EN CE MOMENT : bonne rentrée à tous et toutes !

  • 🌡️ Plan chaleur : contenu du questionnaire, remontées des écoles et concrétisation des aides ;
  • 🏫 Bilan carte scolaire : évolution des effectifs;
  • 👥 Brigade de remplacement
  • École inclusive : 75 à 80 élèves toujours sans accompagnement et décalage entre progression des besoins et des moyens ;
  • 💻 ONDE V2 et cybersécurité
  • 📋 Pacte : modalités de saisie et finalisation au 9 octobre ;

1. Chaleur dans les écoles : une démarche d’anticipation annoncée

Le DASEN indique que, pour cette rentrée, le département s’inscrit dans une démarche d’anticipation face aux épisodes de fortes chaleurs.

Dès le début de la semaine prochaine, un courrier cosigné par le DASEN et le préfet sera transmis à l’ensemble des maires ainsi qu’aux directeurs et directrices d’école.

Un questionnaire sera également adressé aux établissements. Son objectif est de permettre :

  • d’orienter et de prioriser les besoins ;
  • de hiérarchiser les aides nécessaires ;
  • d’établir une cartographie précise des besoins ;
  • de disposer d’éléments permettant de solliciter des aides de l’État ;
  • d’aider les collectivités – communes, conseils départemental et régional – à orienter leurs actions.

Deux niveaux d’intervention sont envisagés pour les collectivités :

Niveau 1 – Réponse urgente et à court terme
Il concerne les équipements pouvant être installés rapidement : appareils mobiles, ventilateurs, climatiseurs mobiles, dispositifs d’ombrage, etc.

Niveau 2 – Améliorations durables
Les collectivités devront constituer un dossier d’ici novembre afin de pouvoir bénéficier de subventions pour engager des travaux et des aménagements pérennes : isolation, travaux sur les bâtiments, déplacement de salles, végétalisation, etc.

2. Pacte enseignant

Les Pactes doivent être finalisés pour le 9 octobre.

La dotation étant arrivée tardivement, juste avant les vacances d’été, elle a été transmise aux IEN fin août.

Les modalités de saisie doivent encore être validées par la rectrice. Elles seront ensuite communiquées aux équipes.

3. Conseiller en santé mentale

Un entretien est prévu la semaine prochaine concernant la mise en place du conseiller en santé mentale.

4. École de Mailhac : présence d’amiante

De l’amiante a été découverte à l’école de Mailhac à la rentrée.

Le DASEN indique avoir été informé par le maire, les parents et la presse.

Les analyses sont actuellement en cours.

Dans l’attente des résultats, les élèves sont accueillis provisoirement à Pouzols, avec une organisation répartie entre l’école et des salles mises à disposition par la mairie.

La gendarmerie a été saisie par le maire. Les analyses et l’enquête sont en cours.

5. Rentrée scolaire 2026 : situation de Pomas

La rentrée a été particulièrement focalisée sur Pomas, avec un accompagnement renforcé des équipes depuis l’événement.

Un travail est mené conjointement avec le maire ; les professeurs des écoles ; l’IEN ; la collectivité.

L’école a été temporairement transférée au centre de loisirs de la Bastide Madame à Carcassonne. Les conditions nécessaires étaient réunies, notamment en matière de transport, de locaux et d’équipements pour accueillir les enfants.

Le DASEN souligne l’énorme investissement des enseignantes, qui ont recréé les salles de classe dans ce nouveau bâtiment afin que la rentrée puisse se dérouler dans les meilleures conditions et que les enfants puissent retrouver un environnement rassurant.

Concernant les personnels habitant la commune, ils sont actuellement recensés. Ils seront contactés par l’assistante sociale et pourront bénéficier d’une aide financière de l’académie

Comme dans le cas des précédentes catastrophes touchant notre département, l’Unsa Education a demandé qu’une aide exceptionnelle soit allouée par le minisstère aux fonds sociaux du rectorat (CAAS).

6. Premier degré : bilan de rentrée

Le département connaît une baisse globale des effectifs sur les 333 écoles.

 

Écoles sous surveillance

Lagrasse et Ouveillan

Les effectifs attendus sont bien présents. Les ouvertures de classes sont provisoires et devront être confirmées pour la rentrée 2027.

Lors de la pré-rentrée, l’UNSA Éducation avait alerté le DASEN (notre courrier)  sur le retard pris dans la mise en place de l’ouverture à Lagrasse.

Ce retard semble être lié à une confusion entre :

  • une ouverture provisoire ;
  • une ouverture conditionnée aux effectifs.

L’UNSA Éducation a rappelé que les ouvertures décidées étaient bien provisoires, et que les élèves étaient inscrits et présents à la rentrée.

Lavalette

  • 181 élèves au total ;
  • moyenne de 22,62 élèves par classe.

Montréal

  • augmentation des effectifs en maternelle ;
  • moyenne de 27 élèves par classe ;
  • difficulté particulière concernant le recrutement d’élèves pour la filière bilingue occitan.

Sigean – maternelle

  • 160 élèves ;
  • moyenne de 26,66 élèves par classe ;
  • 6 élèves supplémentaires arrivés durant l’été.

Cette situation constituera une priorité pour l’IEN de Narbonne 1. L’UNSA Éducation indique qu’elle restera particulièrement vigilante sur cette situation.

Cependant, l’absence de dotation supplémentaire ne permet pas, à ce stade, d’envisager une ouverture malgré les alertes portées auprès de l’administration.

7. Second degré

La DOSPE poursuit le suivi des affectations des élèves. Le bilan définitif de rentrée n’est pas encore établi.

Les effectifs sont toutefois nettement inférieurs aux prévisions.

À ce jour :

  • environ 293 élèves de moins que les prévisions dans les collèges ;
  • la baisse concerne particulièrement le niveau 3e.

À l’inverse, certains établissements connaissent des situations tendues en 6e, notamment :

  • Capendu, avec une problématique de dédoublement ;
  • Cuxac-Cabardès ;
  • Limoux ;
  • Cité et Montesquieu à Narbonne

La mobilité importante des familles dans le département contribue à expliquer cette situation : les effectifs sont importants en 6e, puis diminuent progressivement jusqu’en 3e.

8. Vie scolaire : dotations AED et CPE

 

Plan tranquillité

En 2025-2026, le plan tranquillité représentait 2,75 ETP :

  • 2 ETP d’AED ;
  • 0,75 ETP de CPE.

Pour 2026-2027, une augmentation de 1 ETP est annoncée, portant la dotation à 3,75 ETP :

  • 2 ETP de CPE ;
  • 1,75 ETP d’AED.

 

Dotation départementale AED

La dotation départementale connaît parallèlement une baisse de 1,5 ETP.

Modifications annoncées :

  • – 0,5 AED au lycée Jules Fil ;
  • – 0,5 AED au collège Varsovie à Carcassonne ;
  • – 0,5 AED au collège Bram ;
  • – 0,5 AED au collège Delteil à Limoux ;
  • + 0,5 AED au collège Montesquieu à Narbonne.

L’UNSA Éducation salue la prise en compte des difficultés rencontrées par le collège Montesquieu. Nous avions porté les revendications des personnels concernant leur souffrance au travail et alerté l’administration dès l’année dernière.

L’UNSA Éducation attend désormais que le rectorat poursuive cet accompagnement en apportant également une réponse sur la dotation en CPE de l’établissement.

9. Questions diverses 

 

Remplacement dans le premier degré

La gestion du remplacement est mixte, entre les circonscriptions et la DSDEN.

État de la brigade de remplacement

Le chiffre communiqué en instance fait état de :

  • 179 postes de TR ;
  • 5 postes vacants à l’issue du mouvement
circoNbre TRTR positionnés remplacement annéeTR disponibles
Carcassonne23203
Castelnaudary21121
Limoux22131
Lézignan23154
Narbonne 121126
Narbonne 219144

 

Après vérification, l’UNSA Éducation a constaté que les chiffres communiqués en instance ne correspondaient pas au nombre réel de TR.

Une confusion semble possible entre le nombre de supports et le nombre de titulaires remplaçants, plusieurs TR pouvant être affectés sur une même école.

Nous avons interrogé la DIPER afin d’obtenir des éléments fiables et de pouvoir communiquer des chiffres corrects.

Pour autant, si l’on se fie au nombre de TR disponibles actuellement, la brigade apparaît particulièrement fragile en ce début d’année, alors même que les périodes d’épidémies et les difficultés habituelles de remplacement ne sont pas encore pleinement installées.

10. Effectifs enseignants – premier degré

Le département compte 1 828 professeurs des écoles.

À la rentrée :

  • tous les postes sont couverts ;
  • 20 contractuels ;
  • 3 contractuels alternants ;
  • les 20 contractuels sont positionnés sur des postes au 2 septembre.

 

Formation et entrée dans le métier

Dans l’Aude :

  • 16 PES à 50 % ;
  • 13 PES à 100 % ;
  • 6 élèves fonctionnaires.

 

BOE

Aucun BOE signalé.

Départs

Deux démissions de PE sont intervenues au 1er septembre.

Contractuels

17 contractuels n’ont pas été renouvelés :

  • 13 à la suite d’un avis défavorable ;
  • 4 ont quitté l’Éducation nationale.

11. Ineat / Exeat

Pour cette rentrée :

  • 8 ineat, dont 4 POP ;
  • 3 exeat, dont 1 POP et 2 non-POP.

 

12. AESH : une augmentation des moyens qui reste très insuffisante au regard des besoins

Au 1er septembre, le département compte :

  • 594 AESH en CDI ;
  • 198 AESH en CDD ;
  • soit 772 contrats AESH.

Six postes sont actuellement concernés par des recrutements :

  • 2 en cours de recrutement ;
  • 4 autres situations à préciser.

 

Départs

36 démissions ont été enregistrées. Toutes ont été remplacées.

Aucune rupture conventionnelle n’a été signalée.

 

Évolution des ETP

À la rentrée 2026, le département dispose de 492,54 ETP AESH.

Cela représente une augmentation de 8,07 ETP par rapport à la rentrée 2025, soit environ 12 AESH supplémentaires et une progression de 1,6 %.

 

Élèves bénéficiant d’une notification

Le département compte 2 184 notifications AESH.

Évolution :

  • accompagnement individualisé : 920 → 966 élèves, soit +5 % ;
  • accompagnement mutualisé : 1 160 → 1 329 élèves, soit +14,6 %.

Au total, cela représente 215 notifications supplémentaires.

Malgré ces moyens supplémentaires, 75 à 80 élèves restent actuellement sans accompagnement.

L’avis de l’UNSA Éducation

L’UNSA Éducation le rappelle et continuera de le rappeler : les moyens consacrés à l’École inclusive doivent être à la hauteur des besoins et des enjeux.

Le nombre d’AESH augmente chaque année, mais les moyens progressent moins vite que les besoins.

L’augmentation de 1,6 % des ETP AESH est à mettre en regard de la hausse de 5 % des accompagnements individualisés et de 14,6 % des accompagnements mutualisés.

L’Aude a toujours un train de retard, et ce sont les élèves, les AESH, les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative qui en subissent les conséquences.

13. ONDE V2

Selon l’administration, ONDE fonctionne désormais, même si deux fonctionnalités doivent encore être mises en place.

Quelques dysfonctionnements persistent dans l’Aude.

Le constat national qui devait intervenir précédemment a été reporté par le ministère au 18 septembre 2026.

L’UNSA Éducation reste attentive à la situation, notamment au regard des difficultés rencontrées depuis le déploiement d’ONDE V2.

14. Cyberattaque et sécurité informatique

Le sujet avait déjà été abordé par l’UNSA Éducation lors de la précédente audience.

Deux événements ont convergé et fortement perturbé les réseaux et les applications :

  • la cyberattaque ;
  • le passage à ONDE V2, le nouveau logiciel destiné aux directions d’école.

Des failles de sécurité importantes ont été identifiées et des actions de prévention sont désormais mises en place.

L’UNSA Éducation a demandé qu’un accompagnement spécifique soit proposé aux directeurs et directrices.

Nous avons également souligné :

  • le manque de formation des personnels en matière de sécurité informatique ;
  • l’obsolescence de certains outils numériques utilisés par les personnels, notamment I-Prof.

15. Psychologues de l’Éducation nationale

Deux recrutements de contractuels PSY-EN sont prévus.

Les postes concernés sont notamment :

  • école Marie-Curie à Lézignan ;
  • secteur Arago, recrutement actuellement en cours.

Au nom de l’UNSA Éducation, nous souhaitons une bonne rentrée à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale.

L’Unsa Education de l’Aude a également une pensée pour les Pomasiens et Pomasiennes touchés par les événements climatiques. Nous demandons qu’une aide exceptionnelle soit débloquée pour les personnels sinistrés, dans le cadre de la CAAS, comme cela avait été fait lors des précédentes inondations.

 

Abordons maintenant le dernier baromètre de l’UNSA Éducation qui confirme que le salaire est désormais la première préoccupation des personnels. Pour beaucoup, le salaire ne permet plus de vivre correctement de son métier.

10, 15, 20, 25, 30%, 135 €, 200 €, 300 €… Qui dit mieux ?

À l’approche de la présidentielle, certains semblent découvrir le problème, alors qu’ils ont été ministres ces dernières années. Un petit problème d’amnésie, peut-être ?

Pour l’UNSA Éducation, il faut une véritable revalorisation pour toutes et tous : augmentation et indexation du point d’indice, refonte des grilles et véritable progression de carrière. Nous voulons gagner plus sans travailler plus : la charge de travail est déjà largement suffisante.

Et puisque nous parlons de salaires, rappelons que les collègues du premier comme du second degré ne savent toujours pas quelles missions supplémentaires rémunérées pourront leur être proposées dans le cadre du Pacte.

L’Unsa Education n’oublie pas les AESH et les AED, dont la précarité et les faibles rémunérations sont toujours inacceptables. Pour les AESH, le SE-Unsa continue de revendiquer la fonctionnarisation.

Dans ce contexte, l’UNSA Éducation appelle à la grève le 29 septembre pour porter toutes ces revendications.

 

En ce qui concerne le CSA, carte scolaire après carte scolaire, les besoins ne diminuent pas. Ils évoluent.

L’École inclusive est aujourd’hui une préoccupation majeure pour les personnels, alors qu’elle est quasiment absente de la circulaire de rentrée. 83 % des personnels estiment que l’inclusion perturbe la gestion de classe et 89 % rencontrent des difficultés à accompagner tous les élèves.

Ce n’est pas l’inclusion que les personnels rejettent : c’est le manque de solutions, de soutien et de moyens pour la rendre réellement possible.

L’Unsa Education demande donc des moyens supplémentaires pour l’École inclusive : des PAS réellement dotés, un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH, le maintien et le renforcement des RASED, ainsi qu’une baisse des effectifs permettant de mieux accompagner les élèves.

La baisse démographique doit être un levier pour investir dans l’École.

 

Dans le second degré également, les besoins sont importants.

Après les alertes que nous avons portées, l’Unsa Éducation salue l’attribution de moyens supplémentaires pour renforcer les effectifs d’AED au collège Montesquieu de Narbonne.

Une réponse nécessaire, mais qui doit désormais s’inscrire dans la durée : nous demandons que ces moyens soient pérennisés et que l’accompagnement des équipes soit renforcé dans le temps.

Nous attendons également que le rectorat fasse sa part et accorde également une dotation supplémentaire en CPE, indispensable au regard des besoins de l’établissement.

 

A propos de la formation, l’Unsa Education demande que nos collègues PE disposent d’un calendrier prévisionnel des animations pédagogiques par circonscription. Être prévenu seulement quelques jours à l’avance rend la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle particulièrement compliquée.

 

Enfin, nous ne pouvons terminer cette déclaration sans aborder la cyberattaque qui touche les services de l’Éducation nationale et dont les conséquences perturbent encore fortement le fonctionnement des écoles, notamment avec les difficultés d’ONDE et de certains outils professionnels. Une nouvelle fois, ce sont les personnels qui doivent s’adapter et absorber les conséquences de ces dysfonctionnements. Une cyberattaque ne doit pas se traduire par une surcharge de travail et une atteinte à la vie privée. L’UNSA Éducation demande au ministère d’engager une réflexion globale et ambitieuse sur la protection des données et que les services informatiques bénéficient de moyens à la hauteur des enjeux, notamment face au manque d’attractivité de leurs métiers dans la fonction publique. Elle exige que le budget consacré à la sécurité informatique soit renforcé, à la mesure des menaces qui pèsent aujourd’hui sur les services publics essentiels.

Enfin, l’UNSA Éducation demande la modernisation régulière des applications utilisées au quotidien, afin de limiter leur obsolescence trop rapide, ainsi que le renforcement de la formation des agents à la sécurité informatique, qui doit constituer un volet essentiel de cette politique de protection des données.

 


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