Alors que l’année scolaire se clôture sous des températures étouffantes, l’UNSA Éducation des Pyrénées-Atlantiques tire la sonnette d’alarme. Lors de la formation spécialisée du CSA (CSA-FS) de ce jeudi 25 juin 2026, notre organisation syndicale a fermement dénoncé le manque d’anticipation et les défaillances de l’Éducation Nationale face à la gestion de la canicule de cette semaine. Cette crise estivale s’inscrit malheureusement dans un contexte plus large de dégradation du dialogue social au sein de notre département : l’UNSA Éducation a déploré l’absence de Monsieur le DASEN lors de ce CSA-FS et des délais de réponse aux avis votés inacceptables.

Les collectivités territoriales plus réactives que l'institution

L’épisode caniculaire qui traverse actuellement le pays a cruellement mis en lumière l’impréparation de l’Administration face aux dérèglements climatiques. Si des messages de prévention ont bien été envoyés aux familles et aux élèves, les personnels de l’Éducation Nationale ont été, quant à eux, les grands oubliés de cette gestion de crise.

Dans plusieurs situations, ce sont les collectivités territoriales qui ont communiqué le plus rapidement sur les modalités d’accueil, de repli, voire de fermeture des écoles. Les agents se sont tournés vers leur hiérarchie pour obtenir des consignes claires, mais les réponses sont arrivées trop tardivement, voire de façon contradictoire dans les différentes circonscriptions de notre département, plongeant les équipes dans l’incertitude et la gestion de l’urgence.

Des conditions de travail alarmantes et non anticipées.

Ce manque flagrant d’anticipation a directement impacté la santé et la sécurité des agents sur le terrain :

  • de nombreux locaux se sont révélés inadaptés : des classes ou des bureaux se sont transformés en étuves, sans aménagements thermiques suffisants, y compris dans des bâtiments neufs ou nouvellement rénovés.
  • un flou organisationnel : les agents ont subi une absence de consignes précises ou des consignes contradictoires concernant l’organisation des services et l’adaptation des horaires.
  • le délaissement de certains corps de métier : les personnels administratifs et techniques des établissements, les AED… ont particulièrement souffert du manque d’aménagement spécifique à leurs conditions d’exercices.

Une fois de plus, le service public n’a tenu que grâce à la capacité d’adaptation et au dévouement des agents qui ont dû improviser pour pallier les carences d’un cadre et d’une communication hiérarchiques défaillants.

Pour un « protocole canicule » académique et pérenne

L’UNSA Éducation rappelle avec force que les vagues de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels mais bien des risques professionnels récurrents et identifiés.

Au même titre que l’institution a su s’adapter après la crise sanitaire, elle doit aujourd’hui prendre la mesure du changement climatique.

Notre organisation syndicale exige l’élaboration d’un véritable protocole canicule académique. Ce plan doit permettre :

  • d’anticiper l’organisation du travail dès le déclenchement des alertes météo.
  • de garantir des conditions de travail respectueuses de la santé et de la sécurité des personnels.
  • d’assurer la continuité du service public sans épuiser les équipes.

 

La prévention ne peut plus se contenter de fiches de recommandations génériques. L’UNSA Éducation continuera de porter la voix des agents du terrain et d’exiger que la santé des personnels devienne enfin une priorité nationale.


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