La réforme de la formation initiale prévoit pour les lauréats du concours BAC+3 une formation en alternance sur le terrain et à l’université pour une grande majorité d’entre eux. Le ministère a fait le choix de laisser à la charge des lauréats concernés les frais d’inscription à l’université. Pour le SE-Unsa, cette décision est inacceptable et un courrier a été envoyé au ministre pour dénoncer cette injustice.
Formation et frais d’inscription
À compter de cette rentrée, les lauréats des concours BAC+3 suivent, pour la plupart, le nouveau master M2E et sont inscrits à l’université. Le ministère a décidé que ceux-ci devaient s’acquitter des frais d’inscription à l’université. Seuls les lauréats qui suivent leur formation en DIU/DU en sont exonérés. Pour rappel, tous sont exonérés de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC).
L'avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, cette situation n’est pas acceptable. En effet, la formation initiale constitue une obligation statutaire à l’entrée dans le métier. De plus, l’obtention du master est une condition réglementaire à la titularisation. À ce titre, les frais d’inscription ne doivent en aucun cas être assumés par les lauréats, mais doivent être à la charge de l’État.
Le SE-Unsa exige de mettre fin à une charge financière injustifiée pour des personnels qui, dès leur recrutement, exercent déjà leurs missions au service de l’Éducation nationale. Le SE-Unsa demande également que les frais d’inscription déjà engagés par les lauréats leurs soient remboursés.