L’école inclusive constitue un véritable projet de société dont les acteurs — enseignants et AESH — sont fiers d’assurer la mise en œuvre au quotidien. Pourtant, depuis l’origine, les moyens alloués ne sont pas à la hauteur des enjeux qualitatifs requis pour l’accueil de tous les élèves.

Une précarité qui n'a que trop duré

Aujourd’hui, les AESH restent maintenus dans une précarité inacceptable : personnels contractuels, ils subissent des temps de travail fractionnés et une rémunération insuffisante. On exige d’eux une mobilité et une adaptabilité permanentes, les obligeant souvent à accompagner plusieurs élèves aux besoins complexes simultanément. Cette gestion « par défaut », sans accompagnement suffisant, génère de la violence et de la souffrance, tant pour les élèves que pour les personnels qui en ont la charge.

Le dispositif PAS : Une fausse solution ?

L’intégration du dispositif conjoint avec l’ARS, le Pôle d’Appui à la Scolarité (PAS), semble enfin indiquer que les gouvernants ne laissent plus l’école publique gérer seule l’inclusion. Cependant, les moyens ne suivent toujours pas. La réorganisation des PAS entraîne une flexibilité accrue et un agrandissement du territoire d’intervention. Pour de nombreux agents, le périmètre d’intervention ne sera plus le PIAL mais l’ensemble du PAS, imposant la signature d’avenants sous peine de licenciement.

Un statut de fonctionnaire pour TOUS

Les propositions actuelles du ministère sont jugées méprisantes. Alors que les AESH représentent le deuxième métier de l’Éducation nationale, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des effectifs. C’est une hypothèse déconnectée de la réalité et des besoins de l’école inclusive. L’intersyndicale exige (appel en PJ) :

  • La création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous.
  • Un temps complet choisi sur la base des missions réelles.
  • Une revalorisation salariale significative et une reconnaissance des qualifications.
  • L’abandon de projets de nouveaux métiers comme « l’assistant d’accessibilité », qui nient l’expertise des AESH.

Comment se mobiliser le 09 juin ?

Nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement le mardi 9 juin pour faire entendre ces revendications avant le prochain groupe de travail ministériel du 17 juin. Rassemblements à 12h30 DSDEN à PAU et 12h30 à BAYONNE (lieu à définir)

L’action « Carte Postale » : Un geste simple mais puissant

Si vous ne pouvez pas vous déplacer physiquement pour la mobilisation, vous pouvez participer à l’action collective « Carte Postale » (en PJ). C’est un moyen fort de montrer notre exigence commune.

Prenez un instant pour écrire directement au Ministre à l’adresse, la carte postale est en pièce jointe. Vous pouvez le faire numériquement à https://www.education.gouv.fr/contactez-nous-469388/ecrire-au-ministre

Le 09 juin, par le rassemblement ou par un simple courrier, montrons que nous exigeons le respect et la reconnaissance pour les AESH !

Collègue AESH ! Nous vous invitons à participer à l’enquête et à la relayer auprès de vos contacts AESH ! Les réponses nous seront très utiles pour vous représenter au mieux lors des prochains groupes de travail ministériels sur le métier des AESH. Merci pour votre participation. https://quest.se-unsa.org/index.php/864676

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