Monsieur le Directeur Général, Mesdames et Messieurs les membres du CSA,
Les équilibres du réseau AEFE ont toujours été sensibles, complexes, difficiles à construire. Ils nécessitent dans le pilotage de nos destinées un esprit ouvert aux compromis et à l’action.
L’arrivée de tout nouveau directeur général suscite donc toujours un grand espoir comme une grande interrogation : Sera-t-il animé par le sens du compromis garant d’un dialogue social productif ? Saura-il réformer avec équité et agir avec transparence ?
Vos premières intentions affichées nous ont donné de l’espoir. Espoir très vite abimé par les décisions qui viennent. Il y a cette carte des emplois forte de plus de 200 fermetures et qui marque cruellement la poursuite du retrait de l’Etat. Les collègues aux postes supprimés y verront un sinistre abandon de l’employeur public. Quant aux autres ils se demanderont inquiets s’ils ne feront pas partie du prochain cortège des fermetures à venir.
Ce stress et cette angoisse d’exercer face à des lendemains incertains expliquent l’explosion des risques psychosociaux. Vous aurez, monsieur le directeur général, face à vous un réseau qui a la fièvre et des collègues convalescents bien souvent.
Car ce qui est présenté comme une réforme du réseau se réduit hélas à une fragilisation des établissements et des statuts. Nos politiques sont Schizophrènes. On se félicite de l’excellence éducative tout en affaiblissant le réseau qui la porte.
On peut se demander ce que sont devenus les principes qui ont sous-tendus la création de l’agence et notamment le principe d’une gestion harmonisée autour de l’égalité de traitement de tous les collègues.
Cette schizophrénie politique comment ne pas en voir un nouvel exemple avec le PSC ? Ce qui devait être une avancée sociale est non seulement un recul en matière de protection de santé mais elle s’accompagne aussi de problèmes de gestion nombreux.
C’est aussi l’impact financier de la PSC qui aboutit à la réforme de l’avantage familial comme si l’Etat n’était ni capable de financer une mesure sociale ni même de la mettre en œuvre correctement. Nous saluons néanmoins le travail de suivi des situations de santé particulières que la DRH a mis en place.
Nous n’oublions pas que la réforme financière met tous les collègues sous pression de la centrale à Paris ou à Nantes et jusque dans nos établissements les plus reculés de la planète.
Monsieur le Directeur Général vous aurez fort à faire nous le savons. Nous vous souhaitons, sans ironie aucune, bon couragee