qui recouvrent nos vêtements ont un point commun : ils sont esquissés de la main de dessinateurs dont le nom est bien souvent méconnu du grand public.
Frédéric Bonnin en est l’un des représentants et fait naître depuis 2005 des bouquets de dessins qui fleurissent chaque saison sur les étoffes des créateurs de mode. Minakani – mot d’origine perse se traduisant par femme et jardin – est le nom de son atelier, véritable fabrique poétique d’images. Maître de la composition, il explore la tension entre le trait, la couleur et l’espace à travers une œuvre dynamique et joyeuse.
L’art du motif – Invitation à Minakani, La Piscine, Roubaix (59), jusqu’au 20 septembre 2026,
tarif plein 11 €, tarif réduit 9 €, gratuit -18 ans
Beverly Buchanan, née en Caroline du Nord, ancre son travail dans la culture populaire du sud des États-Unis et explore notamment l’histoire de l’esclavage à travers la fabrication de bribes d’espace, de structures formées par la mémoire et l’expérience, évoquant sans détour et avec affection la fragilité des conditions de vie de certaines communautés. Dans ses dessins au pastel, comme dans ses sculptures en béton ou en bois, elle recompose les volumes, révèle ou laisse dans l’ombre.
Hélène Yamba-Guimbi, par des interventions ponctuelles dans les espaces d’exposition, invite à considérer la dimension physique du travail artistique, à ressentir les tensions entre infrastructures et corps. Un dialogue avec la pratique artistique de Buchanan dont l’œuvre s’attache aussi à retranscrire le caractère transitoire de la vie, résonnant avec le sentiment d’instabilité qui imprègne notre époque.
Beverly Buchanan – Impermanences, avec Hélène Yamba-Guimbi, 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, Metz (57), jusqu’au 16 août 2026, entrée gratuite
Les gravures de Caroline Bouyer, représentant les abords de voies ferrées, les chantiers parisiens, les portes du périphérique ou encore les hauts fourneaux de Dunkerque, entrent en dialogue avec les œuvres d’Ariane Fruit, qui évoquent des vues nocturnes de Paris, les paysages de la petite ceinture et l’interminable rue de Rome.
Les espaces industrialo-urbains laissent ensuite place à l’immensité des forêts canadiennes et aux plages et falaises normandes, dessinées et gravées par Ariane Fruit. L’exposition se poursuit enfin avec les dessins gravures de Caroline Bouyer où le végétal côtoie le minéral dans de savantes compositions oniriques.
À travers ce parcours réunissant plus d’une centaine d’œuvres, les deux artistes offrent une réflexion croisée sur la transformation des territoires et la mémoire des lieux, entre observation documentaire et imaginaire poétique.
Mémoires du paysage – Caroline Bouyer et Ariane
Fruit, musée d’art et d’histoire Louis-Senlencq,
L’Isle-Adam (95), jusqu’au 20 septembre 2026,
tarif plein 4,50 €, tarif réduit 3,50 €, gratuit -18 ans
et personnes en situation de handicap
Figure incontournable de la photographie contemporaine, l’artiste Japonais Hiroshi Sugimoto, né en 1948, présente, au musée Soulages, un ensemble de huit séries parmi les plus emblématiques de sa carrière, qui couvrent cinq décennies de création de la fin des années 1970 au début des année 2020. De ses hypnotiques Theaters des années 1970 jusqu’à ses réalisations plus récentes, les Optiks, recherches menées au plus près de la couleur, mais également les Brush Impression, réinterprétation de l’art de la calligraphie japonaise, l’exposition interroge les grands thèmes qui jalonnent sa production, consacrée à l’abstraction du paysage, au temps, à la lumière, dans un dialogue fécond avec l’œuvre de Pierre Soulages.
Sugimoto – Reprendre la mélodie, musée Soulages, Rodez (12), jusqu’au 13 septembre 2026, tarif plein 12 €,
tarif réduit 8 €, gratuit -18 ans et personnes
en situation de handicap
Le musée des Beaux-Arts de Rouen dédie une exposition d’envergure à la pluie et son pouvoir d’évocation. La pluie, lorsqu’elle advient, transforme le paysage. Elle voile la lumière, brouille les limites de la terre et du ciel, recouvre toute surface, imprègne l’air et la terre. Comment représenter cet élément translucide et incolore qui voile le paysage et obscurcit l’horizon ? Un magnifique défi pour des artistes en quête de renouveau technique, artistique et esthétique.
Avec 150 œuvres magistrales, le parcours s’organise en trois séquences – l’artiste face à la pluie, vivre avec la pluie et la ville sous la pluie – chacune éclairant différentes facettes de la pluie et de sa représentation.
Sous la pluie : peindre, vivre et rêver,
musée des Beaux-Arts, Rouen (76),
jusqu’au 20 septembre 2026,
tarif plein 10 €, tarif réduit 7 €
Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907-1977) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXe siècle.
À travers près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et un parcours en six parties mêlant approche chronologique et thématique, l’exposition retrace l’ensemble du parcours de Lee Miller, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.
Lee Miller, musée d’Art moderne de Paris, Paris 16e, jusqu’au 2 août 2026, tarif plein 17 €,
tarif réduit 15 €, gratuit -18 ans
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. Dès 1906, bien avant Kandinsky ou Malevitch, elle crée des compositions audacieuses, où couleurs vives, formes géométriques et motifs organiques annoncent les grands courants de l’art moderne. Spirales, cercles et faisceaux témoignent d’une liberté totale de création et confèrent à ses peintures une dimension universelle et intemporelle.
Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint mène une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque ; et dans le secret, une production radicalement avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles.
Première exposition monographique en France, cet évènement révèle aussi un destin hors norme. Une occasion rare de faire connaissance avec une artiste qui, en avance sur son temps, transcende les frontières entre art, science et spiritualité.
Hilma af Klint, Grand Palais, Paris 8e, jusqu’au 30 août 2026, tarif plein 15 €, tarif réduit 12 €, gratuit -18 ans, personnes en situation de handicap
Les discriminations naissent souvent d’un simple regard. Les personnes d’origine étrangère et/ou perçues comme telles en subissent massivement les frais. Cette « origine » – réelle, supposée ou fantasmée – est à la source de stéréotypes tenaces, qui conditionnent souvent les parcours de vie dès l’enfance.
À travers le travail d’artistes contemporains, cette exposition revient sur l’origine de ces mécanismes de stigmatisation et d’exclusion, en interrogeant la manière dont les idées préconçues se sont construites et se perpétuent.
Si les œuvres donnent un visage et offrent une voix aux grands maux que sont le racisme et les discriminations liées à l’origine, l’exposition tient aussi sa singularité de son inscription dans un grand projet scientifique européen qui lui permet de s’appuyer sur les données qualitatives et quantitatives les plus récentes.
En confrontant art, données et expériences sensibles, Aux origines est une manière d’inviter chacune et chacun à questionner ses propres perceptions et à imaginer une société libérée de ces mécanismes de discrimination.
Aux origines, regards croisés sur le racisme et les discriminations, Palais de la Porte dorée, Musée national de l’histoire de l’immigration, Paris 12e, du 5 juin au 23 août 2026, tarif plein 12 €, tarif réduit 9 €, gratuit -25 ans, Pass éducation, personne en situation de handicap
Partez à la découverte de l’art des Aborigènes d’Australie à travers un parcours mêlant peintures et sculptures. Avec plus d’une centaine d’œuvres provenant de différentes régions, cette exposition nous rappellent que le continent aujourd’hui nommé Australie n’a jamais constitué un pays unique. Avant la colonisation, il se composait d’environ 250 communautés distinctes, chacune dotée de ses propres langues, lois, traditions et histoires. Ces différences se reflètent dans la grande diversité régionale de l’art aborigène – des œuvres abstraites et vibrantes des déserts occidentaux et centraux aux traditions anciennes de peinture sur écorce de l’Arnhem Land.
Cette belle et riche exposition propose de cheminer le long de pistes ocres à la découverte de cette culture immémoriale, laquelle nous enseigne qu’une autre relation au territoire, à la Terre, est possible, où l’homme ne possède pas la Terre, mais vit en symbiose avec celle-ci.
Art aborigène. Le temps du rêve, Musée de Lodève (34), jusqu’au 30 août 2026, tarif plein 10 €, tarif réduit 8 €,
gratuit -6 ans
LITTÉRATURE ADOS
Raphaëlle, 16 ans, pense avoir trouvé un job facile en répondant à une annonce de baby-sitting en ligne. Mais dès son arrivée dans cette maison lugubre, elle comprend que quelque chose ne tourne pas rond : les parents sont déjà partis et les deux enfants, Otis et Lola, affichent un comportement particulièrement inquiétant.
Ce qui devait être une simple soirée de garde d’enfants se transforme rapidement en un huis-clos horrifique. L’imagination perverse des deux enfants et leurs actions de plus en plus terrifiantes plongent la jeune fille dans un cauchemar dont elle ne sait pas si elle pourra s’échapper. Un court roman d’horreur psychologique à glacer le sang.
L’édition inclut un audiobook intégral pour prolonger l’expérience terrifiante même dans le noir ; le compagnon idéal pour une soirée frissons ! Dès 13 ans.
La Babysitter, Aurélie C. Moulin, Coll. Court Toujours, Nathan, 64 p. – 8 €
Salama Kassab, 18 ans, avait la vie devant elle quand la révolution a commencé en Syrie et quand les combats lui ont tout pris : sa famille, son avenir de pharmacienne. Il ne lui reste plus que Layla, sa belle-sœur enceinte, et sa conviction de pouvoir aider son pays grâce à son travail bénévole à l’hôpital. Mais elle est tiraillée entre l’envie de se rendre utile et celle de mettre Layla à l’abri. Au moment où elle se résigne finalement à fuir la Syrie, une rencontre avec un jeune militant plein d’espoir va tout remettre en cause.
Une histoire brûlante de guerre, de deuil, de famille et d’amour. Dès 14 ans.
Tant que fleuriront les citronniers, Zoulfa Katouh, trad. Anne Guitton, Nathan, 432 p. – 18,95 €
À la suite d’une maladie, Habondi, originaire de Casamance, a traversé son enfance sur une jambe, affrontant l’amour possessif et inquiet de sa mère, puis en France, le racisme et la honte du handicap. Et puis il y a Pape, père de deux enfants, qui vient d’avoir un grave accident. Entre la vie et la mort, il lutte, s’accroche aux visites des siens et de Farrah. Pour conjurer toutes les souffrances et trouver sa place, il y a les mots, le slam… Les chants d’Habondi donneront-ils assez de lumière pour que Pape s’abrite de l’ombre ?
À partir de 14 ans.
Ma vie sur une jambe, Insa Sané, Coll. Scripto, Gallimard, 256 p. – 12 €
Patrick, alias Patch, a 16 ans et a pris une grande décision : il aura un petit ami d’ici le bal de fin d’année du lycée. Le club de théâtre semble le lieu idéal pour faire des rencontres et justement deux nouveaux venus rejoignent la troupe. Peter, beau et irrésistible et Sam, aussi timide qu’adorable.
Grâce à sa meilleure amie, sa mère et l’oreille attentive de son institutrice de primaire, Patch n’a aucun doute sur la réussite de sa mission. Dès 12 ans.
Les Tragédies romantiques d’un drama king (tome 1), Harry Trevaldwyn, Gallimard jeunesse, 304 p. – 18,90 €
Ce documentaire invite les ados à prendre des distances avec l’image, pour nourrir leur réflexion sur les photos publiées dans les médias ou qui circulent sur les réseaux sociaux. Pour aiguiser leur regard, les aider à dépasser l’indignation, la colère ou l’émotion qui les saisissent devant un cliché, voici une trentaine de questions, d’images et autant d’histoires pour réfléchir à la façon dont ils regardent. Les photos de manifestations prennent-elles parti ? Les images d’actualité correspondent-elles toutes à la réalité ? Comment détecter des images truquées ? Pourquoi les autres sont-ils toujours plus beaux sur Instagram ? Qu’est-ce que le droit à l’image ? Avec ce livre, les lecteurs ne regarderont plus les photos de la même façon ! Dès 12 ans.
La photo en questions, P. Schouler, D. Groison,
Actes Sud jeunesse, 72 p. – 17,50 €
Afin d’échapper aux conséquences du dérèglement climatique qui ne cesse de s’aggraver, des millions de personnes sont dans l’obligation de fuir leur lieu de vie. Ces migrations sont souvent décrites de manière simpliste comme des phénomènes négatifs et déstabilisants pour les territoires d’accueil. Ce livre offre une perspective nuancée, loin des clichés, et invite à une meilleure compréhension de ces réalités complexes. Il s’agit de tragédies humaines, qui déracinent des millions de familles. Conçu pour être le plus accessible possible, ce livre a pour ambition de donner des clés de compréhension, de combattre des idées reçues et de décrypter les images pour mieux illustrer le propos.
À partir de 15 ans.
Où habiter demain – Comprendre les migrations climatiques, J.-M. Billioud, M. Denturck,
Casterman jeunesse, 48 p. – 10 €
Comme chaque printemps, la fête foraine s’est installée en ville. Malone et ses amis y découvrent une attraction inattendue : un chapiteau où sont exposés les humains les plus extraordinaires qui soient. Mais cette troupe est menée par un clown ressurgi du passé de Malone : Pierrot le Pitre. L’incarnation d’un pantin de son enfance, prêt à tout pour se venger.
Pour les amateurs de frissons (12-15 ans), niveau de peur de ce roman : 2/3.
La Morsure du clown, Chrysostome Gourio,
Casterman, 128 p. – 7,50 €
Antara et Lyra sont sous le choc quand leur mère, Violetta Belcanto, leur annonce qu’elle a un nouvel amoureux et qu’elles vont emménager toutes les trois chez ce Alibert Song… La rencontre entre Antara, Lyra et les deux filles d’Alibert, Clarinette et Mandoline, fait tout de suite des étincelles. Et voilà qu’elles vont devoir vivre ensemble dans une petite maison toute biscornue au-dessus d’un magasin de musique. C’est en effet la musique qui a rapproché Alibert, vendeur d’instruments, de partition et de disques, et Violetta, chanteuse d’opéra. Et contre toute attente, c’est la musique qui va permettre aux filles de mieux se connaître et s’accorder dans un quotidien (presque) sans fausses notes ! De 9 à 12 ans.
Sœurs de chœur – Antara (tome 1), Anne Loyer,
Casterman, 144 p. – 9,90 €
Direction Oaxaca, le sud du Mexique pour Diego et Élisa qui partent en vacances avec leur mère rencontrer leur famille maternelle. Un retour aux sources pour prendre de la distance avec leur vie parisienne. Les deux adolescents ont été très affectés par le divorce de leurs parents. De son côté, Diego, dyslexique, appréhende sa rentrée en 6e. Au fil de l’été et des rencontres, le frère et la sœur vont reprendre espoir. Et si ce voyage leur apportait une nouvelle famille, des amis, des projets et des rêves inespérés jusque-là ? Pour les 10-12 ans.
Le Voyage de Diego, V. Roz, L.R. Katims,
éditions Tom pousse, 176 p. – 14 €
À 18 ans, promis à un destin sportif exceptionnel, Michaël Jérémiasz est brutalement freiné dans son élan par un grave accident de ski. Pourtant, loin d’assécher sa soif de vivre, cet événement marquera le début d’une longue reconstruction qui forgera sa philosophie : se surpasser au quotidien.
Armé d’une confiance en soi et en l’avenir inébranlable, il entame une brillante carrière de joueur de tennis en fauteuil avant de devenir ambassadeur de Paris 2024. Très engagé pour l’inclusion des personnes handicapées et le handisport, il porte son message dans de nombreux médias.
Ce récit retrace son chemin vers l’épanouissement. Il déconstruit les préjugés et nous invite, avec humour, justesse et sensibilité, à banaliser la différence. Dès 13 ans.
Rebondir, Michaël Jérémiasz,
éditions Nathan, 128 p. – 11,90 €
Comment réclamer un objet que l’on a prêté ? Comment négocier une augmentation d’argent de poche ? Comment se motiver à faire ses devoirs ou encore comment contrôler sa colère ?…
Ce livre s’adresse aux adolescents en traitant de sujets liés à leur vie, leurs sentiments, leurs peurs et leurs espoirs.
140 questions et réponses à picorer selon les envies et les besoins, entre conseils psycho et astuces de la vie quotidienne.
L’autrice aborde tous les thèmes, graves ou légers, et propose des astuces pour se dépêtrer de situations embarrassantes, regroupées en 5 thèmes : amour et amitié, psycho et vie sociale, vie pratique, école et famille. Dès 12 ans.
140 astuces strictement réservées aux ados,
A. Bournel, Bricout, La Martinière jeunesse, 256 p. – 15,90 €
Poppy, 18 ans, a une idée bien précise de ce qu’elle attend d’un petit ami. Au moindre Red flag : dehors !
Sa meilleur amie, Stéphanie, qui selon Poppy se coltine un copain toxique, la met au défi de laisser une chance à un garçon pendant deux mois. Poppy jette alors son dévolu sur Cam en espérant qu’il rompra vite.
De son côté Cam est un garçon renfermé qui a très peur de s’attacher. Lui aussi est mis au défi par sa meilleure amie de ne pas fuir et de ne pas mettre fin à cette relation le premier.
Il décide alors de cocher tous les red flags (être toujours en retard, jamais coiffé, aucun avis sur rien) ; il est sûr alors qu’elle devrait rompre rapidement. À moins que… Dès 13 ans.
Red flags, Sophie Jo,
La Martinière fiction, 320 p. – 19,90 €
LITTÉRATURE JEUNESSE
Voici une plongée dans la vie trépidante de l’icône de la chanson française : Édith Piaf.
Née à Paris, elle apprend à chanter dans les rues de Belleville, avec son père, jusqu’à se faire remarquer pour sa voix sublime. Très rapidement, elle devient la voix de la chanson française. Ses immenses succès comme La Vie en rose ou Padam padam l’emmèneront aux États-Unis et dans les plus grandes salles de concert du monde.
Elle aura pour amis les plus grands de l’époque comme Trenet, Cocteau, Monnot…
Pour tout savoir sur l’une des plus grandes chanteuses de l’histoire de la musique. Dès 6 ans.
Piaf, N. Margolis, B. Liance,
Gallimard jeunesse, 40 p. – 16,50 €
Imaginons que la Comtesse de Ségur rencontre les personnages de ses livres… Un soir d’hiver, celle-ci reçoit un mystérieux télégramme ; elle doit quitter Paris en toute hâte. Un train l’attend, plein de surprises, et un merveilleux voyage commence, qui traverse l’hiver, la forêt, et semble remonter le temps. Il y a les retrouvailles avec de chers amis, qui ont pour elle tant de cadeaux. Dont une petite clef d’or. Mais que peut-elle bien ouvrir ?
Jouer avec les petites filles modèles, dîner avec le Général Dourakine, échanger avec un bon petit diable… Cet album nous propose une promenade enchantée dans l’univers de la Comtesse de Ségur.
Une petite clef d’or, F. Colin, É. Puybaret,
Gautier-Languereau, 40 p. – 15,95 €
Oliver Wormwood est sûr que son nouveau travail à la bibliothèque sera ennuyeux. Jusqu’à ce qu’il apprenne que les livres recèlent un grand pouvoir – et un grand danger. À la fin de sa première journée, Oliver a vu une personne morte, a été hypnotisé par un livre, a rencontré un nombre inquiétant de chats et a combattu une horde de créatures terrifiantes. Avec seulement une mystérieuse fille appelée Agatha pour lui montrer les ficelles du métier, Oliver doit apprendre vite… s’il veut vivre plus longtemps que les 112 assistants bibliothécaires avant lui.
Le 113e apprenti bibliothécaire, Stuart Wilson,
Larousse jeunesse, 368 p. – 16,99 €
Voici le portrait d’un génie musical, artiste caméléon aux mille facettes : David Bowie.
Né en 1947 à Brixton, David Robert Jones rêve de gloire. Convaincu de devenir célèbre, il abandonne ses études à 16 ans pour se consacrer à la musique. Il multiplie les échecs, enchaîne les groupes, change de style vestimentaire et même de nom pour devenir David Bowie.
C’est en enfilant le costume de Ziggy Stardust qu’il rencontrera le succès et deviendra la superstar que l’on connaît. Il mettra à mal les stéréotypes, incarnera des personnages fantasques et laissera derrière lui un héritage musical immense et intemporel. À partir de 8 ans.
David Bowie, M. Berthomier,
Gallimard jeunesse, 64 p. – 11,90 €
Entre biscuits au chocolat et cheesecakes aux fruits des bois, les pâtisseries de Léon le pâtissier ravissent les papilles de tous les gourmands de la forêt. Un jour, il reçoit une commande spéciale à livrer très loin. Il ne doit pas perdre de temps !
En bateau, en train et même en ballon dirigeable, il commence alors un long voyage.
Ensemble on peut tout faire, Chris Saunders,
éditions Gautier-Languereau, 32 p. – 14,95 €
Au secours super Simone, la banquise est en train de fondre ! Peut-on empêcher cette tragédie ? Lucien le pingouin et ses amis auraient besoin d’un coup de main.
Une série écolo en mode super-héros pour aborder les sujets essentiels comme la sobriété énergétique.
D’autres titres parus : Super Simone sauve les oiseaux ! et Super Simone combat le plastique ! Pour les 4 ans et plus.
Super Simone, chaud devant ! T. Guichon, B. Davies,
éditions Little Urban, 40 p. – 14 €
Le détective Prout est un héros au flair unique, qui résout toutes les énigmes grâce à son esprit de déduction sans pareil et son talent unique pour démasquer les mensonges. Ce captivant détective Prout, à la face de fesses, est aussi insolite que mignon. Il est épaulé dans ces enquêtes par son apprenti rigolo Brownie.
Dans chaque livre illustré façon manga et kawaÏ, on trouve 2 enquêtes avec des jeux à résoudre. À découvrir sans tarder ! À partir de 6 ans.
Détective Prout – L’énigme de la dame en violet (T. 1), Troll, Nathan, 96 p. – 11,95 €
L’énigme du géant dans la nuit (T. 2)
L’énigme des voleurs insaisissables (T. 3)
L’énigme du gentilhomme cambrioleur (T. 4)
L’énigme des ruines mystérieuses (T. 5)
Voici les caractéristiques du Dipoilocus :
- poils aux fesses
- peau rose
- rigolo
- ponctuel
- gourmand
Depuis que Mireille Farfelousse, la célèbre paléontologue, a révélé au grand public l’existence de ce fascinant dinosaure, elle ne cesse de recueillir de nouvelles informations à son sujet. Tout est réuni dans cette encyclopédie, aussi drôle que documentée, pour tout savoir et connaître tous les secrets de ce dinosaure farfelu. Dès 4 ans.
La folle encyclopédie du Dipoilocus, L. Benincà,
C. Lallemand, éditions Hélium, 56 p. – 14,90 €
Le soleil s’est couché au village du Haricot-Magique et le prince Théo est invité chez Sarah à sa toute première soirée pyjama.
Mais Théo est inquiet… Et s’il oubliait sa brosse à dents ? Son pyjama ? Ou pire, sa veilleuse ? Heureusement, pour préparer cette super soirée, il est accompagné de sa petite teckel, Teckelinou, la petite toutou-licorne aux pouvoirs magiques et rassurants.
Une histoire rassurante pour s’endormir sans crainte et faire de beaux rêves !
Teckelinou, M. Rose, T. Budgen,
Hachette enfants, 32 p. – 8,95 €
Autres titres parus :
Carlinou, Flamichou, Éléfou
- Ensemble – Un monde à partager
Ensemble, nous sommes plus forts ! Ensemble, nous pouvons changer les choses !
Ce manifeste engagé célèbre l’importance de la tolérance, du respect et de la solidarité entre tous les êtres humains, petits et grands. Une ode à la tolérance, à la générosité et au partage.
- Tous différents ! Tous uniques !
Nous avons plus de points communs que nous le pensons. Petits ou grands, jeunes ou âgés, nous éprouvons tous de la peur, de la joie, de la colère. Nous avons tous besoin des autres de temps en temps et les autres peuvent avoir besoin de nous. Un livre universel plein d’énergie et d’humour pour s’accepter tel que l’on est et traiter les autres avec respect.
Dès 3 ans.
Élise Gravel, éditions Gautier-Languereau,
12,99 €/livre
Maman s’est endormie dans mon lit ! Ça alors, c’est formidable ! Elle qui ne veut jamais dormir avec moi…
Trop contente de s’endormir avec sa maman toute chaude et moelleuse, une petite fille s’apprête à passer la meilleure nuit de sa vie. Mais elle va vite déchanter : c’est qu’elle bouge cette maman. Et elle lui pique la couette ! En plus elle ronfle ! Ce rêve se transforme en cauchemar ! Quand maman pète, vraiment, c’en est trop.
Une histoire tendre et désopilante, qui rappellera à tous les parents les nuits cauchemardesques quand les petits s’incrustent dans leur lit.
La Meilleure Nuit de toute ma vie, S. Jablonka, M.Courtieu, Gallimard jeunesse, 56 p. – 15 €
Et si la paix n’était pas seulement l’absence de guerre mais une aventure à vivre, à inventer et à partager ? Dans La Paix est possible ! les enfants découvriront que la paix se construit pas à pas : en prenant soin de leur communauté, en protégeant la planète, en célébrant la diversité, en laissant place à la créativité et en défendant l’égalité des chances.
À travers des histoires inspirantes, des faits réels et des idées simples à mettre en pratique, ce guide offre aux jeunes lecteurs les outils pour devenir acteurs du changement. Un livre lumineux, joyeux et profondément humain pour tous les enfants qui rêvent d’un monde meilleur et souhaitent commencer à le construire dès aujourd’hui.
La Paix est possible, Rebecca June, Emilie Gleason,
éditions Nöpp, 40 p. – 17,50 €
LIVRES
Pendant plus de trois millénaires, l’Égypte pharaonique a dominé le monde. Durant cette période, trois cent cinquante pharaons ont gouverné, à travers une trentaine de dynasties, et chacune d’entre elles a légué de nombreux trésors toujours admirés aujourd’hui.
Très richement illustré, cet ouvrage nous offre toutes les clés pour comprendre cette civilisation au rayonnement culturel sans précédent, en mettant en lumière de multiples facettes de la société égyptienne : le travail du papyrus, l’écriture hiéroglyphique, les systèmes de mesure, les procédés de momification et les rites funéraires, leurs divinités cosmogoniques. Superbe !
Dans son premier roman, Perrine Tripier nous invite à suivre Isadora, vieille femme au crépuscule de sa vie, qui revisite les saisons de son passé à travers les souvenirs abrités par la maison de son enfance. Tour à tour refuge, théâtre de joies partagées et lieu de solitude, cette demeure devient le cœur battant d’un récit où chaque souvenir est une aquarelle délicate.
Dans une prose poétique et lumineuse, l’autrice évoque avec justesse les liens familiaux, la douceur des instants disparus mais aussi le poids du renoncement.
Un roman époustouflant par la qualité de l’écriture qu’il déploie, sa construction à la fois chronologique et cyclique qui donne le sentiment poignant de la fugacité de la vie, et sa force d’évocation !
Les Guerres précieuses, Perrine Tripier, Folio Gallimard, 224 p. – 8,50 €
Trois femmes en ruine, trois vies fracassées et une même certitude : quand on n’a plus rien à perdre, on peut tout oser. Aura, banquière piégée par un patron véreux est accusée à tort de fraude ; Mari Paz, ancienne militaire d’élite, survit dans sa voiture ; Sere, génie de l’informatique, sombre depuis que son mari l’a quittée pour sa sœur. Réunies par un hasard brutal, elles forment un trio improbable mais irrésistible, qui fait front pour se venger d’un système qui les a broyées.
Juan Gómez-Jurado signe ici un thriller incandescent, mené tambour battant : chapitres courts, dialogues affûtés, humour acide… Mais au-delà de l’action, c’est aussi la force de la sororité, fragile et indomptable, qui bouleverse. Un roman vif, jubilatoire, qui nous offre un moment de lecture très plaisant.
Tout brûle, Juan Gomez-Jurado, trad. de l’espagnol
par Judith Vernant, éditions Fleuve, 544 p. – 22,95 €
Aujourd’hui, le changement climatique nous impose de modifier nos modes de déplacement et notre façon de voyager. Les mobilités douces deviennent de plus en plus la norme.
Ce livre propose 50 itinéraires originaux, en train, à vélo, à pied ou en bateau, pour découvrir la France et l’Europe sans jamais prendre l’avion. Rome, Copenhague, Séville, Porto, Berlin, Vienne, Budapest, Stockholm et même Marrakech…, train et vélo nous emmènent aux quatre coins de l’Europe. Le trajet devient alors un voyage en soi, riches en étapes incontournables et en découvertes.
Des expériences inoubliables se succéderont, des voyages aussi riches qu’insolites, hors des sentiers battus, pour toute la famille, en solo ou entre amis !
Où aller sans prendre l’avion – 50 itinéraires,
Paul Engel, éditions Larousse, 224 p. – 25 €
Qu’ont en commun les avocats, les pommes, les mangues et les tomates ? La réponse est que vous pouvez tous les cultiver chez vous à partir de pépins ou de noyaux : c’est facile, ludique et à la portée de toute la famille, y compris des enfants !
Vous trouverez dans ce joli petit livre les informations pratiques pour faire pousser une vingtaine de fruits et de légumes, dans la maison ou à l’extérieur, avec un minimum de matériel et d’expérience. Chaque plantation fait l’objet d’une fiche illustrée très claire, détaillant bien toutes les étapes de culture pour savoir quoi faire pousser, où et quand.
Ne jetez pas vos noyaux, ni vos pépins !
Plantez vos noyaux, Holly Farrel,
éditions Larousse,144 p. – 13,99 €
Elles sont huit. Huit boxeuses adolescentes réunies à Reno, Nevada, dans le Tournoi des filles d’Amérique, prêtes à en découdre pour arracher le titre de meilleure boxeuse de moins de 18 ans. Pendant deux jours, Andi, Rachel, Kate et les autres virevoltent sur le ring. Entre les coups et les cordes, dans la tension des combats, leurs vies passées, présentes et futures surgissent en un courant électrique de confessions, d’espoirs et de craintes. Car ces jeunes filles affrontent leur adversaire, mais aussi l’existence qui ne leur fait pas de cadeaux. Sur le ring comme ailleurs, il faudra s’imposer.
Avec une prose énergique au plus près des corps, Rita Bullwinkel nous offre les portraits fulgurants de jeunes filles consumées par le désir, la rage et l’abandon. Entre Million Dollar Baby et Virgin Suicides, cet étincelant premier roman sonde le cœur battant d’une jeunesse dans l’arène de la vie.
À partir de 16 ans.
Combats de filles, Rita Bullwinkel, trad. Hélène Cohen,
éditions La Croisée, 224 p. – 22 €
Souvent présenté comme « l’enfant terrible de la mode », Jean Paul Gaultier a insufflé une énergie nouvelle dans le prêt-à-porter avant de repousser les limites de la haute couture, brouillant les frontières entre masculin et féminin, raffinement et « sous-culture », sans jamais cesser de célébrer les modèles de tous âges et origines.
Réunissant plus de 40 ans de collections iconiques du créateur, Laird Borrelli-Persson retrace, en 124 défilés, l’histoire du couturier et de la maison de mode, si radicale et innovante, qui porte son nom.
Avec plus de 1 300 photographies emblématiques et soigneusement sélectionnées, ce trésor d’inspirations est une référence indispensable pour les professionnels de la mode et les admirateurs de Jean Paul Gaultier.
Jean Paul Gaultier – Défilés, Laird Borrelli-Persson,
éditions de La Martinière, 632 p. – 59 €
Au cours d’une saison d’estive, les attaques répétées d’une ourse ravivent les tensions dans une région sauvage des Pyrénées ariégeoises, le Couserans. Tentant de s’abstraire des débats, Alma, une éthologue, et Gaspard, un berger, communient avec la montagne et mêlent leur existence à celle des bêtes. Sur ces terres où l’homme et l’animal sont intimement liés, l’histoire de Jules, un jeune montreur d’ours parti faire fortune à New York un siècle plus tôt, résonne tragiquement avec le présent.
Interrogeant notre rapport au sauvage, Clara Arnaud offre une plongée saisissante, minutieusement documentée, dans la vie pastorale moderne. Elle signe un roman sensuel, immersif et tellurique, célébrant la beauté de la montagne sans taire sa violence, et explore notre relation à l’altérité, à l’endroit où entrent en collision nos besoins de sécurité et de liberté.
Et vous passerez comme des vents fous, Claire Arnaud,
Actes sud, coll. Babel, 384 p. -9,50 €
À Storforsa, petite ville rurale au cœur de la Suède, les hivers sont longs et glacials. C’est là, à la lisière de la forêt de Mörkret, que vit Myra, une adolescente dont la sœur Ella a disparu un an plus tôt. C’est aussi dans cette forêt que le cadavre d’une jeune fille non identifiée est retrouvé.
L’inspectrice Pirjo est envoyée sur place pour résoudre l’affaire, aidée de la police locale. Mais au fil de ses recherches, les suspects se font de plus en plus nombreux, et Manfred, policier à Stockholm, est appelé en renfort.
Dans une course contre la montre, les destins de Myra, Pirjo et Manfred s’entrechoquent, révélant une toile de mensonges et de trahisons qui ébranleront leur vie.
Les Ténèbres de Mörkret, Camilla Grebe,
Calmann-Levy, 416 p. – 22,90 €
Après avoir quitté sa Corse natale pour enseigner à Alger, un homme, mû par le désir d’un ailleurs ou d’échapper à lui-même, prend un poste au lycée français d’Abu Dhabi et s’y installe avec femme et enfant. Bientôt, leur trajectoire effleure celle de leur employée, Kaveesha, partie du Sri Lanka vingt-cinq ans plus tôt et voguant depuis de famille en famille pour subsister.
Le livre entrelace leurs deux histoires, deux histoires de déplacement. Expatrié, immigré – deux manières d’être étranger, deux mots qui condensent deux réalités (richesse et pauvreté), séparées par un mur invisible que l’empathie ne saurait abattre.
D’une écriture tendue et acérée, Jérôme Ferrari témoigne dans ce roman d’une justesse implacable des violences subies et de la complexité des relations humaines, et nous livre une réflexion à l’humour piquant sur le déracinement et les rapports de pouvoir.
Très brève théorie de l’enfer, Jérôme Ferrari,
Actes Sud, 160 p. – 16,50 €
Que diriez-vous d’une promenade touristique en France avant l’invention des congés payés ? C’est ce que propose l’auteur Jean-Didier Urbain, à partir d’un choix d’affiches signées de grands illustrateurs de l’époque (Alfons Mucha, F. Hugo d’Alési, Géo Dorival, Constant Duval, Charles-Jean Hallo ou Roger Broders) et de photographies anciennes de vacances. Stations balnéaires, stations de ski, châteaux, édifices religieux, villes thermales… c’est toute la richesse et la diversité de la France et de ses régions qui nous sont offertes ici.
Une magnifique balade dans la France de la belle époque !
Un tour de France en affiches, Jean-Didier Urbain,
éditions de La Martinière, 216 p. – 24,90 €
Connaissez-vous le plus ancien restaurant de Paris ? Saviez-vous que le plus célèbre baba au rhum est né dans la capitale ? Que ses marchés comptent parmi les plus réputés au monde ? Que ses boulangeries sont parmi les plus savoureuses et les plus originales ?
Quand des artisans d’exception impriment carnets et lithographies, d’autres fabriquent des pastels à la main ou des chaussures d’exception. De la butte Montmartre à Saint-Germain-des-Prés, du Marais au quartier de la Bastille, découvrez les adresses qui font de Paris la capitale de l’artisanat, de l’élégance et du chic. Ici, librairies d’une richesse incomparable côtoient cabinets de curiosités, quincailleries hautes en couleurs, cafés hors du commun et hôtels d’exception.
Ce livre vous emmène à la découverte d’un Paris étonnant, magique et enchanteur.
Iconique Paris, Stéphanie Cléry-Guittet,
Larousse, 192 p. – 15,99 €
S'AMUSER
Comment passer inaperçu dans l’eau ? Vus du dessus, la raie manta, l’orque et le requin baleine ont le dos sombre comme les profondeurs, mais vus du dessous, ils ont le ventre clair comme la surface de l’eau. Le tigre, lui, peut chasser tranquillement dans la jungle. Avec ses rayures, il est invisible car la plupart de ses proies voient en noir et blanc. Quant au serpent ou au poulpe, ce sont les rois des passe-partout. Que de parures ingénieuses !
Grâce à des illustrations d’une beauté époustouflante et des calques transparents, le lecteur pourra éprouver les techniques de camouflage les plus astucieuses et efficaces du règne animal. Magnifique ! Dès 3 ans.
Cachés, Amandine Delaunay,
La Martinière jeunesse, 28 p. – 18,50 €
Dans la famille lapin, on demande les parents, le papy et les petits lapereaux.
Ils accueillent les tout-petits dans un tendre univers, leur racontent des histoires et les couvrent de bisous. Un gant tout doux à manipuler et à caresser, des scènes à inventer et à jouer avec bébé ! Adorable.
La Famille lapin – Livre gant, Francesca Ferri,
Glénat jeunesse, 6 p. – 19,90 €
Sous la forme d’un livre accordéon qui se déplie sur 2,40 mètres de long, cet album jeunesse nous plonge dans une fabuleuse parade animalière. On y trouve tous les animaux de toutes les époques et de tous les continents. Ils sautent, nagent, volent, rampent et chantent dans une célébration vibrante de la diversité du monde animal.
Au fil des pages, les animaux défilent tandis que le texte décrit les menaces pesant sur leur existence. Jusqu’à ce qu’enfin, ils se mêlent à une foule d’enfants qui les étreint et leur promet le respect.
Le texte est rythmé, les illustrations sublimes et les enfants sont invités à réfléchir et observer. Dès 5 ans.
La Parade des animaux, J. Yolen, A.-Y. Gilbert,
La Martinière jeunesse, 24 p. – 19,90 €
Tortue et Hérisson sont les meilleurs amis du monde. Du matin au soir et du soir au matin, ils ne manquent jamais de se faire des petits bisous.
Ce charmant petit livre animé, avec des surprises à chaque page (roues, tirettes, flaps), permet de fêter les bisous, les câlins et le bonheur d’être avec ceux qu’on aime.
Dès 18 mois.
Le plus doux des petits bisous,
McLaughlin, P. Dunbar,
Gallimard jeunesse, 10 p. – 9,90 €
Le quai 9 ¾, Poudlard, Pré-au-Lard, Honeydukes, le Chemin de Traverse… Voici 20 cartes postales officielles représentant des lieux magiques et des scènes des films de la saga Harry Potter.
À colorier au crayon, au feutre, à la gouache ou à l’aquarelle, grâce à un carton épais adapté.
Pour les fans à partir de 8 ans.
Harry Potter, souvenir de Poudlard – Cartes postales
à colorier, Gallimard jeunesse, 40 p. – 9,90 €
Dans ce coffret Simplissime, on trouve un livre de 20 pas-à-pas tout en images avec 8 étapes claires et faciles à suivre pour dessiner en quelques coups de crayon les personnages de manga les plus fous. Le coffret contient 1 crayon à papier, 1 feutre fin noir, 1 gomme, un pochoir plein de bulles et 1 bloc de dessin pour s’entraîner. Pour les 6-12 ans.
Simplissime, 20 pas à pas dessins mangas,
Lise Herzog (illustratrice et professeure de dessins pour les enfants), Hachette enfants, 12,99 €
Il est l’heure de dormir dans la forêt de Doux-sommeil, mais ce soir les animaux ne veulent pas se coucher. Heureusement, Madame Chouette, grâce à sa lanterne magique, va peut-être pouvoir les aider.
Une jolie petite histoire, qui une fois lue, se transforme en veilleuse grâce à un système de pop-up avec une ampoule LED. Une fois allumée, des ombres toutes douces sont projetées dans la chambre de l’enfant. Adorable ! De 2 à 7 ans.
Dors bien mon petit lapin ! – Ma lanterne magique, Carmen Saldaña, Gallimard jeunesse, 19,90 €
C’est bien connu, les super-héros sont exceptionnels, courageux et puissants. Mais comme tout le monde sur cette planète… ils pètent ! Des pets de combat, des pets de panique, des pets de propulsion… Dans ce livre sonore, découvre les plus héroïques des prouts jamais entendus.
Une histoire drôle et décalée, accompagnée de 6 prouts différents de super-héros, à lire et à écouter pour rire sans modération.
Prouts de super-héros, Christophe Lautrette,
éditions Deux Coqs d’or, 6 p. – 12 €
Autre titre : Prouts de princesse
But du jeu : être la première personne à réunir 4 cartes animal différentes autour de la carte nappe, ainsi que la carte sandwich.
Un jeu de mémoire et de stratégie pour les petits à partir de 4 ans. Pour 2 à 4 joueurs, 10 minutes par partie.
Jeu de pique-nique – Savoure ton sandwich,
Desportes, C. Chaussy, Auzou, 9,95 €
Ce cahier grand format stimule les capacités cognitives tout en offrant des moments calmes, loin des écrans.
Un recueil complet de jeux de réflexion, de concentration et de détente spécialement conçu pour les adultes.
Une grande variété de puzzles et d’activités réunies en un seul livre pour le plaisir et la détente : coloriages, sudoku, labyrinthes, points à points, hashi, jeu des différences, hanjie.
126 jeux et activités – Coloriages, jeux de logique
et créatifs pour se détendre
et stimuler sa mémoire, Gareth Moore,
éditions Nathan, 96 p. – 9,99 €
Voici une nouvelle collection de livres-objets joyeuse et ludique pour les petits.
Un joli tout-carton avec la tête de l’animal collée sur le dos du livre, le tout bien rangé dans une jolie boîte et à tout petit prix.
Lire et jouer, quelle bonne idée ! Dès 1 an.
Les Choupinoux (Petit chien ; Petit chat ; Petit renard ;
Petit tricératops), Studio Bendon, Éditions Casterman,
12 p. – 8,50 €
Papa Mouton se promène au marché. Et si on l’accompagnait ?
On ouvre grand les yeux, on stimule notre petit nez et on découvre les odeurs appétissantes, fraîches et fruitées qui se cachent sous les volets !
Un livre à odeurs qui éveille la gourmandise et la curiosité !
Original et amusant, dès 1 an.
Au marché ça sent bon ! Studio imagebooks,
éditions Glénat jeunesse, 16 p.- 11,90 €
Autre titre paru : Chez le boulanger, ça sent bon !