La Directrice académique a réuni les organisations syndicales et les services de la DSDEN en groupe de travail vendredi 4 septembre pour examiner les écoles dont les effectifs ont fortement augmenté depuis la carte scolaire du printemps. Dix écoles bénéficieront finalement d’un enseignant supplémentaire pour l’année 2026-2027. Une décision nécessaire pour soulager des équipes confrontées à des classes très chargées, mais qui mobilisera dix postes de remplaçants. Pour le SE-Unsa, le retour à une Carte scolaire en 2 phases est nécessaire.
10 écoles bénéficieront d’un enseignant supplémentaire
7 écoles avaient déjà été repérées par l’administration. 3 autres écoles, signalées par les organisations syndicales, ont également été retenues.
Circonscription Haut Bocage
- École maternelle Françoise-Dolto, Les Herbiers : école de 4 classes, fermeture de la 5e classe au printemps.
- École primaire Les Bourdinières, Chanverrie : école de 5 classes.
- École primaire La Pierre Bleue, La Meilleraie-Tillay : école de 2 classes, fermeture de la 3e classe au printemps.
Circonscription Aizenay–Challans
- École élémentaire La Croix Maraud, Challans : école de 6 classes, avec une ULIS.
- École primaire Charles-Milcendeau, Soullans : école de 5 classes, fermeture de la 6e classe au printemps.
- École élémentaire Louis-Buton, Aizenay : école de 9 classes.
Circonscription Fontenay-le-Comte
- École primaire Gaston-Chaissac, Vix : école en REP de 5 classes, fermeture de la 6e classe au printemps.
- École primaire Les Farfadets, Saint-Martin-de-Fraigneau : école en REP de 4 classes, fermeture de la 5e classe au printemps.
Circonscription Littoral Nord et Îles
- École primaire du Gois, Beauvoir-sur-Mer : école de 5 classes.
Circonscription Bocage Est
- École primaire des Prés Verts, Rives-du-Fougerais : école de 2 classes.
Au total, cinq des dix écoles concernées avaient subi une fermeture de classe au printemps.
Des moyennes élevées et des répartitions difficiles
Pour examiner les situations, la directrice académique a notamment regardé particulièrement la moyenne d’élèves par classe dans les niveaux autres que la GS, le CP et le CE1, concernés par le plafonnement à 24 élèves. Dans les dix écoles retenues, cette moyenne était élevée. La répartition des élèves dans les classes était donc particulièrement difficile à réaliser.
Des moyens supplémentaires prélevés sur le remplacement
Il ne s’agit pas d’ouvertures administratives de classes, mais de moyens supplémentaires attribués pour l’année scolaire 2026-2027. Pour répondre aux besoins de ces écoles, la directrice académique va prélever dix postes sur les 156 brigades que compte le volant départemental de remplacement. Dix remplaçants seront donc affectés à l’année dans les écoles concernées.
Cette réponse était indispensable, mais elle réduira les moyens disponibles pour assurer les remplacements dans le département. Or, chaque année, de trop nombreuses absences ne peuvent déjà pas être remplacées, une situation que le SE-Unsa dénonce régulièrement. Le SE-Unsa revendique des moyens à la hauteur des besoins des écoles et des personnels, afin que le service public d’éducation puisse fonctionner pleinement et ne soit pas contraint de travailler en mode dégradé.
Oui à une Carte scolaire en 2 phases
En raison des élections municipales, une seule phase de carte scolaire s’est tenue en 2026. Habituellement, une première phase est organisée en janvier/février, puis une seconde en juin. La phase de juin permet d’examiner les situations à partir de prévisions d’effectifs plus fiables et de procéder à des ouvertures avant la rentrée. Les dix moyens accordés en septembre montrent les limites d’une carte scolaire arrêtée plusieurs mois auparavant.
La Directrice académique a exprimé son souhait de revenir à deux phases en 2027. Elle craint toutefois que le calendrier des élections présidentielle et législatives ne conduise une nouvelle fois à organiser une seule phase.
Le SE-Unsa est favorable au maintien de deux phases de carte scolaire. Nous suivrons également la situation des dix écoles afin que, si leurs effectifs se maintiennent, les moyens supplémentaires accordés cette année puissent devenir de véritables ouvertures de classes en 2027.