A l’ordre du jour, des recours de demande de temps partiels qui n’avaient pas été étudiés à la CAPD du 5 juillet.

En préalable, le SE-Unsa a demandé que la Dsden donne des précisions sur la situation de rentrée dans notre département.

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Comme nous l’avons expliqué dans notre déclaration préalable (Cf. ci-dessous), les remontées des collègues montrent que tous les remplaçants sont bloqués sur des postes vacants et les contractuels ne seront pas embauchés…
Comment sera assuré le remplacement ?

Après que les deux recours de temps partiel aient été traités, le secrétaire général (M. Bouquet) a expliqué qu’il « ne souhaitait pas qu’un dialogue soit ouvert aujourd’hui » et que nous aurions des réponses écrites à nos questions diverses (avec également, les réponses à nos questions de la CAPD du 5 juillet…).

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Le SE-Unsa a insisté pour que des informations soient données aux enseignants du département.
Quel que soit le fonctionnement, il faut INFORMER les personnels (Nous le répétons à chaque instance…)

L’A-Dasen (M Venck) a donné quelques informations ; en résumé :

– Sur les contractuels.
Au bilan début juillet, la Haute-Garonne avait une autorisation de 63 recrutements.
Ils ne sont pas affectés sur des classes ordinaires (24 sont en REP+ pour permettre d’organiser la pondération et les autres sont renouvelés sur des ULIS-école).

– Sur les remplaçants,
Si certains (pour le SE-Unsa, quasiment tous) sont affectés sur des supports vacants à l’année, nous ne savons pas pour combien de temps ils le seront…
La seule certitude que nous avons est que la situation peut changer…

– Sur les affectations des TR et des contractuels

Nous devons faire preuve « d’agilité ».
Des contractuels pourront être remplaçants, des TR pourront rester sur des supports à l’année, et inversement…

– Sur le nombre de postes vacants ?
Il y avait 130 classes qui n’avaient pas d’enseignants nommés.

Chaque IEN doit faire un bilan des postes vacants et des personnels disponibles.
Dans quelques jours, nous aurons un état des lieux et nous demanderons au rectorat la possibilité de recruter de nouveaux contractuels.

Il semble que la situation aujourd’hui soit différente de celle de juillet…

Encore une fois, le SE-Unsa a regretté le flou qui prévaut lors de la rentrée et encore plus le manque d’information (voire des informations contradictoires) à destination des écoles, des TR, des contractuels…

Nous attendons maintenant les réponses écrites à nos questions…

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Déclaration du SE-Unsa 31

Les législatives sont passées.
Si la sagesse de nos concitoyens a permis d’éviter un gouvernement d’extrême droite, nous demandons au prochain gouvernement qu’il change de politique pour l’Education.
La sagesse de nos concitoyens a prévalu lors de ce vote mais elle peut se transformer en colère quand les gouvernants se moquent ouvertement de la démocratie.
Et la colère n’est jamais de bons conseils pour le vote.

Nous n’avons plus de gouvernement mais sa politique nous pose encore des problèmes : pourquoi généraliser des évaluations imposées à nos élèves et inutiles pour les enseignants alors que la très grande majorité des personnels et des parents a déjà évalué notre situation et a tiré un bilan du septennat de la majorité Macronienne : « très mauvais ».
– Le ministère n’arrive pas à recruter des personnels et ne veut pas élargir le vivier de recrutement et la formation ;
– les conditions de travail (des élèves et des personnels) ne se sont pas améliorées et chaque année ne fait qu’empirer la précédente ;
Etc.

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Nous n’avons plus de ministre, plus de premier ministre et trop de président mais pour l’Ecole : « La rentrée s’est bien passée »
Ce sera surement l’élément de langage répété par notre ministère dans les jours qui viennent, comme chaque année.

« La rentrée s’est bien passée »
Dans les écoles de Haute-Garonne aussi, M le Dasen, vous allez répéter ce mantra habituel.

Cela sera sûrement vrai le lundi 2 septembre. Quasiment tous les élèves seront dans leur classe avec UN enseignant, UNE enseignante face à eux.

Le SE-Unsa ajoutera juste un ou deux bémols :

– Le lundi de la rentrée, il manquera déjà des centaines d’AESH pour faire face aux notifications des élèves de notre département.
Des centaines, et cela va durer jusqu’en juin.

– Deuxième bémol, l’année scolaire ne dure pas qu’un jour et nous savons que le remplacement ne sera pas assuré dans notre département.


Pourquoi le savons-nous ?
Les titulaires remplaçants qui sont réellement disponibles pour les remplacements courts sont environ deux cents.
Lundi 2 septembre, il y aura environ deux cents remplaçants affectés sur les postes encore vacants.
Il y a donc : 200 remplaçants – 200 postes vacants = zéro remplaçant pour effectuer des remplacements.

Il y a ensuite des contractuels qui sont affectés sur ces classes et les remplaçants redeviennent remplaçants. Plus de 200 contractuels étaient recrutés l’année dernière.
Vous avez même anticipé en fin d’année pour recenser ce vivier.

Mais, il y a un mais, cette année, ils ne seront pas recrutés.
(Ca leur apprendra la définition des mots « précarité » et « considération » : début juillet, on va vous garder ; fin août, on vous jette…)

Il n‘y aura donc aucun contractuel dans les classes, nous n’aurons ainsi aucun remplaçant pour remplacer. M Le Dasen, dites-nous à quel endroit notre équation est fausse ?

Si nos informations sont justes, il faut dire à tous les collègues (dans la lettre hebdo par exemple) que le remplacement n’existe plus cette année.

Ou alors il faut dire
Que la pondération est annulée dans les écoles de REP (une trentaine de remplaçants) ?
Que les formations sont toutes annulées cette année (encore une trentaine de remplaçants) ?
Que les PES n’auront aucun jour de formation ?
Que les CPC feront du remplacement ?
Que le Dasen prendra une classe ?

Pour de vrai,
on peut se passer de ministre quelques temps,

mais pour faire classe,
en Haute-Garonne, on va faire comment sans prof ?


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