À l’occasion du changement de régime de PSC, notre ministère envisageait de faire financer les dispositifs de soutien psychologique des personnels par le fond d’accompagnement social… un fond alimenté exclusivement par nos cotisations et réservé uniquement aux affiliés au régime collectif. Autrement dit : faire payer aux agents un dispositif qui relève de la responsabilité de l’employeur et qu’il finance aujourd’hui sur ses propres crédits.

Un dispositif maintenu pour l’ensemble des personnels

Grâce aux interventions et aux négociations du SE-Unsa avec sa fédération Unsa Éducation, ce projet a été abandonné. Le ministère annonce désormais la mise en place d’un marché public destiné à garantir la pérennité du dispositif d’accompagnement et de soutien psychologique pour l’ensemble des personnels, ainsi que pour les centres de réadaptation, essentiels notamment pour permettre un retour sur un poste après une longue période d’éloignement du travail. C’est une avancée attendue et obtenue de haute lutte.

Des effets positifs immédiats

Cette décision a deux effets positifs immédiats pour les personnels :

  • Le maintien intégral des moyens dédiés à l’accompagnement social, même si les négociations persistent pour que les collègues dispensés du contrat collectif puissent aussi en bénéficier. Pour nous, la PSC doit être une avancée sociale dans le contexte actuel, notamment de perte continue de pouvoir d’achat.
  • La prise en charge par le ministère du financement des dispositifs de soutien psychologique, comme il se doit pour un employeur responsable.

Le SE-Unsa exige de véritables moyens pour la santé au travail

Pour autant, le SE-Unsa, restera particulièrement vigilant. Nous attendons des garanties sur le calendrier, les modalités concrètes de mise en œuvre et la qualité du dispositif. L’externalisation du soutien psychologique, bien qu’indispensable aujourd’hui, ne saurait devenir une solution durable : elle ne remplace ni le recrutement de médecins, ni celui d’infirmières, ni celui de psychologues du travail.

Ce marché public ne peut être qu’une réponse transitoire. L’employeur doit assumer pleinement ses obligations en matière de santé au travail. C’est d’autant plus nécessaire que le dernier rapport de la médecine de prévention du ministère fait état d’une augmentation préoccupante de la souffrance au travail.

Le SE-Unsa ne laissera pas s’installer une logique où l’on sous-traite la santé mentale des personnels faute d’investir dans les équipes internes. Nous continuerons d’exiger que l’employeur prenne toutes ses responsabilités pour garantir la santé et la sécurité de ses agents.


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