Réuni le 7 septembre 2026 à la DSDEN, l’administration et notamment le conseiller de prévention Olivier Royer a présenté aux organisations syndicales un questionnaire destiné aux écoles et aux établissements scolaires.
Cet outil doit permettre d’établir le profil de vulnérabilité des établissements face aux fortes chaleurs et de définir un plan d’action adapté. Il repose sur cinq fiches thématiques :
- le diagnostic du bâti ;
- la protection des personnels ;
- l’adaptation du fonctionnement ;
- la continuité pédagogique ;
- l’organisation des examens.
Le dispositif s’articule autour de trois axes départementaux :
- anticiper et prévenir ;
- renforcer la coordination institutionnelle ;
- améliorer la gestion des situations de crise.
En renseignant le questionnaire, les écoles et les établissements compléteront automatiquement la partie du DUERP consacrée au risque lié à l’ambiance climatique. L’outil permettra également de générer un plan d’action et un récapitulatif de la situation de chaque établissement.
Les données recueillies serviront à établir une cartographie départementale des établissements exposés. Elles permettront notamment d’identifier les bâtiments et les équipements présentant un risque de surchauffe, ainsi que les aménagements déjà réalisés ou restant à prévoir.
Une expérimentation de l’outil a été menée dans quatre écoles de Vitré avant son déploiement plus large. Les réponses devront être transmises au plus tard à la mi-octobre 2026. L’idée est de pouvoir également accueillir les enfants des professions jugées indispensables en cas de nouvel épisode caniculaire…
Des moyens indispensables
Pour le SE-UNSA 35, l’identification des risques doit impérativement être suivie d’effets. Les collectivités et les établissements doivent disposer de moyens financiers dédiés pour réaliser les travaux nécessaires : protections solaires, végétalisation, amélioration de la ventilation, adaptation des locaux ou encore installation d’équipements permettant de limiter la surchauffe.
Sans enveloppe spécifique, il sera difficile de faire face efficacement aux prochaines vagues de chaleur.
Nous avons également demandé que soit clairement distinguée la continuité pédagogique de la continuité du service public. Ces deux notions ne recouvrent ni les mêmes réalités ni les mêmes obligations.
Un protocole en cas d’épisode climatique dégradé
Le groupe de travail a également examiné un projet de protocole départemental consacré aux situations climatiques dégradées : neige, verglas, vents violents, inondations, tempêtes ou canicule.
Ce protocole rappelle que la sécurité des personnels et des élèves est prioritaire. Chaque agent doit pouvoir évaluer les risques liés à ses déplacements et aucune exigence de service ne doit conduire à l’exposer à un danger manifeste.
La conduite à tenir varie selon le niveau de vigilance Météo-France :
- Vigilance verte : fonctionnement normal ;
- Vigilance jaune : vigilance accrue et adaptation des activités si nécessaire ;
- Vigilance orange : évaluation du trajet domicile-travail et information de la hiérarchie en cas de difficulté prévisible ;
- Vigilance rouge : respect des consignes de confinement ou d’interdiction de circuler et signalement immédiat de l’absence ou de l’impossibilité de rejoindre son poste.
En cas de retard ou d’impossibilité de se rendre sur son lieu de travail, l’agent devra prévenir rapidement :
- le directeur ou la directrice d’école dans le premier degré ;
- le chef d’établissement ou son adjoint dans le second degré.
La situation devra être examinée en tenant compte des circonstances locales, de la réalité des difficultés rencontrées et de la bonne foi de l’agent. Plusieurs solutions pourront être envisagées : aménagement de l’emploi du temps, récupération d’heures, télétravail ponctuel lorsque les missions le permettent ou autorisation exceptionnelle d’absence sans retrait de salaire lorsque l’empêchement est réel, signalé et indépendant de la volonté de l’agent.
En cas de fermeture d’une école ou d’un établissement décidée par le maire ou le préfet, les personnels seront dispensés de présence physique. Une continuité pédagogique ou administrative à distance pourra toutefois être demandée si les conditions le permettent et selon les instructions de l’autorité académique.
La sécurité doit primer
Ce protocole doit permettre d’harmoniser les pratiques dans le département et de donner un cadre clair aux personnels et aux équipes de direction.
Pour le SE-UNSA 35, la priorité est claire : la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute injonction de continuité du service. L’identification des risques doit maintenant s’accompagner de décisions concrètes et de moyens à la hauteur des enjeux.