Vous comprendrez encore plus notre déclaration…
L’UNSA Éducation commencera par condamner fermement toute forme de violence que ce soit à l’encontre des personnels lors des blocages d’établissements mais aussi celles qu’ont subi certains jeunes par une répression démesurée. Une fois encore, on ne s’intéresse absolument pas au fond mais on joue le pourrissement sur la forme. Notre crainte est que cela dégénère et qu’il se passe des choses graves.
Dans cette instance et dans d’autres, depuis des années, inlassablement, l’UNSA Éducation vous alerte sur la réalité de nos classes notamment dans le premier degré. Et nous nous en passerions, sincèrement.
Récemment le ministre de l’Éducation a découvert avec effroi qu’un enfant de 8 ans avait tapé et menacé de mort une enseignante de son école qui voulait l’empêcher de s’en prendre à un de ses camarades. « Monsieur le ministre, bienvenue dans le monde réel du quotidien de certains collègues ». C’est ce que vivent nombre d’entre eux dans notre académie c’est pourquoi ils ont réagi avec dépit sur le traitement médiatique et la place trouvée en ITEP d’un claquement de doigt. Ils vous alertent toujours et encore sur l’enfer qu’ils vivent face à des enfants eux même en souffrance et ou en danger. Tout comme le sont les personnels qui veulent prioritairement protéger leurs élèves et qui se mettent du même coup en première ligne pour subir des violences. Je n’oublie certainement pas les AESH qui sont en contact direct et qui sont payés une misère. Nous réclamons toujours un statut et un salaire décent pour ces personnels, mais aussi une réelle protection.
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