Monsieur le Secrétaire Général, mesdames et messieurs les membres du CSA Académique,

Nous avions prévu d’aborder les conditions climatiques mais comme tout a été dit par nos collègues des autres syndicats, nous ne reviendrons pas sur ce sujet.

Pour ce qui concerne le Plan de Formation Académique, dans la question 6 du questionnaire sur la formation, l’astérisque qui ne nous a pas échappé résume tout :

Combien de formations mises en place par l’Éducation nationale avez-vous suivies au cours des trois dernières années ? (* en dehors des 18h obligatoires si vous êtes PE)

L’UNSA Éducation continuera à réclamer une véritable formation choisie, et non pas un formatage imposé par le ministère, pour les collègues du 1er degré. Nos collègues PE veulent choisir leur formation et pas la subir !

 Par ailleurs, nos collègues du 2nd degré souhaiteraient avoir plus de choix disciplinaires.

Concernant le bilan des actions menées dans le cadre de la feuille de route RH qui nous est présenté, il y en a, et nous nous en félicitons. Nous ne pouvons le nier puisque nous participons à certaines d’entre elles. Nous saluons le travail fourni.

Malgré tout, pour l’UNSA Éducation, il y a un bémol majeur : la politique appliquée depuis des années par nos gouvernants et différents ministres qui limite la marge de manœuvre de la politique RH locale.

Nous l’avons déjà dit, l’UNSA Éducation apprécie le souhait de fidéliser les agents qui devrait être la priorité absolue de notre employeur.

Concernant les AESH, que l’on retrouve majoritairement dans les instances d’action sociale (sujet aussi décliné ce jour), nous continuerons à porter au sein de l’intersyndicale UNSA, FSU, CGT, CFDT, SUD, SNALC, notamment lors de l’appel du 9 juin prochain : AESH, un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire.

L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles. Nous avons déjà interrogé cette instance sur la mise en place des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité) et le rôle qu’y joueraient les AESH.

Pour en revenir aux sujets du jour abordés dans le cadre RH, que dire sur la mobilité ? (l’objectif 2 présenté étant de les accompagner). Dans le 1er degré, muter est très difficile dans notre académie, pour ne pas dire quasi impossible lorsque l’on parle d’une mutation pour le Finistère. C’est catastrophique, et ce ne sont pas les résultats intra du 1er mouvement qui ont été annoncés hier dans différents départements qui vont nous démentir. Vous ne créez pas les LDG (Ligne de gestion) mais vous les appliquez, force est de constater que les mouvements sont en train de se scléroser et sont toujours très nébuleux, opaques, dans la communication qui est faite.

Un autre objectif poursuivi est de favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes. Pour l’UNSA Éducation, si l’on se préoccupait réellement des femmes qui sont majoritaires, voire très majoritaires, dans certains secteurs de l’éducation, on s’occuperait de leurs conditions de travail et de leurs salaires.

De plus en plus de personnels de l’Éducation, et donc de femmes, sont en souffrance. Mais rien ne change, bien au contraire. IL Y A URGENCE à s’emparer du sujet !

Pour les salaires, c’est très mal « barré » : alors que le gouvernement a confirmé une inflation annuelle de 2,2

% et annoncé une hausse du SMIC de 2,4 % au 1er juin, aucune mesure générale de revalorisation salariale n’est prévue pour les agents de la Fonction publique. Une situation inacceptable face à un nouveau décrochage du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

La nouvelle augmentation du salaire minimum va entraîner des conséquences directes sur les rémunérations dans la Fonction publique. Déjà, plus de 356 000 agents perçoivent une indemnité différentielle pour garantir une rémunération au moins égale au SMIC.

Avec cette nouvelle revalorisation, les premiers échelons de nombreuses grilles de catégories C et B, ainsi que certains élèves fonctionnaires de catégorie A, passeront sous le niveau du salaire minimum. Plus de 700 000 agents pourraient ainsi être concernés par ce phénomène de rattrapage dont une grande majorité de femmes.

Une fois encore, nous savons que ce n’est pas vous qui déterminez ces politiques.

En revanche, pour ce qui concerne la protection des agents (présenté comme l’objectif 8), pour l’UNSA Éducation, nous vous le redisons souvent, le soutien réel de la hiérarchie est important, primordial lorsque des collègues sont mis en cause par des parents qui sont de plus en plus agressifs et procéduriers. Quand on parle de soutien, on ne parle pas que de la protection fonctionnelle, on parle d’un clair soutien des supérieurs hiérarchiques qui éviteraient que nombre de situations dégénèrent. Protéger les personnels, c’est aussi tenir compte de leur santé et donc de ne pas leur refuser la possibilité de travailler à temps partiel, leur accorder des accidents de travail lorsqu’ils en sont victimes, et veiller à leur parler de manière bienveillante et correcte.

Un autre sujet présenté est le dialogue social dans notre Académie, le moins que l’on puisse dire est qu’il est pour le moins disparate suivant les interlocuteurs, les moments, les sujets, les instances…

Pour l’UNSA Éducation, autant nous pouvons dire que le service RH est disponible, autant c’est plus compliqué avec Madame la Rectrice. L’existence du SAPAP (Service Académique de Prévention et d’Aide au Personnel) est un plus car cela n’existe pas dans les autres Académies. Nous nous félicitons des différents GT (Groupe de Travail) mis en place, cependant nous souhaiterions que les changements de dates soient les moins fréquents possibles. Par ailleurs il faut que nous ayons le temps de les préparer et qu’il y ait des marges réelles de dialogue. Et ceci est encore plus vrai pour les instances, notamment celles qui concernent la carte scolaire.

Un dernier mot pour les moyens infirmiers et les trois moyens infirmiers octroyés à notre Académie, c’est mieux que rien, même si au vu de la problématique de la santé mentale des jeunes pour laquelle l’UNSA Éducation ne cesse d’alerter à tous les niveaux, il en faudrait bien plus, comme des médecins, psychologues et assistances sociales, entre autres.

Robin Maillot, représentant de l’UNSA Éducation en CSAA


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