Depuis plusieurs semaines, les lycéennes et les lycéens se mobilisent contre leurs mauvaises conditions d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, manque de personnels et remplacements non assurés, emplois du temps intenables…Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale, conscient·es que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé les principes de l’École de la République. En dépit de mobilisations puissantes, comme celle du 6 octobre, le gouvernement n’a toujours pas répondu aux attentes des lycéennes et des lycéens. Sébastien Lecornu n’a rien annoncé de concret le 7 octobre.

Pau :10h30 rassemblement place Clémenceau

Bayonne: 10h lycée Cantau rassemblement des lycéens et rassemblement à 17h30 devant la mairie

Lire  le Communiqué IS – Mobilisation 13 octobre


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Suite à la demande du DASEN faite aux écoles de présenter en conseil d’école les dates des trois séances d’EVAR et de transmettre ensuite ces dates à la DSDEN, le SE-Unsa a écrit au DASEN afin de lui rappeler les modalités de mise en œuvre prévues par les textes officiels.

L’article L. 312-16 du Code de l’éducation prévoit au moins trois séances annuelles. La circulaire du 4 février 2025 relative à la mise en œuvre de l’EVAR (NOR : MENE2503565C, BO n° 6 du 6 février 2025) en fixe le cadre, en trois points :

  • « dans le premier degré, le programme est mis en œuvre selon une organisation laissée à l’initiative du professeur de la classe, selon les modalités collectivement construites en conseil des maîtres ou conseil de cycle » ;
  • « un projet pédagogique de mise en œuvre de l’éducation à la sexualité est construit dans le cadre des instances pédagogiques de l’école » ;
  • « les parents d’élèves sont informés des objectifs d’apprentissage annuels de cette éducation selon des modalités laissées à l’initiative de chaque école ».

Les textes imposent donc une information des familles sur les objectifs d’apprentissage de cet enseignement, et non sur le calendrier des séances. Le conseil d’école est naturellement le lieu où présenter le projet pédagogique de l’école en la matière. L’article D. 411-2 du Code de l’éducation lui confie en effet le soin de donner son avis sur « les actions pédagogiques et éducatives qui sont entreprises pour réaliser les objectifs nationaux du service public d’enseignement ». Il lui confie aussi « la protection et la sécurité des enfants […] notamment contre toutes les formes de violence et de discrimination » et « le respect et la mise en application des valeurs et des principes de la République ». Cette compétence porte sur les actions et leurs objectifs, non sur la date de chaque séance : elle ne s’exerce pas autrement pour l’EVAR que pour les autres enseignements. Le Conseil d’État a retenu la même lecture dans sa décision du 27 juin 2025 (n° 501820) : les écoles doivent au minimum informer chaque année les familles des objectifs de cet enseignement. Les parents conservent par ailleurs la possibilité de solliciter une information ou une entrevue, notamment pour signaler la situation particulière d’un·e élève. En exigeant l’annonce des dates en conseil d’école, la demande départementale va au-delà de ce que prévoient ces textes. Elle les rendrait aussi publiques, puisque le procès-verbal du conseil est porté à la connaissance de l’ensemble des familles.

Surtout, l’annonce publique des dates n’est pas neutre. Comme tout enseignement obligatoire, l’EVAR n’ouvre droit à aucune dispense. Communiquer à l’avance le calendrier précis des séances exposerait celles-ci à des absences ciblées. Cela exposerait aussi les collègues à des pressions organisées en amont. La circulaire anticipe d’ailleurs ce risque : elle prévoit le soutien de toute la chaine hiérarchique « notamment en cas de contestation d’enseignement » et, le cas échéant, l’octroi de la protection fonctionnelle. Il serait paradoxal que l’institution crée elle-même les conditions de l’évitement qu’elle s’engage par ailleurs à combattre.

De plus, le Ministre a bien dit, lors du CSE du 17 septembre, qu’il serait malvenu que les dates des séances d’EVAR·S soient rendues publiques, sachant que la première date correspondrait à la mise en place du questionnaire sur les VSS.

Quant à la transmission des dates à la DSDEN, aucun texte ne la prévoit. Le suivi de la mise en œuvre est déjà organisé par la circulaire, à travers l’enquête annuelle conduite par la Dgesco. Il n’existe pas davantage, pour les autres enseignements, d’obligation générale de transmettre à l’institution un calendrier annuel détaillé des séances.

Le SE-Unsa est pleinement favorable à l’ÉVAR. Les séances d’éducation à la sexualité sont obligatoires depuis la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001, et les nouveaux programmes constituent un cadre essentiel pour accompagner les élèves dans leur vie personnelle et sociale. Les enseignant·es du premier degré s’en sont d’ailleurs déjà largement emparé·es. Le SE-Unsa s’y engage lui aussi, notamment par des formations syndicales qui complètent l’accompagnement institutionnel. Les conditions de cette mise en œuvre, en matière de formation et de ressources, devront par ailleurs être examinées dans les instances compétentes.

C’est précisément parce que nous voulons que ces séances aient lieu que nous demandons le respect strict du cadre réglementaire. Ce cadre protège les élèves comme les personnels. Il garantit aux équipes la maitrise de leur organisation pédagogique, et il évite d’exposer les séances et les collègues qui les animent à des contestations organisées. Le suivi de la mise en œuvre doit passer par l’appui que la circulaire prévoit dans chaque circonscription, à travers le ou la conseiller·e pédagogique référent·e, et non par de nouvelles obligations de remontée que les textes ne prévoient pas.

Notre demande est donc simple : que les écoles puissent organiser ces séances dans le cadre prévu par la circulaire, que les familles soient informées des objectifs et du projet pédagogique, mais que ni l’annonce publique des dates précises en conseil d’école ni leur remontée systématique à la DSDEN ne soient imposées.

C’est, selon nous, la meilleure façon de sécuriser les équipes et de garantir la mise en œuvre effective de l’EVAR.

 


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La journée de mobilisation lycéenne et étudiante du mardi 6 octobre a été une réussite. Des centaines de milliers d’élèves ont manifesté, dans une ambiance déterminée et joyeuse. Les cortèges et rassemblements se sont déroulés dans le calme, avec une présence adulte en nombre, dont nos organisations, ce dont nous nous félicitons.

Lire le Communiqué intersyndical


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Infos de dernière minute

Le SE-Unsa 64 soutient les revendications lycéennes pour de meilleures conditions d’études et davantage d’égalité ; nous condamnons toutes violences et apportons notre soutien aux élèves et aux personnels qui en sont victimes.

Rassemblements

 Mardi 6 octobre à 17h30

  • Bayonne devant la mairie
  • Pau devant la préfecture

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Les lycéennes et les lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours contre leurs mauvaises conditions
d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, professeur·es non
remplacé·es, emploi du temps intenables… Leurs revendications sont légitimes, nous les soutenons
d’autant plus qu’elles sont au cœur de nos mobilisations dénonçant le manque de moyens depuis
plusieurs années.
Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale
conscients que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé
sciemment les principes de l’École de la République.

Lire Mobilisation lycéenne-Communiqué intersyndical


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Cette CAPD était l’occasion pour les représentants du personnel de rappeler l’importance du dialogue social et du respect des droits des agents.

Deux recours de collègues étaient à l’ordre du jour : l’un concernant un refus de temps partiel, l’autre un refus de congé de formation professionnelle.

Pour le SE-UNSA, ces demandes ne sont ni anecdotiques ni de simples arrangements individuels. Le temps partiel comme la formation professionnelle sont des droits qui participent pleinement à la qualité de vie au travail, à la santé des personnels et à leur développement professionnel. Leur accès doit donc être examiné dans un cadre équitable, transparent et conforme aux textes réglementaires.

Concernant la restriction du temps partiel, le DASEN est resté campé sur sa position. Son argumentation repose notamment sur l’idée qu’un directeur d’école ne pourrait pas exercer ses fonctions à temps partiel, sauf situation individuelle particulière qu’il accepterait éventuellement d’examiner.

Pour le SE-UNSA, cette position pose problème. Elle revient à instaurer, de fait, une restriction liée aux fonctions de direction alors même que l’accès au temps partiel constitue un droit encadré par les textes.

Jouer sur les mots ou présenter la situation comme une simple question d’organisation ne peut suffire à justifier le refus d’un droit. Si des nécessités de service sont invoquées, elles doivent être objectivées, explicitées et motivées, et non se traduire par une règle générale qui exclurait les directrices et directeurs du bénéfice du temps partiel.

Nous refusons qu’un collègue soit placé devant un choix impossible entre exercer des fonctions de direction et bénéficier de ses droits.

Les directrices et directeurs sont déjà soumis à une charge de travail et à des responsabilités importantes. Leur permettre d’exercer à temps partiel peut aussi constituer un levier pour prévenir l’épuisement professionnel et favoriser la continuité dans l’exercice de leurs missions.

Le second recours concernait un refus de congé de formation professionnelle qui va être réexaminé par l’administration.

Là encore, le SE-UNSA rappelle que la formation professionnelle ne peut pas être considérée comme une variable d’ajustement. Elle constitue un droit et un outil essentiel pour permettre aux personnels de faire évoluer leurs compétences, construire un nouveau projet professionnel ou simplement reprendre la main sur leur parcours.

Lorsque les demandes sont refusées, les collègues doivent pouvoir comprendre les raisons précises de la décision et bénéficier d’un examen transparent et objectivé de leur situation.

Pour le SE-UNSA, les droits des personnels ne sont pas négociables

Le SE-UNSA continuera de défendre une application juste et transparente des règles. Nous continuerons également à porter la voix des collègues qui contestent des décisions administratives qu’ils estiment injustes.

Le temps partiel et la formation professionnelle ne sont pas des privilèges. Ce sont des leviers essentiels pour la qualité de vie au travail, la santé, le développement professionnel et la qualité du service public d’éducation.

Refuser ces droits sans justification solide et objectivée, c’est prendre le risque de fragiliser encore davantage l’engagement et la motivation des équipes.

Le SE-Unsa avait fait parvenir, en respectant le délai imposé, des questions diverses concernant les personnels. Le DASEN n’a pas souhaité y répondre de façon précise préférant différer à une prochaine instance. Cette façon de procéder n’est pas acceptable, les représentants élus sont légitimes pour aborder les sujets concernant le droit des personnels.

Cliquez vous lire la déclaration liminaire CAPD 27 août 2026


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Les représentants de l’Unsa ont participé à la visio sur la gestion de la canicule organisée par la DSDEN64 avec les organisations syndicales et dénoncé le manque d’anticipation, de concertation avec les équipes et le manque de communication claire en direction des collègues. Nous avons relayé toutes les questions que nous avions reçues des collègues mais beaucoup sont restées sans réponse. Ci-dessous les réponses de la dsden64.

Dans les établissements du 1er D :

– Dans le cas d’une fermeture d’école (uniquement 5 écoles dans le 64 lundi et mardi AM) :  les enseignants n’ont pas à être sur l’école. Si SMA, il est assuré par la mairie.

– Dans le cas d’un repli ou aménagement des horaires : les enseignants doivent être présents et assurer l’accueil.

– Les personnes vulnérables doivent se faire connaitre auprès de l’administration via leur IEN.

– Les personnels AESH ne doivent pas rester sur site si l’élève qu’ils accompagnent n’est pas présent.

Dans les établissements du 2nd :

-Les chefs d’établissement décident de la fermeture ou de l’aménagement horaire de l’établissement.

-Les examens prévus le matin sont maintenus. Pour les épreuves prévues l’après-midi, des aménagements pourront être décidés par le recteur.

-Stage en milieu professionnel : le droit du travail doit s’appliquer.

N’hésitez pas à nous remonter vos difficultés afin que nous puissions agir auprès de la DSDEN ou du rectorat. Vous pouvez également double par un signalement dans le Registre Santé et Sécurité au travail


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Ce matin, lors du CSA-FS, la voix des directrices et directeurs d’école a été entendue. Suite à la remise des signatures du courrier commun, l’UNSA Éducation a rappelé qu’il n’est plus temps de dresser des constats, mais d’agir. Cap sur la simplification réelle L’Administration s’est engagée sur une feuille de route précise avec un calendrier serré. Notre exigence est claire : nous voulons des résultats concrets, pas de l’affichage.
  • Liste des tâches du 1er GT : Des tests seront lancés (par exemple ADESCO et Colibri pour fluidifier la gestion, notamment pour les agréments EPS, les PAI, la visite médical des GS…)
  • Méthode : Deux sous-commissions vont travailler courant janvier à construire la feuille de route.
  • Objectif : Que la simplification administrative entraîne un véritable allègement de la charge mentale et non un simple déplacement des tâches.
La prochaine plénière du GT Directeur est fixée au 11 mars. Nos représentants directeurs y seront force de proposition pour valider chaque avancée. Pédagogie et Labellisations : Pas de pression inutile ! Concernant les labellisations (notamment « Égalité filles-garçons »), l’UNSA Éducation a rappelé une ligne rouge. Si nous partageons les enjeux sociétaux et éducatifs, nous refusons la culpabilisation des équipes. Ces démarches doivent rester basées sur le volontariat et le rythme des équipes. Ajouter de la lourdeur administrative à des directeurs déjà surchargés est contre-productif. Une enquête santé et sécurité au travail : Une enquête de santé et sécurité au travail a été votée par les élus en CSA-FS, elle ciblera un panel diversifié de directrices et directeurs, afin de mesurer l’impact de leur charge administrative sur leur santé mentale. Vos droits : Les avis portés en séance Face aux dérives, vos élus ont soutenu et voté 5 avis dans l’attente des réponses administratives : Les avis sont : Avis n°1 : Les membres de la F3SCT demandent que les demandes institutionnelles obligatoires soient suffisamment anticipées pour que les directrices et directeurs d’école qui en ont besoin bénéficient d’un délai de quinze jours pour y répondre. Avis n°2 : Les membres de la F3SCT demandent que toute invitation à une réunion non prévue sur temps de service et non comprise dans les 108 heures mentionne le caractère facultatif de ladite réunion. Avis n°3 : Les membres de la F3SCT demandent que toute réunion non prévue sur temps de service et non comprise dans les 108 heures fasse l’objet d’un compte-rendu exhaustif envoyé à l’ensemble des personnels concernés. Avis n°4 : Labellisation des écoles : Les membres de la F3SCT rappellent que la labellisation des écoles, notamment la labellisation « égalité filles-garçons », revêt un caractère strictement facultatif. Ils demandent qu’aucune pression ni inscription d’office ne soit exercée sur les équipes ou les établissements scolaires. Avis N°5 : Simplification administrative de la gestion des écoles Les membres de la F3SCT demandent l’abandon du registre matricule d’inscription et de radiation des élèves, celui-ci faisant doublon avec les inscriptions et radiations déjà saisies dans l’application ONDE.   L’UNSA Éducation restera vigilante sur la mise en œuvre de ces engagements. La simplification ne se décrète pas, elle se construit avec ceux qui font l’école au quotidien.  

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Dévoilement de la stèle de la Laïcité :

Organisé par la ville de Pau, le Comité Laïcité République Pyrénées Atlantiques et l’Association Familiale Laïque Pau-Béarn.

Mardi 9 décembre à 11 heures, place de la République à Pau.

Projection-Débat :

Projection du documentaire « La Séparation » de François HANSS qui explique le contexte autour des débats parlementaires sur la loi de séparation des Églises et de l’Etat en 1905 en France, suivi d’un débat.

Mardi 9 décembre à 18h30, salle 700 du Complexe de la République à Pau.

Webinaire « Construire la Laicité: défi d’hier et d’aujourd’hui des personnels de l’Education nationale » :

Ce Webinaire aura lieu le mercredi 10 décembre à 18h en présence de Claude Lelièvre, professeur honoraire en histoire de l’éducation et Karine Fromont, secrétaire nationale du SE-Unsa en charge des questions de qualité de vie et conditions de travail.

Organisé par le SE-Unsa il sera un espace d’informations, de partage et de réflexion.

Voici le lien pour t’inscrire : https://form.se-unsa.org/inscription-laicite/


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