Le ministre a confié au comité de suivi de la voie professionnelle l’étude de 3 sujets :
Les PFMP (périodes de formation en milieu professionnel), les CAP et l’inclusion, la mixité des publics.
Le SE-Unsa a fait une enquête sur les PFMP auprès de ses adhérents afin de recueillir leur point de vue et de porter leur voix lors de ce comité de travail.
Les adhérents du SE-Unsa veulent conserver les PFMP
Les répondants à l’enquête du SE-Unsa estiment à 97 %que les PFMP sont essentielles à la formation professionnelle des élèves. Seuls 6 % pensent que le nombre de PFMP actuel est excessif.
La grande majorité considère donc que le nombre de PFMP actuel est non seulement suffisant mais aussi indispensable pour donner un sens à la formation pour les élèves afin de leur apporter une vision et une approche réaliste du métier, une formation pratique sur le terrain avec une mise en situation professionnelle constructive. Les pourcentages d’avis à ce sujet sont sensiblement les mêmes, qu’il s’agisse du bac pro ou du CAP. Les répondants pensent que maintenir le nombre de PFMP permet de compléter la formation pratique et théorique du lycée professionnel par une véritable expérience pratique de terrain.
Le comité de suivi sur les PFMP
Au départ de ce groupe de travail sur les PFMP, demandé par le SE-Unsa, les 3 entrées de débat voulues par le président du comité étaient :
- L’entrée pédagogique pour réfléchir à la plus-value des PFMP et pour s’interroger sur comment l’améliorer davantage
- L’entrée de la sécurité des élèves en PFMP
- L’entrée des gratifications pour en faire un bilan
Le SE-Unsa a rappelé son attachement aux PFMP comme élément complémentaire de l’apprentissage des gestes professionnels au lycée. Pour 3 organisations syndicales concurrentes la thématique de la sécurité pendant les PFMP a été l’opportunité de demander la réduction des semaines de PFMP.
Elles souhaitent les réduire à 10 semaines sur les 3 années pour en faire des « périodes d’expérimentation » pour certains et des « stages de pratique et d’observation » pour d’autres.
Cependant, c’est donc finalement les 2 premiers thèmes initiaux annoncés par l’administration qui ont fait l’objet de la conclusion de la Directrice générale de la Dgesco, Caroline Pascal, à savoir :
- le travail pédagogique sur les PFMP
Si Mme Pascal a souligné le travail d’accompagnement fait par les collègues et a précisé qu’il vaudrait mieux le valoriser, elle a rappelé que le travail en amont du stage selon le rapport des Inspecteurs généraux est suffisant. Cependant, le retour de stage lui apparait comme perfectible « afin que les PFMP aient toute leur valeur et s’intègrent parfaitement au parcours de l’élève. » - la sécurité au travail des élèves
Concernant la question de la sécurité des élèves et notamment celle des problème de violences sexuelles et sexistes (VSS) auxquelles elles ou ils peuvent être confrontés, la Dgesco rappelle que le ministère est pro-actif sur les VSS et la protection de l’enfant dans le cadre périscolaire et qu’il faut effectivement réfléchir sur ce point dans le cadre des PFMP
- le travail pédagogique sur les PFMP
L’avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, les PFMP ont toute leur place dans le cursus du bac professionnel (mais aussi du CAP) comme des périodes de formation, certificatives sans en diminuer le nombre ni l’augmenter. Si des problèmes de sécurité existent, il faut les traiter sans remettre en cause ces périodes de formation. Le SE-Unsa souhaite qu’un travail qualitatif sur les PFMP soit engagé.
Le SE-Unsa veut également poursuivre l’échange sur les PFMP pour les élèves en situation de handicap puisque l’inclusion en lycée professionnel sera l’objet d’un prochain groupe de travail.