Le SE-Unsa 35 dénonce une situation devenue insupportable pour de nombreux collègues : entre la lourdeur de Chorus-DT et l’absence de crédits disponibles dans les enveloppes budgétaires, les remboursements de frais et les ordres de mission deviennent un véritable parcours du combattant.
Et ce problème touche particulièrement les titulaires secteurs (TS) qui multiplient les déplacements pour assurer les remplacements et garantir la continuité du service public. Ces collègues, déjà soumis à de fortes contraintes d’organisation, se retrouvent pénalisés une fois de plus.
Pour d’autres, ce sont les convocations en instance, les formations obligatoires ou les déplacements professionnels qui se heurtent à une réalité implacable : quand « l’enveloppe budgétaire est épuisée », les ordres de mission ne sont plus validés. En clair, les collègues doivent avancer leurs frais, patienter, relancer… ou renoncer!
Cette situation est d’autant plus inadmissible que le prix de l’essence lui ne cesse d’augmenter, tout comme l’ensemble du coût de la vie, tandis que les salaires, eux, restent gelés ou progressent insuffisamment. Pour de nombreux agents, chaque déplacement professionnel pèse davantage sur un budget déjà fragilisé.
Les titulaires secteurs, parce qu’ils interviennent sur plusieurs écoles et plusieurs communes, supportent souvent davantage de frais et de contraintes logistiques que d’autres personnels. Ils ne doivent en aucun cas être les victimes d’une gestion budgétaire défaillante.
Ajoutons à cela un outil comme Chorus, reconnu pour sa lourdeur, sa complexité et le temps considérable qu’il fait perdre aux personnels comme aux gestionnaires.
Au lieu de simplifier les démarches, il ajoute du stress et des obstacles inutiles.
Le SE-Unsa 35 rappelle une évidence : les personnels n’ont pas à financer leur mission ni à subir les dysfonctionnements administratifs.
Le SE-Unsa 35 demande :
- la validation immédiate des ordres de mission liés aux obligations de service ;
- le remboursement rapide des frais engagés ;
- une attention particulière à la situation des titulaires secteurs ;
- une simplification urgente de Chorus ;
- des budgets suffisants et sincères pour assurer le fonctionnement normal des services.
Les agents font leur travail chaque jour. L’administration doit faire le sien.