Un CSA marqué par une logique budgétaire contestée et des réponses insuffisantes aux besoins des personnels.

La séance du CSA académique est présidée par Mme Baglin-Le Goff, Rectrice, assistée des IA- DASEN MM. Grèzes, Cutillas et Brevet.

 

Participent également Mme Tajan, secrétaire générale, Mme Bénézit, secrétaire générale adjointe, et M. Simoneau, adjoint à la DOS.

L’UNSA Éducation ouvre la séance par la lecture de sa déclaration liminaire, dans laquelle nous alertons sur les conséquences directes des choix ministériels et académiques : suppressions de postes, dégradation des conditions de travail, tensions accrues dans les écoles et établissements, et sentiment persistant de décisions prises sans réelle prise en compte de l’expertise des personnels.

Ruralité : un constat partagé, mais des réponses qui ne sont pas à la hauteur :

Mme la Rectrice rappelle que notre académie est la plus rurale de France et qu’elle concentre le plus grand nombre de petites écoles. Elle estime que cette spécificité aurait été intégrée dans les arbitrages, les suppressions de postes étant, selon elle, « moindres » que dans d’autres académies.

Pour l’UNSA, cet argument ne tient pas : 

La ruralité ne peut pas être invoquée comme un simple élément de contexte pour justifier des ajustements à la marge. Elle nécessite au contraire des moyens spécifiques, une anticipation réelle et une politique éducative ambitieuse permettant :

  • de limiter les fermetures de classes,
  • de garantir des conditions d’enseignement acceptables dans des structures souvent
  • d’anticiper le plus possible la nécessaire évolution du maillage territorial des écoles et

Mme la Rectrice souligne par ailleurs la hausse des budgets nationaux de l’éducation et de la défense, tout en reconnaissant les difficultés liées à l’absence de programmation pluriannuelle. Les 300 ETP annoncés nationalement ne sont toujours pas répartis, ce qui entretient l’incertitude dans les académies.

L’UNSA dénonce ce décalage constant entre annonces nationales et réalité de terrain, qui se traduit concrètement par des suppressions de postes et une pression accrue sur les équipes.

Observatoire des dynamiques rurales : des décisions en préparation, sans les personnels : 

Un premier groupe de travail de l’Observatoire des dynamiques rurales s’est tenu en Haute- Vienne. Il vise à établir des projections à moyen terme (4 à 5 ans) autour de la carte scolaire. En Corrèze et en Creuse ces observatoires se sont déjà réunis mais en l’absence des représentants du personnel.

Les objectifs affichés sont louables : limitation des temps de transport, réflexion sur le maillage territorial, partage d’informations avec les directeurs.

Toutefois, les déclinaisons départementales montrent déjà que ces travaux servent avant tout à préparer des restructurations.

Position UNSA Éducation :

Nous rappelons avec force que :

  • les représentants des personnels doivent être associés en amont de ces réflexions,
  • les enseignants ne peuvent pas être informés a posteriori de décisions qui impactent leur poste, leur école ou leur établissement.

Depuis plus de deux ans, l’UNSA demande l’ouverture de groupes de travail spécifiques avec les organisations syndicales.

Cette demande reste ignorée, alors même que l’administration affirme vouloir « mettre l’élève au centre ».

Second degré : des dispositifs expérimentaux, mais des moyens en recul :

L’annonce du départ en retraite de 45 enseignants du second degré aurait pu être l’occasion d’un débat sur le renouvellement des équipes et l’amélioration des conditions de travail. Il n’en a rien été.

Concernant le dispositif des 800 collèges, deux journées banalisées sont prévues. Les indicateurs mobilisés restent essentiellement statistiques (évaluations, DNB), sans réelle réflexion sur les conditions d’enseignement.

L’UNSA Education a insisté sur la nécessaire articulation entre premier et second degré, notamment dans les secteurs concernés.

Si le rectorat affirme vouloir associer les écoles et réfléchir à des formations communes, aucun engagement précis n’est acté à ce stade.

 

 

Soutien aux secrétaires généraux : des paroles attendues, des actes à confirmer :

Sur la situation des secrétaires généraux en Corrèze, mise en lumière par les propos du président du Conseil départemental, Mme la Rectrice affirme le soutien de l’institution.

L’UNSA Education restera extrêmement vigilante.

Les personnels administratifs ne peuvent pas être les variables d’ajustement de tensions politiques locales.

L’audience syndicale prévue doit déboucher sur :

  • une reconnaissance claire du travail effectué,

  • un soutien institutionnel concret,

 

  • une réaction ferme face aux mises en cause publiques injustifiées.

Premier degré : la baisse démographique ne doit pas servir de prétexte : 

La baisse de 704 élèves à l’échelle académique sert de fondement principal à la proposition de répartition des moyens.

L’UNSA rejette totalement cette approche.

La baisse démographique doit être une opportunité :

  • pour alléger les effectifs par classe,

  • pour améliorer la prise en charge des élèves à besoins particuliers,

  • pour redonner de l’air aux équipes épuisées.

La politique menée reste une politique de suppressions de postes, qui aggrave les conditions d’exercice et met en difficulté les écoles rurales comme urbaines.

École inclusive : 

L’UNSA rappelle que l’école inclusive ne peut être réduite à la création de dispositifs internes à l’Éducation nationale.

Sans moyens médico-sociaux suffisants, l’inclusion reste un mot d’ordre sans réponse réelle aux besoins.

Vote unanime contre la répartition des moyens du premier degré. Malgré ce rejet, l’administration annonce qu’il n’y aura pas de repli.

Second    degré   :   suppressions     de   postes    et   dégradation              des      conditions d’enseignement :

Avec 44 suppressions de postes, le second degré subit de plein fouet les arbitrages budgétaires, malgré une baisse démographique limitée (–1,1 %).

Suppressions de divisions, fin des prépas secondes, tensions sur certaines filières :

L’UNSA Education alerte sur les conséquences à court terme :

  • classes surchargées,
  • choix pédagogiques contraints,
  • pression accrue sur les équipes.

Vote unanime contre la répartition des moyens du second degré.

Carte des formations : des avancées ciblées, mais des décisions contestées :

L’UNSA soutient les créations d’ULIS, qui répondent à de réels besoins, et vote pour.

En revanche, la modification de la carte des UPE2A est rejetée unanimement.

Nous refusons une logique de déplacement des dispositifs, qui fragilise les équipes et les élèves, sans garantie d’amélioration réelle.

Conclusion.

Ce CSA illustre une nouvelle fois :

·        une politique éducative guidée par les chiffres,

  • des annonces nationales sans traduction concrète suffisante,

  • une absence persistante de dialogue social en amont des décisions.

L’UNSA Éducation continuera de porter des revendications claires :

  • des effectifs allégés,

  • des moyens à la hauteur des besoins,

  • une véritable reconnaissance du travail des personnels,

  • une école inclusive soutenue par des moyens médico-sociaux réels,

  • un dialogue social respectueux, associant réellement les représentants des

 

 

Pour l’UNSA Éducation

Frédéric Leįeune et Anabel Roy


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