Le vendredi 2 octobre l’UNSA Éducation Limousin a été reçue en audience par Madame la Rectrice, en présence de Madame la Secrétaire générale, du Directeur de cabinet et de Madame la Secrétaire Générale Adjointe. Etaient présents Maud Duveuf pour le Se-UNSA, Carine Brulatout pour AetI UNSA, Edwige Plas pour le SNPDEN UNSA, Elisabeth Sampaio pour le SNASEN UNSA, Emmanuel Desbordes pour le SN2D UNSA, Valérie Noutary pour le SNIES UNSA et Pierre Gautret pour l’UNSA Education.

Retrouvez dans cet article les éléments portés par le SE-UNSA à savoir :

La protection et l’accompagnement des personnels en souffrances, les problèmes de violence dans le 1er degré et notamment en maternelle, le maintient des moyens pour les groupes de besoins dans les établissements demandeurs, la réelle mise en place d’un vademecum TZR.

Nous avons introduit cette audience en remerciant la Rectrice de nous recevoir dans un contexte marqué par la mobilisation lycéenne.

Nous avons demandé un état des lieux précis de cette mobilisation dans l’académie, avec une vigilance particulière concernant les cités scolaires.

Plusieurs autres sujets ont également été portés par l’UNSA Éducation :

  • la situation de la filière AGORA à Saint-Junien ;
  • les violences scolaires dès l’école maternelle ;
  • le recrutement des AESH, notamment en Haute-Vienne où les besoins restent importants ;
  • le nombre préoccupant de fiches SST dans le premier degré ;
  • la situation du GRETA ;
  • les conditions de travail et la protection des personnels.
Unsa alliée

TZR : un engagement toujours attendu

Le SE-UNSA a rappelé qu’un engagement avait été pris concernant l’élaboration d’un vademecum au sujet des TZR. Ce Vademecum que nous voulons à destination des chefs d’établissement et des TZR doit permettre de cadrer les missions en cas de « sous-service » ou entre deux affectations. 

Madame Tajan, affirme que cet engagement avait été pris mais non tenu. 

Certaines académies disposent déjà de documents de ce type dont il serait possible de s’inspirer.

L’UNSA Éducation continuera donc de demander la mise en œuvre de cet outil afin d’améliorer l’information et les conditions d’exercice des personnels concernés.

Groupes de besoins : préserver les moyens là où ils sont utiles

 

Concernant les groupes de besoins, la Rectrice avait annoncé le maintien des moyens là où les équipes souhaitent conserver le dispositif. Pourtant les moyens ne permettent pas un travail en groupe serein dans plusieurs établissements. 

Madame la Rectrice nous informe que les moyens restent adossés aux résultats et aux situations des établissements.

Environ 36 ETP sont mobilisés cette année contre 40 l’année précédente.

Certains établissements ont obtenu davantage de moyens tandis que d’autres en ont perdu.

Un socle est prévu pour les dix collèges identifiés comme étant en progrès.

L’UNSA Éducation a rappelé que ces dispositifs avaient demandé un investissement important de la part des équipes et qu’il fallait tout faire pour pérenniser les moyens lorsqu’ils répondent à des besoins identifiés dans les établissements.

Violences dès la maternelle : ne pas réduire la réponse aux seuls PAS

 

La question des violences et des comportements particulièrement difficiles dès l’école maternelle a été abordée.

La Rectrice a souligné la faiblesse de la couverture en médecins scolaires dans l’académie, difficulté que l’on retrouve également dans le domaine de la médecine de prévention.

Elle a également mis en avant le développement des pôles d’appui à la scolarité, les PAS, qui doivent permettre d’intervenir davantage en amont, y compris avant une éventuelle notification MDPH.

Cette année, les PAS couvrent environ la moitié du territoire académique.

L’UNSA Éducation a cependant rappelé qu’il y a une quinzaine d’années, tous les élèves de grande section pouvaient bénéficier d’un suivi par la médecine scolaire.

La mise en place des PAS ne peut donc pas être considérée comme une réponse suffisante à la baisse des moyens de santé scolaire.

Nous avons également souligné qu’une détection ou un diagnostic précoce ne suffit pas si les solutions adaptées ne peuvent ensuite être mises en œuvre faute de moyens.

La Rectrice a rappelé que l’école inclusive ne pouvait pas être de la seule responsabilité de l’Éducation nationale.

Environ 250 élèves seraient actuellement en attente d’une place en ITEP ou en IME.

Elle a également évoqué l’augmentation du nombre d’ULIS.

Accompagnement des personnels en souffrance : renforcer la prévention

 

La situation des collègues en souffrance a été le coeur de l’intervention du SE-UNSA de Limoges.

Depuis quelques années maintenant, nous alertons sur le mal-être au travail ou les conséquences de tout événement relevant du cadre professionnel. Ces situations peuvent se solder par des altérations grave de la santé de nos collègues, voire par des gestes aux conséquences dramatiques.

Si nous, militants du SE-UNSA, prenons le temps de recueillir la parole de nos collègues et de les accompagner, nous déplorons encore trop souvent le manque d’efficacité de notre employeur dans ces situations qui se multiplient. 

La Rectrice a reconnu les difficultés rencontrées dans le traitement de certaines situations : trouver le bon moment d’intervention, mobiliser les bons acteurs, assurer un retour vers les personnes concernées et accompagner les conséquences des décisions prises.

Elle a notamment évoqué les marges d’amélioration concernant le dispositif Stop Discri, en particulier sur le suivi des signalements et la manière de revenir vers les personnes qui ont saisi le dispositif.

Nous avons pointé également les délais parfois trop important de proposition d’un rendez-vous avec un médecin du rectorat ainsi que le manque de suivi médical ou psychologique qui peut être engagé.

L’UNSA Éducation a insisté sur la nécessité de développer une véritable culture de la prévention et de renforcer la médecine de prévention sur tous les plans.

Nous avons notamment proposé le développement d’une formation largement ouverte aux personnels afin que chacun puisse devenir acteur du climat scolaire et contribuer à prévenir les situations de souffrance et de conflit.

Nous avons conclu notre intervention en demandant de l’anticipation. Si nous alertons sans relâche, nous faisons l’amer constat que notre administration attend la multiplication des situations problématiques avant d’agir.

Pour le SE-UNSA de l’académie de Limoges,

Maud Duveuf


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