Les premières mesures de bon sens :
- Aérer les classes le matin avant l’arrivée des élèves,
- Demander des ventilateurs à la collectivité,
- Éviter les expositions prolongées au soleil,
- Limiter les dépenses physiques,
- Faire boire les élèves régulièrement,
- Réduire les sources de chaleur (TNI, ordinateur, etc.),
- Repérer et utiliser les lieux les plus frais de l’école (lieux ombragés, salles moins exposées, etc.) et hors de l’école (parc, bibliothèque, etc.),
- Mobiliser la collectivité afin de rafraichir une salle qui serait utilisée à tour de rôle par l’ensemble de l’école.
Mais avec les températures annoncées, ces mesures risquent de ne pas suffire.
Comment faire lorsque les premières mesures ne suffisent plus ?
Il faut alerter la hiérarchie en s’appuyant sur des éléments factuels et objectifs, l’arme absolue étant le thermomètre.
- Mesurez la température à différents moments de la journée (accueil des élèves, fin de matinée, début d’après-midi et milieu d’après-midi).
- Communiquez ces informations auprès de la mairie et de votre N+1 (par mail et envoyez une copie cachée au nancy-metz@unsa-education.org), ou auprès de votre chef d’établissement.
Sans réponse satisfaisante de leur part, saisissez-vous du registre « Santé et Sécurité au Travail » (RSST) via Partage. Cette saisine n’apportera pas de réponse à votre problème, mais fera rentrer votre hiérarchie dans la boucle des responsabilités (sans vous en dédouaner) en cas de complication.
Enfin, informez les familles des conditions d’accueil de leurs enfants et de leur possibilité de les garder à la maison s’ils considèrent que les conditions d’accueil y sont plus favorables.
N’oublions pas que, pour certains élèves, le lieu d’habitation est plus exposé aux fortes chaleurs que l’école.
Attention !
Nous vous rappelons que tout élève accueilli dans l’école reste sous la responsabilité de son enseignant·e, même si la mairie et l’IEN ont été informés de la situation et qu’une fiche SST a été saisie.
Points de vigilance :
Restez vigilant·e aux signes tels que :
- Fatigue ou faiblesse,
- étourdissements,
- nausées,
- crampes,
- soif,
- maux de tête,
- température corporelle élevée.
Conduite à tenir face à un coup de chaud
- Appeler le 15 (SAMU),
- Allonger la personne et la rafraichir le plus possible (passage d’eau fraiche sur le visage et les parties visibles, ventilation),
- Donner de l’eau fraîche en petite quantité si la personne est consciente et peut boire.
Et mon droit de retrait ?
- Le droit de retrait est un droit individuel qui répond à une situation de danger grave et imminent.
- Dans le cas de fortes chaleurs, ce droit ne peut s’appliquer qu’aux personnes présentant des fragilités de santé :
Les femmes enceintes,
Les personnes atteintes de maladies chroniques, en particulier en cas de pathologies cardiovasculaires, rénales, urinaires, respiratoires, neurodégénératives, endocriniennes et/ou mentales,
Les personnes prenant certains médicaments pouvant majorer les effets de la chaleur ou gêner l’adaptation de l’organisme à la chaleur,
Les personnes atteintes d’obésité.
Si vous êtes concerné·e, prenez d’abord contact avec votre N+1 qui vous indiquera la marche à suivre.
et contactez l’UNSA-Education au nancy-metz@unsa-education.org
Pensez à compléter notre enquête « canicule et conditions de travail ».