- Rentrée 2026-2027 : des effectifs qui évoluent
Premier degré : Six classes ont été ouvertes cette année. Pourtant, les effectifs n’augmentent que de 10 élèves par rapport à l’année dernière. Si de nombreux nouveaux élèves ont rejoint les établissements, les équipes constatent également beaucoup de départs et de désistements, ce qui explique cette progression limitée des effectifs malgré les ouvertures de classes.
Second degré : Cinq classes ont été ouvertes et les cinq contingents sont pleins.
- Nouveau bâtiment : anticiper le déménagement des équipes
Malgré l’assurance donnée par le prestataire que le nouveau bâtiment serait prêt pour la rentrée, il a finalement été décidé d’installer provisoirement les classes de CE2 et CM1 dans les anciens locaux de maternelle.
Cette situation a demandé un investissement important des collègues. Plusieurs d’entre elles ont consacré plusieurs jours de leur temps personnel au déménagement et à l’installation afin que les classes puissent accueillir les élèves dans de bonnes conditions dès la rentrée.
Un nouveau déménagement devra avoir lieu lorsque le bâtiment définitif pourra être investi. Les collègues demandent donc que cette fois, leur temps de travail soit réellement pris en compte. Elles proposent de banaliser le vendredi précédant les vacances afin de préparer les cartons et l’ensemble du matériel pédagogique, puis le lundi de la rentrée afin de permettre l’installation dans les nouvelles classes.
Pour le SE-Unsa Hors de France, il n’est pas concevable que les personnels aient une nouvelle fois à effectuer ces opérations sur leur temps personnel. Le déménagement et l’installation doivent être anticipés et organisés sur le temps de travail.
- Climatisation : des bâtiments très inégalement équipés
Au sein de la cité scolaire Victor-Hugo, les bâtiments ne disposent pas tous des mêmes équipements pour faire face aux températures élevées. Certaines salles sont équipées de climatisation, tandis que d’autres dépendent uniquement d’un système de CTA (Centrale de Traitement d’Air) installé depuis de nombreuses années et aujourd’hui défectueux, à l’exception de la salle polyvalente.
Réponse de Mme Lévy : un audit a mis en évidence la nécessité de revoir l’ensemble de l’installation. Les gaines seraient notamment trop étroites pour permettre la circulation de la quantité d’air nécessaire.
Le futur bâtiment D, dont la livraison est attendue prochainement, sera quant à lui équipé d’une CTA neuve. Les classes devraient ainsi bénéficier d’un système de refroidissement plus performant. Le pôle a également expérimenté la location de climatiseurs portables. Cette solution s’est révélée peu satisfaisante et coûteuse.
Pour le SE-Unsa, face à la répétition des épisodes de fortes chaleurs, des solutions pérennes doivent être recherchées pour l’ensemble des locaux afin de garantir des conditions d’enseignement et de travail acceptables.
- Droits de première inscription : les personnels ne doivent pas avancer 30 000 DH
Lors de l’inscription de leurs enfants, des collègues détachés se sont vu demander le paiement immédiat des droits de première inscription (DPI), alors même qu’ils n’avaient pas encore perçu le remboursement correspondant. Cela les conduit à devoir avancer une somme pouvant atteindre 30 000 DH, ce qui représente une charge financière particulièrement importante pour une famille.
Le SE-Unsa Hors de France demande qu’une souplesse soit accordée aux personnels de l’établissement. Deux possibilités doivent pouvoir être envisagées : échelonner le paiement des DPI ou différer leur règlement jusqu’au versement de la somme correspondante par l’AEFE. Il n’est pas raisonnable de demander aux personnels d’avancer une telle somme alors qu’un remboursement par l’Agence est attendu.
- Réforme de l’Agence : le stock dans le viseur !
La vague de déconventionnements redoutée n’a pas eu lieu. Mais à quel prix ? Des avenants ont été signés au prix de suppressions de postes de détachés.
Désormais, le stock de résidents est directement visé : 22 des 31 mesures de carte scolaire et fermetures de postes les concernent. Une première étape inquiétante alors que le coût de ces personnels est pointé dans le rapport des inspections générales.
Plus grave : des collègues dont le détachement pour 2027 avait été accepté apprennent aujourd’hui la suppression de leur poste et la non demande de renouvellement.
Pour le SE-Unsa Hors de France, les personnels ne doivent pas devenir la variable d’ajustement de la réforme de l’AEFE.
- Réforme de l’avantage familial : nos alertes ignorées, des conséquences catastrophiques
Le SE-Unsa Hors de France l’a répété ces derniers mois : la réforme de l’avantage familial ne pouvait pas être imposée à marche forcée sans conséquences importantes pour certains personnels et leurs familles.
Au Maroc, les premières remontées sont particulièrement préoccupantes : certains collègues font état de pertes pouvant atteindre 1 500 € par an et par enfant, soit plusieurs milliers d’euros pour certaines familles. Une baisse brutale de pouvoir d’achat qu’elles n’ont pas pu anticiper, l’Agence n’ayant communiqué qu’après la publication du décret.
C’est précisément pour éviter cette situation que le SE-Unsa demandait un moratoire, afin d’informer les personnels, d’évaluer les conséquences individuelles et de laisser aux familles le temps de s’organiser. Nous avions également alerté sur les risques psychosociaux liés à de telles pertes de revenus.
Nos alertes n’ont pas été entendues. Les conséquences sont aujourd’hui bien réelles.
Le SE-Unsa Hors de France demande désormais à l’AEFE d’évaluer précisément l’impact de cette réforme et d’apporter des réponses aux personnels les plus lourdement pénalisés.
- Registre SST : une réponse écrite est indispensable
Une commission consacrée à la santé et à la sécurité au travail s’est bien tenue à la fin de l’année scolaire 2025-2026. Deux fiches avaient alors été renseignées. Une réponse orale a été apportée aux situations signalées, mais elle ne peut suffire.
Les signalements inscrits dans le registre doivent permettre d’assurer une traçabilité des problèmes rencontrés et des réponses apportées, notamment si une même difficulté venait à se reproduire.
Nous demandons donc qu’une réponse écrite soit apportée aux fiches déposées.
Le registre SST est semble-t-il disponible dans le bureau des ressources humaines. Nous encourageons les collègues à l’utiliser dès qu’une situation affecte leurs conditions de travail, leur santé ou leur sécurité.
- Sites académiques et I-Prof : pourquoi sont-ils inaccessibles depuis le Maroc ?
Les collègues rencontrent régulièrement des difficultés pour accéder depuis le Maroc à certains sites académiques ainsi qu’à I-Prof. Or ces outils sont indispensables à de nombreuses démarches administratives et au suivi de la carrière des personnels détachés.
Le SE-Unsa demande donc que l’origine de ces blocages soit identifiée et qu’une solution soit apportée, afin que les personnels exerçant à l’étranger puissent accéder normalement aux mêmes services que leurs collègues en France.
- Évaluations nationales : quelle fiabilité lorsque les épreuves sont accessibles en ligne ?
Les collègues s’interrogent sur la pertinence des évaluations nationales lorsque les exercices proposés sont accessibles en ligne. Des parents peuvent ainsi faire travailler leurs enfants en amont sur les épreuves, ce qui est susceptible de fausser les résultats et d’interroger leur intérêt comme outil d’évaluation des acquis réels des élèves.
La question de la fiabilité et de la pertinence des résultats obtenus dans ces conditions est donc posée.