EN CE MOMENT : bonne rentrée à tous et toutes !

 

Monsieur le Directeur Académique,

Mesdames et Messieurs les membres de ce comité,

Tout d‘abord, l’UNSA Education 95 souhaite une excellente rentrée à toutes et tous les collègues du département, enseignant.e.s, directions, AESH mais également aux services administratifs .L’UNSA Education 95 espère que les changements dans les services n’impacteront pas le dialogue social fourni installé depuis de nombreuses années.

L’UNSA Education 95 vous souhaite la bienvenue dans le Val d’Oise, Monsieur le Directeur Académique. L’UNSA Education 95 appelle de ses vœux un dialogue social constructif avec une écoute attentive des situations du terrain. Votre prédécesseur avait pris l’habitude d’animer des groupes de travail au sein de cette instance mais avait aussi mis en place des audiences trimestrielles très utiles.

L’UNSA Education 95 ne souhaite pas que le CSA SD soit une chambre d’enregistrement. Discuter des moyens, c’est évoquer des situations individuelles de collègues, des situations collectives de collectifs de travail et c’est les prendre en compte lors des arbitrages. Cela ne peut pas se résumer à une vision arithmétique et budgétaire. Par exemple, le nombre de postes de PSYEN, d’infirmières et de médecins scolaires n’est jamais présenté dans ce comité. Or, selon la circulaire de rentrée, ces personnels sont indispensables au bien-être des élèves. Concernant les postes «hors la classe», l’UNSA Education 95 vous demande, Monsieur le Directeur Académique, d’être associée à la concertation. Il est nécessaire que ces postes soient mis en lumière.

La rentrée scolaire est toujours un moment très important de prise en main de sa classe avec de nouveaux élèves. Mais celle-ci s’ouvre une fois de plus dans un contexte politique et social très singulier : élections professionnelles en décembre 2026, élection présidentielle d’avril 2027 et élections législatives de juin 2027. Les résultats de ces échéances ne sont pas encore connus mais pour rappel tout oppose l’UNSA Education à ce que l’extrême droite voudrait mettre en place pour l’École.

C’est aussi le moment pour chaque ministre de mettre en place un plan pour occuper l’espace médiatique. Après le choc des savoirs, voici le choc des violences. Notre ministre a annoncé dans les médias, que les élèves de la grande section à la terminale auront un questionnaire anonyme à remplir concernant les violences qu’ils pourraient subir. 10 millions d’élèves ! Le ministre se rend-il compte de ce qu’il annonce ?L’élève qui souhaite parler à un adulte pourra mettre son nom et prénom. Notre ministre explique que cela va permettre un repérage. Cocher des cases ne va pas permettre de créer des situations de confiance où les victimes pourront parler à des professionnels qui pourront les accompagner et les protéger. Cocher des cases va juste permette de faire des statistiques. En lieu et place d’un questionnaire, c’est d’une médecine scolaire et des psychologues en nombre suffisant dont l’école a besoin. Un enfant qui va mettre son nom prend un risque puisque les agresseurs imposent souvent le secret. Par qui sera recueillie la parole de l’enfant ? Un personnel formé éducation nationale ? Une référent ?Un professionnel de santé extérieur? En combien de temps ? Pendant ce temps là, l’enfant qui s’est confié se sentira en insécurité. Un repérage sans prise en charge est une promesse qu’on n’aura pas tenu. Une victime qui parle mérite mieux qu’une case à cocher. Elle mérite un adulte formé qui lui pose la question, qui lui assure une sécurité et des soins. Si l’éducation nationale se donne pour rôle de détecter les élèves victimes de violence, il faut recréer une médecine scolaire de proximité, une formation de tous les professionnels médicaux sociaux, un plan de prévention et l’assurance d’une prise en charge des soins liés aux traumatismes.

Mais avant de parler de futur proche, parlons de passé proche. L’été 2026 a été meurtrier pour les plus jeunes qui ne savent pas nager. C’est un problème majeur qui est lié au manque d’accès à des infrastructures. Dans notre département, les élèves du Vexin sont notamment impactés par l’absence d’accès à une piscine. Certaines circonscriptions sont aussi obligées de faire des choix pour les niveaux de classe ayant accès à la piscine communale. La mise en avant des APQ n’est en fait qu’un subterfuge afin de masquer le manque flagrant d’accès à des structures sportives sur tous les territoires. Faire de l’EPS, c’est une activité scolaire structurée.

La fin de l’année scolaire passée a été marquée par des fermetures d’école. Toute école ou classe fermée est pour l’UNSA Education 95 une défaite de notre employeur. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de fermer des écoles cause d’un bâti scolaire qui n’est absolument pas adapté aux températures subies en juin 2026. La Formation Spécialisée a entamé un travail sur ce point. Il doit être poursuivi très rapidement. L’UNSA Education 95 prendra toute sa part au sein de la FS sur tous les sujets impactant les collègues et les élèves.

Nous sommes réunis ce jour pour discuter des moyens alloués à la phase 3 de la carte scolaire 2026 2027 pour le Val d’Oise. Pour rappel, l’UNSA Education 95 a voté contre la version présentée en phase 2. En effet, les arbitrages ne prenaient pas en compte, notamment, l’impact de l’inclusion des élèves en situation de handicap. L’UNSA Education 95 demande que cette problématique fasse partie des critères de mesure de carte scolaire. Le discours bien rodé consistant à expliquer que tout va bien n’est plus entendable. Telle la première problématique de nos collègues. L’enquête de l’UNSA EDUCATION du mois de juin 2025 montre à quel point la politique d’inclusion scolaire, menée sans moyens suffisants, dégrade les conditions de travail des personnels sans garantir une meilleure réussite des élèves. Pour l’UNSA Education 95, il s’agitd’une maltraitance qu’il convient de corriger rapidement. Maltraitance de certains enfants mais également des enseignants, Aesh, PsyEN, Cpe. Ces personnels sont laissés seuls face à des situations qu’ils ne peuvent gérer sans spécialistes. Nombre d’élèves ont avant tout besoin de soins pour pouvoir entrer dans les apprentissages. L’École doit être un lieu de découvertes et d’études dans des conditions sereines. Elle ne doit pas être le déversoir des établissements spécialisés qui ne peuvent accueillir et qui, par conséquent, choisissent les élus. Le gouvernement dans son ensemble doit, au-delà d’un affichage trompeur, faire de la politique d’inclusion scolaire une priorité, en y mettant les moyens nécessaires pour le bien des élèves et des personnels.

Quant aux collègues AESH, ils ne peuvent pas en être la pierre angulaire sans avoir un salaire à hauteur de leurs missions. Ces personnels sont les plus mal rémunérés de notre ministère ; ils perçoivent le salaire minimum de la Fonction publique. Pour les Aesh un temps de travail incomplet leur est imposé et correspond à un salaire compris entre 910 € net et 1000 € nets par mois pour les plus anciens. Le ministère ne manque jamais une occasion de louer publiquement leur rôle essentiel mais refuse de les rémunérer dignement. Pour l’UNSA Education, il est indispensable de créer un statut de fonctionnaire pour les AESH afin de les faire sortir de la précarité.

L’UNSA Education 95 votera contre toute fermeture de classe aujourd’hui. L’impact sur les collègues concernés et les structures pédagogiques est trop important. Le déficit en terme de remplacement ne doit pas influencer les arbitrages pris ce jour. L’UNSA Education 95 demande, par ailleurs, que des collègues BD soit mis en surnuméraire dans les écoles ayant une ouverture de classe.

Pour l’UNSA Education 95, l’évolution démographique représente une occasion de renforcer durablement la qualité du Service public d’éducation en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves, en rendant possible une École plus inclusive, par le renforcement des remplacements et l’accès à la formation ainsi qu’à travers le développement des équipes pluri-professionnelles indispensables au fonctionnement des établissements.

L’UNSA Education 95 a aussi voté contre le projet présenté en phase 2 car 23 postes d’enseignant.e.s ont été transférés vers des postes de coordonateur de PAS. Pour l’UNSA Education 95, c’est une ligne rouge que la DSDEN 95 a franchi. Sans cadrage ministériel, il n’était pas obligatoire de mettre en place les PAS cette rentrée. L’UNSA Eductaion 95 exige que soient publiés les postes restés vacants tant du point éducation nationale que du point de vue de l’ARS.

L’UNSA Education 95 appelle à la grève le 29 septembre prochain. Dans un contexte de vie toujours plus chère, notamment en Ile de France avec des loyers très importants, l’UNSA Education demande une augmentation significative des salaires en commençant par les AESH. Or, les propositions gouvernementales restent très en-deçà des attentes des agents publics et des revendications de l’intersyndicale Fonction publique. Elles sont ciblées sur un très petit nombre d’agent·es, et ne répondent ni à l’urgence salariale, ni au tassement des grilles, ni à la bascule sous le SMIC du traitement de 862 000 agents publics, ni à la crise d’attractivité que traverse la Fonction publique. De plus, elles concernent principalement la Fonction publique d’État et les agent·es publics de la fonction publique territoriale et hospitalière sont scandaleusement renvoyés aux négociations avec leurs employeurs !  Pour l’UNSA Education il est possible d’utiliser autrement les richesses produites et donc de financer une autre politique salariale.  Pour l’UNSA Education, la journée du 29 septembre sera l’occasion de revendiquer notamment une augmentation du point d’indice, l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation, des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine, le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat,le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence, l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, et des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité. Ce sera aussi l’occasion de soutenir nos collègues pompiers qui luttent et ont lutté contre les feux de forêt avec des moyens plus que limités. L’UNSA Education apporte tout son soutien aux revendications de nos collègues pompiers.

Au sujet du plan de formation, l’UNSA Education 95, Monsieur le Directeur Académique, vous demande d’y intégrer les formations CANOPE, école et cinéma et les formations TICE du 95 dans les 18 h de formation. La confiance dans les équipes et leur travail passe par la possibilité de choisir où et comment se former.

Le manque de mobilité géographique dans le Val d’Oise crée des situations ubuesques que même les recours ne solutionnent pas. L’UNSA Education 95 ne cesse de la dire : c’est un facteur déterminant dans l’attractivité des métiers et de la qualité de vie au travail. Il est urgent de revoir en profondeur les modalités de mutation et donner une nécessaire bouffée d’oxygène aux perspectives de mobilité de chaque personnel. Pour l’UNSA Education 95, il faut :

  • Desserrer les calibrages de chaque territoire (nombre d’entrées et sorties)

  • Mieux prendre en compte les demandes de recours

  • Adapter les barèmes aux réalités de vie des personnels et valoriser l’engagement dans les territoires difficiles notamment pour notre comité au niveau du département et le faire valoir dans la circulaire académique.

 

L’UNSA Education 95 appelle de ses vœux à un vrai dialogue social sur la circulaire du mouvement intra 2027. Celle de l’année passée ne proposait pas de solution aux collègues. Elle a mis en place des zones trop vastes pour les participant.e.s obligatoires. Beaucoup de nos jeunes collègues ont eu la mauvaise surprise de se retrouver nommé.e.s très loin de leur lieu d’habitation.

Somme toute, une fois de plus, l’école est au centre des tensions de notre société car les politiques mises en place font peser sur elle tous les maux de la société. La perte du sens du métier est très grande parmi les collègues. Les personnels croient en leur métier. 92 % d’entre eux expriment leur désaccord profond avec la politique éducative de ces dernières années. La rue de Grenelle a trop usé des effets d’annonce, au détriment du travail de fond. Les personnels doutent désormais que l’École publique remplisse pleinement ses missions, notamment réduire les inégalités et préparer l’avenir professionnel des élèves. Suite à notre baromètre des métiers de juin 2026, seulement 0,3 % des répondants se disent confiants dans notre système éducatif. Les personnels savent leur métier utile mais un tiers d’entre eux avoue ne plus trouver de sens aux missions qui leur sont confiées. Un fort décalage entre la représentation de ce que devrait être le métier et sa réalité.

Pour l’UNSA Education 95, c’est bien les instances comme celles de ce jour qui permettent de récréer ce lien. Mais c’est à vous, Monsieur le Directeur Académique, grâce à un dialogue social nourri, de répondre aux revendications locales :

– une compensation des heures d’APC pour les évaluations nationales

– une livraison des livrets d’évaluation directement dans les écoles

– une poursuite du travail d’allégement sur les missions de la direction

– la rétablissement d’une confiance aux collègues sur les 108h notamment sur les heures de formation CANOPE et autres partenaires

– une intervention des BD dans les écoles avec ouverture cette semaine

-la mise en place du plan de prévention liées aux fortes chaleurs

-la publication d’une note avec les informations essentielles des passages HC et CE notamment le nombre de points du dernier promu, le nombre de promouvables et le nombre de promus pour chaque grade

-une prise en compte encore plus fine de tous les types de recours

-un nombre plus élevé de départs au mouvement inter

-une révision des zones de mouvement obligatoire pour le mouvement intra

Merci pour votre attention


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