Le ministre vient de communiquer en direction des écoles.
Le courrier envoyé aux écoles est une liste de préconisations de bon sens (ouvrir les fenêtres, surveiller l’état de santé des élèves….) Il renvoie les collègues à leur responsabilités sans leur donner de moyens ou cadre clair. Il permet à notre employeur de se « couvrir » en renvoyant la balle de la décision de fermeture au niveau local…
Qu’à cela ne tienne, communiquons un relevé de températures précis aux élus, à la préfecture, à notre administration par l’intermédiaire des IEN. Présentons le en Conseil d’école, ouvrons le débat avec les APE, les parents d’élèves… Incluons les élèves dans ce travail lors de séances sur le changement climatique…
Agissons, ce n’est pas parce qu’il y a pire ailleurs que nous devons accepter pour nous et nos élèves des conditions dégradées !
Signaler des températures anormales = me protéger.
- Je peux donner l’alerte par écrit (ainsi je me protège). (mairie, préfecture, IEN)
ll est nécessaire d’exprimer la réalité de votre situation avec des éléments tangibles auprès de votre collectivité (relevés de température à l’appui) et exiger des réponses écrites
- Je peux faire ce travail en équipe et je réfléchis à la communication auprès des familles.
- Je peux également déterminer comment le travail de recensement peut être fait avec les élèves lors de séances sur le changement climatique…
- Je peux faire des signalement dans le RSST (registre santé et sécurité au travail).
- Je peux contacter le conseiller pédagogique de sport de ma circo qui est l’APC (assistant de prévention) pour connaitre toutes les règles concernant le bâti scolaire.
Mettre en copie le Se-Unsa 12 lors de ces démarches : 12@se-unsa.org
F3S groupe de travail "Ambiance thermique" le 4 juin !
Déjà en JUIN 2025, en F3S l’Unsa éducation avait demandé que ce sujet soit traité dès le rentrée 2025. La réunion se tiendra le 4 juin 2026.
cf extraits de notre déclaration liminaire (juin 2025) :
Réunis ce jour pour aborder les questions de santé et de sécurité au travail, dans une salle climatisée, nous tenons à commencer notre intervention en exprimant notre vive inquiétude pour les collègues qui, sur le terrain, exercent dans des conditions déplorables. Ils mettent leur santé en danger, tout en s’exposant à d’éventuels reproches quant à la protection des élèves.
Cette situation, déjà critique depuis trois semaines, va se poursuivre tout au long de la semaine et risque de devenir encore plus fréquente dans un avenir proche.
Madame la Directrice Académique, une communication urgente à destination des écoles et des municipalités s’impose. Là où les conditions d’accueil ne garantissent pas la sécurité des élèves et des personnels, il est nécessaire de suspendre ou de réorganiser l’accueil. Il en va de la responsabilité de l’institution.
Nous sommes très en retard sur le bâti scolaire (de la responsabilité des collectivités que l’Unsa Education a interpelées en CDEN) mais également sur les autres mesures de prévention (changement des horaires par ex, consignes sur les sorties).
Dans ce contexte déjà largement marqué par une perte de contrôle sur les événements, le président de la République choisit d’évoquer l’idée, particulièrement « pertinente », d’un allongement du temps passé à l’école pendant la période estivale, période bien connue pour être la plus favorable aux apprentissages en classe…
(…)
L’UNSA Éducation vous demande aujourd’hui, dans le cadre de la F3SCT, l’organisation d’un Groupe de Travail dès la rentrée sur cette thématique, afin de construire, dans un premier temps, une base de données fiable et exhaustive sur l’état du bâti scolaire. Cette étape est indispensable pour élaborer ensuite une politique ciblée, priorisant les situations les plus critiques en matière de conditions matérielles et de sécurité.
(…)
Pour conclure, et dans le souci d’assumer pleinement notre rôle de préventeurs, nous souhaitons que les Groupes de Travail ne se limitent plus à une lecture a posteriori des RSST ou à un simple exercice de rédaction de comptes rendus.
À l’UNSA Éducation, nous proposons de faire évoluer à la fois la forme et le fond de ces réunions. Cela pourrait passer par la définition de thématiques de travail ciblées, appuyées par l’intervention ponctuelle d’experts afin d’éclairer les débats et d’ouvrir des pistes concrètes d’action.
Pour la rentrée, trois urgences doivent selon nous être traitées en priorité :
1-L’ambiance thermique dans les salles de classe, devenue un enjeu de santé publique.
2-La gestion des élèves au comportement hautement perturbateur qui représente une source majeure de souffrance pour les personnels.
3-La protection des personnels face à la montée de la judiciarisation, face à des comportements d’usagers violents.
Ces sujets appellent des réponses rapides, coordonnées, et ambitieuses. A l’Unsa éducation, nous sommes prêts à y contribuer activement.
Merci à vous.