Un déluge de récriminations : la PSC et son application nous empêchent de dormir depuis janvier . Et pourtant nous sommes attachés au système mutualiste. Nous croyons que la santé n’est pas un bien marchand et qu’on ne peut jouer avec. La PSC ressemble pourtant à un marché de dupes. Présentée comme une avancée sociale. Elle est pour l’instant un recul ou une source de complications. Chacun de nous a galéré devant les mystères abscons d’Ameli, découvrant atterrés des délais de remboursement à rallonge et un recul sur la couverture. Sans parler d’un prix en hausse.

Nous n’avons pas ménagé nos efforts depuis : avons interpellé les responsables des mutuelles, avons fait remonter vos interpellations et inquiétudes. L’UNSA, comme d’autres, a été active.

bilan : les lignes commencent à bouger. Pas assez vite et pas assez fort. mais elles bougent dans le bon sens : le compte rendu ci joint en témoigne.

PSC Santé AEFE : une avancée sur l’hospitalisation et la maternité, mais de nombreuses attentes demeurent

Réunie en Commission Paritaire de Pilotage et de Suivi (CPPS), il a été examiné un projet d’avenant au contrat de Protection Sociale Complémentaire (PSC) visant à améliorer la couverture des frais d’hospitalisation et de maternité à l’étranger. Ce dossier était particulièrement attendu par les personnels, qui dénoncent depuis plusieurs mois les insuffisances du dispositif mis en place au 1er janvier 2026.

Une réponse à une revendication portée par les personnels

La MGEN a présenté une proposition prévoyant la prise en charge à 100 % des frais réels liés à l’hospitalisation, aux accouchements, aux frais de maternité ainsi qu’aux transports rendus nécessaires par ces situations. Sont également concernés l’ensemble des actes de suivi de grossesse reconnus par le régime obligatoire français : consultations prénatales, échographies, examens biologiques et autres actes prévus dans le panier de soins.

Cette évolution constitue une avancée significative. L’UNSA a rappelé que la question de la couverture hospitalière figurait parmi les préoccupations majeures exprimées par les collègues depuis le lancement de la réforme.

Des limites importantes persistent

Si cette amélioration répond à une attente forte, elle ne règle pas l’ensemble des difficultés rencontrées par les agents.

Les soins de ville, les médicaments, les soins dentaires et l’ensemble des dépenses de santé hors hospitalisation et maternité demeureraient remboursés à hauteur de 90 %. Les chambres individuelles continueraient d’être exclues du dispositif.

Surtout, aucune amélioration n’est prévue pour les affections de longue durée (ALD) mais nous y reviendrons.

Une hausse des cotisations qui interroge

Cette amélioration de la couverture s’accompagnerait d’une augmentation des cotisations :

  • Adultes : de 150,27 € à 164,15 € par mois ;
  • Enfants : de 67,62 € à 73,97 € par mois.

L’entrée en vigueur est envisagée pour septembre 2026.

Si l’amélioration de la prise en charge hospitalière était nécessaire, l’UNSA reste attentive à l’impact financier de cette mesure pour les familles.

Une colère toujours forte sur le terrain

L’ensemble des organisations syndicales a rappelé l’ampleur du mécontentement exprimé depuis le début de l’année.

La pétition intersyndicale a recueilli plus de 3 000 signatures dans 158 pays ainsi que plus de 800 témoignages. Ces retours illustrent une perte de confiance importante dans le dispositif et un sentiment largement partagé de dégradation par rapport au système antérieur.

Les personnels dénoncent notamment :

  • des procédures de remboursement complexes ;
  • des demandes répétées de pièces justificatives ;
  • des délais de traitement trop longs ;
  • l’absence d’interlocuteurs clairement identifiés ;
  • des difficultés d’accès à l’information.

Pour de nombreux collègues, ces dysfonctionnements génèrent stress et inquiétude, au point que certains renoncent ou reportent leurs soins.

ALD : une revendication toujours d’actualité

L’argument avancé par l’opérateur sur sa non prise en compte repose sur l’absence d’équivalent juridique de cette notion à l’étranger. Pour l’UNSA, cette réponse ne peut être considérée comme satisfaisante au regard des réalités vécues par de nombreux collègues confrontés à des traitements particulièrement coûteux dans certains pays.

L’UNSA a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes aux agents concernés par des pathologies chroniques.

Le cas du diabète a notamment été évoqué, certains traitements pouvant représenter des coûts extrêmement élevés selon les pays d’exercice. À ce jour, aucune solution satisfaisante n’a été présentée concernant la prise en charge renforcée des médicaments liés à ces pathologies.

L’absence de dispositifs de tiers payant dans de nombreux pays contraint par ailleurs les agents à avancer des sommes parfois considérables.

Régime obligatoire : le maillon faible du dispositif

Les échanges ont également mis en lumière les difficultés persistantes liées au régime obligatoire.

De nombreux collègues signalent des blocages administratifs, des difficultés d’utilisation des téléservices et un manque de lisibilité dans les procédures. Cette situation nourrit une véritable perte de confiance dans le système.

Il a été demandé la mise en place d’interlocuteurs spécialisés et clairement identifiés, tant pour le régime obligatoire que pour le régime complémentaire, avec une coordination effective entre les deux structures.

Des améliorations annoncées par la MGEN

Face aux nombreuses critiques exprimées, la MGEN a indiqué avoir renforcé son organisation en créant :

  • une cellule dédiée à l’accompagnement des agents ;
  • une cellule de suivi chargée des situations complexes.

Concernant Ameli, des évolutions sont annoncées en partenariat avec la CNAM afin de faciliter les démarches des personnels à l’étranger.

La MGEN a également précisé que la limite du portail ne concerne pas cinq factures mais cinq dossiers simultanés, chaque dossier pouvant comporter jusqu’à dix documents.

Prévoyance : une mesure favorable aux agents

Concernant la prévoyance, la DGAFP a décidé d’étendre à douze mois la période pendant laquelle les agents déjà en poste au 1er janvier 2026 pourront adhérer au dispositif sans questionnaire médical.

Cette décision répond à une demande portée par les organisations syndicales afin de préserver l’accès au dispositif pour tous les personnels concernés.

Position de l’UNSA

L’UNSA a voté favorablement à l’avenant permettant la prise en charge à 100 % de l’hospitalisation et de la maternité, considérant qu’il s’agit d’une avancée concrète pour les personnels et leurs familles.

Pour autant, ce vote ne vaut pas quitus sur le fonctionnement global du dispositif. Les difficultés liées aux remboursements, aux délais de traitement, aux ALD, au régime obligatoire et à l’accompagnement des agents demeurent nombreuses.

L’UNSA continuera d’exiger des améliorations rapides et durables afin que chaque agent puisse bénéficier d’une couverture santé efficace, lisible et adaptée à sa situation, partout dans le réseau.


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