L’académie de Lille et celle d’Amiens subissent une nouvelle fois une cure d’austérité sans précédent.
À la rentrée 2026, ce sont 245 professeurs des écoles en moins à Lille et 84 en moins à Amiens qui ont été annoncés. Dans les collèges et lycées, la saignée se poursuit avec 167 postes supprimés dans l’académie de Lille et 52 dans celle d’Amiens. À cela s’ajoutent 7 postes administratifs pour les deux académies et 1 poste de CPE supprimés dans l’académie de Lille.
Ces chiffres ne sont pas anodins : ils traduisent une politique éducative qui privilégie la logique comptable au détriment de la qualité de l’enseignement et des conditions de travail des personnels. L’UNSA Éducation Hauts-de-France dénonce avec force cette absence de remise en cause d’une gestion purement budgétaire, qui sacrifie l’avenir de nos élèves et la stabilité de nos établissements.
Une baisse démographique ne peut justifier une telle hémorragie de moyens. Les besoins éducatifs ne se résument pas à des effectifs : ils incluent aussi la prise en charge des difficultés sociales, la ruralité, et l’accompagnement des élèves les plus fragiles. Supprimer des postes, c’est affaiblir l’école publique et aggraver les inégalités territoriales.
« Sans la saignée, point de médecine. » — Diafoirus, Acte II, scène 5
Le Malade imaginaire – Molière
Nicolas PENIN
Secrétaire régional de l’UNSA Éducation Hauts-de-France