EN CE MOMENT : bonne rentrée à tous et toutes !

Quelques aides pédagogiques en plus

Vous découvrirez les mesures d’ajustements (4 nouvelles) sous notre déclaration préalable :

Nous commencerons par souhaiter la bienvenue à Madame Lagrue, cheffe de la Div1D et remercions également Madame Le Bot pour son intérim l’an dernier.

Au nom de l’UNSA ֤Éducation, nous souhaitons une bonne rentrée à tous les personnels de l’Éducation, aux nouveaux collègues entrés dans le département, aux stagiaires, et nous n’oublions pas les personnels administratifs. Nous saluons aussi toutes celles et ceux qui apprécieront ce moment particulier d’une rentrée qu’ils ne feront pas pour cause de retraite, que nous leur souhaitons bonne !

Nous avons une pensée pour les territoires ravagés par les incendies ces dernières semaines. Nous n’oublions pas les différents épisodes caniculaires subis, où une fois encore nos collègues se sont retrouvés parfois bien démunis face à des maires qui les ont laissé accueillir des élèves dans des conditions plus que limites pour ne pas dire extrêmes.

Nous poursuivrons en nous appuyant sur notre baromètre Unsa éducation qui en est à sa 14ème édition et qui a réuni une fois de plus un très grand nombre de répondants entre le 4 mai et le 4 juin 2026 : presque 43 000 personnels de l’Éducation nationale !

Un seul chiffre résume peut-être mieux que tous les autres l’état d’esprit des personnels : 0,3 % seulement se déclarent confiants pour l’avenir du système éducatif. 0,3 %. À l’approche d’une année présidentielle, ce chiffre ne peut pas être regardé comme une simple donnée de baromètre. Il dit quelque chose de la défiance qui s’est installée entre les personnels et les politiques éducatives conduites ces dernières années.

L’École a changé parce que la société et les élèves ont changé ; les politiques éducatives doivent partir de cette réalité plutôt que chercher des réponses dans un retour au passé.

Pour l’Unsa Éducation, il devient urgent de s’emparer du déroulement de carrière, d’en faire une véritable priorité. Améliorer les carrières, c’est investir dans les personnels et donc dans l’avenir de notre École.

Dans le dernier baromètre de l’Unsa Éducation, le salaire est devenu la préoccupation majeure des personnels de l’Éducation nationale. Derrière ce mot qui arrive désormais en tête, il y a une réalité simple : pour nombre d’entre eux, le salaire de base n’est plus suffisant pour vivre correctement de son métier.

C’est aussi la priorité de certains futurs candidats à la présidentielle, dont certains souffrent d’amnésie, puisqu’ils ont été ministres ces dernières années. Ils ont alors eu l’occasion de s’attaquer à ce sujet primordial, qui n’a alors absolument pas été leur priorité… Bref.

L’Unsa Éducation demande une véritable revalorisation pour tous les collègues sans exception, avec une révision de l’ensemble des grilles de rémunérations des personnels, et non pas des primes données dans le cadre du pacte ou d’autres missions complémentaires.

L’Unsa Éducation défend une revalorisation des rémunérations qui permettent de gagner plus sans travailler plus. La charge de travail est déjà bien plus que conséquente.

Tout au long de l’année, nos collègues utilisent une part de leur salaire pour financer des achats en tout genre qui devraient tout simplement revenir à la charge de notre employeur. Les personnels du ministère de l’Éducation nationale ne doivent plus avoir à payer pour travailler.

Le SE-UNSA n’oublie pas les AESH et AED qui sont des personnels de notre ministère avec un statut très précaire et des salaires faibles qui leur permettent à peine de survivre. Depuis de nombreux mois, le SE-Unsa rappelle que seule la fonctionnarisation peut garantir stabilité, reconnaissance et sécurité professionnelle à la hauteur de l’engagement des AESH auprès des élèves. L’extrême précarité qui leur est imposée, à travers des contrats instables et des perspectives limitées, n’est ni acceptable ni vivable.

Cette question de la rémunération nous amène directement à celle des moyens dont nous avons besoin pour l’École. La baisse démographique ne doit pas être lue comme une simple équation comptable : moins d’élèves = moins de postes. La baisse démographique devrait être une opportunité pour améliorer les conditions d’exercice.

Actuellement la logique est inversée : le financier dicte les choix qui ne correspondent pas aux besoins du terrain. Il faut arrêter de penser l’Éducation comme un coût, et à court terme, en laissant de côté les personnels, alors que ce sont eux qui font éviter le naufrage du navire Éducation nationale.

Pour l’expérimentation lancée par le ministère concernant la carte scolaire et la démographie scolaire, elle semble se décliner sur le seul angle de fermer des classes, de convaincre les élus de le faire, et tout ceci sans les représentants des personnels et les parents.

Pour l’Unsa Éducation, la baisse démographique doit être l’occasion d’améliorer l’École, pas une nouvelle étape dans la réduction des moyens. Nous le répétons depuis des années, la problématique majeure de nos classes est celle des enfants présentant des forts troubles du comportement bien éloignée d’une décimale P/E en progrès. Or ce sujet est absent dans la politique ministérielle et sa déclinaison locale. Vous ne cessez de nous présenter des courbes démographiques que nous ne nions pas, cependant s’il y avait des graphiques présentant les élèves ayant des troubles du comportement, la courbe serait croissante. En gros il y a de moins en moins d’élèves dans nos écoles, mais de plus en plus d’élèves à besoins éducatifs particuliers, a fortiori dans nos écoles publiques. Nous ne voyons pas comment supprimer des classes, en grand nombre, va améliorer leur prise en charge, bien au contraire. De façon concrète, nous aurons l’occasion de revenir sur certaines situations lors de cette instance.

En fin d’année scolaire, très inquiets par les mises en cause de personnels par des parents (parfois par des élus), nous vous avions alerté et avions évoqué le sujet lors d’une audience. Nous vous redisons que le soutien réel de la hiérarchie est important, un clair soutien qui éviterait que nombre de situations dégénèrent. Lorsqu’ils sont convoqués à la direction académique, même si c’est le plus souvent pour les soutenir et les rassurer, cela génère de l’inquiétude, un réel mal être chez ces personnels remis en cause de façon abrupte par certains parents. Certains règlent ainsi leurs comptes, après la rédaction d’une IP. Un effet boomerang bien dommageable pour des personnels qui n’ont fait que leur devoir et qui doivent absolument être soutenus.

Ajustements juillet :

Plérin Harel de la Noé, Bourbriac, Lanrelas, Plestin

0.5 Lohéac et Sévignac

Plougrescant et Binic La Vigie (bilingue) : gel du poste.*

+ Ajustements 28 août :

RPI Loguivy-Plougras, Pléneuf Val André, Plouër sur Rance, Chatelaudren-Plouagat (bilingue)

 


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