Le SE-Unsa dénonce l’iniquité des nouvelles règles d’accès à la classe exceptionnelle.
En l’absence de critères clairs, seul l’avis du supérieur hiérarchique compte, avec tout ce qu’il peut comporter de subjectivité et d’opacité.
Les notions de barème, d’ancienneté dans la plage d’appel sont balayées d’un revers de main. D’un collègue à l’autre, d’un supérieur hiérarchique à l’autre, d’un territoire à l’autre, les possibilités d’accéder à la classe exceptionnelle ne seront pas égales.
De plus, le premier critère discriminant est l’ancienneté de corps, ce qui pénalise tous les collègues s’étant engagés dans une mobilité professionnelle. Même si le temps passé en tant qu’instituteur sera ajouté à celui en tant que PE à partir de la campagne 2026, cela ne sera pas le cas pour les certifiés ou PLP devenus agrégés par liste d’aptitude par exemple.
Le SE-Unsa demande des critères objectifs, un barème, une prise en compte de l’ancienneté dans la plage d’appel, seuls gages d’une réelle équité, et que l’ancienneté dans la Fonction publique soit le premier critère discriminant en cas d’égalité.
Le SE-Unsa refuse que l’accès à la classe exceptionnelle se fasse de façon discrétionnaire et opaque.