Les professeurs des écoles exerçant en REP+ dans le département du Haut-Rhin reçoivent actuellement un courrier leur notifiant le montant de leur part modulable. Problème : ce courrier ne donne aucune clé de compréhension.
Aucun critère explicité, aucune règle d’attribution mentionnée, aucune information sur les autres montants possibles, ni sur la logique globale de répartition. Chacun reçoit un chiffre, point final.
Pourtant, dans les faits, la part modulable repose sur une répartition contrainte par le ministère : 25 % des agents à un taux minimum, 50 % à un taux médian et 25 % à un taux maximum. Pour respecter ce cadre, l’administration académique a mis en place un système de rotation des écoles et établissements dans le temps.
Soyons clairs : ce n’est pas la solution que nous défendions lors des concertations de 2022. Le SE-Unsa revendiquait une part modulable identique pour tous les agents REP+, seule manière de reconnaître réellement un engagement collectif exercé dans des conditions de travail particulièrement exigeantes.
L’administration explique aujourd’hui avoir fait « au mieux » avec les contraintes réglementaires nationales. Dont acte. Mais faire au mieux ne dispense ni de transparence, ni de clarté.
Car ce système de rotation, non expliqué aux personnels, produit des situations injustes, notamment pour les collègues contraints de changer d’école REP+ en cours de cycle (mesure de carte scolaire, affectation subie…). À travail égal, engagement égal, prime différente, sans que cela ne soit jamais dit ni assumé.
Le SE-Unsa continuera donc à demander :
une information complète des personnels,
une évolution du dispositif vers une prime réellement collective, lisible et juste.
Recevoir un courrier, c’est bien.
Comprendre ce qu’il signifie, c’est mieux.