Le SE-Unsa pense aussi aux « oubliés » de l’Education Nationale. Les psyEN EDA notamment mais il y en a d’autres : les psyEN EDO, les enseignants chargés de fonctions spécifiques ou exerçant dans des structures particulières (conseillers pédagogiques, enseignants référents à la scolarité des élèves en situation de handicap, enseignants référents pour les usages du numérique, enseignants en milieu pénitentiaire, maîtres formateurs et formateurs académiques… Et que dire des enseignants sur des postes CASNAV, CDOEA… Après les ERUN, ERSEH, enseignants sur postes CASNAV, CDOEA, le SE-Unsa a questionné dernièrement les collègues psyEN EDA et voici un état des lieux assez inquiétant. Nous allons informer DSDEN et Rectorat de cette situation et demander des remédiations urgentes.
Constats
a) Carence en communication :
– Pas de documents des implantations ni de répertoire des psyEN officiel.
– Une multiplicité d’interlocuteurs :
1 L’IEN
2 L’adjoint au Dasen
3 Une conseillère technique psychologue santé mentale : une avancée mais cela reste flou car on ne sait pas exactement si elle représente les PsyEN.
Dans le 35, elle n’a pas eu de fiche de poste, c’est différent dans les autres départements.
Les PsyEN EDO, en comparaison, ont un directeur de CIO qui peut exprimer des souhaits pour son équipe. Cela ne veut pas dire que tout roule pour autant !
4 Le Rectorat avec la DPE pour la gestion administrative.
Toujours pas de guichet unique. A l’arrivée, il y a des trous dans la raquette en matière de communication. Exemple : quand il y a eu la demande de volontaires de tuteurs pour les formations obligatoires.
b) Questions de l’avancement
A l’époque de la création du corps, si on restait détaché psy on montait beaucoup plus vite. Sur ces 5 ans de détachement, on avançait plus vite. En étant intégré, on perdait les avantages du statut PE. Il aurait fallu anticiper cela et communiquer en conséquence.
Concernant les rendez-vous de carrière, encore une différence avec les psyEN EDO car un directeur est lui-même psy.
Le rythme d’avancement est apparemment plus lent pour les psyEN EDA que pour les autres collègues.
c) Frais de déplacement
Il faudrait intégrer l’augmentation des carburants.
d) Rémunérations
La notion d’heures supplémentaires reste floue.
Toutes les missions supplémentaires ne sont pas rémunérées. Exemple : la mission Phare.
Les psyEN EDA ne sont pas concernés par les pactes (devoirs faits, SRAN…).
e) Frais de fonctionnement
Ils dépendent trop des mairies qui, parfois, ne veulent pas financer le matériel (tests onéreux, cahiers de passation, protocole, logiciels, téléphones, ordinateurs…). Ces frais sont calculés par rapport au nombre d’élèves qui relèvent du secteur de RASED mais certaines mairies veulent rembourser seulement à hauteur des élèves pris en charge. Le budget de fonctionnement reste trop variable.
f) Conditions de travail
Il n’y a pas systématiquement de bureau dans l’école de rattachement. Quand il n’y a pas de psy sur une circo, le bureau est souvent réattribué. Parfois, le bureau est enlevé ou partagé avec d’autres acteurs.
Equilibre de la taille des secteurs : c’est trop inégal et inéquitable.
Cela va de 1500 à 2400 élèves. C’est aberrant car le rapport Moro/Brison de novembre 2016 préconise 800 élèves par psy.
Quand, dans certains départements, les MDPH demandent un bilan psy pour un accompagnement AESH, le surcroît de travail est énorme.
g) La formation
Il faudrait des formations avec des profs de fac. La formation, c’est juste des journées, le PAF offre peu de formations adaptées, on doit se former seul.
Pas de formation commune avec les psyEN EDO ou alors, très rarement. Pas de culture commune dans l’académie entre EDA et EDO.
Situation de certains collègues qui ont perdu leur ancienneté de poste à cause d’un redécoupage de circonscription.
h) Contractuels
Des psyEN sont volontaires pour les aider mais rien n’est prévu institutionnellement pour les accompagner.
i) Remplacement
Il n’y a pas de vivier, ce sont des contractuels pour les TP à 50 %. Pour les congés maternité, on doit recruter. Il faudrait un pôle départemental de remplaçants.
j) Recrutement
Il n’y a pas assez de places au concours. En 2017, il y avait 115 places par an pour 900 départs prévus dans les cinq ans. Or il y a eu 800 postes vacants l’année dernière.
k) Les PAS
On aurait dû d’abord reconstituer les RASED. Pas de lien entre les psy et les PAS. On est dans un mille-feuilles. On demande quoi en priorité ? Le PAS ? Le RASED ?
On aurait dû d’abord reconstituer les RASED. Pas de lien entre les psy et les PAS. On est dans un mille-feuilles. On demande quoi en priorité ? Le PAS ? Le RASED ?