Les organisations syndicales dans leurs déclarations expriment leur opposition à la perte de rémunération de 10% en plus de la journée de carence en congé maladie ordinaire.
Tous questionnent la situation des AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap) qui est particulièrement préoccupante. Nous réclamons pour eux un statut de fonctionnaire. Beaucoup d’AESH vivent sous le seuil de pauvreté, avec des revenus inférieurs à 1 100 euros.
Nous appelons à une mobilisation commune le 16 décembre, notamment pour obtenir un statut de fonctionnaire pour les AESH et l’intégration de la prime informatique dans leur rémunération.
Pour une inclusion scolaire à la hauteur des enjeux, nous demandons la création de postes d’AED, d’AESH et de CPE nécessaires
Le « choc des savoirs » qui avait vivement été critiqué, devrait disparaître mais une alerte reste sur la fragilisation de disciplines comme l’allemand, les lettres classiques ou les sciences expérimentales.
Les conditions de travail se dégradent, avec plus de 400 fiches RSST déposées depuis la rentrée, dont un tiers pour des faits de violence.
(Voir la Déclaration de L’UNSA-Education en PJ )
Suites aux déclarations nous avons formulé 4 vœux :
Voeu 1 :
« Les délégués au CSA-SD de l’Eure, réuni le jeudi 11 décembre 2025, demandent la création de tous les postes nécessaires dans les établissements spécialisés mais aussi tous les postes manquants d’AESH pour répondre à la possibilité effective et satisfaisante d’adaptation du droit individuel à la scolarité des élèves à besoins particuliers. » 10 votes des membres du CSA-SD Pour
Voeu 2 :
« Les délégués au CSA-SD de l’Eure, réuni le jeudi 11 décembre 2025, demandent la reconstitution des RASED, l’ouverture de tous les postes nécessaires de Psy-EN, de maîtres spécialisés, d’AESH, d’assistantes sociales, d’infirmières, de CPE, d’AED et de personnels administratifs. »
10 votes des membres du CSA-SD Pour
Voeu 3 :
« Les délégués au CSA-SD de l’Eure, réuni le jeudi 11 décembre 2025, demandent la création d’une brigade d’AESH, formée pour remplacer leurs collègues et permettre une formation initiale et continue de qualité, un vrai salaire et un vrai statut. » 10 votes des membres du CSA-SD Pour
Voeu 4 :
« Les délégués au CSA-SD de l’Eure, réuni le jeudi 11 décembre 2025, demandent la création de pôles médicaux pluridisciplinaires de prévention départementale, positionnés sur chaque bassins, constitués chacun, d’un médecin du travail et d’un enseignant BD pour intervenir dans les écoles et permettre aux collègues de bénéficier de leur visite quinquennale sur le temps de travail. » 10 votes des membres du CSA-SD Pour
La DASEN nous présente ensuite son compte rendu de la rentrée 2025 dans le premier degré comme elle l’a fait au CDEN la semaine précédente. Elle remarque une amélioration continue du taux d’encadrement, qui dépasse désormais les moyennes du taux national.
Elle indique que depuis 2016, les effectifs par classe en REP et REP+ ont diminué de près de trois élèves/classe, permettant une meilleure prise en charge des élèves. Les classes de GS, CP, CE1 en éducation prioritaire sont toutes dédoublées, avec un effectif plafonné à moins de quinze élèves.
Hors éducation prioritaire, l’objectif de moins de 24 élèves par classe est atteint à 92,2 %, et celles qui ne le sont pas, sont contraintes par l’organisation des écoles.
Concernant l’inclusion, le département poursuit sa généralisation des ULIS collège, avec une unité dans chaque collège d’ici 2026. Cinq ULIS sont ouvertes chaque année depuis 2023, assurant le respect de cet objectif.
La réduction des effectifs et le renforcement de l’encadrement favorisent donc pour Mme la DASEN, un accompagnement plus personnalisé des élèves. Nous rappelons à Mme Moncada, que cela ne garantit pas l’amélioration des conditions de travail que l’on constate sur le terrain, compte tenu de la diversité et la grande difficulté de nombre de nos élèves.
Enfin, ces résultats placent le département, selon elle, en bonne position par rapport aux standards nationaux.
Pour le second degré
Il connaît une baisse significative de ses effectifs, avec 1 000 élèves en moins entre 2021 et 2025, surtout marquée lors de la dernière rentrée.
Cette diminution entraîne la suppression d’environ 40 divisions entre 2022 et 2025, sans pour autant modifier l’effectif moyen par classe.
Les moyens départementaux, initialement de 36 445 heures en 2022, sont ajustés à la baisse en 2025, avec un écart de 603 heures correspondant à la perte d’élèves, tout en conservant un ratio heures/élève stable.
Les dotations spécifiques subissent aussi des réductions : l’IMP passe de 577,25 à 550 heures, et les moyens dédiés au Pacte sont divisés par deux entre 2023 et 2025.
Pour s’adapter, le département procède à 8 ouvertures et 4 fermetures de divisions, complétées par l’ajout de 96,20 heures et des moyens ciblés sur les langues vivantes et les groupes.
Un ajustement des heures statutaires, à hauteur de 209h50, permet de mieux répartir les ressources disponibles.
Entre mars et septembre, des moyens complémentaires sont mobilisés, soit 287,85 heures postes et 162,65 heures supplémentaires, pour répondre aux besoins ponctuels.
Ces mesures reflètent une gestion complexe. L’équilibre entre réduction des moyens et adaptation des structures reste un défi majeur pour les années à venir.
Nous avons pu ensuite aborder quelques préoccupations :
La hausse des effectifs par classe dans nombre de collèges, avec des groupes de 28 à 30 élèves désormais fréquents, rend l’inclusion scolaire plus difficile et alourdit la charge des enseignants.
Trois collèges, Gaillon, Ariane-Vernon et Louviers, sortis du REP en 2014, connaissent un climat scolaire dégradé aujourd’hui et peinent à accompagner leurs élèves, notamment ceux en situation de handicap.
Les AESH y sont particulièrement sollicitées, avec 8 à 10 élèves à charge par agent, ce qui complique et limite complètement leur efficacité.
Face à cette situation, une demande de réintégration en éducation prioritaire a été formulée pour ces établissements.
Côté ressources, le recrutement de 3,07 ETP supplémentaires d’AESH a permis de pourvoir tous les postes, avec 29 agents pour 29 élèves accompagnés.
Cependant, la formation CAPPEI, qui concerne 13 personnels, soulève des tensions en raison de l’absence de remplacement systématique (les vendredis par exemple), alors que c’est une formation prévue à l’avance.
Enfin, des retards de paiement persistent pour les états de frais, avec une trentaine de dossiers encore en attente début 2026, principalement liés aux déplacements de l’année scolaire en cours. Ces dysfonctionnements administratifs et pédagogiques appellent à une réflexion sur l’allocation des moyens et l’accompagnement des équipes.
Le Calendrier prévisionnel 2026 à retenir :
- Les contraintes pesant sur le calendrier, sont : un budget non encore voté et un calendrier resserré comme l’année précédente vu les élections municipales de 2026
Ainsi, pour le premier degré
- Un GT carte scolaire est à prévoir probablement tout début mars
- Un CSA-SD : fin mars
- Un CDEN dont la date est à confirmer car les élections municipales seront en cours.
- Ouverture serveur mouvement intra : environ 20 avril, avec une fermeture début mai (probablement 4 mai)