Dans la semaine du lundi 22 juin, la France a été touchée par une canicule extrême pour laquelle Météo France a placé tous les départements de notre académie en alerte rouge. Les températures les plus élevées de France ont été relevées en Vendée avec plus de 40°C sur quasiment tout le département, même en bord de mer.
Face à cette situation, dans un cadre intersyndical, nous avons demandé la réunion des FS-SSCT académique et départementale (au passage, le ministère avait demandé que cela soit fait à l’initiative des autorités locales). Nous ne nous attendions pas à grand-chose et, hélas, nous n’avons pas été déçus. Que ce soit le recteur ou la Directrice académique, nous avons entendu une reprise du discours ministériel : « Aucune décision générale ne sera prise et tout dépend du choix des autorités de terrain, chefs d’établissement et maires, selon la situation locale ». Si la protection de la santé des agents a été évoquée de-ci de-là, elle est toujours citée après la priorité de continuité du service et de l’accueil des élèves, oubliant que, si la santé des agents est en jeu, celles enfants l’est alors aussi.
Au final, quel bilan peut-on tirer de cet épisode ? La plupart des chefs d’établissement, même laissés à eux-mêmes, ont su prendre leurs responsabilités pour protéger la santé de leurs personnels, et des élèves, en fermant au moins les après-midis. Dans les écoles, la situation a été beaucoup plus contrastée et difficile avec beaucoup de fiches RSST signalant des températures très élevées dans les salles de classe et des malaises multiples. Pourquoi ? car la décision relevant de trois autorités, le maire, le préfet et la DASEN, il a rarement été possible d’agir efficacement. C’est pour nous inacceptable.
Or, plusieurs textes de loi, oblige l’administration à protéger la santé des agents comme le Code du travail (L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs). Plus récemment, le Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 indique que les locaux fermés affectés au travail sont, en toute saison, maintenus à une température adaptée compte tenu de l’activité des travailleurs et de l’environnement dans lequel ils évoluent. Il donne aussi toute une série de mesures à prendre comme la mise en œuvre de procédés de travail ne nécessitant pas d’exposition à la chaleur ou nécessitant une exposition moindre ou l’adaptation de l’organisation du travail, et notamment des horaires de travail, afin de limiter la durée et l’intensité de l’exposition et de prévoir des périodes de repos…